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	<title>BDzoom.com &#187; Dominique Petitfaux</title>
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		<title>Hommage à Claude Guillot&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Nov 2020 22:18:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Petitfaux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>

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		<description><![CDATA[ Claude Guillot, qui fut directeur de la rédaction du <em>Collectionneur de bandes dessinées</em>, est décédé le 30 octobre 2020, chez lui à Rennes, très affaibli par une attaque du covid-19 qui avait nécessité son hospitalisation. Il était né à Paris le 21 mai 1929.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_160769" class="wp-caption alignleft" style="width: 265px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/11/Equipe-collectionneur-3-f14fc.jpg" rel="lightbox[160767]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-160769 " title="Equipe-collectionneur-3-f14fc" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/11/Equipe-collectionneur-3-f14fc.jpg" alt="" width="255" height="182" /></a><p class="wp-caption-text">Claude Guillot entre Jacques Bisceglia (à gauche) et Dominique Petitfaux (à droite) ; photo prise par Didier Pasamonik.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Toute sa vie, Claude Guillot tira le meilleur parti du fait qu’il était autodidacte. À l’abri des préjugés universitaires sur ce qui fait ou ne fait pas partie de la culture, il se passionna en toute indépendance d’esprit pour des domaines longtemps considérés comme marginaux : le roman populaire, la chanson, le jazz, le cinéma, la bande dessinée. Sa connaissance de ces domaines était stupéfiante : il parlait avec la même compétence de la discographie de Charles Trenet que des différentes éditions des « Disparus de Saint-Agil »<em> </em>de Pierre Véry, du cinéma français sous l’Occupation que des « Pieds nickelés » de Louis Forton.</p>
<div id="attachment_160771" class="wp-caption alignright" style="width: 165px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/11/CBD-1.jpg" rel="lightbox[160767]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-160771 " title="CBD 1" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/11/CBD-1.jpg" alt="" width="155" height="567" /></a><p class="wp-caption-text">Le Collectionneur de bandes dessinées n° 1.</p></div>
<p style="text-align: justify;">     Ayant lu dans son enfance les journaux de <em>« l’âge d’or »</em>, admirateur notamment du « Mickey » de Floyd Gottfredson, il adhéra dans les années 1960 aux premières associations d’études sur la bande dessinée, et sa double appartenance à la SOCERLID de Pierre Couperie et Claude Moliterni et à son rival, le CELEG de Francis Lacassin, lui valut même une lettre d’exclusion de ce dernier (les relations entre Claude Guillot et Lacassin se réchauffèrent par la suite).</p>
<div id="attachment_160772" class="wp-caption alignleft" style="width: 165px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/11/CBD-14.jpg" rel="lightbox[160767]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-160772 " title="CBD 14" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/11/CBD-14.jpg" alt="" width="155" height="567" /></a><p class="wp-caption-text">Le Collectionneur de bandes dessinées n° 14.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Ses préférences allaient aux <em>comics strips </em>de la grande presse américaine et aux journaux français d’avant 1945 : logiquement, son premier article, publié dans le n° 6 (juillet 1967) du fanzine belge <em>Ran Tan Plan</em>, portait sur la présence dès 1907 de séries américaines — avec leurs bulles — dans l’hebdomadaire familial <em>Nos loisirs. </em></p>
<p style="text-align: justify;">     C’est à l’ancienne librairie Dupuis, à l’angle du boulevard Saint-Germain et de la rue Saint-Jacques (le lieu est aujourd’hui une agence de la GMF, Garantie mutuelle des fonctionnaires), qu’il fit une rencontre décisive : celle de Michel Béra, qui lui confia son intention de lancer avec Olivier Grimprel un fanzine intitulé <em>Le Collectionneur de bandes dessinées</em>. Compagnon de route dès le premier numéro (mars 1977), Claude Guillot devint en fait le principal responsable de la rédaction à partir du n° 14 de novembre 1978, avant de devenir officiellement directeur de la rédaction.</p>
<div id="attachment_160775" class="wp-caption aligncenter" style="width: 465px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/11/CBD-55.jpg" rel="lightbox[160767]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-160775 " title="CBD 55" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/11/CBD-55.jpg" alt="" width="455" height="564" /></a><p class="wp-caption-text">Le Collectionneur de bandes dessinées n° 55.</p></div>
