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	<title>Commentaires sur : Alberto Breccia</title>
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		<title>Par : Latino Imparato</title>
		<link>https://www.bdzoom.com/6917/patrimoine/le-coin-du-patrimoine-bd-alberto-breccia/#comment-58719</link>
		<dc:creator>Latino Imparato</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Sep 2023 07:37:51 +0000</pubDate>
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		<description>Je remercie Patrick Gaumer d&#039;avoir évoqué cet épisode, l&#039;un des moments les plus importants de ma carrière d&#039;éditeur et début d&#039;une amitié avec Breccia qui durera jusqu&#039;à sa mort. J&#039;étais établi en France depuis quelques mois et Vertige Graphic, ma première maison d&#039;édition, venait d&#039;être créée. Le lendemain, Breccia était venu à la librairie La Tour de Babel en compagnie de Victor de la Fuente (quelques années plus tard, il m&#039;avouera que la présence de de la Fuente était due à sa crainte de se faire rouler, comme cela avait déjà été le cas avec certains éditeurs européens). Les choses se sont passées de toute autre façon et, en un après-midi, nous avons jeté les bases de la publication de &quot;Antiperiplea&quot;, accompagnée dans le même volume de la magnifique adaptation par José Muñoz de &quot;La Agonia de Haffner, el rufian melancólico&quot; de Roberto Arlt. Ce fut le premier livre publié par Vertige Graphic et le début de ma carrière d&#039;éditeur. Quelques années plus tard, l&#039;exposition d&#039;originaux à la Galerie MR d&#039;Angoulême, organisée par Thierry Groensteen, a incité Guy Vidal et Bruno Lecigne à publier aux Humanos trois des œuvres les plus emblématiques de Breccia. J&#039;ai apporté ma modeste contribution pour faire connaître en France les œuvres de Breccia et son apport irremplaçable à l&#039;évolution du neuvième art. Breccia a influencé et continue d&#039;influencer le travail d&#039;innombrables créateurs à travers le monde. Publier Breccia n&#039;est pas facile. Ses planches originales ont eu une existence tourmentée : perdues, détruites, volées (de nombreux originaux qui apparaissent aujourd&#039;hui sur divers sites Internet de collectionneurs ont une provenance plus que douteuse). Il est difficile, voire impossible, de réunir toutes les planches originales d&#039;une même œuvre mais, comme on le fait remarquer dans un précédent commentaire, il existe aujourd&#039;hui des moyens techniques permettant de combler les manques en reproduisant de manière plus que satisfaisante les pages des éditions précédentes. Bien sûr, cela implique des coûts supplémentaires, mais il est triste de voir que certains éditeurs y renoncent, démontrant ainsi peu de respect pour l&#039;œuvre et son auteur. Pour tous ceux qui voudraient admirer l&#039;œuvre de Breccia dans toute sa richesse graphique, je signale qu&#039;un corpus de plusieurs centaines de pages est conservé au Musée de la bande dessinée d&#039;Angoulême.
Je terminerai par un peu d&#039;autopromotion. Le 10 novembre prochain, cela fera 30 ans que Breccia nous a prématurément quittés. À cette occasion, modeste hommage et souvenir, Rackham publiera &quot;Ombres et lumières&quot;, transcription d&#039;une longue conversation que j&#039;ai eue avec lui en 1992. Breccia y aborde les aspects essentiels de son travail, notamment sa manière d&#039;adapter des œuvres littéraires en bande dessinée. L&#039;édition originale (publiée par Vertige Graphic) est introuvable depuis des années. Le texte a été revu et corrigé et sera accompagné d&#039;une préface et de notes absentes de l&#039;édition Vertige Graphic. Il s&#039;agit d&#039;un petit livre, tiré à 500 exemplaires numérotés. Il sera chez les bons libraires le 3 novembre 2023.