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	<title>BDzoom.com &#187; Gwenaël Jacquet</title>
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		<title>« No Devil » : ça sonne comme du bon rock !</title>
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		<pubDate>Thu, 07 May 2026 02:00:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwenaël Jacquet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Mangas]]></category>

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		<description><![CDATA[Grosse surprise de cette année, du côté des BD de types asiatiques : l’un des meilleurs mangas n’en est pas un ! 
En effet, « No Devil » est écrit et dessiné par un Français. Cela dit, tout est là pour nous le faire oublier : le dessin, la mise en page, l’action, l’humour… sauf le lieu, puisque l’histoire se passe à Paris.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/05/no_devil_img-page11.jpg" rel="lightbox[212121]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-212138" title="no_devil_img-page11" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/05/no_devil_img-page11-555x786.jpg" alt="" width="555" height="786" /></a>« No Devil » narre les mésaventures de Lucie : une jeune fille déjà en retard à l’audition qui pourrait changer sa vie. Elle ne va pas pouvoir s’y rendre, ayant été bousculée sur le chemin par un chasseur de démons. Sa guitare, comme son rêve, est brisée, mais son existence va bel et bien être bouleversée : elle a malencontreusement acquis des caractéristiques démoniaques qu’elle ne contrôle pas (encore) et qui font d’elle la cible privilégiée de ce chasseur.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/05/no_devil_img-page16.jpg" rel="lightbox[212121]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-212140" title="no_devil_img-page16" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/05/no_devil_img-page16-555x786.jpg" alt="" width="555" height="786" /></a>Avec un scénario aussi improbable que celui-ci, le lecteur ne peut s’attendre qu’à des situations rocambolesques. Il est servi : l’action est haletante, les cases sont dynamiques… Tout est fait pour le tenir en haleine. Il est vrai que certains passages sentent un peu trop le réchauffé et font parfois clichés, mais c’est voulu. L’auteur rappelle ainsi l’influence qu’a eue la bande dessinée japonaise sur son travail. Pour les lecteurs les plus attentifs, il a même glissé de nombreux clins d’œil à d’autres séries de mangas.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/05/no_devil_img-page18.jpg" rel="lightbox[212121]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-212141" title="no_devil_img-page18" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/05/no_devil_img-page18-555x786.jpg" alt="" width="555" height="786" /></a><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/05/no_devil_img-page17.jpg" rel="lightbox[212121]" class="lightbox"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-212142" title="no_devil_img-page17" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/05/no_devil_img-page17-150x212.jpg" alt="" width="150" height="212" /></a>Senchiro, c’est le pseudonyme à consonance asiatique que s’est choisi Rodolphe Balageas : un artiste né à Colombes, en 1995. « No Devil » est sa deuxième série. Avant cela, toujours aux éditions Kana, il avait publié, en trois volumes, le récit fantastique « Sweet Konkrete ». Très bien accueillie, cette trilogie montrait d’emblée la maturité et l’expressivité débordante de ce jeune auteur. Avec « No Devil », il franchit une nouvelle étape. Ses poses, déjà dynamiques, sont encore plus réalistes. Son trait gagne en profondeur, l’encrage y est particulièrement soigné. Quant au scénario, il tient la route : si la narration bien japonaise, l’environnement parisien interpellera le lectorat francophone. Si, un jour, ce titre est publié au Japon, il ne déméritera pas à côté des autres mangas et il aura justement la chance d’offrir un petit voyage dans l’Hexagone qui ne devrait pas déplaire à ce lectorat pourtant habitué à ce que toute l’action se passe en terrain connu.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/05/no_devil_img-page44-45.jpg" rel="lightbox[212121]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-212143" title="no_devil_img-page44-45" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/05/no_devil_img-page44-45-555x393.jpg" alt="" width="555" height="393" /></a>Et comme cette œuvre parle de rock, il lui fallait une bande-son pour l’accompagner. Senchiro, plutôt que de piocher dans un patrimoine musical bien fourni, a préféré partager quelques créations personnelles fort agréables et raccord avec chaque chapitre. On peut les écouter dès maintenant sur les différentes plates-formes de <em>streaming</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/05/no_devil_img-page58-59.jpg" rel="lightbox[212121]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-212144" title="no_devil_img-page58-59" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/05/no_devil_img-page58-59-555x393.jpg" alt="" width="555" height="393" /></a>Que vous soyez amateur de surnaturel ou de rock, voire des deux, il faut se plonger dans « No Devil ». L’histoire de Lucie n’est que commencée, la suite, prévue le 18 septembre 2026, s’annonce passionnante. En attendant le second tome : <em>« Let’s rock and roll ! » </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Gwenaël JACQUET</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a title="60 premières pages de la série &quot;No Devil&quot;." href="https://player.dlpdomain.com/player-display?token=iQEdFinzhiU2ANYfkjhH87VU6OHC7b4g" target="_blank"> Les éditions Kana ont mis en ligne les 60 premières pages dessinées par Senchiro de « No Devil » à la disposition des internautes : cliquez dessus le lien. </a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« No Devil » T1 par Senchiro</strong><br />
Éditions Kana (8,10 €) — EAN : 9782505141181<br />
Parution 17 avril 2026</p>
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		<item>
		<title>Zoom sur les meilleures ventes de mangas de mars 2026</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 06:42:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwenaël Jacquet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mangas]]></category>
		<category><![CDATA[Meilleures ventes]]></category>

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		<description><![CDATA[Après un quasi-mois complet, sans qu’aucun manga n’apparaisse dans le classement des meilleures ventes tous genres confondus de GFK/<em>Livres Hebdo</em>, une surprise a pointé le bout de ses pages en dernière semaine. En effet, « Kaiju n° 8 » T16 de Naoya Matsumoto (aux éditions Crunchyroll) fait une timide apparition en 14<sup>e</sup> position pour la semaine du 23 au 29 mars 2026.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Kaiju-N-8-T16-3.jpg" rel="lightbox[211416]" class="lightbox"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-211419" title="Kaiju-N-8-T16-3" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Kaiju-N-8-T16-3-150x235.jpg" alt="" width="150" height="235" /></a>Ce seizième volume de « Kaiju n° 8 » conclut la série avec un combat épique et deux éditions distinctes. La classique — qui se hisse donc en 14<sup>e</sup> place de ce classement hebdomadaire —, ainsi qu’une version <em>collector</em> particulièrement soignée, mais onéreuse (29,99 €, soit environ 23 € de plus que l’édition standard). Rangé dans un boîtier à l’aspect métallisé, le dernier tome est présenté, comme cela est maintenant courant, avec une jaquette exclusive et réversible. Il contient également une pléthore d’objets à même de combler les collectionneurs : un livret d’illustrations de 24 pages, une carte postale, 17 autocollants molletonnés, un <em>pin’s,</em> un petit cadre et un décor imprimé sur un plastique découpé<em>.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Peut-être que ce titre aurait pu être encore mieux classé si les ventes ne s’étaient pas diluées entre ces deux versions.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Kaiju-n_8-tome-16-édition-collector-_manga_.jpg" rel="lightbox[211416]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211420" title="Kaiju-n_8-tome-16-édition-collector-_manga_" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Kaiju-n_8-tome-16-édition-collector-_manga_-555x693.jpg" alt="" width="555" height="693" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Ce tome final est centré sur l’action et le sacrifice, avec la bataille finale contre le redoutable Kaiju n° 9. Kafka, ressuscité par la foi de ses camarades, fusionne totalement avec le Kaiju n° 8. Ce choix lui permet de reprendre le combat avec une puissance accrue, mais le condamne probablement à disparaître après la victoire…</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Kaiju-N-8-T16-2-HD.jpg" rel="lightbox[211416]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211421" title="Kaiju-N-8-T16-2-HD" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Kaiju-N-8-T16-2-HD-555x435.jpg" alt="" width="555" height="435" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">C’est intense, graphique et efficace, même si un poil trop académique. Certes, l’action est au rendez-vous et les liens entre les personnages sont bien exploités, mais la conclusion reste assez prévisible, car elle répond aux codes du genre <em>blockbuster </em>d’action. Cependant, « Kaiju n° 8 » reste une série divertissante aux graphismes nerveux et soignés. Ceci explique, sans doute, pourquoi c’est le seul manga qui a réussi à se glisser dans ce classement général réalisé par GFK/<em>Livres Hebdo</em>, en ce mois de mars 2026.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Gwenaël JACQUET</strong></p>
<table cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top"><strong>Titre</strong><strong></strong></td>
<td valign="top">23 au 29 mars 2026</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Kaiju n° 8 T16</strong></td>
<td valign="top">14</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Zoom sur les meilleures ventes de mangas de février 2026</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 00:00:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwenaël Jacquet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mangas]]></category>
		<category><![CDATA[Meilleures ventes]]></category>

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		<description><![CDATA[Les éditions Ki-oon frappent fort en ce mois de février avec trois mangas qui se classent dans le Top 20 des meilleures ventes de livres tous genre confondu : le volume 16 de la série « Les Carnets de l’apothicaire », ainsi que les deux premiers <em>opus</em> d’« Ichi the Witch » — sortis de manière concomitante et ayant bénéficié d’un excellent lancement — qui se classent aux 15<sup>e</sup> et 18<sup>e</sup> rangs dans la semaine du 9 au 15 février 2026.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Si les bandes dessinées font l’objet d’un classement particulier de la part de GFK/<em>Livres Hebdo</em>, les mangas sont, quant à eux, disséminés dans les 20 meilleures ventes hebdomadaires, au milieu des romans à succès comme ceux de Freida McFadden (« La Femme de ménage »…) ou le poignant témoignage de Gisèle Pelicot (« Et la joie de vivre »). Au milieu de cette indexation de titres littéraires, il arrive que des livres illustrés s’y faufilent : et ce sont souvent des mangas ! Cela prouve la vitalité de ce marché toujours plus important en France, malgré un certain recul dû aux trop nombreux titres mis à disposition du public.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme annoncé en préambule, les éditions Ki-oon ont frappé fort en ce mois de février, avec le manga « Ichi the Witch », dont les deux premiers volumes (avec un tirage de 100 000 exemplaires pour le premier et 60 000 exemplaires pour le second), sortis le 12 février 2026, se sont positionnés comme le meilleur lancement de l’éditeur, dans un marché plutôt moribond. Cette série détrône « Frieren » qui avait, de son côté, fait un excellent démarrage en 2022. Pour ce faire, les éditions Ki-oon ont mis en place une opération <em>marketing </em>conséquente pour établir solidement le succès de la série : prévente avec cadeau à la clef, coffret <em>collector </em>avec une plaque métal, porte-clefs, ainsi que l’inévitable jaquette réversible. Durant 15 jours avant la sortie des volumes imprimés, tous les chapitres de la série pouvaient être consultés gratuitement sur le site de <em>Manga Nova</em>. Campagne d’affichage national… Bref, toute cette communication a payé, puisque, aujourd’hui, Ichi dépasse, du moins pour la semaine du 9 au 15 février 2026, des acteurs historiques comme Astérix ou Mortelle Adéle.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-210639" title="Ichi-the-Witch-collector" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/03/Ichi-the-Witch-collector1-555x823.jpg" alt="" width="555" height="823" /></p>
<p style="text-align: justify;">« Ichi the Witch » narre les aventures d’Ichi qui est l’unique personnage de sexe masculin ayant réussi à acquérir des pouvoirs de sorcière dans un monde où seules les femmes ont normalement ce privilège. La vie d’Ichi a très mal commencé : abandonné, il doit son salut à son envie de vivre, ainsi que son couteau qui lui a permis d’occire en premier les animaux qui voulaient le tuer.</p>
<p style="text-align: justify;">« Ichi the Witch » est l’œuvre de deux auteurs déjà connus en France. Le scénariste Osamu Nishi pour son manga « Iruma à l’école des démons » et la dessinatrice Shiro Usazaki qui a œuvré sur le manga au destin tragique « Act-Age » : stoppée prématurément à la suite d’accusations d’attouchements sur mineures à l’encontre du scénariste de la série, Tatsuya Matsuki, il s’agissait pourtant de l’une des séries phares du catalogue des éditions Jump. Cependant, à l’époque, la dessinatrice n’avait pas souhaité continuer à mettre en images cette histoire créée par un prédateur sexuel.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-210640" title="Ichi-the-Witch-T01-pa" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/03/Ichi-the-Witch-T01-pa-555x849.jpg" alt="" width="555" height="849" /></p>
<p style="text-align: justify;">Ce manga signe donc le grand retour de Shiro Usazaki à sa planche à dessin. Si son trait est toujours aussi agréable et dynamique, ses planches sont plus féminines et chargées, malgré le positionnement shōnen de la série. Les cases sont éclatées et l’action est bouillonnante. On sent que l’autrice se fait plaisir en multipliant les détails. Les décors sont également bien travaillés : surtout ceux de la nature qui au départ est le lieu de vie d’Ichi.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec seulement cinq tomes déjà publiés au Japon, la série semble bien partie pour conquérir les Français avec cet excellent lancement, malgré sa sortie du classement des 20 meilleures ventes compilé par GFK/<em>Livres Hebdo</em>, dès la semaine suivante.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Autres mouvements notoires de ce classement du mois de février…</strong><strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/03/Chainsaw-Man-T21.jpg" rel="lightbox[210609]" class="lightbox"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-210641" title="Chainsaw-Man-T21" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/03/Chainsaw-Man-T21-150x235.jpg" alt="" width="150" height="235" /></a>Le tome 21 de l’improbable série « Chainsaw Man » de Tatsuki Fujimoto (chez Crunchyroll) se positionne en 10<sup>e</sup> place sur la semaine du 2 au 8 février 2026 et ressort immédiatement du classement la semaine suivante.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/03/Les-Carnets-de-lapothicaire-T16.jpg" rel="lightbox[210609]" class="lightbox"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-210642" title="Les-Carnets-de-lapothicaire-T16" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/03/Les-Carnets-de-lapothicaire-T16-150x207.jpg" alt="" width="150" height="207" /></a>Le volume 16 des « Carnets de l’apothicaire » de Itsuki Nanao, Nekokurage et Touco Shino (tiré par Ki-oon à 120 000 exemplaires) rentre directement à la 5<sup>e</sup> place du classement en seconde semaine (du 9 au 15 février 2026), puis se maintient en 7<sup>e</sup> position (du 16 au 22 février) et descend progressivement à la 10<sup>e</sup> place en quatrième semaine (du 23 février au 1<sup>er</sup> mars). Ce qui en fait quand même l’un des <em>best-sellers </em>du moment, et surtout l’une des rares bandes dessinées à se classer plus de trois semaines d’affilée dans les meilleures ventes en France.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/03/One-Punch-Man-T33.jpg" rel="lightbox[210609]" class="lightbox"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-210643" title="One-Punch-Man-T33" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/03/One-Punch-Man-T33-150x231.jpg" alt="" width="150" height="231" /></a>« One-Punch Man » volume 33 (tiré par Kurokawa à 76 000 ex), la série au long cours de l’antihéros de One et Yusuke Murata, effectue une belle entrée à la 10<sup>e</sup> position en deuxième semaine (9 au 15 février 2026), puis perd cinq places la semaine suivante, en se retrouvant 15<sup>e</sup> (16 au 22 février 2026) avant de tirer sa révérence.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/03/Blue-lock-T31.jpg" rel="lightbox[210609]" class="lightbox"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-210644" title="Blue-lock-T31" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/03/Blue-lock-T31-150x225.jpg" alt="" width="150" height="225" /></a>Score identique, à une semaine près, pour « Blue Lock » (le manga sportif sur le football de Muneyuki Kaneshiro et Yusuke Nomura), avec son 31<sup>e</sup> volume traduit par Lilian Lebrun (tiré par Pika à 80 000 exemplaires) qui prend place au milieu du classement en étant 10<sup>e</sup> des meilleures ventes lors de sa sortie en 3<sup>e</sup> semaine (16 au 22 février 2026) : il sera relégué à la 15<sup>e</sup> place la semaine suivante (du 23 février au 1<sup>er</sup> mars).</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/03/Berserk-Prestige-T04.jpg" rel="lightbox[210609]" class="lightbox"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-210645" title="Berserk-Prestige-T04" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/03/Berserk-Prestige-T04-150x210.jpg" alt="" width="150" height="210" /></a>La bonne surprise vient du 4<sup>e</sup> volume de la réédition de « Berserk » par le défunt Kentaro Miura (chez Glénat) qui se place quand même en 12<sup>e</sup> position des ventes, lors de la troisième semaine (du 16 au 22 février 2026) du classement GFK/<em>Livres Hebdo</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette série, que l’on pensait arrêtée du fait du décès de son auteur en 2021, continue malgré tout sous la supervision de Kouji Mori, avec l’équipe du Studio Gaga.</p>
