<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
		>
<channel>
	<title>Commentaires sur : « Les Seigneurs de Bagdad » par Niko Henrichon et Brian K. Vaughan</title>
	<atom:link href="http://www.bdzoom.com/47954/comic-books/%c2%ab-les-seigneurs-de-bagdad-%c2%bb-par-niko-henrichon-et-brian-k-vaughan/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.bdzoom.com/47954/comic-books/%c2%ab-les-seigneurs-de-bagdad-%c2%bb-par-niko-henrichon-et-brian-k-vaughan/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Wed, 06 May 2026 07:27:24 +0000</lastBuildDate>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.2.1</generator>
	<item>
		<title>Par : Cecil McKinley</title>
		<link>https://www.bdzoom.com/47954/comic-books/%c2%ab-les-seigneurs-de-bagdad-%c2%bb-par-niko-henrichon-et-brian-k-vaughan/#comment-2495</link>
		<dc:creator>Cecil McKinley</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Apr 2012 10:06:01 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://bdzoom.com/?p=47954#comment-2495</guid>
		<description>Bonjour Silvain, merci de votre attention.

1°) En ce qui concerne &quot;Powers&quot;, je ne peux vous répondre de manière sûre, car je n&#039;ai pas en mémoire les tomes que vous avez feuilletés, et j&#039;avoue que - même si j&#039;adore Bendis et que je trouve cette série intéressante - j&#039;ai renoncé très vite à suivre cette œuvre à cause du dessin d&#039;Oeming qui me laisse totalement imperméable, voire qui m&#039;agace un peu. Je ne suis pas très fan de l&#039;esthétique &quot;Batman animated&quot; ou &quot;Darwyn Cooke&quot;. Mais d&#039;après mon souvenir, je pense que les espaces noirs sont bien voulus par les auteurs et que ce n&#039;est pas un truchement de l&#039;édition française. Justement pour - comme vous le dites - ajouter à la noirceur du récit. Heureusement, l&#039;exemple de &quot;Bagdad&quot; reste très minoritaire.

2°) Votre question sur les nuances anthropomorphiques en bande dessinée appelle une réponse longue et argumentée qui ne tiendrait pas ici. Succinctement, l&#039;anthropomorphisme a toujours existé, des dieux antiques aux fables d&#039;Esope ou La Fontaine en passant par &quot;Pogo&quot;, Tex Avery, Calvo ou &quot;Liberty Meadows&quot;. Il est en effet difficile de faire parler un animal sans lui adjoindre un minimum de notre fonctionnement humain. Mais, d&#039;un autre côté, on ne peut isoler l&#039;humanité de l&#039;animalité, selon une frontière liée à notre conscience. Nous savons très bien que malgré notre &quot;avancée&quot;, notre &quot;progrès supérieur&quot;, la part archaïque de notre cerveau modèle encore beaucoup notre nature, nos ressentis et nos actes; de même, on ne cesse de comprendre que les animaux ont eux aussi des fonctionnements qui ne sont pas si éloignés de ce que nous définissons de nous (intelligence, tendresse, organisation sociale). Bref, faire parler un animal et lui donner des sentiments n&#039;est pas forcément l&#039;humaniser (quand vous n&#039;allez pas bien, votre chat vient vous coller pour vous câliner, il n&#039;y a rien d&#039;humain là-dedans, et pourtant, ne faisons-nous pas pareil, selon notre grande conscience humaine?). Selon les auteurs et les œuvres, l&#039;anthropomorphisme a été exprimé sur de multiples nuances plus ou moins poussées. Dans &quot;Les Seigneurs de Bagdad&quot;, Vaughan a été assez subtil, et même si parfois il frôle la ligne jaune (avec par exemple l&#039;épisode de la tortue incarnant le vieux sage et la mémoire), il ne la franchit jamais, restant dans des prérogatives animales: se nourrir, se défendre, se protéger, survivre, combattre... Certes, on pourrait dire que la recherche de l&#039;horizon pour admirer le soleil couchant est quelque chose de très humain, syndrome vacancier, mais qui pourrait contredire le fait que, pour la faune, l&#039;horizon et le ressenti du cycle de la lumière, de la nuit, la prise en compte de l&#039;espace, de l&#039;environnement, et le plaisir de sentir les derniers feux du soleil sur ses poils avant le froid nocturne, soient une réalité? Bref, ici nous sommes assez loin d&#039;un anthropomorphisme appuyé et orienté, Vaughan réussissant à ne pas trop humaniser ses héros à quatre pattes. C&#039;est ce qui fait la qualité du propos de l&#039;œuvre. Mais je m&#039;arrête là, car il faudrait bien sûr développer et argumenter bien plus pour commencer à répondre réellement à une telle question.