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je remercie Patrick Gaumer d&#8217;avoir évoqué cet épisode, l&#8217;un des moments les plus importants de ma carrière d&#8217;éditeur et début d&#8217;une amitié avec Breccia qui durera jusqu&#8217;à sa mort. J&#8217;étais établi en France depuis quelques mois et Vertige Graphic, ma première maison d&#8217;édition, venait d&#8217;être créée. Le lendemain, Breccia était venu à la librairie La Tour de Babel en compagnie de Victor de la Fuente (quelques années plus tard, il m&#8217;avouera que la présence de de la Fuente était due à sa crainte de se faire rouler, comme cela avait déjà été le cas avec certains éditeurs européens). Les choses se sont passées de toute autre façon et, en un après-midi, nous avons jeté les bases de la publication de &laquo;&nbsp;Antiperiplea&nbsp;&raquo;, accompagnée dans le même volume de la magnifique adaptation par José Muñoz de &laquo;&nbsp;La Agonia de Haffner, el rufian melancólico&nbsp;&raquo; de Roberto Arlt. Ce fut le premier livre publié par Vertige Graphic et le début de ma carrière d&#8217;éditeur. Quelques années plus tard, l&#8217;exposition d&#8217;originaux à la Galerie MR d&#8217;Angoulême, organisée par Thierry Groensteen, a incité Guy Vidal et Bruno Lecigne à publier aux Humanos trois des œuvres les plus emblématiques de Breccia. J&#8217;ai apporté ma modeste contribution pour faire connaître en France les œuvres de Breccia et son apport irremplaçable à l&#8217;évolution du neuvième art. Breccia a influencé et continue d&#8217;influencer le travail d&#8217;innombrables créateurs à travers le monde. Publier Breccia n&#8217;est pas facile. Ses planches originales ont eu une existence tourmentée : perdues, détruites, volées (de nombreux originaux qui apparaissent aujourd&#8217;hui sur divers sites Internet de collectionneurs ont une provenance plus que douteuse). Il est difficile, voire impossible, de réunir toutes les planches originales d&#8217;une même œuvre mais, comme on le fait remarquer dans un précédent commentaire, il existe aujourd&#8217;hui des moyens techniques permettant de combler les manques en reproduisant de manière plus que satisfaisante les pages des éditions précédentes. Bien sûr, cela implique des coûts supplémentaires, mais il est triste de voir que certains éditeurs y renoncent, démontrant ainsi peu de respect pour l&#8217;œuvre et son auteur. Pour tous ceux qui voudraient admirer l&#8217;œuvre de Breccia dans toute sa richesse graphique, je signale qu&#8217;un corpus de plusieurs centaines de pages est conservé au Musée de la bande dessinée d&#8217;Angoulême.<br />
Je terminerai par un peu d&#8217;autopromotion. Le 10 novembre prochain, cela fera 30 ans que Breccia nous a prématurément quittés. À cette occasion, modeste hommage et souvenir, Rackham publiera &laquo;&nbsp;Ombres et lumières&nbsp;&raquo;, transcription d&#8217;une longue conversation que j&#8217;ai eue avec lui en 1992. Breccia y aborde les aspects essentiels de son travail, notamment sa manière d&#8217;adapter des œuvres littéraires en bande dessinée. L&#8217;édition originale (publiée par Vertige Graphic) est introuvable depuis des années. Le texte a été revu et corrigé et sera accompagné d&#8217;une préface et de notes absentes de l&#8217;édition Vertige Graphic. Il s&#8217;agit d&#8217;un petit livre, tiré à 500 exemplaires numérotés. Il sera chez les bons libraires le 3 novembre 2023.</p>
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		<title>Par : EC Comics fan</title>
		<link>https://www.bdzoom.com/6917/patrimoine/le-coin-du-patrimoine-bd-alberto-breccia/#comment-58706</link>
		<dc:creator>EC Comics fan</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Sep 2023 12:06:18 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">#comment-58706</guid>
		<description>Quel magnifique souvenir que vous nous racontez-la Mr Gaumer, merrci @ vous ...
Si un jour, par le plus improbable hasard, Mr L. Imparato tombe sur ce mot, je vous dis juste ceci : vos éditions Rackham sortent parfois des rééditions, republier donc &quot;Cauchemars&quot; : il se vendra bien mieux qu&#039;une réédition de Mort Cinder qui, il me semble, vous envisagez de réimprimer alors que l&#039;édition de 2016 est toujours dispo... Ceci-dit sans prétention de ma part.
À quand également une version de &quot;Qui a peur des contes de fées ?&quot; avec les couleurs (exceptionnellement magnifiques) d&#039;origine restaurées grâce à la possibilité que nous offre aujourd&#039;hui le numérique, afin d&#039;oublier la version de Revival ?