<div id="attachment_160773" class="wp-caption alignright" style="width: 165px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/11/CBD-98.jpg" rel="lightbox[160767]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-160773 " title="CBD 98" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/11/CBD-98-555x787.jpg" alt="" width="155" height="787" /></a><p class="wp-caption-text">Le Collectionneur de bandes dessinées n° 98.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Sous son impulsion, le fanzine prit des allures de revue, et les articles s’adressèrent plus à des curieux de l’histoire de la bande dessinée qu’à des collectionneurs au sens strict. De Töpffer aux mangas, le <em>CBD </em>fit preuve d’un éclectisme peu courant. L’équipe des premières années (Michel Denni, Philippe Mellot, François San Millan, Jean Fourié, Patrice Caillot, Sylvie Brod, Jacques Bisceglia et le signataire de ces lignes) fut rejointe par d’autres collaborateurs réguliers, comme Michel Angot, Patrick Gaumer ou Yves Frémion, et de façon plus ponctuelle par la plupart des chercheurs de l’époque (de Gérard Thomassian à Harry Morgan, de Thierry Groensteen à Maurice Horn, de Guy Delcourt à Benoît Mouchart, la liste en serait très longue). Tous contribuèrent à leur façon à la diversité et à la richesse de la revue. Claude Guillot en fut le grand coordonnateur : pendant trente ans, jusqu’à l’ultime n° 113/114 d’octobre 2008, il joua un rôle essentiel dans la découverte de l’histoire de la bande dessinée.</p>
<div id="attachment_160774" class="wp-caption alignleft" style="width: 165px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/11/CBD-112.jpg" rel="lightbox[160767]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-160774 " title="CBD 112" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/11/CBD-112.jpg" alt="" width="155" height="570" /></a><p class="wp-caption-text">Le Collectionneur de bandes dessinées n° 112.</p></div>
<p style="text-align: justify;">     Je l’avais rencontré en avril 1979, et peu à peu je l’avais épaulé dans la réalisation de la revue. La fin du <em>CBD </em>n’avait nullement mis un terme à nos relations. Nous parlions au téléphone de choses et d’autres — mais rarement de bandes dessinées. Dans l’une de nos dernières conversations, je lui avais signalé que le nombre de numéros de la revue, 114, était aussi celui des sourates dans le Coran : une réflexion qui l’avait laissé perplexe. Nous avions aussi mentionné le Collège de ’ Pataphysique (avec lequel il se sentait plus en phase), et il m’avait confié qu’il découvrait avec plaisir l’œuvre de… Théophile Gautier.</p>
<p style="text-align: justify;">     Pour moi et pour beaucoup d’autres, connaître Claude Guillot a été une grande chance.</p>
<p style="text-align: justify;">                                                                                                                         <strong>Dominique PETITFAUX</strong></p>
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		<title>Notre ami Jacques Dutrey est parti&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Sep 2013 13:27:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Petitfaux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>

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		<description><![CDATA[Jacques Dutrey, qui collaborait régulièrement à <em>BDzoom.com</em> (notamment par l’entremise de la rubrique « Le Coin du patrimoine »), est décédé des suites d'un cancer du poumon le 21 septembre 2013 à Aire-sur-l'Adour. Il était né le 8 mars 1945 à Agen. Il s'intéressait particulièrement à Jijé et à Pierre Joubert, mais c'était surtout un immense spécialiste de la revue <em>Mad</em>, qui par l'intermédiaire de René Goscinny eut une importance déterminante sur l'évolution de la bande dessinée francophone. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_66573" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/09/Dutrey.jpg" rel="lightbox[66570]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-66573" title="Dutrey" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/09/Dutrey-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a><p class="wp-caption-text">Jacques Dutrey (à gauche) à la Cité Internationale de la Bande Dessinée et de l’Image d’Angoulême, en 2012.</p></div>
<p><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/09/1976.jpg" rel="lightbox[66570]" class="lightbox"><img class="alignleft size-medium wp-image-66574" title="1976" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/09/1976-555x851.jpg" alt="" width="150" height="851" /></a>Jacques Dutrey était particulièrement ami avec Harvey Kurtzman (il a étudié en détail les épisodes de « Little Annie Fanny » dans le <em>Collectionneur de bandes dessinées</em> (<em>CBD</em> n° 56 et suivants), et avait travaillé à l&#8217;exposition qui lui avait été consacrée au Salon de Grenoble en 1989. Il avait réussi à établir une bibliographie de Pierre Joubert (« Essai de bibliographie de Pierre Joubert », aux éditions Alain Gout, en 2000, puis le fanzine <em>Joubertomania</em>). <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/09/hop-40.jpg" rel="lightbox[66570]" class="lightbox"><img class="alignright size-full wp-image-66575" title="hop-40" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/09/hop-40.jpg" alt="" width="150" height="721" /></a>Dans le domaine de la BD franco-belge, Jacques Dutrey s&#8217;intéressait donc particulièrement à Jijé, et lui avait notamment consacré un n° spécial de <em>Hop !</em> (n° 40) ou découvert sa collaboration aux fascicules publicitaires <em>Bonux Boy</em> (voir <em>CBD</em> n° 49 et 43). Il écrivait régulièrement dans <em>Hop !</em> sur l&#8217;actualité de la bande dessinée aux États-Unis (il fut d&#8217;ailleurs, longtemps, le correspondant en France du <em>Comics Journal</em>). Il avait été professeur d&#8217;anglais à Aire-sur-l&#8217;Adour. Également collaborateur à <em><em>Papiers Nickelés</em></em>, c&#8217;était un esprit fin et caustique, très fidèle en amitié.</p>
<div id="attachment_66581" class="wp-caption alignleft" style="width: 260px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/09/Jacques.jpg" rel="lightbox[66570]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-66581 " title="Jacques" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/09/Jacques.jpg" alt="" width="250" height="948" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;ami Jacques...</p></div>