Bien à vous,

Cecil McKinley</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour Silvain, merci de votre attention.</p>
<p>1°) En ce qui concerne &laquo;&nbsp;Powers&nbsp;&raquo;, je ne peux vous répondre de manière sûre, car je n&#8217;ai pas en mémoire les tomes que vous avez feuilletés, et j&#8217;avoue que &#8211; même si j&#8217;adore Bendis et que je trouve cette série intéressante &#8211; j&#8217;ai renoncé très vite à suivre cette œuvre à cause du dessin d&#8217;Oeming qui me laisse totalement imperméable, voire qui m&#8217;agace un peu. Je ne suis pas très fan de l&#8217;esthétique &laquo;&nbsp;Batman animated&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;Darwyn Cooke&nbsp;&raquo;. Mais d&#8217;après mon souvenir, je pense que les espaces noirs sont bien voulus par les auteurs et que ce n&#8217;est pas un truchement de l&#8217;édition française. Justement pour &#8211; comme vous le dites &#8211; ajouter à la noirceur du récit. Heureusement, l&#8217;exemple de &laquo;&nbsp;Bagdad&nbsp;&raquo; reste très minoritaire.</p>
<p>2°) Votre question sur les nuances anthropomorphiques en bande dessinée appelle une réponse longue et argumentée qui ne tiendrait pas ici. Succinctement, l&#8217;anthropomorphisme a toujours existé, des dieux antiques aux fables d&#8217;Esope ou La Fontaine en passant par &laquo;&nbsp;Pogo&nbsp;&raquo;, Tex Avery, Calvo ou &laquo;&nbsp;Liberty Meadows&nbsp;&raquo;. Il est en effet difficile de faire parler un animal sans lui adjoindre un minimum de notre fonctionnement humain. Mais, d&#8217;un autre côté, on ne peut isoler l&#8217;humanité de l&#8217;animalité, selon une frontière liée à notre conscience. Nous savons très bien que malgré notre &laquo;&nbsp;avancée&nbsp;&raquo;, notre &laquo;&nbsp;progrès supérieur&nbsp;&raquo;, la part archaïque de notre cerveau modèle encore beaucoup notre nature, nos ressentis et nos actes; de même, on ne cesse de comprendre que les animaux ont eux aussi des fonctionnements qui ne sont pas si éloignés de ce que nous définissons de nous (intelligence, tendresse, organisation sociale). Bref, faire parler un animal et lui donner des sentiments n&#8217;est pas forcément l&#8217;humaniser (quand vous n&#8217;allez pas bien, votre chat vient vous coller pour vous câliner, il n&#8217;y a rien d&#8217;humain là-dedans, et pourtant, ne faisons-nous pas pareil, selon notre grande conscience humaine?). Selon les auteurs et les œuvres, l&#8217;anthropomorphisme a été exprimé sur de multiples nuances plus ou moins poussées. Dans &laquo;&nbsp;Les Seigneurs de Bagdad&nbsp;&raquo;, Vaughan a été assez subtil, et même si parfois il frôle la ligne jaune (avec par exemple l&#8217;épisode de la tortue incarnant le vieux sage et la mémoire), il ne la franchit jamais, restant dans des prérogatives animales: se nourrir, se défendre, se protéger, survivre, combattre&#8230; Certes, on pourrait dire que la recherche de l&#8217;horizon pour admirer le soleil couchant est quelque chose de très humain, syndrome vacancier, mais qui pourrait contredire le fait que, pour la faune, l&#8217;horizon et le ressenti du cycle de la lumière, de la nuit, la prise en compte de l&#8217;espace, de l&#8217;environnement, et le plaisir de sentir les derniers feux du soleil sur ses poils avant le froid nocturne, soient une réalité? Bref, ici nous sommes assez loin d&#8217;un anthropomorphisme appuyé et orienté, Vaughan réussissant à ne pas trop humaniser ses héros à quatre pattes. C&#8217;est ce qui fait la qualité du propos de l&#8217;œuvre. Mais je m&#8217;arrête là, car il faudrait bien sûr développer et argumenter bien plus pour commencer à répondre réellement à une telle question.</p>
<p>Bien à vous,</p>
<p>Cecil McKinley</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Silvain</title>
		<link>https://www.bdzoom.com/47954/comic-books/%c2%ab-les-seigneurs-de-bagdad-%c2%bb-par-niko-henrichon-et-brian-k-vaughan/#comment-2492</link>
		<dc:creator>Silvain</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Mar 2012 11:15:06 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://bdzoom.com/?p=47954#comment-2492</guid>
		<description>Bonjour Cecil McKINLEY,

Encore un bel article ! Merci !