Franchement Mr Imparato vos livres Rackham sont d&#039;une qualité d&#039;édition exceptionnelle ... Merci @ vous</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Quel magnifique souvenir que vous nous racontez-la Mr Gaumer, merrci @ vous &#8230;<br />
Si un jour, par le plus improbable hasard, Mr L. Imparato tombe sur ce mot, je vous dis juste ceci : vos éditions Rackham sortent parfois des rééditions, republier donc &laquo;&nbsp;Cauchemars&nbsp;&raquo; : il se vendra bien mieux qu&#8217;une réédition de Mort Cinder qui, il me semble, vous envisagez de réimprimer alors que l&#8217;édition de 2016 est toujours dispo&#8230; Ceci-dit sans prétention de ma part.<br />
À quand également une version de &laquo;&nbsp;Qui a peur des contes de fées ?&nbsp;&raquo; avec les couleurs (exceptionnellement magnifiques) d&#8217;origine restaurées grâce à la possibilité que nous offre aujourd&#8217;hui le numérique, afin d&#8217;oublier la version de Revival ?<br />
Franchement Mr Imparato vos livres Rackham sont d&#8217;une qualité d&#8217;édition exceptionnelle &#8230; Merci @ vous</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Patrick Gaumer</title>
		<link>https://www.bdzoom.com/6917/patrimoine/le-coin-du-patrimoine-bd-alberto-breccia/#comment-443</link>
		<dc:creator>Patrick Gaumer</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jun 2010 10:50:00 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">#comment-443</guid>
		<description>Cher Gilles,

ton bel article me rappelle ma première rencontre avec ce grand Monsieur. C&#039;était le 4 décembre 1986. Un jeudi. Précisément. En fait, je travaillais à l&#039;époque pour la librairie Glénat, au 16, rue Lafayette, à l&#039;angle de la rue Taitbout. Après la cessation de Temps Futurs, où j&#039;avais fait mes premières armes parisiennes, l&#039;ami Stan Barets, alors rédacteur en chef de Vécu, m&#039;avait recommandé à Glénat. Ce n&#039;est pas trahir un secret que d&#039;affirmer que l&#039;ambiance de sa librairie était moins rock and roll que celle de son homologue dantesque. Bref, je m&#039;y ennuyais comme un rat mort et tentais de dynamiser un lieu qui ressemblait plus à la morne plaine de Waterloo qu&#039;aux sous-sols du Palace. En quelques mois, j&#039;avais tout de même réussi à croiser et à faire venir pas mal d&#039;auteurs ? rappelons pour les plus jeunes que le siège éditorial parisien de Glénat se trouvait encore, du moins dans les premiers temps, au-dessus de l&#039;officine, ce qui facilitait tout de même grandement les choses. Mais bon, revenons à Alberto Breccia, qui est, tout de même, le sujet du jour.
Parmi mes amis de toujours, figurent Giusti Zuccato et Latino Imparato, naviguant à l&#039;époque entre la librairie Tour de Babel et leur tout nouveau label Vertige Graphic. Par leur intermédiaire, je rencontre un jour l&#039;agent italien d&#039;Alberto Breccia ? j&#039;ai oublié son nom, mais le courant passe très vite entre nous ?  et lui suggère d&#039;organiser une expo et une éventuelle dédicace. Cela tombe d&#039;autant mieux que Glénat s&#039;apprête à sortir son Perramus. Marché conclu.
Quelques mois, l&#039;agent m&#039;amène une farde entière d&#039;originaux... de Mort Cinder et de Perramus, bien sûr, mais aussi plein de choses que je ne connaissais pas (un compte  de Grimm conçu pour une société d&#039;assurances italienne, etc.). Pour quiconque a vu des originaux de Breccia, la cause est entendue, mais imaginez, pour les autres, des planches avec des effets de matière, des techniques mixtes, des collages, des couleurs directes... bref  le reflet de plusieurs décennies de carrière. Je n&#039;en crois pas mes yeux. Splendide.
Je mets tout en place, fait imprimer une invitation et attend le grand Homme. Ce fameux 4 décembre, en début d&#039;après-midi, je le vois arriver, égal à lui-même, un mélange de vieux sage et d&#039;intelligence malicieuse. Latino est là, qui assurera la traduction simultanée.
Tout est prêt. J&#039;ai installé un coin pour la dédicace ; tous ses ouvrages disponibles sont là. Tout va bien. Euh, non, tout ne va pas bien. Malgré une publicité faite depuis des semaines, le public de la librairie n&#039;a que faire du travail du génial Argentin. Je suis partagé entre tristesse et colère. Qu&#039;ils crèvent, aurait dit Choron. Reste que je suis très mal. Heureusement, derrière son  visage impassible, Alberto Breccia ne semble pas m&#039;en vouloir ; cela nous laisse au moins le temps de discuter, Alberto, Latino et moi. Et là, malgré, parfois, les barrières de la langue, c&#039;est du pur bonheur. 
L&#039;heure du vernissage de l&#039;expo approche... à partir de 18 h 30, avait-on précisé sur l&#039;invitation. L&#039;heure critique approche. Une personne arrive. André Juillard, un album de Mort Cinder sous le bras. Dix autres suivent. Puis vingt,cinquante, plus encore. Tiens, le jeune Emmanuel Moynot. Tiens, Jacques Tardi, avec, lui aussi, un livre à la main. Alberto Breccia se prête avec une patience infinie au jeu des dédicaces. Je n&#039;ai plus envie de pleurer. Je suis heureux comme un gosse. Cette rencontre restera comme l&#039;un de mes plus beaux souvenirs de libraire. Merci Monsieur Breccia (et merci encore à toi Latino, toi qui a la bonne idée, aujourd&#039;hui, de rééditer L&#039;Éternaute 1969).