<p style="text-align: justify;">Un bon choix, puisque ce titre a indéniablement toujours les faveurs du public, comme le prouve le très bon classement de cette réédition dans une version de prestige plutôt onéreuse (24,90 €).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Gwenaël JACQUET</strong></p>
<table cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top"><strong>Titres</strong></td>
<td valign="top">2 au 8<br />
févr. 2026</td>
<td valign="top">9 au 15févr. 2026</td>
<td valign="top">16 au 22<br />
févr. 2026</td>
<td valign="top">23 févr. au<br />
1<sup>er</sup> mars 2026</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Chainsaw Man T21</strong></td>
<td valign="top">1O</td>
<td valign="top">-</td>
<td valign="top">-</td>
<td valign="top">-</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Ichi the Witch T1</strong></td>
<td valign="top">-</td>
<td valign="top">15</td>
<td valign="top">-</td>
<td valign="top">-</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Ichi the Witch T2</strong></td>
<td valign="top">-</td>
<td valign="top">18</td>
<td valign="top">-</td>
<td valign="top">-</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Les Carnets de l’apothicaire T16</strong></td>
<td valign="top">-</td>
<td valign="top">5</td>
<td valign="top">7</td>
<td valign="top">10</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>One-Punch Man T33</strong></td>
<td valign="top">-</td>
<td valign="top">10</td>
<td valign="top">15</td>
<td valign="top">-</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Blue Lock T31</strong></td>
<td valign="top">-</td>
<td valign="top">-</td>
<td valign="top">10</td>
<td valign="top">15</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Berserk (édition prestige) T4</strong></td>
<td valign="top">-</td>
<td valign="top">-</td>
<td valign="top">12</td>
<td valign="top">-</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>80 ans après la bombe, Gen revient témoigner…</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 00:00:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwenaël Jacquet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mangas]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>

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		<description><![CDATA[Épuisée depuis longtemps en version française, la série « Gen aux pieds nus » de Keiji Nakazawa revient dans une édition retravaillée. Cette parution arrive juste à temps pour célébrer les 80 ans de la défaite japonaise, dont le peuple est toujours à ce jour le seul de l’histoire à avoir été soumis au terrible impact d’une bombe atomique. Témoignage poignant, ce <em>manga</em> se doit d’être lu pour que les cauchemars du passé ne se reproduisent pas : c’est du moins le sens du message de son auteur, lequel en a fait un véritable pamphlet antimilitariste.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_T1-extrait13.jpg" rel="lightbox[206574]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-206594" title="GEN_T1-extrait13" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_T1-extrait13-555x818.jpg" alt="" width="555" height="818" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">« Gen aux pieds nus » est une œuvre semi-autobiographique. Publiée à partir de 1973 dans la revue <em>Shonen Jump</em> au Japon, c’est le tout premier <em>manga</em> — et encore, à ce jour, l’un des seuls publiés dans un format aussi long et détaillé — à aborder frontalement, et sans détour, l’attaque sanglante sur la ville japonaise d’Hiroshima via une arme de destruction aux ampleurs inédites : la bombe atomique. L’auteur, Keiji Nakazawa, était lui-même un <em>hibakusha</em> (survivant de la bombe) et une grande partie de sa famille a péri lors de l’explosion.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_T1-extrait12S.jpg" rel="lightbox[206574]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-206579" title="GEN_T1-extrait12S" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_T1-extrait12S-555x401.jpg" alt="" width="555" height="401" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La particularité de cette œuvre réside dans son récit qui n’est pas un simple reportage sur l’instant précis du largage de Little Boy, mais également sur les prémices de la montée du nationalisme japonais et de l’endoctrinement des jeunes dans une guerre inutile, puis des longues répercussions qu’a eues l’utilisation de l’arme atomique sur la ville d’Hiroshima et ses habitants. Cela reste une dénonciation cinglante de la guerre et de la misère qu’elle engendre.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_T1-extrait10.jpg" rel="lightbox[206574]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-206580" title="GEN_T1-extrait10" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_T1-extrait10-555x843.jpg" alt="" width="555" height="843" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Cette édition est préfacée par Art Spiegelman (« Maus ») qui nous décrit sa première rencontre avec ce <em>manga</em> : <em>« Gen me hante encore, des décennies après que je l’ai découvert, c’était à la fin des années 1970, quand les premiers volumes furent traduits et publiés en anglais…/… j’avais la grippe et j’ai lu “Gen aux pieds nus” pour la première fois en pleine fièvre : l’œuvre s’est gravée dans mon cerveau, avec toute l’intensité d’un rêve fiévreux. »</em> Cette préface fut spécialement réécrite pour l’édition française, sur la base de sa version anglaise publiée dans l’édition du début des années 1990. Elle est extrêmement intéressante et décrit parfaitement, en quelques lignes, la force de la narration et pourquoi il est nécessaire de lire cette œuvre.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_T1-extrait9.jpg" rel="lightbox[206574]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-206582" title="GEN_T1-extrait9" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_T1-extrait9-555x868.jpg" alt="" width="555" height="868" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">À mesure que la génération des survivants s’éteint, le <em>manga</em> de Nakazawa devient un élément fondamental de la mémoire universelle, perpétuant le témoignage des victimes et rappelant les conséquences inimaginables de l’arme nucléaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une saga en trois parties</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Avant le bombardement, durant tout le premier tome, Nakazawa dépeint de manière critique une société japonaise en proie au fanatisme nationaliste. Il montre l’endoctrinement qui s’infiltre jusqu’à l’enseignement que reçoivent les jeunes et à la discrimination envers ceux qui, comme le père de Gen, osent s’opposer à la guerre. La famille Nakaoka est ostracisée pour son pacifisme. Durant cette longue introduction, le lecteur a le temps de s’attacher à la famille Nakaoka, ce qui va rendre leur destin tragique d’autant plus déchirant.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_T1-extrait11S.jpg" rel="lightbox[206574]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-206584" title="GEN_T1-extrait11S" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_T1-extrait11S-555x420.jpg" alt="" width="555" height="420" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_T1-extrait7s.jpg" rel="lightbox[206574]" class="lightbox"><img class="alignright size-medium wp-image-206583" title="GEN_T1-extrait7s" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_T1-extrait7s-205x318.jpg" alt="" width="205" height="318" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Lors de l’explosion de la bombe, dans les dernières pages du premier volume, le récit prend une tout autre tournure et perd d’un coup sa légèreté. Le second tome commence donc dans les ruines d’une ville totalement détruite. Nakazawa n’épargne en rien le lecteur : il dépeint de manière dramatique, mais avec justesse, la vision cauchemardesque du souffle qui a tout balayé. Les corps qui fondent sous l’effet de la chaleur, ​les bâtiments qui brûlent et s’effondrent, les habitants pris au piège d’une ville rasée qui va devenir leur tombeau, rien n’est éludé. C’est cette violence graphique, inhabituelle pour l’époque dans un <em>manga</em> — même si celui-ci se veut réaliste —, qui donne toute son ampleur à un récit dépeignant, sans fioritures, l’horreur vécue par les humains peuplant cette petite ville japonaise. Cette représentation crue ne sert qu’un seul but : montrer la réalité absolue de l’arme nucléaire pour que personne ne puisse l’oublier.</p>
<p style="text-align: justify;">Et, enfin, la partie la plus longue, après la bombe, retrace le parcours de Gen et ce qu’il reste de sa famille. Malgré l’horreur omniprésente où sont évoqués sans détour des sujets aussi vastes que la discrimination des survivants (Hibakusha), l’occupation américaine, la débrouille quotidienne, le marché noir, la guerre de Corée et la discrimination de son peuple, les effets des radiations et la lente agonie des rescapés, le récit reste pourtant dominé par l’optimisme indéfectible et la résilience de Gen. Il va garder au fond de lui l’enseignement de son père : être comme le blé, piétiné, il germe et pousse encore plus fort. Pourtant, il est aussi régulièrement en proie à des cauchemars et d’images régulièrement, ne voulant pas accepter la mort tragique de son père, de sa sœur et de son frère brûlés vifs dans l’incendie de leur maison qui s’est effondrée sur eux.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_T1-extrait8.jpg" rel="lightbox[206574]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-206581" title="GEN_T1-extrait8" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_T1-extrait8-555x818.jpg" alt="" width="555" height="818" /></a><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_T1-extraitDP.jpg" rel="lightbox[206574]" class="lightbox"><br />
</a></p>
<p style="text-align: justify;">C’est un message de paix et d’humanité qui prend malheureusement racine dans la destruction et la douleur. Les différents protagonistes doivent se reconstruire coûte que coûte, être forts face à l’adversité et continuer de vivre, malgré la douleur et les reproches. Ils restent pourtant profondément humains avec leurs forces, ainsi qu’avec leurs faiblesses qui ne sont jamais oubliées. Rien n’est éludé dans ce récit, et c’est ce qui en fait une œuvre magistrale et un témoignage fort sur la résilience d’un peuple dans l’adversité.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_T1-extrait7B.jpg" rel="lightbox[206574]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-206588" title="GEN_T1-extrait7B" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_T1-extrait7B-555x428.jpg" alt="" width="555" height="428" /></a>Bien qu’il soit considéré comme un chef-d’œuvre de narration, le graphisme pourrait rebuter certains lecteurs. Celui-ci est à la fois caricatural et désuet. Il correspond pourtant parfaitement aux canons des <em>mangas</em> des années 1970 avec des personnages tout en rondeur aux expressions excessivement caricaturales. L’action est surjouée et le trait est grossi, comme si tout cela n’était qu’une comédie déclamée avec grandiloquence. Néanmoins, le lecteur moderne aurait tort de s’arrêter à cette vision primaire, car la brutalité et la simplicité du trait accentuent finalement la dureté du récit : elle lui confère une honnêteté qui renforce ce témoignage historique. Ce style de <em>manga</em><em>s, </em>expressif, à la légèreté graphique combinée à une exagération émotionnelle, arrivent à assouplir le côté purement dramatique. Cela réduit certaines tensions, tout en renforçant ces moments tragiques où l’on ne peut s’empêcher d’être emphatique face à la souffrance.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_T1-extrait5.jpg" rel="lightbox[206574]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-206589" title="GEN_T1-extrait5" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_T1-extrait5-555x816.jpg" alt="" width="555" height="816" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Cette édition n’est pas la première à être distribuée en France, mais elle a été totalement revue : nouvelle maquette, nouvelle traduction de Vincent Zouzoulkovsky et Koshi Miyoshi et ajout de la préface par Art Spiegelman, le créateur de « Maus », autre série, américaine cette fois-ci, montrant les horreurs qu’engendre la guerre et l’extermination des juifs. Il existe de nombreuses versions à travers le monde, mais la France fut une nouvelle fois pionnière dans la découverte de ce titre grâce aux éditions Humanoïdes associés qui n’ont malheureusement édité, en 1983, que le premier volume de la série jusqu’à l’explosion de la bombe. C’est historiquement le premier <em>manga </em>publié en France dans une édition proche de la version japonaise : format réduit par rapport aux bandes dessinées traditionnelles et pagination élevée <strong>(1)</strong>. Malheureusement, elle était traduite de l’anglais, alors que la version actuelle l’est bien du japonais. Les éditions Albin Michel publièrent un volume unique reprenant le premier tome et une partie du second pour former un récit complet sous le titre provocateur de « Mourir pour le Japon ». Une première édition complète par Vertige Graphic fut disponible entre 2003 et 2017, avec notamment quelques modifications nécessaires par rapport à l’œuvre originale comme la disparition d’Albert Einstein des premiers essais de la bombe, celui-ci n’ayant jamais assisté à ce genre d’exercice militaire. Modification effectuée par Nakazawa lui-même afin de mieux coller à la réalité des faits.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_T1-extrait6.jpg" rel="lightbox[206574]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-206590" title="GEN_T1-extrait6" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_T1-extrait6-555x809.jpg" alt="" width="555" height="809" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Né à Hiroshima en 1939, Nakazawa déménage définitivement à Tokyo en 1961, à l’âge de 22 ans, pour devenir dessinateur professionnel. Comme il se doit, il devient assistant d’auteurs chevronnés avant de pouvoir publier sa première série en 1963 : « Spark 1 », un récit d’action mêlant suspense et course automobile. Il enchaîne machinalement les récits en respectant les envies des lecteurs de l’époque. Sa production sans saveur particulière va prendre un tournant plus dramatique en 1966, au décès de sa mère des suites des radiations. ​Deux ans plus tard, il publie « Kuroi ame ni utarete » (« Sous une pluie noire ») : son premier récit sur les suites du largage de la bombe nucléaire, lequel engendra une pluie noire radioactive. Puis, en 1972, la rédaction du <em>Shonen Jump</em>, le magazine de BD le plus en vogue à l’époque, demande à ses auteurs de proposer un récit personnel et autobiographique. Pour la première fois, Nakazawa va donc évoquer sur 48 pages son propre passé tragique avec « Ore wa mitai » (Je l’ai vu !). Ce récit va être l’étincelle qui va faire naître son chef-d’œuvre que l’on retrouve aujourd’hui en français.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_T1-extrait4.jpg" rel="lightbox[206574]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-206591" title="GEN_T1-extrait4" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_T1-extrait4-555x827.jpg" alt="" width="555" height="827" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">À la suite d’un accueil positif des lecteurs, son éditeur a donc réclamé à Nakazawa de développer son récit dans une saga qui est aujourd’hui rééditée en France. Il va s’y atteler durant de nombreuses années, de 1973 à 1985, afin de développer, sans détour, la vie dans un Japon ayant perdu la guerre. Devenu activiste de la paix par la force des choses, il va utiliser son œuvre comme un outil de pacifisme et d’éducation. « Gen » fut un tournant dans la carrière de Nazawa, puisque la plupart de ses créations futures seront en lien avec les conséquences de la bombe. Travail de mémoire qu’il effectuera jusqu’en septembre 2009, où il prendra officiellement sa retraite à cause de son diabète qui lui a engendré une cataracte l’empêchant d’exercer pleinement son travail d’artiste. Il est paisiblement décédé le 19 décembre 2012 des suites d’un cancer du poumon.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_T1-extrait4.jpg" rel="lightbox[206574]" class="lightbox"><br />