<p><strong>Dominique PETITFAUX</strong></p>
<p>Voici les principaux articles de Jacques Dutrey sur <em>BDzoom.com</em> :</p>
<p><a title="Lien permanent vers Kim Thompson (1956-2013)" href="http://bdzoom.com/64585/actualites/kim-thompson-1956-2013/" rel="bookmark">Kim Thompson (1956-2013)</a></p>
<p><a title="Lien permanent vers Remember Manuel “Spain” Rodriguez" href="http://bdzoom.com/57223/actualites/remember-manuel-%e2%80%9cspain%e2%80%9d-rodriguez/" rel="bookmark">Remember Manuel “Spain” Rodriguez</a></p>
<p><a title="Lien permanent vers Les aventures mouvementées des « Gringos Locos »" href="http://bdzoom.com/49779/bd-de-la-semaine/%c2%ab-gringos-locos-%c2%bb/" rel="bookmark">Les aventures mouvementées des « Gringos Locos »</a></p>
<p><a title="Lien permanent vers Et Gir redevint Moebius… : genèse !" href="http://bdzoom.com/48006/patrimoine/et-gir-redevint-moebius-genese/" rel="bookmark">Et Gir redevint Moebius… : genèse !</a></p>
<p><a title="Lien permanent vers Glenn Bray : le musée privé (reportage) !" href="http://bdzoom.com/45823/actualites/glenn-bray-le-musee-prive-reportage/" rel="bookmark">Glenn Bray : le musée privé (reportage) !</a></p>
<p><a title="Lien permanent vers Pour une biographie fiable d’Art Spiegelman (1ère partie)…" href="http://bdzoom.com/7787/comic-books/pour-une-biographie-fiable-dart-spiegelman/" rel="bookmark">Pour une biographie fiable d’Art Spiegelman (1ère partie)…</a></p>
<p><a title="Lien permanent vers Pour une biographie fiable d’Art Spiegelman (2ème partie)…" href="http://bdzoom.com/45050/actualites/pour-une-biographie-fiable-d%e2%80%99art-spiegelman-2eme-partie%e2%80%a6/" rel="bookmark">Pour une biographie fiable d’Art Spiegelman (2ème partie)…</a></p>
<p><a title="Lien permanent vers DISPARITION DE DANY EVRARD" href="http://bdzoom.com/8031/actualites/disparition-de-dany-evrard/" rel="bookmark">DISPARITION DE DANY EVRARD</a></p>
<p><a title="Lien permanent vers « Jerry Spring  » : intros ou pas assez ?" href="http://bdzoom.com/7277/patrimoine/jerry-spring-intros-ou-pas-assez/" rel="bookmark">« Jerry Spring  » : intros ou pas assez ?</a></p>
<p><a title="Lien permanent vers ENCORE BEAUCOUP D’ERREURS DANS LE DERNIER HORS-SÉRIE DE BEAUX ARTS MAGAZINE CONSACRÉ À LA BANDE DESSINÉE AMÉRICAINE…" href="http://bdzoom.com/7193/actualites/encore-beaucoup-derreurs-dans-le-dernier-hors-serie-de-beaux-arts-magazine-consacre-a-la-bande-dessinee-americaine/" rel="bookmark">ENCORE BEAUCOUP D’ERREURS DANS LE DERNIER HORS-SÉRIE DE BEAUX ARTS MAGAZINE CONSACRÉ À LA BANDE DESSINÉE AMÉRICAINE…</a></p>
<p><a title="Lien permanent vers « Jerry Spring » dans Spirou et en albums" href="http://bdzoom.com/7083/patrimoine/le-coin-du-patrimoine-bd-jerry-spring-dans-spirou-et-en-albums/" rel="bookmark">« Jerry Spring » dans Spirou et en albums</a></p>
<p>Il intervenait aussi régulièrement dans le forum, il suffit de taper Dutrey dans la recherche du site pour se rendre compte de l&#8217;étendue et de la pertinence de ses contributions&#8230;</p>
<p>Encore toutes nos condoléances à toute sa famille, et particulièrement à sa fille Sophie qui nous a gentiment communiqué ces photos de Jacques, alors que l&#8217;homme, discret, fuyait un peu les objectifs&#8230;</p>
<p><strong>Gilles RATIER</strong><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/09/Jacques2.jpg" rel="lightbox[66570]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-66582" title="Jacques2" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/09/Jacques2-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Décès de Jacques Bisceglia&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Mar 2013 17:22:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Petitfaux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>

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		<description><![CDATA[Après Patrice Caillot le 8 janvier dernier, c'est encore un pilier de la revue <em>Le Collectionneur de Bandes Dessinées</em> qui nous a quittés. Jacques Bisceglia est décédé le 1 mars 2013 à Paris, des suites d'une maladie neurologique dégénérescente. Il était né le 21 octobre 1940 à Paris, et était donc âgé de 72 ans.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/03/DocCollectionneurDeBandesDessineesle91_05022009_154423.jpg" rel="lightbox[60445]" class="lightbox"><img class="alignleft size-full wp-image-60447" title="DocCollectionneurDeBandesDessineesle91_05022009_154423" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/03/DocCollectionneurDeBandesDessineesle91_05022009_154423.jpg" alt="" width="150" height="563" /></a>Il avait collaboré au <em>Le Collectionneur de Bandes Dessinées </em>de 1980 à 2008, où il avait notamment, à partir de 1982, écrit une série d&#8217;articles sur la bande dessinée &laquo;&nbsp;underground&nbsp;&raquo; américaine, alors extrêmement mal connue.