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	<title>BDzoom.com &#187; Julien Derouet</title>
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		<title>Rencontre avec Luki Bancher, scénariste d’« Aliénor et les aliens » : la nouvelle série jeunesse des éditions Jungle !</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Jun 2025 22:49:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Derouet</dc:creator>
				<category><![CDATA[BD jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Interviews]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand un scénariste français s’associe au dessinateur belge, Gyom, cela donne une BD humoristico-historico-fantastique au ton parfaitement décalé, où une jeune Terrienne doit partager son quotidien avec un pigeon obèse et un radiocassette doué de parole… Rien que ça ! ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/06/ALIENOR-ET-LES-ALIENS-PL3.jpg" rel="lightbox[204423]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-204491" title="ALIENOR-ET-LES-ALIENS-PL3" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/06/ALIENOR-ET-LES-ALIENS-PL3-555x730.jpg" alt="" width="555" height="730" /></a></em></strong></p>
<div id="attachment_204492" class="wp-caption alignleft" style="width: 215px"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/06/A-photo-LB.jpg" rel="lightbox[204423]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-204492" title="A photo LB" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/06/A-photo-LB-205x273.jpg" alt="" width="205" height="273" /></a><p class="wp-caption-text">Luki Bancher.</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com</em></strong><strong> </strong>— Tout vient à point à qui sait attendre. Cette expression te va comme un gant. Il t’aura fallu 12 ans pour sortir une seconde BD… Qu’as-tu fait pendant tout ce temps ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Luki Bancher</strong> — Tout d’abord, il faut savoir que, comme de nombreux scénaristes de BD, je cumule cette activité professionnelle avec une autre : celle de professeur d’anglais dans le secondaire. Ainsi, j’ai dû mettre temporairement la BD de côté, à la suite de la sortie de mon premier album « En classe with me » <strong>(1)</strong>, dans l’optique de passer le concours de l’agrégation en 2015. Une fois ce concours en poche, ma femme est tombée enceinte de jumelles dans la foulée, pour doubler notre nombre de merveilleux bambins. Bref, la période fut riche en événements pros et persos. Dans la vie, il y a un temps pour tout et me voilà de retour.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com</em></strong><strong> </strong>— Pour l’album « En classe with me », tu étais auteur complet. Sur « Aliénor et les aliens », tu ne t’occupes plus que du scénario, pourquoi ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Luki Bancher</strong> — Même si j’adore dessiner, ce qui me plaît le plus dans la BD, c’est de raconter des histoires. Or, aujourd’hui, j’ai la chance de travailler avec Gyom : un dessinateur au talent incroyable, qui sert notre propos de la plus belle des manières, chez un chouette éditeur… Ça ne se refuse pas ! Cela dit, il m’arrive encore d’être sollicité en tant qu’illustrateur, mais sur des formats plus courts ou pour du dessin de presse, ce qui me va très bien pour le moment.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/06/ALIENOR-ET-LES-ALIENS-PL4.jpg" rel="lightbox[204423]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-204493" title="ALIENOR-ET-LES-ALIENS-PL4" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/06/ALIENOR-ET-LES-ALIENS-PL4-555x730.jpg" alt="" width="555" height="730" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com</em></strong><strong> </strong>— Peux-tu nous <em>pitcher</em> un peu cet album ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Luki Bancher</strong> — Xitol et Stéréo, deux agents spatiotemporels extraterrestres complètement nazes, confondent les XII<sup>e</sup> et XXI<sup>e</sup> siècles et débarquent par erreur chez une jeune Terrienne : Aliénor Leroy… qu’ils prennent pour la reine Aliénor d’Aquitaine. Incapables de rentrer chez eux, ils décident alors de s’installer clandestinement chez leur nouvelle amie. Au fil des pages, celle-ci s’accommode tant bien que mal de la situation, notamment grâce à leur camouflage : Xitol et Stéréo bénéficient en effet d’une technologie avancée, qui leur permet de prendre l’apparence d’un pigeon en surpoids et d’un vieux radiocassette. J’ajoute que c’est un album de gags à lire individuellement ou à la suite, dans le cadre d’une histoire complète.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/06/ALIENOR-ET-LES-ALIENS-PL5.jpg" rel="lightbox[204423]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-204494" title="ALIENOR-ET-LES-ALIENS-PL5" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/06/ALIENOR-ET-LES-ALIENS-PL5-555x730.jpg" alt="" width="555" height="730" /></a></p>
<div id="attachment_204495" class="wp-caption alignright" style="width: 215px"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/06/5-sans-famille.jpg" rel="lightbox[204423]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-204495" title="5 sans famille" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/06/5-sans-famille-205x289.jpg" alt="" width="205" height="289" /></a><p class="wp-caption-text">Storyboard de la planche 7 par Luki Blancher.</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com</em></strong><strong> </strong>— Comment travailles-tu avec ton dessinateur, puisque tu dessines toi-même ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Luki Bancher</strong> — C’est une situation loin d’être inédite dans le 9<sup>e</sup> art et, même si le lecteur ne voit pas cette phase de mon travail, je prends beaucoup de plaisir à dessiner le scénarimage (<em>storyboard</em>) des planches avant de les envoyer à Gyom. Je fonctionne à l’ancienne, à la manière de Raoul Cauvin, Bob De Groot ou Christophe Cazenove. Les deux dernières pages de l’album donnent d’ailleurs des explications complémentaires sur ce travail à quatre mains.</p>