</a><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_T1-extraitDP.jpg" rel="lightbox[206574]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-206586" title="GEN_T1-extraitDP" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_T1-extraitDP-555x405.jpg" alt="" width="555" height="405" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pour sa première incursion dans l’édition de <em>manga</em>, les éditions du Tripode ont choisi une œuvre emblématique et universellement acclamée pour son message. L’écrin est à la hauteur de leurs ambitions, avec des couvertures sobres qui reprennent une illustration emblématique en noir et blanc rehaussée, pour chaque volume, d’un pavé de couleur différente où figure le titre. Titre qui, pour la première fois, est plus proche de la version japonaise <strong>(2)</strong> que le simple « Gen d’Hiroshima » des précédentes éditions. À partir de ce mois d’octobre, un nouveau volume sera publié tous les deux mois jusqu’au début de l’année 2027. Sur dix volumes, la vie tumultueuse de Gen va s’étendre de ses six ans en avril 1945 jusqu’à son adolescence en août 1953.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_T1-cheval-en-feu.jpg" rel="lightbox[206574]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-206587" title="GEN_T1-cheval-en-feu" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_T1-cheval-en-feu-555x874.jpg" alt="" width="555" height="874" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Il faut lire « Gen aux pieds nus », même si vous n’êtes pas attiré par le genre <em>manga</em>. C’est un travail de mémoire qu’il est, aujourd’hui, et plus que jamais, nécessaire de mettre en avant. La guerre et ses conséquences tragiques ne devraient plus se reproduire et l’humain devrait pouvoir vivre en paix et de manière civilisée. Or, l’actualité démontre régulièrement le contraire. N’éludons pas les souffrances du passé et utilisons-les pour renforcer notre soif de vivre au présent. Keiji Nakazawa a passé sa vie à défendre la paix grâce à son récit optimiste et profondément pacifiste : écoutons-le, transmettons sa parole, acceptons ses images crues et souvent dérangeantes comme un témoignage poignant et indispensable sur la nature humaine. Si vous n’avez pas déjà la version de Vertige Graphic, cette nouvelle édition est indispensable à toute bibliothèque qui se respecte.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Gwenaël JACQUET</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_couv_T1.jpg" rel="lightbox[206574]" class="lightbox"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-206577" title="GEN_couv_T1" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_couv_T1-150x209.jpg" alt="" width="150" height="209" /></a><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_couv_T2.jpg" rel="lightbox[206574]" class="lightbox"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-206578" title="GEN_couv_T2" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/10/GEN_couv_T2-150x209.jpg" alt="" width="150" height="209" /></a>« Gen aux pieds nus » T1 par Keiji Nakazawa</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong> Éditions Le Tripode (13,90 €) — EAN : 9782370554703</p>
<p style="text-align: justify;">Parution: 2 octobre 2025</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Gen aux pieds nus » T2 par Keiji Nakazawa</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong> Éditions Le Tripode (13,90 €) — EAN : 9782370554710</p>
<p style="text-align: justify;">Parution: 2 octobre 2025</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>(1)  </strong>Avant cela, les éditions Takemoto et Keselring vont éditer la revue<em> </em><em>Le Cri qui tue</em> : un magazine en noir et blanc, mais au format européen. Puis, en 1979, « Le Vent du nord est comme le hennissement du cheval noir » : une BD souple qui sera pareillement proposée dans une édition de grande taille et une pagination réduite. Il y avait également, dans les années 1960, la traduction d’un <em>manga</em> de samouraï dans la revue <em>Judo KDK</em> qui est restée très confidentielle et n’était surtout qu’un supplément encarté dans un magazine national.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>(2)  </strong>Même si, personnellement, je l’aurais traduit moins littéralement par « Gen, le va nu pied ».</p>
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		<title>Arale et Son Goku sont orphelins : Akira Toriyama nous a quittés !</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Mar 2024 15:07:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwenaël Jacquet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>

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		<description><![CDATA[Stupeur dans le monde du manga, le génial créateur de « Dragon Ball » est décédé le 1ᵉʳ mars 2024, à la suite d'un hématome sous-dural aigu, sûrement dû à un choc crânien. Né à Nagoya, en 1955, il n'avait que 68 ans. En plus de sa saga légendaire où l'on suit l'évolution du prodige des arts martiaux Son Goku, on  lui doit également de nombreux autres succès comme « Dr Slump » ou le jeu « Dragon Quest ».]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/DragonBall-1.jpg" rel="lightbox[193706]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-193745" title="DragonBall-1" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/DragonBall-1-555x865.jpg" alt="" width="555" height="865" /></a>C&#8217;est un communiqué de Bird Studio, qui nous a appris la triste nouvelle. Cette entité qu&#8217;il avait fondée pour produire ses œuvres laisse aujourd&#8217;hui orphelins ses assistants. « Dragon Ball » ne va pourtant pas s&#8217;arrêter là : la série ayant été reprise par Toyotaro, depuis le 20 juin 2015, dans le magazine<em> V Jump</em> au Japon. Son œuvre va donc lui survivre et c&#8217;est une bonne chose, à la fois pour sa mémoire et pour ses fans. Son décès ne fut annoncé qu’au bout de huit jours : sa famille, consciente de son immense popularité, a voulu faire son deuil dans l&#8217;intimité, loin du retentissement médiatique mondial que cette nouvelle inattendue a pu provoquer.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/ToriStudio.jpg" rel="lightbox[193706]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-193713" title="ToriStudio" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/ToriStudio-555x339.jpg" alt="" width="555" height="339" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est dans le 51<sup>e </sup>numéro de l&#8217;année 1984 du <em>Shukan <em>Shonen Jump</em></em>, le 20 novembre exactement, que le premier chapitre de « Dragon Ball » fut prépublié : ce qui marqua le début d&#8217;une saga qui allait faire connaître le nom d&#8217;Akira Toriyama dans le monde entier. La série-fleuve comporte 519 chapitres, 153 épisodes d&#8217;animation de 25 minutes pour la première partie et 291 épisodes dans sa version « Dragon Ball Z », où le héros passe du statut d’enfant innocent à un adolescent surpuissant, puis un père de famille pour finalement devenir l’égale des dieux. Le manga fut compilé en 42 volumes et la suite, sous-titrée « Super », comporte déjà plus d’une vingtaine de tomes et n’est pas prête de s’arrêter. Plus d’une trentaine de films télévisuels ou cinématographiques complète la saga, avec des histoires originales ou des résumés de la série. Il existe même un film avec acteurs, mais celui-ci est loin d’être mémorable. Bien sûr, on ne compte plus les jouets, vêtements et autres produits dérivés qui véhiculent l’image de l’univers de « Dragon Ball », même auprès de personnes qui n’ont jamais lu le manga.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/gasapon_dragon_ball_super.jpg" rel="lightbox[193706]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-193720" title="gasapon_dragon_ball_super" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/gasapon_dragon_ball_super-555x460.jpg" alt="" width="555" height="460" /></a>Pourtant, rien ne le prédisposait à un tel succès et Akira Toriyama en fut même le premier surpris, ne comprenant pas pourquoi « Dragon Ball » était devenu le faire de lance du manga. Si « Goldorak » fut le premier choc animé nippon en France pour les enfants des années 1970, « Dragon Ball », et surtout sa suite  « Dragonball Z », fut le catalyseur de la folie manga qui débutait dans les années 1990.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/Dragon-Ball-Z-poster.jpg" rel="lightbox[193706]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-193721" title="Dragon-Ball-Z-poster" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/Dragon-Ball-Z-poster-555x312.jpg" alt="" width="555" height="312" /></a>Dans un entretien accordé au quotidien <em>Asahi</em> en 2013, Akira Toriyama affirmait : <em>« &nbsp;&raquo;Dragon Ball&nbsp;&raquo; est pour moi comme un miracle. Il m’a aidé, avec ma personnalité tordue et difficile, à faire un travail décent et à être accepté par la société</em> ». Il avouait cependant n’avoir<em> « aucune idée »</em> de la raison du succès planétaire de cette œuvre et<em> « espère juste que les lecteurs s&#8217;amuseront en lisant ce travail.</em> <em>»</em></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/Bulma.jpg" rel="lightbox[193706]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-193723" title="Bulma" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/Bulma-555x294.jpg" alt="" width="555" height="294" /></a><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/Melhores-Mang%C3%A1s-de-Akira-Toriyama-1.jpg" rel="lightbox[193706]" class="lightbox"><br />
</a>Le dessin animé « Dragon Ball », diffusé dès 1988 dans « Le Club Dorothée » sur TF1, fut un succès phénoménal à côté des « Chevaliers du Zodiaque », « Ken le survivant », « Nicky Larson » et bien d’autres noms sortis pour la plupart du magazine <em><em>Shonen Jump</em></em>. Succès confirmé avec la version manga éditée en français par les éditions Glénat dès 1993. D’abord en kiosque dans des fascicules d’un peu moins d’une centaine de pages qui scindent un volume japonais en deux, la collection complète totalisera 85 volumes et sera commercialisée jusqu’à son dénouement, en décembre 1999. Plusieurs autres éditions sortiront au fil du temps, afin de fidéliser de nouveaux lecteurs : une dans le sens de lecture française, une autre dans le sens de lecture japonaise, une double, une plus grande appelée <em>Perfect Edition</em>, avec une nouvelle traduction et des pages couleurs : cette même version sera reprise sur un papier de moins bonne qualité par les éditions Atlas, pour une sortie chez les marchands de journaux. Bref, Akira Toriyama a obtenu la gloire et la fortune avec cette série, mais son parcours fut semé d’embûches, comme il le décrit si justement dans le premier recueil de ses histoires courtes.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/Toriyama-histoires-courtes.jpg" rel="lightbox[193706]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-193715" title="Toriyama-histoires-courtes" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/Toriyama-histoires-courtes-555x280.jpg" alt="" width="555" height="280" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Premier éditeur à sortir du manga à grande échelle, les éditions Glénat ont commencé par reprendre les succès de la télévision pour finalement se lancer dans des publications plus audacieuses, mais avec toujours l&#8217;idée de toucher les adolescents de plus en plus nombreux à lire ces illustrés en noir et blanc venue d’Asie. « Dragon Ball » ayant une forte notoriété, il semblait logique de faire découvrir les premiers travaux de son créateur. Ces premiers récits courts d’Akira Toriyama sont regroupés dans trois volumes couvrant une période allant de 1979 à 1994.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_2461.png" rel="lightbox[193706]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-193716" title="IMG_2461" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_2461-555x310.png" alt="" width="555" height="310" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Ce n’est pas tant les histoires elles-mêmes qui nous intéressent, mais plutôt les pages additionnelles que l’auteur a intercalées entre elles, car elles nous permettent d’apprendre beaucoup de choses sur la carrière de Toriyama en restituant chaque œuvre dans le contexte de sa création à l’époque.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_2441.png" rel="lightbox[193706]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-193719" title="IMG_2441" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_2441-555x616.png" alt="" width="555" height="616" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Dès les premières pages, on y découvre Akira Toriyama qui se met en scène sous forme d’un petit homme rabougri, un peu renfermé et portant une sorte de masque à gaz qui cache son visage et qui nous dit : <em>« …j’avais 23 ans, venant de quitter mon travail d’alors, je n’avais rien à faire et j’étais sans le sou. J’ai alors décidé de dessiner un manga et de l’envoyer au </em>Shonen Jump<em>. »</em> (« Akira Toriyama histoires courtes » T1 &#8211; édition Glénat, p. 20)</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-193717" title="IMG_2439" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_2439-555x836.png" alt="" width="555" height="836" /></p>
<p style="text-align: justify;">Son histoire n’a pas été publiée, mais un premier contact encourageant avec celui qui deviendra son éditeur a eu lieu. En effet, contre l’avis de ses parents, il a quitté son ecole d’art et trouvé un emploi comme illustrateur pour une agence de publicité. Cependant, son comportement atypique (retards fréquents, style vestimentaire, difficulté à se lever à l’heure&#8230;) le marginalise rapidement. C’est donc pour travailler à son rythme qu’il veut devenir mangaka. Il ne se rendait absolument pas compte des contraintes du métier et prenait ça comme un travail que l’on peut effectuer en étant oisif et assez bien rémunéré. Il apprendra à ses dépens que ni l’un ni l’autre n’est vrai. Le succès et l’argent n’arrivant qu’avec un travail acharné.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-193718" title="IMG_2440" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_2440-555x389.png" alt="" width="555" height="389" /></p>
<p style="text-align: justify;">Après de nombreux échanges entre les deux hommes, Toriyama arrive enfin à publier sa première histoire : « Wonder Island » ( «L’Île merveilleuse  »). Une aventure de 15 pages où l’on rencontre un soldat japonais de la Seconde Guerre mondiale affublé d’un bec d’oiseau, d’un Tarzan des temps modernes avec sa moustache et ses lunettes de soleil, une mitraillette transformée en lance-pierre, un vampire, un dinosaure, une sorcière et plein d’autres personnages plus grotesque les uns que les autres. Il faut noter que le ton burlesque est annoncé dès la première page, avec un singe sur un skateboard et un poisson volant équipé d’une bouteille d’eau sur le dos. Dans la plus pure veine des publications du <em>Shonen Jump</em>, Akira Toriyama cherche donc à plaire à son public en proposant des récits où le non-sens et l’humour sont de mise.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_2442.png" rel="lightbox[193706]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-193724" title="IMG_2442" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_2442-555x726.png" alt="" width="555" height="726" /></a>Malgré ce premier échec, une seconde chance lui est donnée. Il choisit cette fois-ci de mettre en scène un ersatz d’inspecteur Harry qui devra affronter les fureurs de son chef, les bêtises des policiers subalternes, puis rendus sur l’île, est confronté à un bébé dinosaure cracheur de feu et le fameux Tarzan moderne devenu plus fort que Superman. Défiguré, l’inspecteur rentrera au commissariat en ressemblant à la créature de Frankenstein. Le succès n’arrivant toujours pas, Toriyama se morfond et déclare :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_2443.png" rel="lightbox[193706]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-193725" title="IMG_2443" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_2443-555x391.png" alt="" width="555" height="391" /></a><em>« Je voulais arrêter de dessiner après avoir reçu mes premières payes, mais je me suis ravisé… Durant l’année qui a suivi, j’ai dessiné environ 500 pages qui ont toutes été refusées, sauf une seule fois avec « L’île Spot » qui a été publiée dans un numéro spécial du </em>Shonen Jump<em>… Mais la réaction du public a été froide. Quoi qu’il arrive, j’ai beaucoup appris pendant cette année morose, car j’ai su m’accrocher. Un jour Monsieur Torishima m’a demandé de dessiner une histoire avec une héroïne. Je lui ai obéi contre ma volonté. C’est ainsi qu’est né le manga « Inspecteur Tomato » qui a eu un peu de succès. C’est juste après que j’ai décidé de dessiner un autre manga, le fameux « Docteur Slump » dont le héros était une fille. </em>» (« Akira Toriyama histoires courtes » T1 &#8211; édition Glénat, p. 36)</p>