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/03/Underground.jpg" rel="lightbox[60445]" class="lightbox"><img class="alignright size-full wp-image-60448" title="Underground" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/03/Underground.jpg" alt="" width="150" height="654" /></a> Il reprit et développa certains de ces articles dans « Underground USA » (Corps 9 éditions, 1986), un ouvrage qu&#8217;il rédigea avec Sylvie Brod, le premier en France à aborder ce domaine de la bande dessinée. Intéressé non seulement par la bande dessinée mais par l&#8217;image en général, il fut en 2004 l&#8217;un des fondateurs de la revue <em>Papiers Nickelés</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Jacques Bisceglia était surtout connu en tant que photographe de jazz. Il avait présenté une infime partie de ses photos dans diverses expositions et également dans divers recueils. Il était membre de diverses associations sur le jazz, avait été producteur à France Musique, et était une figure familière des concerts. Plusieurs centaines de ses clichés ont été repris sur des pochettes de disques, en France, mais aussi Grande-Bretagne, aux États-Unis ou au Japon.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/03/DocCollectionneurDeBandesDessineesle83_05022009_154445.jpg" rel="lightbox[60445]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-60451" title="DocCollectionneurDeBandesDessineesle83_05022009_154445" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/03/DocCollectionneurDeBandesDessineesle83_05022009_154445.jpg" alt="" width="400" height="568" /></a></p>
<div id="attachment_60449" class="wp-caption alignleft" style="width: 260px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/03/Equipe-collectionneur-3.jpg" rel="lightbox[60445]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-60449" title="Equipe-collectionneur-3" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/03/Equipe-collectionneur-3.jpg" alt="" width="250" height="182" /></a><p class="wp-caption-text">Une partie de l&#39;équipe du Collectionneur de Bandes Dessinées : Jacques Bisceglia, Claude Guillot et Dominique Petitfaux.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Il fut longtemps bouquiniste à Paris, quai de la Tournelle. Ses &laquo;&nbsp;boîtes&nbsp;&raquo; étaient bien connues des amateurs de jazz, mais aussi de romans policiers. Il en avait tenté un recensement exhaustif dans le catalogue « Trésors du roman policier » (première édition réalisée avec Roland Buret, éditions de l&#8217;Amateur, 1981). <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/03/Tresor.jpg" rel="lightbox[60445]" class="lightbox"><img class="alignright size-full wp-image-60450" title="Tresor" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/03/Tresor.jpg" alt="" width="150" height="619" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Jacques Bisceglia avait de nombreuses facettes : il était aussi membre du Collège de &#8216;Pataphysique, passionné par l&#8217;archéologie (il participa à des campagnes de fouilles en Égypte), grand connaisseur des poupées Kachina des tribus Hopi, où il se sentait chez lui : pour Jacques Bisceglia, on ne peut qu&#8217;espérer un paradis qui ressemblerait au Nouveau-Mexique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dominique PETITFAUX</strong></p>
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		<item>
		<title>Décès d&#8217;une figure de la revue Le Collectionneur de Bandes dessinées&#8230;</title>
		<link>https://www.bdzoom.com/58645/actualites/deces-dune-figure-de-la-revue-le-collectionneur-de-bandes-dessinees/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 Jan 2013 12:24:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Petitfaux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>

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		<description><![CDATA[Triste nouvelle, Patrice Caillot, membre émérite et éminence grise de la revue Le Collectionneur de Bandes dessinées, est décédé la semaine dernière, le 8 janvier, à Ivry-sur-Seine.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_59003" class="wp-caption aligncenter" style="width: 560px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/01/Caillot.jpg" rel="lightbox[58645]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-59003" title="Caillot" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/01/Caillot.jpg" alt="" width="550" height="799" /></a><p class="wp-caption-text">Photo de Patrice Caillot, aimablement communiquée par Jean-Pierre Mercier.</p></div>
<p><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/01/n°9.jpg" rel="lightbox[58645]" class="lightbox"><img class="alignleft size-full wp-image-58647" title="n°9" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/01/n°9.jpg" alt="" width="150" height="541" /></a>Patrice Caillot est décédé d&#8217;une crise cardio-vasculaire le 8 janvier 2013, à son domicile d&#8217;Ivry-sur-Seine. Il était âgé de 68 ans, et était affaibli depuis plusieurs années par une forme de leucémie et par de l&#8217;emphysème pulmonaire. Immense connaisseur de l&#8217;histoire de la bande dessinée, il avait cependant peu écrit. Ses seuls articles ont été publiés par la revue <em>Le Collectionneur de bandes dessinées</em>, à laquelle il collabora activement dans les années 1978-1980, contribuant puissamment à la mutation de cette revue qui, née en 1977 en tant que bulletin de liaison entre collectionneurs, devint alors une revue consacrée à l&#8217;histoire de la bande dessinée.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/01/n°1.jpg" rel="lightbox[58645]" class="lightbox"><img class="alignright size-full wp-image-58651" title="n°1" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/01/n°1.jpg" alt="" width="150" height="240" /></a> Patrice Caillot était conservateur à la Bibliothèque nationale de France, où il travaillait à l&#8217;établissement du &laquo;&nbsp;grand catalogue&nbsp;&raquo;. Ses fonctions lui permettaient de circuler librement dans les magasins de la bibliothèque et de consulter les collections à sa guise, ce qui lui permit de rendre d&#8217;innombrables services aux chercheurs en bande dessinée, notamment ceux du <em>CBD</em> (<em>Le Collectionneur de Bandes dessinées)</em>, qui grâce à lui obtenaient des informations rapides et fiables.