Patrick Gaumer
</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Cher Gilles,</p>
<p>ton bel article me rappelle ma première rencontre avec ce grand Monsieur. C&#8217;était le 4 décembre 1986. Un jeudi. Précisément. En fait, je travaillais à l&#8217;époque pour la librairie Glénat, au 16, rue Lafayette, à l&#8217;angle de la rue Taitbout. Après la cessation de Temps Futurs, où j&#8217;avais fait mes premières armes parisiennes, l&#8217;ami Stan Barets, alors rédacteur en chef de Vécu, m&#8217;avait recommandé à Glénat. Ce n&#8217;est pas trahir un secret que d&#8217;affirmer que l&#8217;ambiance de sa librairie était moins rock and roll que celle de son homologue dantesque. Bref, je m&#8217;y ennuyais comme un rat mort et tentais de dynamiser un lieu qui ressemblait plus à la morne plaine de Waterloo qu&#8217;aux sous-sols du Palace. En quelques mois, j&#8217;avais tout de même réussi à croiser et à faire venir pas mal d&#8217;auteurs ? rappelons pour les plus jeunes que le siège éditorial parisien de Glénat se trouvait encore, du moins dans les premiers temps, au-dessus de l&#8217;officine, ce qui facilitait tout de même grandement les choses. Mais bon, revenons à Alberto Breccia, qui est, tout de même, le sujet du jour.<br />
Parmi mes amis de toujours, figurent Giusti Zuccato et Latino Imparato, naviguant à l&#8217;époque entre la librairie Tour de Babel et leur tout nouveau label Vertige Graphic. Par leur intermédiaire, je rencontre un jour l&#8217;agent italien d&#8217;Alberto Breccia ? j&#8217;ai oublié son nom, mais le courant passe très vite entre nous ?  et lui suggère d&#8217;organiser une expo et une éventuelle dédicace. Cela tombe d&#8217;autant mieux que Glénat s&#8217;apprête à sortir son Perramus. Marché conclu.<br />
Quelques mois, l&#8217;agent m&#8217;amène une farde entière d&#8217;originaux&#8230; de Mort Cinder et de Perramus, bien sûr, mais aussi plein de choses que je ne connaissais pas (un compte  de Grimm conçu pour une société d&#8217;assurances italienne, etc.). Pour quiconque a vu des originaux de Breccia, la cause est entendue, mais imaginez, pour les autres, des planches avec des effets de matière, des techniques mixtes, des collages, des couleurs directes&#8230; bref  le reflet de plusieurs décennies de carrière. Je n&#8217;en crois pas mes yeux. Splendide.<br />
Je mets tout en place, fait imprimer une invitation et attend le grand Homme. Ce fameux 4 décembre, en début d&#8217;après-midi, je le vois arriver, égal à lui-même, un mélange de vieux sage et d&#8217;intelligence malicieuse. Latino est là, qui assurera la traduction simultanée.<br />
Tout est prêt. J&#8217;ai installé un coin pour la dédicace ; tous ses ouvrages disponibles sont là. Tout va bien. Euh, non, tout ne va pas bien. Malgré une publicité faite depuis des semaines, le public de la librairie n&#8217;a que faire du travail du génial Argentin. Je suis partagé entre tristesse et colère. Qu&#8217;ils crèvent, aurait dit Choron. Reste que je suis très mal. Heureusement, derrière son  visage impassible, Alberto Breccia ne semble pas m&#8217;en vouloir ; cela nous laisse au moins le temps de discuter, Alberto, Latino et moi. Et là, malgré, parfois, les barrières de la langue, c&#8217;est du pur bonheur.<br />
L&#8217;heure du vernissage de l&#8217;expo approche&#8230; à partir de 18 h 30, avait-on précisé sur l&#8217;invitation. L&#8217;heure critique approche. Une personne arrive. André Juillard, un album de Mort Cinder sous le bras. Dix autres suivent. Puis vingt,cinquante, plus encore. Tiens, le jeune Emmanuel Moynot. Tiens, Jacques Tardi, avec, lui aussi, un livre à la main. Alberto Breccia se prête avec une patience infinie au jeu des dédicaces. Je n&#8217;ai plus envie de pleurer. Je suis heureux comme un gosse. Cette rencontre restera comme l&#8217;un de mes plus beaux souvenirs de libraire. Merci Monsieur Breccia (et merci encore à toi Latino, toi qui a la bonne idée, aujourd&#8217;hui, de rééditer L&#8217;Éternaute 1969).</p>
<p>Patrick Gaumer</p>
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