<p><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/DrSlumpPlanche.jpg" rel="lightbox[193706]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-193714" title="DrSlumpPlanche" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/DrSlumpPlanche-555x839.jpg" alt="" width="555" height="839" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/9782723472272-T.jpg" rel="lightbox[193706]" class="lightbox"><img class="alignleft size-medium wp-image-193735" title="9782723472272-T" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/9782723472272-T-205x298.jpg" alt="" width="205" height="298" /></a>On le voit, son éditeur a joué un rôle important pour motiver et diriger le dessinateur vers un potentiel succès. Néanmoins, ce dernier doit être en mesure de s’accrocher et dessiner sans relâche pour obtenir quelques pages de publication qui, il l’espère, déboucheront vers une série à succès. Une fois « Docteur Slump » lancé, la notoriété d’Akira Toriyama est fulgurante. La publication dura quatre ans et fut rassemblée en 18 volumes. Le succès indéniable de cette série remplie d’humour amena Akira Toriyama à devenir l&#8217;un des piliers du magazine <em>Shonen Jump</em>. Plébiscité par les lecteurs, comme neuf autres de ses confrères, il se verra imposer la réalisation d’un épisode spécial, mais celle-ci venant s’ajouter à son travail hebdomadaire déjà bien chargé ne fut pas une partie de plaisir comme il nous le décrit dans une nouvelle planche entre deux histoires.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>«</em> <em>J’étais content d’être parmi les dix premiers. Mais remplir 45 pages aussi vite fut un travail d’enfer pour moi qui ne dessinait que des histoires de 13 ou 15 pages. J’ai un peu manqué de temps, mais j’ai quand même dessiné 45 pages au feutre… non, pas à la plume, désolé. Par un concours de circonstances malheureux, mon histoire « Pola et Roid » a été classée première, devant les neuf autres… Je me suis senti un peu gêné vis-à-vis des autres auteurs. Mais grâce à ça, j’ai gagné un voyage en Europe ! ! Chouette ! !.</em> <em>»</em> (« <em>Akira Toriyama histoires courtes </em>» T1 &#8211; édition Glénat, p. 97)</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-193726" title="IMG_2457" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_2457-555x613.png" alt="" width="555" height="613" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">L’année suivante, rebelote.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« J’ai dessiné ce manga à l’occasion de ma deuxième élection par les lecteurs. Comme je n’avais pas beaucoup de temps, j’ai dû recourir à l’aide de deux assistants, Hishuwashi et Tanigami le génie de la mécanique. Mais gros malheurs, le manga a été refusé. J’ai maudit mon </em>boss<em> : Monsieur Torishima. Il a fallu redessiner le manga en utilisant mes dernières ressources. C’est comme ça que « Mad Matic » est né.</em> <em>»</em> (« <em>Akira Toriyama histoires courtes </em>» T1 &#8211; édition Glénat, p. 143)</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-193727" title="IMG_2458" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_2458-555x605.png" alt="" width="555" height="605" /></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/Dragon.jpg" rel="lightbox[193706]" class="lightbox"><br />
</a><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/toriyama-INK.jpg" rel="lightbox[193706]" class="lightbox"><img class="alignright size-medium wp-image-193739" title="toriyama-INK" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/toriyama-INK-205x191.jpg" alt="" width="205" height="191" /></a>Comme quoi, même en étant une star du <em>Shonen Jump</em> et en étant <em>coaché</em> par un éditeur, il arrive qu’un auteur se fasse refuser ses travaux. C’est de là que vient le succès du magazine : en exigeant toujours le meilleur pour ses lecteurs. Mais c’est aussi à cause de ce système que la vie de mangaka est réputée difficile et éprouvante, aussi bien physiquement que mentalement. Heureusement, aujourd’hui, il existe d’autres types de magazines qui laissent plus de temps à leurs auteurs pour réaliser à leur rythme des œuvres peut-être moins populaires, mais qui essayent d’être plus qualitatifs ou en tout cas plus personnels. En 1983, Toriyama fut de nouveau sélectionné parmi les dix dessinateurs les plus populaires du <em>Shonen Jump</em>. Dans cette dernière page intercalaire, il nous raconte le tirage au sort qui décide de l’ordre de passage des auteurs. Comme lui dit son éditeur : <em>«</em> <em>Plus tu es loin dans le tirage au sort, plus tu as de temps pour dessiner</em>. <em>»</em> (« Akira Toriyama histoires courtes » T1 &#8211; édition Glénat, p. 189)</p>
<p style="text-align: justify;">Akira Toriyama, tout fier, tire le numéro un alors que son éditeur, au fait des contraintes d’édition, l’insulte copieusement. En conséquence : <em>« Il a fallu que je travaille à nouveau dans l’urgence, c’était l&#8217;époque du nouvel an, et j’ai dû bosser alors que les autres faisaient la fête !</em> <em>»</em> (« Akira Toriyama histoires courtes » T1 &#8211; édition Glénat, p. 189)</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-large wp-image-193728" title="IMG_2459" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_2459-555x631.png" alt="" width="555" height="631" /></p>
<p style="text-align: justify;">Toujours en 1983, il publia une nouvelle qui peut être considérée comme les prémices de son œuvre phare : « Dragon Boy ». « Dr. Slump » est toujours publié chaque semaine dans le <em><em>Shonen Jump</em></em>, mais la série va se clôturer l’année suivante. Il faut trouver une nouvelle idée et Toriyama va donc recycler les 15 pages de « Dragon Boy » pour former la trame de « Dragon Ball ». Il mélange cette histoire de son cru avec la légende chinoise du roi des singes : un classique asiatique connu de tous les enfants. Les différences entre « Dragon Boy » et « Dragon Ball » sont minimes. Le héros est un petit garçon maîtrisant les arts martiaux. Il est affublé d’ailes de démon et non une queue de singe. C’est son maître qui vole grâce à un nuage magique, lui voyage avec des véhicules mécaniques sortis de capsules magiques. La présence féminine n’est pas assurée par Bulma, mais par l’horripilante princesse du pays de Ka qu’il faut protégée. Il y a bien une boule contenant un dragon dans l’histoire, mais en cas de danger, il ne sert pas à grand-chose vu sa taille ridicule. « Dragon Boy » est avant tout un récit qui se veut amusant.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_2446.png" rel="lightbox[193706]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-193729" title="IMG_2446" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_2446-555x812.png" alt="" width="555" height="812" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">C’est son éditeur, Monsieur Torishima, qui lui a suggéré de reprendre ces ingrédients pour créer « Dragon Ball ». Les débuts sont modestes, mais au fil de la publication dans <em>Shonen Jump</em>, la série obtient une notoriété qui ne se démentira pas durant les dix années de publication.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_2447.png" rel="lightbox[193706]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-193730" title="IMG_2447" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_2447-555x839.png" alt="" width="555" height="839" /></a>Au grand dam de Toriyama, plus versé dans l’humour que les combats à rallonge, la série fonctionne auprès des lecteurs et lui s’ennuie. Il cherche donc à créer de nouveaux héros pour pouvoir clôturer « Dragon Ball » et se lancer vers des projets plus personnels. Ni « Kennosuké le petit samouraï », ni « Soramaru le petit ninja » et encore moins « Cashman » n’ont obtenu les faveurs du public. Ces essais sous forme de récits courts n’ont pas convaincu les nouveaux lecteurs, toujours plus nombreux, qui ont clairement préféré le manga d’action virile à l’humour.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_2448.png" rel="lightbox[193706]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-193731" title="IMG_2448" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_2448-555x770.png" alt="" width="555" height="770" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_2449.png" rel="lightbox[193706]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-193744" title="IMG_2449" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_2449-555x867.png" alt="" width="555" height="867" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Toriyama a choisi de collaborer avec d’autres auteurs pour continuer l’aventure « Dragon Ball » qui lui survit donc et va sûrement continuer longtemps, cette saga étant plébiscitée par plusieurs générations successives de fans d’action virile aux rebondissements improbables.</p>
<div id="attachment_193709" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/dragonball-Super-1-21.jpg" rel="lightbox[193706]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-193709" title="dragonball-Super-1-21" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/dragonball-Super-1-21-555x407.jpg" alt="" width="555" height="407" /></a><p class="wp-caption-text">Déjà 21 volumes de &quot;Dragon Ball Super&quot; sont publié aujourd&#39;hui.</p></div>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/dragonball-Super-1-21.jpg" rel="lightbox[193706]" class="lightbox"><br />
</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/Couv_250843.jpg" rel="lightbox[193706]" class="lightbox"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-193711" title="Couv_250843" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/Couv_250843-150x219.jpg" alt="" width="150" height="219" /></a><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/dragonquest.jpeg" rel="lightbox[193706]" class="lightbox"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-193712" title="dragonquest" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/dragonquest-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Il ne faut pas résumer la carrière de Toriyama à la seule publication de ses mangas. Il a également travaillé sur d’autres projets, tels que la création de <em>design</em> de personnages pour les jeux vidéo « Dragon Quest », « Chrono Trigger », et « Blue Dragon ».</p>
<p style="text-align: justify;">Il s’est également accordé une parenthèse récréative en 2014 en travaillant avec son ami Masakazu Katsura (« Video Girl Ai », « Zetman »…). Il lui a scénarisé des histoires courtes publiées dans les revues <em>Young Jump</em> et <em>Jump Square</em> que l’on peut retrouver en France dans « Katsuraakira » aux éditions Glénat.</p>
<div id="attachment_193710" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/Katsuraakira_Planche.jpg" rel="lightbox[193706]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-193710" title="Katsuraakira_Planche" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/Katsuraakira_Planche-555x811.jpg" alt="" width="555" height="811" /></a><p class="wp-caption-text">« Katsuraakira ».</p></div>
<p style="text-align: justify;">Ses derniers travaux ont été liés aux adaptations de son manga « Sand Land », dont il a supervisé la production d’un film animé en 2023 et d’un jeu vidéo en 2024. Il écrivait également une suite inédite au manga, pour une adaptation en ligne prévue pour démarrer fin mars 2024, seulement quelques jours après son décès.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/akira-toriyama-dragon-ball-1050x525.jpg" rel="lightbox[193706]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-193732" title="akira-toriyama-dragon-ball-1050x525" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/03/akira-toriyama-dragon-ball-1050x525-555x277.jpg" alt="" width="555" height="277" /></a>Mais n’oublions pas, qu’avant tout, Akira Toriyama était un dessinateur de manga humoristique et que ses créations ne se limitent pas à « Dragon Ball ». Relisons avec délectation ses histoires courtes ou son premier chef-d’œuvre au long court « Dr. Slump » afin de ne pas sombrer dans la morosité que cette disparition pourrait susciter.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Gwenaël JACQUET</strong></p>
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		<title>Attila Futaki, dessinateur de « Percy Jackson » (mais aussi du « Tatoueur » et « Movie Ghost »), est décédé&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Jan 2024 16:20:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwenaël Jacquet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>

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		<description><![CDATA[Le dessinateur hongrois Attila Futaki s’était fait un nom dans les pays francophones grâce à des bandes dessinées policières, bien noires, dans un style inspiré - du moins à ses débuts - par les comics américains. Après son adaptation de la saga « Percy Jackson », ses deux derniers titres aux éditions Grand Angle (« Le Tatoueur » et « Movie Ghost ») l’avaient conforté comme un grand dessinateur sur lequel il fallait compter, aux yeux des lecteurs franco-belges. Né le 27 novembre 1984, il nous a quitté le 2 janvier dernier, atteint par un cancer non diagnostiqué : il n’avait que 39 ans.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/Attila-Futaki.jpg" rel="lightbox[191975]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-191980" title="Attila-Futaki" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/Attila-Futaki.jpg" alt="" width="400" height="400" /></a><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/Spiral-couv.jpg" rel="lightbox[191975]" class="lightbox"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-191981" title="Spiral-couv" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/Spiral-couv-150x199.jpg" alt="" width="150" height="199" /></a>Après une année à l&#8217;école d&#8217;art de Békéscsaba, sa ville natale, Attila Futaki part étudier aux beaux-arts de Budapest auprès de dessinateurs reconnu dont Andràs Karakas : illustrateur de charme et également professeur d&#8217;anatomie à l&#8217;Académie des Arts de Francfort.</p>
<p style="text-align: justify;">Afin de perfectionner son art, il se rendra ensuite en Italie pour apprendre les arcanes du 9<sup>e</sup> art à l’École internationale de bande dessinée de Florence, côtoyant de grosses pointures du milieu : Paolo Eleuteri Serpieri, Paul Karassik, Simone Bianchi, Francesco Champi…</p>
<p style="text-align: justify;">Son parcours montre un réel attachement international, et si son dessin est influencé par les comics indépendants, c’est dans son pays d’origine et également en France, (aux éditions Carabas) qu’il publie son premier ouvrage : « Spiral ».</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/Spiral-planches.jpg" rel="lightbox[191975]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-191982" title="Spiral-planches" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/Spiral-planches-555x371.jpg" alt="" width="555" height="371" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Une œuvre dérangeant où un homme, emprisonné pour le meurtre de sa conjointe, s’enferme dans une folie hallucinatoire, ressassant encore et encore son passé meurtrier, jusqu’à ce qu’un vieillard l’oblige à sortir de cette spirale. Le dessin aquarellé est composé de noir simplement rehaussé par quelques touches de couleurs, dont un rouge sang qui donne son caractère oppressant à ce titre.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/Spiral07.jpg" rel="lightbox[191975]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-191985" title="Spiral07" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/Spiral07-555x743.jpg" alt="" width="555" height="743" /></a>Embarquant avec lui ce premier ouvrage remarqué (mais dont le succès est tout relatif auprès du public), ainsi que la revue hongroise «<em>Roham</em> dont il était rédacteur en chef, il se rend de lui-même au célèbre Comi-Con de San Diego.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/roham.jpg" rel="lightbox[191975]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-191986" title="roham" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/roham-555x262.jpg" alt="" width="555" height="262" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Aidé par le coloriste espagnol José Antonio Villarrubia Jiménez, il sera sélectionné par Disney pour mettre en image l’adaptation de « Percy Jackson ». Avec un dessin remarquable, dans la grande tradition des comics d’aventure, l’histoire adaptée des romans éponymes surfe sur la sortie au cinéma de cette série qui se veut une version moderne de la mythologie grecque. Néanmoins, comme si les romans se suffisaient a eux-même, les adaptations n’ont pas rencontré le large public attendu. Trois volumes sur les cinq prévus sont publiés en français chez 12bis : « Percy Jackson T1 : Le Voleur de foudre » en 2011, « Percy Jackson T2 : La Mer des monstres ») en 2013 et  « Percy Jackson T3 : Le Sort du Titan » en 2014.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/Percy-jackson-couv.jpg" rel="lightbox[191975]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-191987" title="Percy-jackson-couv" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/Percy-jackson-couv-555x259.jpg" alt="" width="555" height="259" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/Couv_184547.jpg" rel="lightbox[191975]" class="lightbox"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-191988" title="Couv_184547" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/Couv_184547-150x227.jpg" alt="" width="150" height="227" /></a>Durant cette période, il va également collaborer au <em>New York Times</em> et ses relations vont de nouveau lui servir.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, Jeff Lemire (« Essex County ») va le présenter au prolifique scénariste Scott Snyder (« American Vampire », « Batman &#8211; La Cour des hiboux ») qui cherche un dessinateur réaliste pour sa nouvelle création : « Severed ».</p>