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/01/bibliographie-de-la-presse-francaise-politique-et-d-information-generale-des-origines-a-1944-ardennes-08-de-patrice-caillot-livre-896519460_ML.jpg" rel="lightbox[58645]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-58649 alignleft" title="bibliographie-de-la-presse-francaise-politique-et-d-information-generale-des-origines-a-1944-ardennes-08-de-patrice-caillot-livre-896519460_ML" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/01/bibliographie-de-la-presse-francaise-politique-et-d-information-generale-des-origines-a-1944-ardennes-08-de-patrice-caillot-livre-896519460_ML.jpg" alt="" width="270" height="270" /></a> Avec Danièle Alexandre-Bidon et Annie Baron Carvais, il était l&#8217;un des plus fidèles auditeurs du cours sur la bande dessinée que Pierre Couperie dispensait à l&#8217;École des Hautes Études en Sciences sociales. Ces dernières années on le voyait surtout aux ventes aux enchères de Drouot-Richelieu, où il achetait de nombreux dessins originaux : strips de dessinateurs américains, planches de dessinateurs français (il avait notamment beaucoup acheté de planches de Christophe et de Pinchon, et de dessinateurs qu&#8217;il pensait être sous-estimés comme Érik ou les Funcken).<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/01/n°13.jpg" rel="lightbox[58645]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-58650 alignright" title="n°13" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/01/n°13.jpg" alt="" width="150" height="400" /></a> Membre de l&#8217;Association des Amis du Musée de la bande dessinée d&#8217;Angoulême, il avait fait à la CIBDI de nombreux dons de planches originales et d&#8217;albums rares. La culture de Patrice Caillot ne se limitait pas à la bande dessinée. Tout en ayant de solides connaissances classiques, il pouvait être intarissable et incroyablement érudit sur le cinéma, le jazz, le roman policier. Il était l&#8217;incarnation de l&#8217;homme réellement cultivé de la fin du XXe siècle. Ces dernières années, muni d&#8217;une boîte de Gourmet, il avait rendez-vous tous les soirs à 19h en bas de son immeuble avec une chatte abandonnée et redevenue sauvage, qu&#8217;il était le seul à pouvoir approcher. C&#8217;est aussi à elle que je pense aujourd&#8217;hui !</p>
<p><strong>Dominique PETITFAUX</strong></p>
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		<title>« Pat&#8217;Apouf détective » à Angoulême !</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Jan 2012 18:42:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Petitfaux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le cadre du prochain festival d'Angoulême, il ne faudra pas rater l’exposition sur Gervy (1908-1998), auteur notamment de la bande dessinée « Pat'Apouf détective », publiée dans Le Pèlerin de 1938 à 1973, puis poursuivie jusqu'en 1990 par d'autres dessinateurs. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong></strong><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/01/Gervy.jpg" rel="lightbox[44550]" class="lightbox"><img class="alignleft size-full wp-image-44554" title="Gervy" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/01/Gervy.jpg" alt="" width="250" height="306" /></a>Cette exposition, sise à l&#8217;église Saint-Martial, se décomposera en 15 panneaux, chacun sur un thème particulier. Gage de qualité, elle a été préparé par l’érudit Dominique Petitfaux (LE spécialiste d’Hugo Pratt en France) qui est déjà le responsable des préfaces à la réédition des enquêtes de « Pat&#8217;Apouf détective » aux éditions du Triomphe. L&#8217;inauguration aura lieu le jeudi 26 janvier à 16 h 30 à l&#8217;église Saint-Martial et, ensuite, l&#8217;exposition sera itinérante.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Gilles RATIER</strong></p>
<p style="text-align: justify;"> Pour plus de renseignements sur Gervy, voir la biographie ci-dessous qui a été rédigée par Dominique Petitfaux, ainsi que <a href="http://bdzoom.com/5467/patrimoine/le-coin-du-patrimoine-bd-patapouf/">« Le Coin du patrimoine » que nous avions consacré à « Pat&#8217;Apouf détective »</a> !</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/01/gervy_1959_pelerin_pat_apouf.jpg" rel="lightbox[44550]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-44556" title="Le Pélerin Pat'Apouf" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/01/gervy_1959_pelerin_pat_apouf.jpg" alt="" width="439" height="266" /></a><strong>GERVY, CRÉATEUR DE PAT’APOUF </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>     </strong>Yves Desdemaines-Hugon naît à Blaye (Gironde) le 12 mai 1908 dans un milieu familial très bourgeois (son père est avocat au barreau de Périgueux et deviendra bâtonnier de l’Ordre). Après des études au lycée de Périgueux, il se destine à une carrière de dessinateur. C’est le 17 juillet 1926, dans l’hebdomadaire <em>Le Combat périgourdin</em>, qu’il est publié pour la première fois (il s’agit d’une publicité pour une pharmacie). Délaissant l’École des Beaux-Arts de Bordeaux, il « monte » à Paris, où il vit pauvrement dans une chambre du Quartier Latin, jusqu’au moment où le journal <em>Ric et Rac</em>, qui se lançait et cherchait des collaborateurs, fait fréquemment appel à lui pour des dessins d’humour. Après avoir signé sous différents pseudonymes, il adopte en 1930 celui de « Gervy », anagramme des premières lettres de son prénom et de celui de sa fiancée, Germaine Desroches, qu’il épouse en 1931 à Paris, à la Mairie du Ve arrondissement, et qui sera aussi sa coloriste.