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	<title>Commentaires sur : « Savage » par Charlie Adlard et Pat Mills</title>
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		<title>Par : Lefeuvre</title>
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		<dc:creator>Lefeuvre</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2015 15:30:58 +0000</pubDate>
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		<description>Bel article (comme d&#039;habitude).

Il y a du Punisher de gauche, dans ce Savage. Pas que la tête de mort, femme et enfants tués justifiant l&#039;éternelle vendetta.

La question du pardon se pose plusieurs fois, tout au long du récit. De la part de la soeur de Savage, notamment. Une nuance de taille avec le &quot;Dirty Harry façon Marvel&quot;, qui ne se pose plus guère la question du bien fondé de sa loi expéditive.

Le Noddy ressemble aussi au Microship du Punisher : figure moins archétypale que le héros, plus faible (comme vous le notez). Le rôle comique que jouait Ukko, aux côtés du barbare Slaine.

Savage est multiple. Il change d&#039;identité, de visage, comme la résistance.
A plusieurs reprise, des extraits du Chant des Partisans sont cité, ainsi que de &quot;The Partisan&quot; d&#039;Albert Cohen : &quot;J&#039;ai changé cent fois de nom, j&#039;ai perdu femme et enfants, mais j&#039;ai tant d&#039;amis (...).&quot;

Autre thème traité, la tentation de la collaboration à regret, vécue par des citoyens comme le frère de Savage. Dans le cas du frère Tom Savage, c&#039;est principalement pour protéger les siens, plus que par lâcheté. Ici, les collabos restent donc humains, et non traître (par exemple) par goût vénal.

Le Premier Ministre se fait littéralement piétiner par le chef des Volgans, mais il courbe l&#039;échine, et essaie d&#039;obtenir des choses pour les plus pauvres.

Cela, ainsi que la date proche de nous (2004 - année de l&#039;écriture) renforce le côté miroir que nous renvoie l&#039;oeuvre : Que ferions-nous si ça se passait MAINTENANT, et CHEZ NOUS ?

Du coup, on se dit qu&#039;il est dommage de ne pas avoir pensé à demander à Pat Mills d&#039;écrire quelques lignes pour l&#039;édition Française, au regard de l&#039;actualité qui se passe (par exemple toujours), en Syrie ou en Ukraine.

Dans Savage, chaque acte de guerre vient en réponse à une offense, un meurtre. La loi du Talion généralisée. Le prudent Tom ne rêve plus que de meurtre, dès lors que sa fille a été touchée par l&#039;ennemi.

Doit-on être avoir une vengeance personnelle à régler pour agir avec courage ? C&#039;est la question que le livre semble poser

Même le grand méchant a ses (mauvaises) raisons à la haine de l&#039;Anglais, expliquée par une anecdote du passé. D&#039;ailleurs, les individus ne sont rien en tant que tels : Qu&#039;un méchant tombe, et un sosie le remplace.

Comme disait Eisner (à propos de l&#039;absence de réel méchant dans ses livres) :  &quot;l&#039;ennemi ce n&#039;est pas les gens, c&#039;est ce que la vie leur a fait, et qui les a rendus comme ils sont&quot;. C&#039;est valable pour Savage lui-même, rongé de haine et ivre de vengeance.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bel article (comme d&#8217;habitude).</p>
<p>Il y a du Punisher de gauche, dans ce Savage. Pas que la tête de mort, femme et enfants tués justifiant l&#8217;éternelle vendetta.</p>
<p>La question du pardon se pose plusieurs fois, tout au long du récit. De la part de la soeur de Savage, notamment. Une nuance de taille avec le &laquo;&nbsp;Dirty Harry façon Marvel&nbsp;&raquo;, qui ne se pose plus guère la question du bien fondé de sa loi expéditive.</p>
<p>Le Noddy ressemble aussi au Microship du Punisher : figure moins archétypale que le héros, plus faible (comme vous le notez). Le rôle comique que jouait Ukko, aux côtés du barbare Slaine.</p>
<p>Savage est multiple. Il change d&#8217;identité, de visage, comme la résistance.<br />
A plusieurs reprise, des extraits du Chant des Partisans sont cité, ainsi que de &laquo;&nbsp;The Partisan&nbsp;&raquo; d&#8217;Albert Cohen : &laquo;&nbsp;J&#8217;ai changé cent fois de nom, j&#8217;ai perdu femme et enfants, mais j&#8217;ai tant d&#8217;amis (&#8230;).&nbsp;&raquo;</p>
<p>Autre thème traité, la tentation de la collaboration à regret, vécue par des citoyens comme le frère de Savage. Dans le cas du frère Tom Savage, c&#8217;est principalement pour protéger les siens, plus que par lâcheté. Ici, les collabos restent donc humains, et non traître (par exemple) par goût vénal.</p>
<p>Le Premier Ministre se fait littéralement piétiner par le chef des Volgans, mais il courbe l&#8217;échine, et essaie d&#8217;obtenir des choses pour les plus pauvres.</p>
<p>Cela, ainsi que la date proche de nous (2004 &#8211; année de l&#8217;écriture) renforce le côté miroir que nous renvoie l&#8217;oeuvre : Que ferions-nous si ça se passait MAINTENANT, et CHEZ NOUS ?</p>
<p>Du coup, on se dit qu&#8217;il est dommage de ne pas avoir pensé à demander à Pat Mills d&#8217;écrire quelques lignes pour l&#8217;édition Française, au regard de l&#8217;actualité qui se passe (par exemple toujours), en Syrie ou en Ukraine.</p>
<p>Dans Savage, chaque acte de guerre vient en réponse à une offense, un meurtre. La loi du Talion généralisée. Le prudent Tom ne rêve plus que de meurtre, dès lors que sa fille a été touchée par l&#8217;ennemi.</p>
<p>Doit-on être avoir une vengeance personnelle à régler pour agir avec courage ? C&#8217;est la question que le livre semble poser</p>
<p>Même le grand méchant a ses (mauvaises) raisons à la haine de l&#8217;Anglais, expliquée par une anecdote du passé. D&#8217;ailleurs, les individus ne sont rien en tant que tels : Qu&#8217;un méchant tombe, et un sosie le remplace.</p>
<p>Comme disait Eisner (à propos de l&#8217;absence de réel méchant dans ses livres) :  &laquo;&nbsp;l&#8217;ennemi ce n&#8217;est pas les gens, c&#8217;est ce que la vie leur a fait, et qui les a rendus comme ils sont&nbsp;&raquo;. C&#8217;est valable pour Savage lui-même, rongé de haine et ivre de vengeance.</p>
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