<p style="text-align: justify;">Publié entre 2011 et 2012 chez Image Comics, les sept tomes de ce comics sont édités en une seule fois en France chez Urban Comics, en 2013.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est un récit horrifique qui narre l’odyssée, faite de mauvaises rencontres, d’un enfant de 12 ans à la recherche de son père biologique dans l’Amérique profonde du début du XX<sup>e</sup> siècle.</p>
<p style="text-align: justify;">Une aventure sans créature monstrueuse qui offre juste la cruauté des humains dans un spectacle malsain.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/severed-planche.jpg" rel="lightbox[191975]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-191989" title="severed-planche" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/severed-planche.jpg" alt="" width="523" height="800" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Durant sa période américaine, il va également publier, en 2012, une courte histoire basée sur l’œuvre d’H.P. Lovecraft « The Nameless City » (« La Cité sans nom »), scénarisé par Pat Mills pour le second volume de « The Lovecraft Anthology ». Ainsi qu’une aventure de Conan (« The Phantoms of the Black Coast ») sur un scénario de Victor Gischler chez Dark Horse Comics, en 2014.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/Hypnose-couv.jpg" rel="lightbox[191975]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-191990" title="Hypnose-couv" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/Hypnose-couv-555x360.jpg" alt="" width="555" height="360" /></a>Développant son propre style graphique et s’affranchissant des stéréotypes du comics, il propose dorénavant des planches aux ombres franches, à la manière de grands <em>thrillers</em>qui offre des personnages bien typés et une ambiance sombre. Il va ainsi publier au Lombard les deux tomes d&#8217;« Hypnos » en 2017 et 2019, sur un scénario de Laurent Galandon : voir <a title="Lien permanent vers « Hypnos T1 : L’Apprentie » par Attila Futaki et Laurent Galandon" href="https://www.bdzoom.com/111279/bd-de-la-semaine/%c2%ab-hypnos-t1-l%e2%80%99apprentie-%c2%bb-par-attila-futaki-et-laurent-galandon/" rel="bookmark">« Hypnos T1 : L’Apprentie » par Attila Futaki et Laurent Galandon</a><span style="color: #000000; font-size: 1.8em;"> </span>sur <em>BDzoom.com</em>. Dans le Paris des années 1919, Camille, une jeune voleuse qui trompe ses victimes en les hypnotisant, va passer un marché avec la police pour espionner des anarchistes qui planifient un attentat contre Clémenceau.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/Hypnos-1.jpg" rel="lightbox[191975]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-191991" title="Hypnos 1" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/Hypnos-1-555x732.jpg" alt="" width="555" height="732" /></a>Le dessin va néanmoins évoluer entre les deux tomes, ce qui va déstabiliser certains lecteurs. Très fin et ligne claire dans la première partie, il va devenir un peu plus gras et moins détaillé dans la seconde : renforçant ainsi le côté énigmatique de l’aventure.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/Hypnos-2.jpg" rel="lightbox[191975]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-191992" title="Hypnos 2" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/Hypnos-2-555x731.jpg" alt="" width="555" height="731" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Entre ces deux volumes, il collabore au projet de « La Bande à Bonnot » aux éditions Glénat. Un pavé de plus d’une centaine de pages romançant la vie d’un des plus grands criminels français (scénario de Jean-David Morvan, Laura Pierce et Stefan Vogel). Dans cet album, son style est de plus en plus ancré dans la tradition des BD franco-belges.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/Couv_340658.jpg" rel="lightbox[191975]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-191993" title="Couv_340658" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/Couv_340658-555x740.jpg" alt="" width="555" height="740" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/ange-budapest.jpg" rel="lightbox[191975]" class="lightbox"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-191994" title="ange-budapest" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/ange-budapest-150x199.jpg" alt="" width="150" height="199" /></a>Avec « L’Ange de Budapest », chez Glénat, il revient pour ainsi dire au pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette histoire complète est basée sur des faits historiques, mais extrêmement bien romancée par Gábor Tallai : un écrivain allemand vivant en Hongrie.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y raconte la vie chaotique et le retour au pays de John Angel : un entrepreneur qui a fait fortune aux États-Unis. Le lecteur y découvre, petit à petit, son passé tourmenté de révolutionnaire sous le nom de Jancsi Angyal.</p>
<p style="text-align: justify;">Ici, Attila Futaki offre une nouvelle facette de son art. Son trait est extrêmement fin et, surtout, il utilise une palette de couleurs qui donne vie et chaleur à ce récit.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est peut-être l&#8217;une des œuvres les plus personnelles qu’il ait réalisée.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/ange-planche.jpg" rel="lightbox[191975]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-191995" title="ange-planche" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/ange-planche-555x737.jpg" alt="" width="555" height="737" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En 2020, c’est au projet collectif franco-anglais « Gryyym » qu’il collabore. Dans ce recueil horrifique, il est le premier publié avec une histoire d’une vingtaine de pages : « Cette nuit-là », d’après un scénario de Gabriel Delmas.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/couv-tat-ghost.jpg" rel="lightbox[191975]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-191996" title="couv-tat-ghost" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/couv-tat-ghost-555x373.jpg" alt="" width="555" height="373" /></a>Et nous arrivons finalement à ses deux derniers titres : « Le Tatoueur » et « Movie Ghosts », polars réalisés pour le label Grand Angle des éditions Bamboo. Son style est de plus en plus classique et maîtrisé. Sa ligne claire aux ombres franches et ses personnages assez réalistes collent parfaitement au genre. Les scénarios étant, cette fois-ci, successivement fournis par Matz et Stephen Desberg.</p>
<div id="attachment_191997" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/Le_tatoueur.jpg" rel="lightbox[191975]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-191997" title="Le_tatoueur" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/Le_tatoueur-555x722.jpg" alt="" width="555" height="722" /></a><p class="wp-caption-text">« Le Tatoueur ».</p></div>
<p style="text-align: justify;">C’est une grande perte pour la bande dessinée mondiale. Le talent d’Attila Futaki, qui n’a cessé d’évoluer vers une maîtrise parfaite du trait, va laisser un grand vide aux amateurs de romans noirs, pour lesquels il commençait tout juste à devenir une référence.</p>
<div id="attachment_191998" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/Movie-Ghost-planche.jpg" rel="lightbox[191975]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-191998" title="Movie-Ghost-planche" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/Movie-Ghost-planche-555x732.jpg" alt="" width="555" height="732" /></a><p class="wp-caption-text">« Movie Ghosts ».</p></div>
<p style="text-align: justify;">Toutes nos pensées vont à sa famille, ses amis et tous ses lecteurs à qui il va grandement manquer.</p>
<div id="attachment_192002" class="wp-caption alignright" style="width: 215px"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/2500_P16.jpg" rel="lightbox[191975]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-192002" title="2500_P16" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2024/01/2500_P16-205x279.jpg" alt="" width="205" height="279" /></a><p class="wp-caption-text">« La Bande à Bonnot ».</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Gwenaël JACQUET, avec un peu de Gilles RATIER</strong></p>
<p><strong>« Spiral »</strong> éditions Carabas &#8211; 18 juin 2008 (20 €)<br />
<strong>« Percy Jackson »</strong> éditions 12bis &#8211; avril 2011 à septembre 2014 (13,90 € le tome)<br />
<strong>« Severed »</strong> éditions Urban Comics &#8211; 25 avril 2013 (19 €)<br />
<strong>« Hypnos » T1</strong> éditions Le Lombard &#8211; 24 février 2017 (14,50 €)<br />
<strong>« La Bande à Bonnot »</strong> éditions Glénat  - 22 août 2018 (19 €)<br />
<strong>« Hypnos » T2</strong> éditions Le Lombard &#8211; 19 avril 2019 (14,50 €)<br />
<strong>« L’Ange de Budapest »</strong> éditions Glénat  - 27 février 2019 (16,08 €)<br />
<strong>« Le Tatoueur »</strong> éditions Bamboo Grand Angle &#8211; 31 mars 2021 (14,90 €)<br />
<strong>« Movie Ghosts »</strong> éditions Bamboo Grand Angle &#8211; 27 avril 2022 (16,90 €)</p>
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		<title>Albator est orphelin&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Feb 2023 15:00:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwenaël Jacquet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>

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		<description><![CDATA[La France perd l'un de ses chevaliers de l’ordre des Arts et des Lettres, en la personne de Leiji Matsumoto. Il avait reçu cette distinction à l’ambassade de France à Tokyo, en octobre 2012, en reconnaissance de sa popularité en France depuis la diffusion de la série animée « Albator » dès 1978. Icōne incontournable du manga dans les années soixante-dix, il avait réussi à faire perdurer son œuvre auprès des jeunes générations en parlant d’écologie et de liberté, bien avant que cela ne soit à la mode. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/Albator-P64.jpg" rel="lightbox[184489]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-184614" title="Albator-P64" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/Albator-P64-555x823.jpg" alt="" width="555" height="823" /></a></p>
<div id="attachment_184615" class="wp-caption alignright" style="width: 215px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/Leiji-matsumoto-chevalier.jpg" rel="lightbox[184489]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-184615" title="Leiji-matsumoto-chevalier" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/Leiji-matsumoto-chevalier-205x205.jpg" alt="" width="205" height="205" /></a><p class="wp-caption-text">Leiji Matsumoto, lors de la remise de l&#39;ordre de chevaliers des Arts et des Lettres en 2012.</p></div>
<p style="text-align: justify;">C’est une insuffisance cardiaque qui a emporté ce créateur à 85 ans, le 13 février 2023. Leiji Matsumoto a passé sa jeunesse dans le sud du Japon : à Kurume, sur l’île de Kyushu, là où il est né en 1938. Son père était officier dans l’aviation de l&#8217;armée japonaise. C’est sûrement de là que lui vient sa passion des avions et surtout son style néo-<em>vintage </em>qui deviendra la marque de fabrique de ses créations spatiales : affichant, à longueur de pages, des cadrans à aiguille désuets dans un monde de vaisseaux futuristes.</p>
<div id="attachment_184616" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/Albator_78.jpg" rel="lightbox[184489]" class="lightbox"><img class="size-thumbnail wp-image-184616" title="Albator_78" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/Albator_78-150x217.jpg" alt="" width="150" height="217" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;intégrale des 42 épisodes de la série « Albator », diffusée au Japon en 1978 et deux ans plus tard en France.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Habitant à moins de 300 km d’Hiroshima, il sera marqué à vie par le lancement de la première bombe nucléaire de l’histoire, alors qu’il n’a pas encore dix ans. Cela se ressent dans son œuvre où prédominent la paix et la survie, en harmonie avec la nature, même si ses récits sont extrêmement guerriers. « Albator », son manga phare &#8211; du moins en France -, ne fait-il pas des humains des colonisateurs ayant spolié la Terre à ses habitants légitimes (des plantes humanoïdes connues dans la version française sous le nom de Sylvidres) ? Mais cette conclusion, les petits Français ayant regardé la série en 1980 ne l’ont pas découverte à l’époque. En effet, les trois derniers épisodes, dévoilant cette tragédie pour ce peuple revenant vers leur planète mère, n’ont jamais été diffusés chez nous. Jugés trop violents, ils ne furent doublés que 30 ans après, lors de la sortie de la version intégrale par AK Vidéo.</p>
<div id="attachment_184617" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/mitsubashi_JP.jpg" rel="lightbox[184489]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-184617" title="mitsubashi_JP" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/mitsubashi_JP-555x296.jpg" alt="" width="555" height="296" /></a><p class="wp-caption-text">« Mitsubachi no Bōken ».</p></div>
<p style="text-align: justify;">La carrière de Leiji Matsumoto ne se limite pas à son pirate de l’espace <strong>(1)</strong> fétiche. À seulement 15 ans, à la suite d&#8217;un concours de jeunes talents, il publie dans le magazine <em>Manga Shōnen</em> sa première bande dessinée (« Mitsubachi no Bōken », traduite « Les Aventures d’une abeille ») <strong>(2)</strong> sous son nom de naissance : Akira Matsumoto. Inspiré par le trait d’Osamu Tezuka, comme tous les jeunes de cette période, il deviendra son assistant, après cette première publication. En 1957, pour démarcher les maisons d’édition, il déménage en plein centre de Tōkyō <strong>(3)</strong>. Ses premières publications sont très différentes de ce qui l’a popularisé dans le monde. Plutôt orienté vers les récits pour filles, il réalise pléthore de <em>shōjo</em> manga dans les revues <em>Shōji</em> et <em>Shōji Club</em>, jusqu’en 1959 : « Ganjisu no Me », « Wakare no Waltz », « Gin no Tani no Maria », « Mizu no Okâsan », « Leclaire Kyōdai no Tabi »&#8230; C’est en 1960 qu’il publie son premier western à succès : « Laramee Tokujō ». Cette série durera deux ans. Puis, s’en suivent de nombreux récits guerriers (« Jungle X », « Zero Pilot, Black Zero », « The World War 3 : The End ») ou de science-fiction (« Planet R », « Metropolis Zero », « Shounen Plasma Sentai », « Denkou Ozma »), ainsi que d’autres westerns (« 5 Giants from Texas ») ou des récits de ninjas (« Ninpou ») et toujours du <em>shōjo</em> (« Hashire Friend »).</p>
<div id="attachment_184620" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/box_matsumoto.jpg" rel="lightbox[184489]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-184620" title="box_matsumoto" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/box_matsumoto-555x183.jpg" alt="" width="555" height="183" /></a><p class="wp-caption-text">Les œuvres de jeunesse de Leiji Matsumoto sont rassemblées dans une boîte de collection sortie en 2014, contenant ses travaux dessinés entre 1949 et 1953 (Leiji avait donc entre 11 et 16 ans) . Elle est titrée « Mitsubachi no Bôken : Matsumoto Leiji Mi Happyô Shoki Sakuhin-shû » (« Les Aventures d’une abeille : œuvres de jeunesse inédites de Leiji Matsumoto »). On y retrouve les premiers travaux publiés, dont « Mitsubachi no Bôken », mais aussi des histoires dessinées pour le journal de son école : « Dragon Tiger », « Kyosei » (« le Géant »), « Tanken-Ô » (« le Roi des Expéditions ») et « Tômei Ningen » (« L’Homme Invisible »).</p></div>
<p style="text-align: justify;">En 1965, il est à un tournant de sa carrière et décide de changer de prénom. Il abandonne le prénom Akira pour devenir Leiji <strong>(4)</strong> Matsumoto. Composé de deux <em>kanji</em> (零士), ce patronyme symbolise le guerrier zéro : c’est-à-dire l’être nouveau, qui recommence toujours avec ténacité et courage. Il marque ainsi son nouveau départ artistique. « Sexaroïd », une série au titre évocateur, dans l’air du temps à la fin de ces années soixante et début soixante-dix, va le faire vraiment connaître d’un public avide de science-fiction.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/sexaroid.jpg" rel="lightbox[184489]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-184622" title="sexaroid" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/sexaroid-555x900.jpg" alt="" width="555" height="900" /></a>À cette période, il va vraiment développer le style particulier que nous lui connaissons tous : avec ces femmes longilignes qu’il avait déjà commencé à exploiter dans ses publications pour filles ou ses héros ténébreux et ses scientifiques rabougris. Il quitte peu à peu l’univers des petites filles et des petits garçons pour s’adresser aux jeunes adolescents et même aux adultes.</p>