1) En parlant de bord de page et de planche, j&#039;ai une question sur deux comics qui sont sortis en librairie durant ce mois, les tomes 1 et 2 de &quot;Powers&quot; de Brian Michael Bendis et Michael Avon Oeming chez Panini pour sa traduction française. Ne connaissant pas la série, j&#039;ai feuilleté (et non lu) les deux albums pour me faire une première idée, impression, dessus en librairie. J&#039;ai constaté que les auteurs semblent apprécier, dans ces albums, un découpage avec une succession de petites cases sur fond noir; mais sur certaines planches, le fond noir occupe presque la moitié ou un tiers de la planche. Est-ce une volonté des auteurs et pourquoi ? Isoler quelques cases dans un fond noir, déprimant, oppressant, est-ce pour ajouter de la noirceur au récit ? Est-ce une décision de l&#039;éditeur, comme dans le cas de la première version française de la BD chroniquée de votre article ?

2) N&#039;ayant pas lu la BD, &quot;Les Seigneurs de Bagdad&quot; de Niko Henrichon et Brian K. Vaughan (chez Urban Comics), j&#039;ai néanmoins une remarque générale sur les récits comportant des animaux comme personnages centraux. Dans tous les médias, et notamment la BD, ne pouvons-nous pas parler d&#039;un minimum d&#039;anthropomorphisme à partir du moment où les auteurs font parler les animaux (comme nous le constatons dans la première planche extraite de la BD chroniquée dans l&#039;article), malgré les efforts des auteurs pour les humaniser le moins possible ? Il y a certes des degrés différents d&#039;anthropomorphisme selon les récits (ce ne sont pas les mêmes animaux entre &quot;Mickey Mouse&quot; de Disney et les animaux de &quot;Yakari&quot;), mais  la part d&#039;animalité recherchée n&#039;échappe-t-elle pas aux auteurs lorsqu&#039;ils prêtent notre langage aux animaux ? Voilà des pistes pour une réflexion &quot;philosophique&quot; !

En vous remerciant d&#039;avance pour vos réponses,
Au plaisir de vous lire,
Cordialement,
Silvain</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour Cecil McKINLEY,</p>
<p>Encore un bel article ! Merci !</p>
<p>1) En parlant de bord de page et de planche, j&#8217;ai une question sur deux comics qui sont sortis en librairie durant ce mois, les tomes 1 et 2 de &laquo;&nbsp;Powers&nbsp;&raquo; de Brian Michael Bendis et Michael Avon Oeming chez Panini pour sa traduction française. Ne connaissant pas la série, j&#8217;ai feuilleté (et non lu) les deux albums pour me faire une première idée, impression, dessus en librairie. J&#8217;ai constaté que les auteurs semblent apprécier, dans ces albums, un découpage avec une succession de petites cases sur fond noir; mais sur certaines planches, le fond noir occupe presque la moitié ou un tiers de la planche. Est-ce une volonté des auteurs et pourquoi ? Isoler quelques cases dans un fond noir, déprimant, oppressant, est-ce pour ajouter de la noirceur au récit ? Est-ce une décision de l&#8217;éditeur, comme dans le cas de la première version française de la BD chroniquée de votre article ?</p>
<p>2) N&#8217;ayant pas lu la BD, &laquo;&nbsp;Les Seigneurs de Bagdad&nbsp;&raquo; de Niko Henrichon et Brian K. Vaughan (chez Urban Comics), j&#8217;ai néanmoins une remarque générale sur les récits comportant des animaux comme personnages centraux. Dans tous les médias, et notamment la BD, ne pouvons-nous pas parler d&#8217;un minimum d&#8217;anthropomorphisme à partir du moment où les auteurs font parler les animaux (comme nous le constatons dans la première planche extraite de la BD chroniquée dans l&#8217;article), malgré les efforts des auteurs pour les humaniser le moins possible ? Il y a certes des degrés différents d&#8217;anthropomorphisme selon les récits (ce ne sont pas les mêmes animaux entre &laquo;&nbsp;Mickey Mouse&nbsp;&raquo; de Disney et les animaux de &laquo;&nbsp;Yakari&nbsp;&raquo;), mais  la part d&#8217;animalité recherchée n&#8217;échappe-t-elle pas aux auteurs lorsqu&#8217;ils prêtent notre langage aux animaux ? Voilà des pistes pour une réflexion &laquo;&nbsp;philosophique&nbsp;&raquo; !</p>
<p>En vous remerciant d&#8217;avance pour vos réponses,<br />
Au plaisir de vous lire,<br />
Cordialement,<br />
Silvain</p>
]]></content:encoded>
	</item>
</channel>
</rss>
<!-- WP Super Cache is installed but broken. The path to wp-cache-phase1.php in wp-content/advanced-cache.php must be fixed! -->