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/01/D%C3%A9tective.jpg" rel="lightbox[44550]" class="lightbox"><img class="alignright size-full wp-image-44555" title="Détective" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/01/D%C3%A9tective.jpg" alt="" width="305" height="465" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">     Il fait preuve dans les années 1930 d’un grand éclectisme (dessins d’humour, couvertures de livres, histoires en images, bandes dessinées à bulles). De 1932 à 1940, il collabore de façon sporadique à quatre publications des éditions du Petit Écho de la Mode (futures éditions de Montsouris), « Rustica », « Guignol », « Lisette » et « Pierrot ». En Belgique, il publie en 1936 aux éditions Gordinne, à Liège, son premier album de bande dessinée, <em>Le Trésor de l’île aux mouettes</em>, et l’année suivante il rejoint le groupe de presse catholique belge Averbode, pour lequel il réalisera pendant plus de quarante ans de nombreuses bandes dessinées, publiées dans l’hebdomadaire <em>Petits Belges </em>(qui deviendra <em>Tremplin </em>en 1960) et dans sa version néerlandaise, <em>Zonneland</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">       À la même époque, il commence à travailler pour la Maison de la Bonne Presse, à Paris,  avec la bande dessinée <em>Paulo</em>, qui paraît dans <em>Bayard </em>de 1936 à 1940, puis avec <em>Pat’Apouf détective</em>, dont la première planche paraît dans <em>Le Pèlerin </em>du 6 mars 1938.</p>
<p style="text-align: justify;">       En juin 1940, la Bonne Presse se replie à Limoges. Gervy poursuit <em>Pat’Apouf </em>dans <em>Le Foyer</em>, substitut du <em>Pèlerin </em>pendant l’Occupation, et travaille aussi pour les journaux pour enfants du groupe, <em>Jean et Paul </em>et <em>Marie-France </em>(des titres qui remplacent respectivement <em>Bayard </em>et <em>Bernadette</em>). Gervy quitte son pavillon de Bry-sur-Marne et s’installe en 1941 à Razac-sur-l’Isle, près de Périgueux, où il vivra désormais, sauf pendant les mois d’été, qu’il passera dans sa maison au bord du lac de Lacanau, acquise en 1936. En 1951, dans <em>Pat’Apouf au village</em>, il s’amusera à faire aller le détective de Razac-sur-l’Isle à Lacanau.</p>
<p style="text-align: justify;">     <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/01/patapouf04.jpg" rel="lightbox[44550]" class="lightbox"><img class="alignleft size-full wp-image-44557" title="patapouf04" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/01/patapouf04.jpg" alt="" width="250" height="585" /></a>À la Libération, de 1944 à 1946, Gervy travaille aussi pour un éditeur de Périgueux, Pierre Fanlac, puis il limite ses collaborations aux éditions Averbode et à la Bonne Presse. Jusqu’à la fin de sa carrière, il restera fidèle à ces deux groupes de presse catholique. Pour la Bonne Presse (qui devient Bayard-Presse en 1969) il dessine sans interruption et jusqu’en 1973 <em>Pat’Apouf </em>dans <em>Le Pèlerin</em>. Épuisé, il arrête la semaine de ses soixante-cinq ans. La série est alors confiée à Jean Ache, puis, à la mort de celui-ci, à Michel Conversin, qui la fera vivre de 1986 à 1988, avant qu’elle ne soit confiée au dessinateur Jean-Philippe Ballofet (encrage de Pascal Pille), sur un scénario de Gulcis (pseudonyme de Guy Vidal, directeur littéraire des éditions Dargaud). Un changement dans la direction du <em>Pèlerin </em>sera fatal à <em>Pat’Apouf</em>, qui s’acheva définitivement dans le numéro<em> </em>daté du 27 juillet 1990.</p>
<p style="text-align: justify;">     C’est pour les éditions d‘Averbode que Gervy dessina ses dernières planches. Le 22 décembre 1978 se terminait dans <em>Tremplin</em> une ultime aventure de <em>Ritou</em>, une série née en 1958 et dans laquelle Gervy reprenait, dans une version simplifiée, des scénarios d’épisodes de Pat’Apouf parus parfois vingt ans plus tôt dans <em>Le Pèlerin</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">       Dans l’histoire de la bande dessinée, Gervy restera bien sûr essentiellement comme le créateur de <em>Pat’Apouf détective</em>. La série, qui a pour héros un détective jovial à la quarantaine rondouillarde, aidé, à partir de 1956, d’un jeune garçon, Jacky, est parfois étonnamment adulte dans le ton, en particulier dans les épisodes des années 1946-1956 (période actuellement en cours de réédition au Triomphe) : les morts y sont nombreuses et violentes, la vision du monde est sans illusions, les préoccupations religieuses et métaphysiques fréquentes. En cette époque où la bande dessinée était étroitement surveillée, <em>Pat’Apouf </em>échappa cependant aux censeurs ; il est vrai qu’il avait le soutien du Père Roger Guichardan, rédacteur en chef du <em>Pèlerin </em>de 1935 à 1973, ainsi que du pape Jean XXIII, qui disait avoir appris le français dans cet hebdomadaire, et qui sur proposition du cardinal Feltin fit en 1959 Gervy chevalier de l’ordre de Saint-Grégoire-le-Grand.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/01/gervy_pat_apouf_49.jpg" rel="lightbox[44550]" class="lightbox"><img class="alignright size-full wp-image-44559" title="gervy_pat_apouf_49" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/01/gervy_pat_apouf_49.jpg" alt="" width="434" height="276" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">       Gervy a survécu aux <em>Pat’Apouf </em>de ses successeurs : il est décédé à Périgueux le 16 février 1998. Il a été le parfait représentant de ces dessinateurs qui, malgré un lectorat énorme (on estimait que <em>Le Pèlerin </em>avait chaque semaine plus de deux millions de lecteurs), ont mené une vie discrète, sans jamais gagner beaucoup d’argent, et n’imaginaient pas que la bande dessinée puisse un jour être considérée autrement que comme un divertissement sans importance.</p>