<div id="attachment_184623" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/Capitain-Albator-1-5.jpg" rel="lightbox[184489]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-184623" title="Capitain-)Albator-1-5" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/Capitain-Albator-1-5-555x162.jpg" alt="" width="555" height="162" /></a><p class="wp-caption-text">La première édition, conforme à la version japonaise de la série « Capitaine Albator », en cinq volumes chez Kana. Une intégrale les rassemblera plus tard dans un pavé de plus d’un millier de pages.</p></div>
<p style="text-align: justify;">C’est à ce moment-là qu’il crée la série qui ferra son succès en France : « Captain Harlock », autrement dit « Albator ». Même si ce manga fut adapté bien plus tard en animé, puisque c’est la version que nous connaissons dans l’hexagone, son pendant papier n’a jamais été réellement terminé et Leiji Matsumoto est passé à d’autres projets. Son personnage fétiche ne le quittera pourtant plus jamais. Il le fera apparaître dans de nombreuses autres œuvres et arborera même toute sa vie un bonnet siglé du crane emblématique du pirate.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/arcadia.jpg" rel="lightbox[184489]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-184624" title="arcadia" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/arcadia-555x409.jpg" alt="" width="555" height="409" /></a>C’est en 1972 qu’il est récompensé par ses pairs pour sa série<em> shōnen</em> : « Otoko oidon » (« Je suis un garçon ») lors du prix culturel de Kodansha dans la catégorie manga pour garçons. C’est donc un récit classique qui est ici récompensé, alors que ses terrains de jeux sont plutōt tournés vers le western (avec, par exemple, « Gun Frontier » qu’il dessinera cette même année) et la science-fiction, avec notamment un spin-of de Captain Harlock : « Waga seishun no Arcadia » (« L’Arcadia de ma jeunesse »). Comme Osamu Tezuka, Leiji Matsumoto utilise une galerie de personnages récurrents, tels des acteurs qui peuvent revêtir différents costumes en fonction des aventures qu’il souhaite narrer.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/Yamato-Manga.jpg" rel="lightbox[184489]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-184625" title="Yamato Manga" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/Yamato-Manga-555x284.jpg" alt="" width="555" height="284" /></a>Maintenant connu dans le monde du manga, il est sollicité par Academy Productions afin de créer de toutes pièces le visuel pour la future série d’animation « Uchū Senkan Yamato » (« Yamato, le cuirassier de l’espace »), d’après les livres de Yoshinobu Nishizaki. La série, diffusée du 6 octobre 1974 au 30 mars 1975, totalise 26 épisodes. Le spectateur y suit la destinée de Susumu Kodai et d&#8217;un équipage cosmopolite à bord du vaisseau spatial Yamato : son <em>design</em> étant dérivé du cuirassé du même nom ayant combattu durant la Seconde Guerre mondiale. L’équipage doit se rendre sur la planète Iscandar, afin de récupérer un appareil capable d&#8217;inverser le rayonnement nucléaire que les Gamilas &#8211; des envahisseurs extraterrestres &#8211; ont répandu pour rendre notre planète semblable à la leur. « Uchū Senkan Yamato » est l&#8217;une des séries animées les plus populaires des années soixante-dix au Japon. Son thème assez sérieux et la grande inventivité des scénarios assez complexes ont longuement influencé les futurs créateurs des séries comme « Gundam », « Macross » ou « Evangelion », en leur permettant de s’adresser à un vrai public de <em>fan</em> de science-fiction et sortir de la vague des robots géants popularisés par les créations de Go Nagai (« Goldorak »).</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/yamato1.jpg" rel="lightbox[184489]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-184627" title="yamato1" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/yamato1-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/Galaxy-express1.jpg" rel="lightbox[184489]" class="lightbox"><img class="alignleft size-medium wp-image-184628" title="Galaxy-express1" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/Galaxy-express1-205x311.jpg" alt="" width="205" height="311" /></a>Fort de ce succès, il s’est lancé dans ce qui sera son œuvre majeure : « Ginga Tetsudō 9 9 9» (« Galaxy Express 9 9 9 »). La série est publiée sans discontinuer dans la revue <em>Shōnen King</em>, entre 1977 et 1981. La série est ensuite publiée en 14 volumes. Ce premier voyage à bord du Galaxy Express numéro 999 se fait en compagnie de Tetsurō Hoshino : un enfant ayant assisté a l’assassinat de sa mère par un androïde. Sans attache sur cette terre inhospitalière, il décide de tenter le voyage vers une planète où les corps d&#8217;androïdes &#8211; et donc la vie éternelle -, seraient gratuits. Mais le billet pour voyager à bord du Galaxy Express est bien trop cher pour lui. C&#8217;est alors qu&#8217;il rencontre Maetel, une jeune femme bien mystérieuse, qui lui offre son billet sans contrepartie. Leur périple va les amener de planète en planète, pour un voyage initiatique durant lesquels le jeune homme va comprendre la beauté de la vie et son importance.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces réflexions philosophique sur la place de l’humain dans l’univers, l&#8217;immortalité, la place de la machine, et le danger de réaliser certains rêves, rendent cette série extrêmement formatrice et captivante, malgré le peu d’actions spectaculaires émaillant les épisodes. Les volumes 15 à 21 (publiés à partir de 1996) constituent le second voyage de Tetsurō. Alors qu’il est enchaîné dans un bas quartier sombre de Megalopolis, Maetel vient le délivrer et l’emmener dans une nouvelle série de voyages vers la bien nommée planète Eternal. La série complète a été éditée en France par Kana, dès 2004.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-184630" title="GE-999" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/GE-999-555x417.jpg" alt="" width="555" height="417" /></p>
<p style="text-align: justify;">Enchaînant les succès, il continue sur sa lancée avec de nombreuses histoires courtes et séries longues comme « Dangard Ace » qui met en scène des robots transformables, mais qui n’a pas laissé de traces mémorables auprès des fans du genre qui ont toujours préféré le travail de Go Nagai.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/danguard-ace-coul2.jpg" rel="lightbox[184489]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-184632" title="danguard-ace-coul2" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/danguard-ace-coul2-555x281.jpg" alt="" width="555" height="281" /></a></p>
<p><img class="alignright size-thumbnail wp-image-184629" title="starzinger_vhs" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/starzinger_vhs-150x248.jpg" alt="" width="150" height="248" /></p>
<p style="text-align: justify;">Il se mis également à essayer d’adapter la fameuse légende du roi singe, que Toriyama a popularisé avec succès des années plus tard sous le titre « DragonBall ». Mélangeant allègrement le conte classique avec la science-fiction, « Starzinger » est l&#8217;une des rares séries dont les premiers épisodes ont été directement vendus en France en cassettes vidéo remontées au début des années 1980. Il revient donc à ce pour quoi il était connu : « Yamato », en participant à la la deuxième série télé, et le deuxième film du cuirassé en 1978.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/Princesse-Millenium.jpg" rel="lightbox[184489]" class="lightbox"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-184631" title="Princesse Millenium" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/Princesse-Millenium-150x231.jpg" alt="" width="150" height="231" /></a>En 1979, il participe à un nouveau film de « Galaxy Express 999 » et à une troisième série télé pour conclure la saga « Yamato ».</p>
<p style="text-align: justify;">En 1980, il est même co-réalisateur sur le troisième long-métrage « Yamato yo Towa ni ». Il se lance ensuite dans une nouvelle série à succès(« Queen Millennia ») parue dans les journaux<em> Sankei Shimbun</em> et <em>Nishinippon Sports</em>, de janvier 1980 à mai 1983.</p>
<p style="text-align: justify;">Adaptées en une série animée de 42 épisodes par la Toei <strong>(5)</strong>, nous en connaissons surtout le film d&#8217;animation de 1982 qui est directement sorti en cassette vidéo en France et qui reste malheureusement introuvable aujourd’hui. Ce récit de science-fiction est adapté assez librement de l’un des plus vieux contes japonais, lequel raconte la vie de Kaguya-hime : la princesse de la Lune.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/Sayonara999.jpg" rel="lightbox[184489]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-184636" title="Sayonara999" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/Sayonara999.jpg" alt="" width="550" height="776" /></a></p>
<div id="attachment_184638" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/manga_WagaSeishunNoArcadia.jpg" rel="lightbox[184489]" class="lightbox"><img class="size-thumbnail wp-image-184638" title="manga_WagaSeishunNoArcadia" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/manga_WagaSeishunNoArcadia-150x260.jpg" alt="" width="150" height="260" /></a><p class="wp-caption-text">« Waga Seishun no Arcadia » est un manga publié en 1976 dans la revue Big Comic Original de Shogakukan. On y retrouve l’ancêtre d’Albatros : Phantom F. Harlock II.</p></div>
<p style="text-align: justify;">En 1981, il se lance dans ce qui sera son chef-d’œuvre cinématographique « Sayonara Tetsudō 9 9 9 » (« Adieu Galaxy Express 999 ») qui clôture la saga du train de l’espace.</p>
<div id="attachment_184639" class="wp-caption alignleft" style="width: 215px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/arcadia-vinyle.jpg" rel="lightbox[184489]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-184639" title="arcadia-vinyle" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/arcadia-vinyle-205x202.jpg" alt="" width="205" height="202" /></a><p class="wp-caption-text">Vinyle de « Waga Seishun no Arcadia ».</p></div>
<p style="text-align: justify;">En 1982, c’est le film « Waga Seishun No Arcadia » (« L’Atlantis de ma jeunesse ») qui crève l’écran. Devant le succès, une série mêlant <em>space opera</em> et western est commandée. Elle deviendra chez nous « Albator 84 ». Plus simpliste, mais bénéficiant d’une meilleure animation, elle finira de populariser le héros balafré auprès des jeunes Français. Le plus étrange étant que cette série, de seulement 22 épisodes au Japon, fut rallongée à 27 en France, avec l’ajout du film découpé en cinq parties en début de diffusion. Ce qui en fait le plus gros budget d’une série télé d’animation diffusée en France.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ambiance est très différente de la première version de 1978, mais le public français est captivé, car Albator n’a pas de concurrence en face de lui. Ce qui n’est pas le cas au Japon, puisque la série est diffusée en même temps que le chef-d’œuvre de Rumiko Takahashi (« Lamu »), ce qui l’empêchera de captiver les petits Japonais.</p>
<div id="attachment_184637" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/Waga-Seishun-No-Arcadia-movie-and-TV.jpg" rel="lightbox[184489]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-184637" title="Waga Seishun No Arcadia movie and TV" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/Waga-Seishun-No-Arcadia-movie-and-TV-555x382.jpg" alt="" width="555" height="382" /></a><p class="wp-caption-text">« Waga Seishun no Arcadia » (le film) et « Waga Seishun no Arcadia: Mugen Kidou SSX » (la série TV) forment un tout qui a été diffusé en une seule série, sous le titre « Albator 84 » en France.</p></div>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/Interstella-5555-DVD.jpg" rel="lightbox[184489]" class="lightbox"><img class="alignleft size-medium wp-image-184640" title="Interstella 5555-DVD" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/Interstella-5555-DVD-205x288.jpg" alt="" width="205" height="288" /></a>Leiji Matsumoto continuera d’adapter son œuvre en série TV, mais aussi pour le marché de la vidéo. Beaucoup sont disponibles en France: « Cockpit », « La Jeunesse d’Albatros », « Gun Frontiere »… Sa collaboration la plus insolite restera le film « Interstella 5555 : The 5tory of the 5ecret 5tar 5ystem », l’adaptation sous forme de long métrage de l’album « Discoveryc » du duo de musique électronique Daft Punk.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes au début des années 2000 et Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo &#8211; qui forment le groupe Daft Punk -, auréolé de leurs succès à travers le monde, contactent le légendaire Leiji Matsumoto pour lui expliquer leur projet farfelu : mettre en image une histoire sans paroles en enchaînant les différents morceaux de musique qu’ils ont créés pour leur prochain album.</p>
<p style="text-align: justify;">Matsumoto acceptera et, en 2003, sortira cet énorme<em> vidéo clip</em> à la saveur des animés des années 1980 : un succès colossal pour la musique et une redécouverte du monde de Leiji Matsumoto par une jeunesse qui n’avait sûrement jamais entendu parlé de ses héros mythiques.</p>
<div id="attachment_184641" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/Interstella-5555.jpg" rel="lightbox[184489]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-184641" title="Interstella 5555" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/Interstella-5555-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a><p class="wp-caption-text">Même si le graphisme est modernisé pour correspondre aux canons des années 2000, on reconnaît pourtant très facilement le travail de Leiji Matsumoto sur les personnages et les décors kitch du film « Interstella 5555 ».</p></div>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/Harlock-movie.jpg" rel="lightbox[184489]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-184642 alignright" title="Harlock-movie" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/Harlock-movie-205x115.jpg" alt="" width="205" height="115" /></a>C’est cette même jeunesse qui découvrit, en 2013, le long métrage d’« Albator » dans une version en images de synthèse et un scénario internationalisé aux standards américains, bien éloignés du personnage créé 36 ans auparavant, même s’il a été réalisé par une équipe japonaise. Le budget, conséquent pour la Toei, de 30 millions de dollars US nécessitait une diffusion planétaire, afin d’être rentabilisé. Les Français ayant connu les premières versions du personnage ont pour la plupart été déçus, mais ne serait-ce pas toujours le cas pour une madeleine de Proust de cette trempe ?</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/Z49WXG60O4c" frameborder="0" width="560" height="315"></iframe></p>
<div id="attachment_184644" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/journal-de-captain-fulgur.jpg" rel="lightbox[184489]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-184644" title="journal de captain fulgur" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/journal-de-captain-fulgur-555x298.jpg" alt="" width="555" height="298" /></a><p class="wp-caption-text">L’éphémère Journal de Capitaine Fulgur.</p></div>
<p style="text-align: justify;">La notoriété du personnage lui avait déjà valu une adaptation par le studio français Five Stars (composé des dessinateurs Pierre Le Guen, Christian Gaty, Philippe Luguy, René Deynis et Max Lenvers), sous la direction du regretté Claude Moliterni dans<em> Le Journal de Captain Fulgur</em>. Dix numéros furent distribués en kiosque durant l&#8217;année 1980. Toute une série d&#8217;albums, reprenant notamment les histoires déjà publiés, est également sortie aux éditions Dargaud.</p>
<div id="attachment_184643" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/Alabator-dargaud.jpg" rel="lightbox[184489]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-184643" title="Alabator dargaud" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/Alabator-dargaud-555x399.jpg" alt="" width="555" height="399" /></a><p class="wp-caption-text">Les albums publiés entre 1980 et 1981.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Il existe également une version américaine sous forme d’une série de 28 comics réalisée par Ben Dunn puis Tim Eldred et publié par Eternity entre 1989 et 1993 <strong>(6)</strong>, à une époque où le manga n’était pas encore extrêmement populaire en dehors du japon.</p>
<div id="attachment_184647" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/comics_harlock_1.jpg" rel="lightbox[184489]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-184647" title="comics_harlock_1" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/comics_harlock_1-555x876.jpg" alt="" width="555" height="876" /></a><p class="wp-caption-text">« Captain Harlock » par Ben Dunn.</p></div>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/Albator-alquie.jpg" rel="lightbox[184489]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-184649 alignright" title="Albator-alquie" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/Albator-alquie-205x271.jpg" alt="" width="205" height="271" /></a>En 2019, c’est l’auteur français, Jérome Alquié, un vrai amateur français d’animés depuis son enfance, qui développa sa propre version du personnage dans la série en 3 tomes « Mémoires de l’Arcadia », approuvée par Leiji Matsumoto lui-même.</p>