<div id="attachment_204496" class="wp-caption alignleft" style="width: 215px"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/06/ALIENOR-ET-LES-ALIENS-PL5-scaled.jpg" rel="lightbox[204423]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-204496" title="ALIENOR-ET-LES-ALIENS-PL5-scaled" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/06/ALIENOR-ET-LES-ALIENS-PL5-scaled-205x270.jpg" alt="" width="205" height="270" /></a><p class="wp-caption-text">Planche 7 finalisée par Gyom.</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com</em></strong><strong> </strong>— Peux-tu nous parler de cette demoiselle ? Son prénom est une référence à une reine de France dont le gisant se trouve à quelques kilomètres de ton domicile.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Luki Bancher</strong> — À partir du quiproquo mentionné plus haut, j’ai trouvé amusant de placer quelques références historiques dans un album humour-jeunesse aux tonalités SF. Cela m’a permis d’allier blagues et pédagogie sans prise de tête. C’est un point commun que notre Aliénor partage d’ailleurs avec Astérix, en plus de la première lettre de son prénom… L’influence de l’immense René Goscinny se fait sentir ici sur mon écriture.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com</em></strong><strong> </strong>— Aliénor est accompagnée de deux acolytes, dont un radiocassette… où es-tu allé chercher tout cela ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Luki Bancher</strong> — Stéréo est l’alien qui s’est imposé à moi en premier… Je trouvais intéressant de renforcer son côté décalé par le biais d’un objet aussi anachronique qu’un radiocassette en guise de camouflage. Xitol m’a demandé plus de réflexion, puisque je l’ai d’abord imaginé comme une espèce de pieuvre volante, avant de penser à une petite créature dans un engin bipède multifonction, le <em>« biposcaphe »</em>.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/06/ALIENOR-ET-LES-ALIENS-PL6.jpg" rel="lightbox[204423]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-204497" title="ALIENOR-ET-LES-ALIENS-PL6" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/06/ALIENOR-ET-LES-ALIENS-PL6-555x730.jpg" alt="" width="555" height="730" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com</em></strong><strong> </strong>— D’ailleurs, crois-tu que les aliens existent vraiment ? Tu en as déjà rencontré ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Luki Bancher</strong> — J’ai essayé de me renseigner sur ce point, mais j’avoue que la documentation historique sur Aliénor d’Aquitaine m’a paru plus convaincante. Désolé d’être aussi terriblement conventionnel : j’ai bien peur de ne pas avoir de révélations à faire sur le sujet pour le moment.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/06/ALIENOR-ET-LES-ALIENS-PL8.jpg" rel="lightbox[204423]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-204498" title="ALIENOR-ET-LES-ALIENS-PL8" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/06/ALIENOR-ET-LES-ALIENS-PL8-555x730.jpg" alt="" width="555" height="730" /></a></p>
<div id="attachment_204500" class="wp-caption alignright" style="width: 215px"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/06/ALIENOR-ET-LES-ALIENS-T1-Creation-dune-planche.jpg" rel="lightbox[204423]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-204500" title="ALIENOR-ET-LES-ALIENS-T1 - Creation d'une planche" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/06/ALIENOR-ET-LES-ALIENS-T1-Creation-dune-planche-205x269.jpg" alt="" width="205" height="269" /></a><p class="wp-caption-text">Creation d&#39;une planche.</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com</em></strong><strong> </strong>— As-tu mis une part de caractère de chacun de tes enfants dans tes différents personnages ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Luki Bancher</strong> — Haha, non, pas vraiment, même si je m’inspire parfois d’anecdotes familiales et que j’aime avoir leur avis de jeunes lecteurs. J’ai déjà mentionné René Goscinny plus haut, mais mes autres influences sont également à chercher du côté de Matt Groening (« Les Simpson ») ou Bill Watterson (« Calvin et Hobbes »), par exemple. Guillaume [Guillaume Seijnhaeve, dit Gyom] étant belge et moi français, je crois que nos héros s’inscrivent ainsi dans une certaine tradition franco-belge, tout en reprenant les codes d’un humour décalé, allié à un graphisme résolument moderne.</p>
<div id="attachment_204499" class="wp-caption alignleft" style="width: 215px"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/06/ALIENOR-ET-LES-ALIENS-T1-Creation-dune-planche-2.jpg" rel="lightbox[204423]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-204499" title="ALIENOR-ET-LES-ALIENS-T1 - Creation d'une planche 2" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/06/ALIENOR-ET-LES-ALIENS-T1-Creation-dune-planche-2-205x269.jpg" alt="" width="205" height="269" /></a><p class="wp-caption-text">Creation d&#39;une planche, suite.</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com</em></strong><strong> </strong>— Devra-t-on attendre 12 ans pour voir un troisième album ? Un tome 2 d’Aliénor est-il déjà en préparation ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Luki Bancher</strong> — Comme souvent, cela dépendra bien sûr du succès du premier tome. En tout cas, nous sommes d’ores et déjà prêts pour la suite.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com</em></strong><strong> </strong>— Merci, Luki Bancher !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Julien DEROUET</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>(1) </strong>Voir :<strong> </strong><a title="Lien permanent vers Luki Bancher : un prof d’anglais dessinateur de BD…" href="https://www.bdzoom.com/65777/interviews/luki-bancher-un-prof-danglais-dessinateur-de-bd/">Luki Bancher : un prof d’anglais dessinateur de BD…</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Aliénor et les aliens T1 : Reine des aliens » par Gyom et Luki Bancher</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Éditions Jungle (11,95 €) — EAN 9782822247276</p>