<p style="text-align: justify;">       De 1979 à 1997, j’ai rencontré Gervy à diverses reprises, soit à Razac-sur-l’Isle, soit à Carreyre, près de Lacanau. Gervy m’a toujours frappé par son intelligence, son humour, sa gentillesse, son détachement des biens matériels, sa modestie extrême (son absence d’ambition sociale l’empêcha de faire une carrière à la Hergé). Agnostique, imperméable aux idéologies, il considérait le monde et les hommes avec un « scepticisme souriant » qui est sans doute la meilleure voie pour accéder à la sagesse.</p>
<p style="text-align: justify;">                                                                                                                 <strong>Dominique PETITFAUX</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong>        Cette exposition n’aurait pas pu voir le jour sans l’aide matérielle et les encouragements de Francis Groux, sans le dévouement de l’équipe de l’église Saint-Martial d’Angoulême et sans la bienveillance de Daniel et Marie-Henriette Philipront, ayants droit de Gervy. Mes remerciements vont aussi à Jean-Louis Normand, qui a mis à ma disposition ses photos de Gervy, à Bayard-Presse, aux éditions du Triomphe, et aux quatre dessinateurs successifs de <em>Pat’Apouf</em>, qui ont tous – de Gervy en 1979 à Ballofet en 2011 &#8211; bien voulu répondre à mes questions.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>CHINOISERIES À PROPOS DU &#171;&#160;YELLOW KID&#160;&#187;</title>
		<link>https://www.bdzoom.com/7279/patrimoine/chinoiseries-a-propos-du-yellow-kid/</link>
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		<pubDate>Thu, 14 Oct 2010 17:24:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Petitfaux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans l'histoire de la bande dessinée, plus peut-être que dans celle des autres modes d'expression, les erreurs ont la vie dure. Par exemple, on trouve encore que le vrai nom d'Hergé était Rémi (au lieu de Remi), ou que le Maus de Spiegelman est né dans le magazine Funny Animals (au lieu de Funny Aminals). Mais l'erreur qui m'a toujours paru la plus étonnante ? car elle porte non sur un problème orthographique ou sur une date, mais sur la compréhension même d'une ?uvre et de son personnage principal ?, est celle qui consiste à croire que le Yellow Kid, ce gosse des rues inventé par le dessinateur américain Richard Outcault, serait un petit Chinois. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cette erreur se porte toujours bien en 2010, puisque dans le n°2 de <em>Planète BD</em> on lit : « <em>En mai 1895, apparaît, dans cette série, un petit Chinois qui se parera de jaune le 5 janvier 1896</em> ». Cette phrase comporte d&#8217;ailleurs deux erreurs : s&#8217;il est vrai que c&#8217;est bien à partir du 5 janvier 1896, dans <em>le New York World</em>, que le gamin d&#8217;Outcault – jusqu&#8217;alors habillé de chemises de nuit de différentes couleurs – sera vêtu de jaune, le personnage n&#8217;apparaît pas dans la série en mai 1895 (il est présent dès le premier dessin, paru dans <em>Truth</em> le 2 juin 1894), et bien sûr il n&#8217;est pas chinois, mais d&#8217;origine irlandaise (cela ne sera jamais dit explicitement par Outcault, mais cela se déduit de son nom, Mickey Dugan, de sa façon de parler et du quartier de New York dans lequel il évolue).<br />
<img class="spip_centre" src="http://bdzoom.com/v_2/wp-content/uploads/V1/IMG/jpg/yellow2.jpg" alt="" /><br />
On peut se demander d&#8217;où vient cette incroyable bévue qui, à ma connaissance, ne se trouve que dans les études sur la bande dessinée écrites en français. En 1967, dans &laquo;&nbsp;<em> Bande dessinée et Figuration narrative</em> &laquo;&nbsp;, Pierre Couperie se trompe sur la date à laquelle apparaît la chemise jaune, mais ne se prononce pas sur l&#8217;origine du personnage :<br />
« <em>L&#8217;un des principaux personnages de cette série était un garnement chauve, aux oreilles énormes, au faciès simiesque, éternellement vêtu d&#8217;une immense chemise blanche. C&#8217;est cette chemise que les techniciens du World voulurent teindre en jaune, la seule couleur qui ne fût pas encore au point sur leurs presses. Le 16 février 1896, l&#8217;expérience eut lieu avec plein succès. La chemise éclatante attira tous les regards et le gamin, incontinent baptisé le Yellow Kid (gamin jaune) deviendra la principale attraction du journal et contribuera à donner le nom de yellow journalism (journalisme jaune) aux procédés parfois peu scrupuleux d&#8217;une certaine presse à sensation</em> ». On peut noter en passant que non seulement la date, mais aussi l&#8217;origine de la couleur jaune de la chemise ne fait pas l&#8217;unanimité chez les historiens de la bande dessinée. Dans &nbsp;&raquo; <em>100 Years of American Newspaper Comics</em> &nbsp;&raquo; (Gramercy Books, 1996), Maurice Horn, qui bien sûr ne prend pas le Yellow Kid pour un petit Chinois, écrit : « <em>Coulton Waugh, dans son ouvrage pionnier The Comics (1947), invente une scène dans laquelle le chef de l&#8217;imprimerie du</em> World <em>décide tout seul d&#8217;essayer le jaune de ses nouvelles machines sur la chemise de nuit du gamin d&#8217;Outcault. Douze ans plus tard Stephen Becker, dans &laquo;&nbsp;</em> Comic Art in America <em>&laquo;&nbsp;, redonne vie à cette légende, sur laquelle chaque nouvelle génération d&#8217;historiens de la bande dessinée va broder</em> ».<br />