<p style="text-align: justify;">Toute l’œuvre du maître n’est malheureusement pas disponible en français, mais les éditions Kana ont depuis longtemps œuvré pour traduire les récits les plus marquants ; en commençant, bien évidemment, par sa série en cinq tomes « Capitaine Albator », en 2002. Suivra son autre série phare « Galaxie Express 999 » en 21 tomes parus entre 2004 et 2008, ainsi que huit volumes de « L’Anneau des Nibelungen » en 2004, « Queen Emeraldas » en 2016, « Capitaine Albator &#8211; Dimension Voyage » dont il a laissé le dessin des dix recueils à Kouiti Shimaboshi, tout en assurant le scénario en 2016, « V2 Panzer » en 2022, et même quelques recueils d’histoires courtes : « 24 histoires d’un temps lointain » en 2014 et « 25 histoires d’un monde en 4 dimensions » en 2018.</p>
<p style="text-align: justify;">« Cosmoship Yamato » étant, pour cette série, publié par l’éditeur spécialisé dans les séries <em>vintage</em>, Black Box, en trois volumes, en 2015. Tout comme « Danguard Ace », ainsi que « Gun Frontier » en deux volumes en 2016.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/afa97bf3-e501-58b3-652b-125b6daf322c.jpg" rel="lightbox[184489]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-184652" title="afa97bf3-e501-58b3-652b-125b6daf322c" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/afa97bf3-e501-58b3-652b-125b6daf322c-555x312.jpg" alt="" width="555" height="312" /></a>Leiji Matsumoto était un homme empreint de paix et d’humanité. Il y a dix ans, lors du quarantième festival de la bande dessinée d’Angoulême, il était venu partager son travail avec le public francophone et recevoir la distinction de chevaliers de l’ordre des Arts et des Lettres. Il reviendra en 2019 pour rencontrer ses fans à Japan Expo. Leiji Matsumoto restera pour l’éternité le concepteur de séries de science-fiction optimistes et, surtout, l’un des créateurs qui à fait découvrir l’animation venue du Japon à toute une génération de cinquantenaires, tout en restant populaire auprès des jeunes. Il laisse derrière lui sa femme, Miyako Maki, avec qui il était marié depuis 1961. Véritable pionnière du <em>shōjo</em> manga, elle a particulièrement influencé Leiji Matsumoto dans la création de ses femmes fortes et indépendantes.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/GE-1000.jpg" rel="lightbox[184489]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-184651" title="GE-1000" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/GE-1000-555x420.jpg" alt="" width="555" height="420" /></a>Leiji Matsumoto repose dorénavant en paix au milieu des étoiles et reste pour l’éternité le prolifique créateur d’une œuvre rétro futuriste indémodable</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Gwenaël JACQUET</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/albator-neo-retro.jpg" rel="lightbox[184489]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-184659" title="albator-neo-retro" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/albator-neo-retro-555x422.jpg" alt="" width="555" height="422" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>(1)</strong> Albator est un forban et non un corsaire comme la série diffusée en France en 1980 le sous-entend. En effet, un corsaire est un pirate aux ordres d’un roi. Or, Albator ne travaille que pour lui-même et son équipage, il n’est en aucun cas affilié au gouvernement terrestre, puisqu’il le combat et le pille sans scrupule.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>(2)</strong> Ce titre est proche, en japonais, de celui de la série « Maya l’abeille ». Voilà qui explique pourquoi, dans de nombreuses biographies erronées, on lui a attribué la paternité de cet <em>animé </em>japonais diffusé en France dans les années soixante-dix. À la base de ce dessin animé, il y a une série de romans de l&#8217;écrivain allemand Waldemar Bonsels datant de 1912. Les deux œuvres n’ont donc rien en commun, à part un titre proche ! Mais il est certain que Leiji Matsumoto ne connaissait pas l’existence de « Maya l’abeille » lorsqu’il avait 15 ans.<br />
À l’initiative de l’Associazione Culturale Leiji Matsumoto en Italie, qui détenait déjà les droits pour avoir fait une traduction italienne, une édition française (traduite par Jennifer Epton) de cette histoire de 22 pages fut publiée à seulement 50 exemplaires pour une mise en vente à l’occasion du festival Japan Expo de 2018. Le livret propose une préface de Francesco Nicodemo (président de l’association), une interview de Leiji Matsumoto retraçant ses débuts de mangaka, et une postface expliquant plus en détail les conditions du concours.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/HoneyBeesFR.jpg" rel="lightbox[184489]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-184618" title="HoneyBeesFR" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2023/02/HoneyBeesFR-555x412.jpg" alt="" width="555" height="412" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>(3)</strong> Matsumoto va habiter à Bunkyō, proche de Shinjuku : un quartier très populaire, connu des amateurs de mangas comme étant le quartier général de Ryo Saeba dans la série « City Hunter ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>(4)</strong> Leiji qui devrait plutôt s’écrire Reiji selon le système de translittération Hepburn utilisé pour convertir les caractères japonais en alphabet latin. Néanmoins, l’auteur lui-même utilise les deux orthographes en fonction des publications et Leiji s’est peu à peu imposé comme la retranscription officielle a l’étranger.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>(5)</strong> Dix épisodes supplémentaires étaient prévus, mais face au mauvais score d’audience, la série fut raccourcie.</p>
<p><strong>(6)</strong> La série fut stoppée, car Eternity, filiale de Malibu Comics, n&#8217;avait pas négocié auprès de la bonne personne les droits d&#8217;adaptation du personnage pour le territoire américain.</p>
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		<title>Décès de l&#8217;artiste coréen Kim Jung Gi&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Oct 2022 16:19:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwenaël Jacquet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>

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		<description><![CDATA[Kim Jung Gi n'était clairement pas l'artiste le plus prolifique de la bande dessinée. Mais sa production graphique dépasse sûrement celle de la plupart des auteurs de sa génération. C'était surtout un expert de la performance scénique, sachant couvrir une feuille vierge avec minutie devant les yeux ébahis de ses spectateurs. Kim Jung Gi, c'était plus qu'un graphiste anonyme assis seul derrière sa table à dessin, c'était un homme dévoué à ses fans et ses élèves qui savaient reconnaître, en lui, un dessinateur minutieux. C'était surtout un bourreau de travail, et c'est peut-être ce qui l'a emporté ce lundi 3 octobre 2022. Pris d'une crise cardiaque à Paris, il ne finira malheureusement pas sa tournée internationale : la Comic-Con de New York devait être son prochain arrêt.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/home_exposition_Kim-jung-gi_2022-3.jpg" rel="lightbox[180629]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-180651" title="home_exposition_Kim jung gi_2022-3" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/home_exposition_Kim-jung-gi_2022-3-555x299.jpg" alt="" width="555" height="299" /></a>Invité par la Galerie Maghen pour qui il réalisait déjà sa troisième exposition, Kim Jung Gi n&#8217;a pas survécu à la crise cardiaque qui l&#8217;a terrassé à seulement 47 ans. Il a ressenti des douleurs dans la poitrine alors qu&#8217;il se trouvait à l&#8217;aéroport qui devait l&#8217;emmener à New York. Immédiatement transporté à l&#8217;hôpital, il n&#8217;a pu être sauvé, malgré les efforts de l&#8217;équipe médicale.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/spygames.jpg" rel="lightbox[180629]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-180650" title="spygames" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/spygames-555x376.jpg" alt="" width="555" height="376" /></a>Il est connu du monde de la bande dessinée francophone pour sa collaboration avec le scénariste Jean-David Morvan, avec qui il a publié &#8211; aux éditions Glénat &#8211; le premier tome de la série « SpyGames », en 2014. Bien plus que l&#8217;histoire qui ne sert qu&#8217;à mettre en avant une succession d&#8217;actions et de violences, c&#8217;est la virtuosité du dessin de Kim Jung Gi qui rend cet ouvrage palpitant. Ses planches en mettent plein la vue. Dès la couverture, le public est happé par le foisonnement de détail à faire pâlir Geof Darrow. Le second tome est annoncé depuis deux ans et Kim Jung Gi avait même commencé quelques planches en direct sur son Facebook et sur YouTube. Verrons-nous cette suite, rien n&#8217;est moins sûr maintenant.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/Frtesque.jpg" rel="lightbox[180629]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-180670" title="Frtesque" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/Frtesque-555x170.jpg" alt="" width="555" height="170" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/2013_sketch_2048x2048.jpg" rel="lightbox[180629]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-180652" title="2013_sketch_2048x2048" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/2013_sketch_2048x2048-555x444.jpg" alt="" width="555" height="444" /></a>Né en Corée du Sud en 1975, l&#8217;habilité graphique de Kim Jung Gi fait qu&#8217;il entreprend naturellement des études aux Beaux-Arts de l’université Dong-Eui, à Busan, malgré la réticence de ses parents. Ensuite, comme tous les Coréens, il est mobilisé pour un service militaire de deux ans. Faisant semblant de mal dessiner pour ne pas avoir à réaliser les portraits des familles de ses camarades, il ne pourra pourtant pas cacher très longtemps son talent graphique.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-style: italic;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/2013_sketch_a7cd5341-4b19-4662-94fe-6a9f7bed9ffb_2048x2048.jpg" rel="lightbox[180629]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-180653" title="2013_sketch_a7cd5341-4b19-4662-94fe-6a9f7bed9ffb_2048x2048" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/2013_sketch_a7cd5341-4b19-4662-94fe-6a9f7bed9ffb_2048x2048-555x754.jpg" alt="" width="555" height="754" /></a>« Avant de rejoindre l&#8217;armée, j&#8217;ai entendu dire que les gens, surtout ceux d&#8217;un rang supérieur à vous, vous demandaient de dessiner toute sorte de choses comme leur copine ou leur famille s&#8217;ils découvraient que vous étiez étudiant en art. Donc, je prétendais mal dessiner et on ne m&#8217;a finalement pas trop demandé de faveurs. Je détestais ce genre de commande, je ne dessine même pas ma propre famille, alors pourquoi devrais-je dessiner celle des autres ? Il y avait un autre étudiant en art qui nous a rejoints quelques mois après mon arrivée. C&#8217;est lui qui a fini par assumer une grande partie de ce fardeau. Et quand il à découvert que j&#8217;étais en fait très bon en dessin, cela l&#8217;a un peu énervé. » </span>déclarait-il à la chaîne Youtube Proko en 2018.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/Kim-Jung-Gi-moto.jpg" rel="lightbox[180629]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-180654" title="Kim-Jung-Gi-moto" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/Kim-Jung-Gi-moto-555x555.jpg" alt="" width="555" height="555" /></a>N&#8217;ayant pas souvent accès à une feuille et un crayon durant ces années de service, il s&#8217;est contenté de représenter dans sa tête les étapes de ce qu&#8217;il aurait pu dessiner. Il a commencé cet exercice intellectuel en mémorisant la structure interne des avions qui l&#8217;emmenaient au point de saut en parachute. Cela l&#8217;aidait à dédramatiser la situation et lui apportait un calme intérieur indispensable à ce moment-là. Il a ainsi pu attentivement observer les mécanismes et les armes à feu pour appréhender leurs formes et leur structure. Cette capacité à enregistrer le monde qui l&#8217;entoure, lorsque sa main ne pouvait le reproduire sur papier, a fait de lui l&#8217;artiste méticuleux qu&#8217;il était.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/152_153_2048x2048.jpg" rel="lightbox[180629]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-180663" title="152_153_2048x2048" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/152_153_2048x2048-555x365.jpg" alt="" width="555" height="365" /></a>C&#8217;est seulement en 2002 avec le récit « Funny Funny » publié au Japon dans le magazine japonais <em>Young Jump</em> qu&#8217;il débute professionnellement sa carrière dans la bande dessinée. Après de nombreux récits courts, c&#8217;est en Corée qu&#8217;il publia sa série la plus longue « TLT : Tiger the Long Tail » avec Seung-Jin Park au scénario. Six volumes sortiront entre 2007 et 2011. Il a également publié huit livres d&#8217;art regroupant ses plus belles illustrations, dont certaines, assez osées, regroupées dans le volume « Omphalos », en 2015.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/Lot-of-stuff-by-Kim-Jung-Gi.jpg" rel="lightbox[180629]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-180655" title="Lot-of-stuff-by-Kim-Jung-Gi" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/Lot-of-stuff-by-Kim-Jung-Gi-555x312.jpg" alt="" width="555" height="312" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Si la minutie de Kim Jung Gi n&#8217;est jamais critiquée dans ses dessins d&#8217;armes ou de véhicules de guerre, ses représentations féminines, trop réalistes, lui ont souvent été reprochées comme il l&#8217;explique encore à la chaîne Proko : <span style="font-style: italic;">« On m&#8217;a dit que mes dessins étaient misogynes et j&#8217;ai eu des personnes qui m&#8217;ont demandé pourquoi je dessinais les organes génitaux. Et bien, je les dessine parce qu&#8217;ils sont là. Quand j&#8217;étais plus jeune, je trouvais les sujets érotiques amusants et intéressants. Je ne dis pas que cela ne m&#8217;intéresse plus, j&#8217;ai toujours des pensées coquines, mais j&#8217;ai aujourd&#8217;hui plus de gens autour de moi qui me surveillent. Ils me disent d&#8217;arrêter de dessiner des choses comme ça. Quand je n&#8217;étais pas célèbre, je pouvais dessiner ce que je voulais, c&#8217;était comme déverser tout ce qui me passait par la tête. Mais depuis que j&#8217;ai une réputation à maintenir, j&#8217;ai des contraintes, ce qui me rend un peu triste. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/2022sketchcollection_allbook_02_f64ce201-2075-41ca-b31b-ac9c56517f65_2048x2048.jpg" rel="lightbox[180629]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-180656" title="2022sketchcollection_allbook_02_f64ce201-2075-41ca-b31b-ac9c56517f65_2048x2048" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/2022sketchcollection_allbook_02_f64ce201-2075-41ca-b31b-ac9c56517f65_2048x2048-555x576.jpg" alt="" width="555" height="576" /></a></p>
<div id="attachment_180666" class="wp-caption alignright" style="width: 260px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/Art-by-Kim-Jung-Gi.jpg" rel="lightbox[180629]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-180666 " title="Art-by-Kim-Jung-Gi" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/Art-by-Kim-Jung-Gi-250x178.jpg" alt="" width="250" height="178" /></a><p class="wp-caption-text">KIM Jung Gi devant l&#39;original du poster inclus dans son dernier artbook</p></div>
<p style="text-align: justify;">Outre cet <em>art-book</em> au consacré à un sujet unique, dès 2007, il a commencé à publier de massifs <em>sketchbook</em> de ses diverses illustrations et planches de manga, finalisées ou non. Le premier reprend les dessins réalisés depuis 1994 sur un millier de pages au format A3. Un second, sorti en 2011, totalise 683 pages. Le troisième est publié en 2013 avec 536 pages, le quatrième en 2016 fait 448 pages, le cinquième &#8211; en 2018 &#8211; fait 314 pages, alors que le sixième et dernier (sorti en 2022) fait 480 pages et comprend une illustration format A2 du tigre servant de couverture. En 2010, il collabore avec l’écrivain français Bernard Werber, extrêmement populaire en Corée du Sud, en illustrant son roman « Paradise ». Collaboration qu&#8217;il réitère en 2013 pour « Third Humanity ». En 2014, sort « SpyGames », sur un scénario de Jean-David Morvan, déjà évoqué plus haut. En 2017, c&#8217;est avec le célèbre artiste japonais Katsuya Terada qu&#8217;il collabore en publiant un nouveau sketchbook réalisé à quatre mains. Le travail sur ce dernier est incroyable et il n&#8217;est pas toujours évident de discerner l&#8217;apport de chaque auteur tellement leurs styles arrivent à se fondre l&#8217;un dans l&#8217;autre.</p>