<img class="spip_centre" src="http://bdzoom.com/v_2/wp-content/uploads/V1/IMG/jpg/Yellow3.jpg" alt="" /><br />
Après le catalogue &nbsp;&raquo; <em>Bande dessinée et Figuration narrative</em> &laquo;&nbsp;, vint en 1969 le livre de Gérard Blanchard &nbsp;&raquo; <em>Histoire de la bande dessinée</em> &nbsp;&raquo; (Marabout). L&#8217;auteur reste muet sur les origines ethniques du Yellow Kid, et s&#8217;attache surtout à dégager sa dimension sociologique (« <em>Cependant Outcault et ses lecteurs finissent par se lasser du Kid et de sa perpétuelle contestation. Son agressivité, son cynisme, sa vulgarité avaient fait son succès, et causèrent sa perte</em> »). Deux ans plus tard parut un ouvrage fondamental, &nbsp;&raquo; <em>Pour un neuvième art &#8211; La Bande dessinée</em> &laquo;&nbsp;, par Francis Lacassin (10/18, 1971). À propos du Yellow Kid, on y lit que « <em>d&#8217;une foule de personnages émerge un turbulent gamin chauve au masque d&#8217;Asiatique, revêtu d&#8217;une longue chemise de nuit</em> » (quant au jaune de la chemise, Francis Lacassin la date du 7 juillet 1895). Un « masque d&#8217;Asiatique » : le « petit Chinois » n&#8217;était pas loin, et c&#8217;est apparemment Claude Moliterni (Couperie, Horn, Lacassin, Moliterni : le quatuor des pères fondateurs) qui, sous le peudonyme de Robert Kane, franchit le premier le pas en écrivant dans &nbsp;&raquo; <em>Histoire mondiale de la bande dessinée</em> &laquo;&nbsp;(Pierre Horay, 1980) : « <em>Ce Yellow Kid est un petit Chinois vêtu de jaune, aux oreilles immenses, qui vit dans les bas-fonds new-yorkais au milieu d&#8217;une jeunesse misérable</em> ». Jusque dans son dernier ouvrage (&nbsp;&raquo; <em>BD Guide 2005</em> &laquo;&nbsp;, Omnibus, 2004), Claude Moliterni présentera le Yellow Kid comme étant d&#8217;origine chinoise : « <em>en 1896, au milieu d&#8217;une planche qui montrait, non sans humour, la vie turbulente, les actes absurdes, le sadisme, la violence et l&#8217;imagination des habitants d&#8217;une misérable petite rue des bas-fonds, on voyait la silhouette d&#8217;un petit Chinois vêtu d&#8217;une chemise qui lui arrivait jusqu&#8217;aux pieds, sur lequel le dessinateur plaçait son texte inculte, et qui regardait le lecteur bizarrement</em> » (page 129).<br />
<img class="spip_centre" src="http://bdzoom.com/v_2/wp-content/uploads/V1/IMG/jpg/Yellow4.jpg" alt="" /><br />
On peut donc penser que c&#8217;est Claude Moliterni qui a largement contribué à répandre l&#8217;idée en France que le Yellow Kid était chinois, et même si &#8211; heureusement &#8211; tous les historiens de la bande dessinée ne l&#8217;ont pas suivi (c&#8217;est notamment le cas de Henri Filippini et de Patrick Gaumer dans leurs dictionnaires), cette erreur est toujours relativement courante (on la trouve par exemple dans le livre de Dominique Dupuis &nbsp;&raquo; <em>Au début était le jaune&#8230;</em> &laquo;&nbsp;, édité en 2006 par PLG). Elle est de moins en moins pardonnable, puisque sur le Yellow Kid on bénéficie depuis 1995 d&#8217;un ouvrage capital, le recueil des pages de la série, présenté par Bill Blackbeard et édité par Kitchen Sink Press. Sur la chronologie de la série d&#8217;Outcault (de sa naissance dans <em>Truth</em> en 1894 à sa fin dans le <em>New York Journal</em> en 1898) on pourra lire l&#8217;article de Jean-Paul Gabilliet dans le n°108 du <em>Collectionneur de bandes dessinées</em>, et sur le rôle du &nbsp;&raquo; <em>Yellow Kid</em> &nbsp;&raquo; dans l&#8217;évolution de la bande dessinée (on sait que le sujet provoqua de nombreux débats, certains voyant dans cette série la naissance de la bande dessinée américaine, voire mondiale), on se reportera au livre de Thierry Smolderen : &nbsp;&raquo; <em>Naissances de la bande dessinée</em> &nbsp;&raquo; (Les Impressions Nouvelles, 2009).<br />
<img class="spip_centre" src="http://bdzoom.com/v_2/wp-content/uploads/V1/IMG/jpg/Yellow5.jpg" alt="" /><br />
Cette série, dont l&#8217;histoire de la publication fut certes complexe, ne devrait donc plus receler de mystères. Cependant, un aspect important de l&#8217;œuvre n&#8217;a, me semble-t-il, pas été suffisamment mis en lumière : son appartenance à tout un courant littéraire et artistique des années 1890 qui s&#8217;attachait à montrer le prolétariat new-yorkais – souvent des immigrés de fraîche date, d&#8217;origine irlandaise, et habitant dans le quartier de « The Bowery ». Graphiquement, Outcault ne partait pas de rien, mais s&#8217;inspirait des dessins de Michael Angelo Woolf, qui montrait la vie des enfants dans les taudis. Et c&#8217;est en 1893 que le romancier Stephen Crane avait publié &nbsp;&raquo; <em>Maggie : A Girl of the Streets</em> &laquo;&nbsp;. Il n&#8217;est qu&#8217;à en lire la première phrase pour voir qu&#8217;il s&#8217;agit bien du même monde que celui dépeint par Outcault : « <em>Un petit garçon se tenait sur un tas de gravier et défendait l&#8217;honneur de Rum Alley</em> ». <img class="spip_centre" src="http://bdzoom.com/v_2/wp-content/uploads/V1/IMG/jpg/Yellow6.jpg" alt="" />De Rum Alley au Hogan&#8217;s Alley du « gamin en jaune », il n&#8217;y avait sans doute que quelques pas.</p>
<p><strong>Dominique PETITFAUX</strong></p>
]]></content:encoded>
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