<div id="attachment_180657" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/ef5031405f95816d0f7c55fccef7d877-batman-wonder-woman-justice-league.jpg" rel="lightbox[180629]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-180657" title="ef5031405f95816d0f7c55fccef7d877--batman-wonder-woman-justice-league" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/ef5031405f95816d0f7c55fccef7d877-batman-wonder-woman-justice-league-555x290.jpg" alt="" width="555" height="290" /></a><p class="wp-caption-text">Couverture en trois parties pour DC Comics.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Remarqué par les éditeurs américains tels Marvel ou DC, il réalisera plusieurs couvertures de magazines iconiques comme <em>The Flash</em>, <em>Assassin’s Creed : Valhalla – Geirmund’s Saga</em>, <em>Hitgirl</em>, <em>Civil War II</em>, <em>Batman</em>, <em>Détective Comics</em> et bien plus encore. Etre <em>cover artist</em> aux États-Unis est vraiment un travail réservé aux meilleurs dessinateurs, et rares sont les étrangers pouvant y prétendre.</p>
<div id="attachment_180658" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/Kim_Jung_Gi_Civil_War_II_Connecting_Variants_1024x1024.jpg" rel="lightbox[180629]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-180658 " title="Kim_Jung_Gi_Civil_War_II_Connecting_Variants_1024x1024" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/Kim_Jung_Gi_Civil_War_II_Connecting_Variants_1024x1024-555x418.jpg" alt="" width="555" height="418" /></a><p class="wp-caption-text">Encore plus détaillée, cette série de couvertures pour Civil War II est un puzzle immense où s&#39;affrontent les principaux super-héros de l&#39;écurie Marvel.</p></div>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/2011_page_2_2048x2048.jpg" rel="lightbox[180629]" class="lightbox"><img class="alignright size-medium wp-image-180661" title="2011_page_2_2048x2048" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/2011_page_2_2048x2048-250x353.jpg" alt="" width="250" height="353" /></a><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/Stunning-Imagination-Of-Japanese-Master-Illustrator-Kim-Jung-Gi-9.jpg" rel="lightbox[180629]" class="lightbox"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-180668" title="Stunning-Imagination-Of-Japanese-Master-Illustrator-Kim-Jung-Gi-9" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/Stunning-Imagination-Of-Japanese-Master-Illustrator-Kim-Jung-Gi-9-150x186.jpg" alt="" width="150" height="186" /></a>En plus de vendre ses collections de croquis, de collaborer avec des éditeurs de bandes dessinées, d&#8217;enseigner son art à AniChanga qu&#8217;il a cofondé à Séoul avec son ami fidèle et manager Kim Hyun Jin ou d&#8217;exposer son travail dans des galeries et des événements, Kim Jung Gi avait également le talent de divertir ses fans lors de spectaculaires séances de dessins en direct. Durant ces sessions de dessin intensif, il y a représenté toute sorte de choses : des humains bien évidemment, toujours avec des accoutrements extrêmement détaillés, mais aussi beaucoup de félins, des lions, des tigres ou des créatures mystiques. Il a également intégré des super-héros, des paysages urbains, des véhicules, des batailles monumentales et bien plus encore. <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/2011_page_2048x2048.jpg" rel="lightbox[180629]" class="lightbox"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-180667" title="2011_page_2048x2048" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/2011_page_2048x2048-150x167.jpg" alt="" width="150" height="167" /></a>Tout cela sans jamais avoir recours à des croquis préparatoires et aucune ligne de construction. Il pouvait partir d&#8217;un détail, finaliser un visage, faire surgir un corps, puis repartir de l&#8217;autre côté de la feuille pour compléter un paysage et relier le tout dans une maîtrise absolue de la composition et de l&#8217;ajustement des éléments à première vue disparates. Durant de nombreuses heures, il interagissait avec le public qui l&#8217;interrogeait sur sa manière de procéder pendant qu&#8217;il dessinait avec minutie, armé de son inséparable pinceau à encre de Chine. Bien sûr, certaines questions revenaient souvent sur le matériel utilisé ou ses capacités de mémorisation. Même si cela finissait par le lasser, il répondait toujours avec bienveillance. Une de ses fresques fait d&#8217;ailleurs partie du « Livre Guinness des records », comme étant le dessin connu le plus long du monde. Ce projet lui a pris quatre jours, du 2 au 7 juin 2015, soit environ 20 heures. Dessiné sans croquis préparatoire, l&#8217;immense fresque représente le patrimoine vivant de Penang vu par le prisme déformant d&#8217;un objectif<em> fisheye</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/1d3862629118931f24d5adddd75c4a3e.jpg" rel="lightbox[180629]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-180669" title="1d3862629118931f24d5adddd75c4a3e" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/1d3862629118931f24d5adddd75c4a3e-555x370.jpg" alt="" width="555" height="370" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/Stunning-Imagination-Of-Japanese-Master-Illustrator-Kim-Jung-Gi-Astro.jpg" rel="lightbox[180629]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-180660" title="Stunning-Imagination-Of-Japanese-Master-Illustrator-Kim-Jung-Gi-Astro" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/Stunning-Imagination-Of-Japanese-Master-Illustrator-Kim-Jung-Gi-Astro-555x843.jpg" alt="" width="555" height="843" /></a>Kim Jung Gi était un artiste prolifique qui laisse déjà derrière lui une production que certains dessinateurs pourraient envier. Il avait sûrement tellement de choses à encore dessiner qu&#8217;il est difficile d&#8217;imaginer avoir perdu un tel génie à seulement 47 ans. Il laisse derrière lui sa femme ainsi que ses deux enfants.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/94060d68c4511dcbf55bf47ce01b420c.jpg" rel="lightbox[180629]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-180664" title="94060d68c4511dcbf55bf47ce01b420c" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/94060d68c4511dcbf55bf47ce01b420c-555x403.jpg" alt="" width="555" height="403" /></a>Bien entendu, l&#8217;exposition à la Galerie Maghen, raison de sa venue à Paris, a continué malgré le drame et a fermé ses portes le 8 octobre comme prévu.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-180659" title="muere-kim-jung-gi-genio-dibujante-coreano-record-guinness-comic-ataque-corazon-05102022" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/10/muere-kim-jung-gi-genio-dibujante-coreano-record-guinness-comic-ataque-corazon-05102022-555x346.jpg" alt="" width="555" height="346" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Gwenaël JACQUET</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Zoom sur les meilleures ventes de BD du 16 mars 2022</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Mar 2022 09:26:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwenaël Jacquet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Meilleures ventes]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme vous pouvez le constater, le « Zoom sur les meilleures ventes » est, une fois de plus, aux abonnés absents ce mercredi. En effet, le classement étant trusté par les diverses éditions de la série « Mortelle Adèle », cela laisse peu de places pour la présentation d’autres titres : le succès colossal de la jeune égérie des enfants éclipsant indéniablement la concurrence...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_175984" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/03/AFFICHE_EXPOMorteleAdele_40x60_web-scaled.jpg" rel="lightbox[175980]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-175984" title="AFFICHE_EXPOMorteleAdele_40x60_web-scaled" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/03/AFFICHE_EXPOMorteleAdele_40x60_web-scaled-555x832.jpg" alt="" width="555" height="832" /></a><p class="wp-caption-text">Mortelle Adèle s’invite au 49e Festival International de la Bande Dessinée, du 17 au 20 mars 2022, pour une exposition inédite interdite aux nazebroques.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Cette semaine encore, ce ne sont pas moins de 16 albums de « Mortelle Adèle » qui s’imposent sur 20 des premières marches du podium des bestsellers élaboré par GfK/<em>Livres Hebdo</em>&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2021/11/asterixgriffon.jpg" rel="lightbox[175980]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-172423" title="asterixgriffon" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2021/11/asterixgriffon-555x312.jpg" alt="" width="555" height="312" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/02/lemondesansfin.jpg" rel="lightbox[175980]" class="lightbox"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-175318" title="lemondesansfin" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/02/lemondesansfin-150x182.jpg" alt="" width="150" height="182" /></a><a style="color: #ff4b33;" href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/02/general.jpg" rel="lightbox[175980]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-175414 alignright" title="general" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/02/general-555x732.jpg" alt="" width="150" /></a>Les seuls outsiders restants sont toujours « Le Monde sans fin » de Christophe Blain et Jean-Marc Jancovici (chez Dargaud) et « Astérix et le griffon » de Didier Conrad et Jean-Yves Ferri (aux éditions Albert René) qui conservent, respectivement, leur 1<sup>er</sup> et 2<sup>e</sup> rang.</p>
<p style="text-align: justify;">
Quant à « Un général, des généraux » de François Boucq et Nicolas Junker (au Lombard) et au « Droit du sol » d’Étienne Davodeau (chez Futuropolis), le premier dégringole de la 7<sup>e</sup> à la 18<sup>e</sup> position et le second est toujours présent en fin de peloton à la 17<sup>e</sup> place.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/03/droitdusol.jpg" rel="lightbox[175980]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-175987" title="droitdusol" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/03/droitdusol-555x742.jpg" alt="" width="555" height="742" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Vous comprendrez donc que, sans aucune entrée notable, le « Zoom sur les meilleures ventes » prenne quelques vacances : il reviendra, du moins on l&#8217;espère, avec de nouveaux albums mémorables à décortiquer, certainement après le festival d’Angoulême.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Gwenaël JACQUET</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec l&#8217;aide de Gilles RATIER</strong></p>
<table width="550" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
<colgroup>
<col width="53" />
<col width="37" />
<col width="81" />
<col span="2" width="160" />
<col width="181" />
<col width="53" /></colgroup>
<tbody>
<tr>
<td><strong>CLASSEMENT</strong></td>
<td><strong>SÉRIES</strong></td>
<td><strong>AUTEURS</strong></td>
<td><strong>ÉDITEURS</strong></td>
</tr>
<tr>
<td>1<sup>er</sup></td>
<td>Le Monde sans fin</td>
<td>Christophe Blain, Jean-Marc Jancovici</td>
<td>DARGAUD</td>
</tr>
<tr>
<td>2<sup>e</sup></td>
<td>Astérix T39<br />
Astérix et le griffon</td>
<td>Didier Conrad, Jean-Yves Ferri</td>
<td>ALBERT RENÉ</td>
</tr>
<tr>
<td>17<sup>e</sup></td>
<td>Le Droit du sol :<br />
journal d’un vertige</td>
<td>Étienne Davodeau</td>
<td>FUTUROPOLIS</td>
</tr>
<tr>
<td>18<sup>e</sup></td>
<td>Un général, des généraux</td>
<td>François Boucq, Nicolas Junker</td>
<td>LE LOMBARD</td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		<title>Retour dans le monde bleu des dinosaures&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Feb 2022 00:00:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwenaël Jacquet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Mangas]]></category>

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		<description><![CDATA[Suite directe de la série « Blue Hole », « Blue World » reprend le principe d’un passage du monde contemporain vers la préhistoire, grâce à un trou au fond des étendues d’eau. Yukinobu Hoshino est de retour avec un triptyque inédit qui ravira les fans de la première heure comme les nouveaux.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/02/blu-wortld-coul.jpg" rel="lightbox[175307]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-175374" title="blu-wortld-coul" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/02/blu-wortld-coul-555x393.jpg" alt="" width="555" height="393" /></a>Deux journalistes américains débarquent à Madagascar, alors que la mer charrie des cadavres de dinosaures. Sentant le <em>scoop</em>, ils cherchent à en savoir plus ; mais les soldats les tiennent à l’écart. Poursuivant leurs investigations, ils arrivent en Écosse où ils vont observer le manège des militaires aux abords du Loch Ness. Bien décidés à faire leur travail, ils louent les services d’un sous-marin. Sauf que la descente ne va pas se passer comme prévu et un trou bleu va les projeter vers la période jurassique.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/02/blu-wortld-14.jpg" rel="lightbox[175307]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-175375" title="blu-wortld-14" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/02/blu-wortld-14-555x386.jpg" alt="" width="555" height="386" /></a>Cette suite reste empreinte de science-fiction, dans la même veine que la précédente. C’est d’ailleurs la science qui occupe la majeure partie du premier chapitre : on suit un cours magistral du professeur xxx sur la vie au jurassique et les théories ayant conduit à l’extinction des dinosaures. Ceci jusqu’à ce que le récit scientifique bascule dans la fiction pure lors d’une réunion gouvernementale, en évoquant des <em>« ondes sismiques provoquées par la chute des météorites (qui) ont entraîné une distorsion de l’espace-temps au centre de la Terre »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/02/blu-wortld-8.jpg" rel="lightbox[175307]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-175376" title="blu-wortld-8" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/02/blu-wortld-8-555x762.jpg" alt="" width="555" height="762" /></a>Si le début de cette aventure est extrêmement prolixe, la suite sera beaucoup plus active. En effet, voyager dans un monde rempli de dinosaures n’est pas de tout repos, comme nous avions déjà pu le constater dans « Blue Hole ». Néanmoins, ce nouvel opus n’est pas une simple redite du précédent : il y a bien un <em>twist</em> qui va pimenter l’histoire au milieu de l’album.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/02/blu-wortld-9.jpg" rel="lightbox[175307]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-175377" title="blu-wortld-9" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/02/blu-wortld-9-555x382.jpg" alt="" width="555" height="382" /></a>C’est toujours avec un grand plaisir que l’on retrouve les dinosaures qui peuplent ce monde préhistorique et les catastrophes qui vont avec. Yukinobu Hoshino ancre une nouvelle fois son récit fantastique dans une réalité plausible. On se prend à rêver de ce monde parallèle au nôtre, où la vie n’en serait qu’à ses prémices : un monde où les scientifiques pourraient réellement découvrir les secrets de la création de l’humanité. C’est ce côté réaliste qui fait le charme de la série.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/02/blu-wortld-2.jpg" rel="lightbox[175307]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-175378" title="blu-wortld-2" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/02/blu-wortld-2-555x409.jpg" alt="" width="555" height="409" /></a>« Blue World » reprend le format imposant de la série originale. C’est un pavé de plus de 300 pages qui tient bien en main. Comme le récit est dense, rien que ce premier volume offre un bon temps de lecture. CVontrairement à « Blue Hole » qui n’était qu’en deux volumes, « Blue World » comptera trois gros tomes. De quoi continuer de développer l’aventure du groupe de survivants perdu en pleine préhistoire, comme de montrer les secrets entourant les projets gouvernementaux et économiques attisés par une telle découverte.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/02/blu-wortld-1.jpg" rel="lightbox[175307]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-175379" title="blu-wortld-1" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/02/blu-wortld-1-555x847.jpg" alt="" width="555" height="847" /></a>Comme toujours avec Yukinobu Hoshino, ce n’est pas une oeuvre réservée aux seuls amateurs de mangas. Les adeptes de science-fiction, s’ils ne sont pas rebutés par la lecture de droite à gauche, devraient également y jeter un œil.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Gwenaël JACQUET</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Blue World » T1 par Yukinobu Hoshino</strong><br />
Éditions Pika (9,99 €) &#8211; EAN : 9782811667481</p>
<p style="text-align: justify;">Parution 26 janvier 2022</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-175324" title="blueworld_banniereactu_3couves_b_0" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2022/02/blueworld_banniereactu_3couves_b_0-555x291.jpg" alt="" width="555" height="291" /></p>
]]></content:encoded>
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