<p style="text-align: justify;">Parution 28 mai 2025<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/06/ALIENOR-ET-LES-ALIENS-PL9.jpg" rel="lightbox[204423]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-204501" title="ALIENOR-ET-LES-ALIENS-PL9" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/06/ALIENOR-ET-LES-ALIENS-PL9-555x730.jpg" alt="" width="555" height="730" /></a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Quand la Roumanie réinvente la BD franco-belge : interview de Maria Surducan…</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Apr 2020 22:27:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Derouet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>

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		<description><![CDATA[Après avoir conquis ses compatriotes, Maria Surducan, autrice roumaine, voisine de Dracula, débarque aux éditions Les Aventuriers de l’étrange avec plusieurs titres, afin de conquérir le marché francophone. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_154479" class="wp-caption alignleft" style="width: 265px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/Maria-Surducan.jpg" rel="lightbox[154319]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-154479 " title="Maria Surducan" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/Maria-Surducan.jpg" alt="" width="255" height="487" /></a><p class="wp-caption-text">Maria Surducan.</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com</em></strong> : Au XVIII<sup>e</sup> siècle, le français était une langue courante dans la haute société roumaine. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Comment se fait-il que tu maîtrises aussi bien la langue de Molière ?<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/Prâslea-cel-Voinic-și-Merele-de-Aur .jpg" rel="lightbox[154319]" class="lightbox"><img class="alignright size-full wp-image-154480" title="Prâslea cel Voinic și Merele de Aur " src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/Prâslea-cel-Voinic-și-Merele-de-Aur .jpg" alt="" width="155" height="320" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Maria Surducan</strong> : En Roumanie, on apprend deux langues étrangères à l’école. D’habitude, le premier c’est l’anglais, et la seconde est soit le français, soit l’allemand ou l’italien.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais c’est à la suite de mes lectures extrascolaires que j’ai commencé à aimer et maîtriser le français.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com</em></strong> : Peux-tu nous parler un peu de ton parcours ?</p>
<div id="attachment_154482" class="wp-caption aligncenter" style="width: 558px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/Clipboard.jpg" rel="lightbox[154319]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-154482" title="Clipboard" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/Clipboard.jpg" alt="" width="548" height="402" /></a><p class="wp-caption-text">« Prâslea cel Voinic și Merele de Aur ».</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/Foire-de-nuit couv.jpg" rel="lightbox[154319]" class="lightbox"><img class="alignleft size-full wp-image-154481" title="Foire de nuit couv" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/Foire-de-nuit couv.jpg" alt="" width="205" height="499" /></a>Maria Surducan</strong> : J’ai fait le lycée des beaux-arts de Cluj, et puis quatre ans de graphisme à l’université d’art et design de Cluj, et puis deux ans de master. C’était une formation très classique qui comprenait des études de dessin, anatomie, gravure et photographie analogue, mais qui m’a offert une fondation solide.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai commencé à travailler, en 2010, comme illustratrice indépendante, surtout sur des projets de publicités et illustrations de livres ; mais, en même temps, je m’intéressais à la BD. Ma sœur faisait un fanzine BD et, même s’il n’y a pas vraiment une industrie de la BD en Roumanie, il y a une scène <em>underground </em>très intéressante, soutenue par les instituts culturels étrangers. J’ai participé à plusieurs anthologies et j’ai publié mon premier album BD en 2013 (« Prâslea cel Voinic și Merele de Aur »), en roumain, à la suite d’une campagne de <em>crowdfunding</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">En 2014, j’ai publié mon premier livre en France (« Foire de nuit ») et j’ai continué à publier en Roumanie, soit comme autrice, soit comme scénariste.</p>
<div id="attachment_154483" class="wp-caption aligncenter" style="width: 549px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/Foire-de-nuit .jpg" rel="lightbox[154319]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-154483" title="Foire de nuit " src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/Foire-de-nuit .jpg" alt="" width="539" height="800" /></a><p class="wp-caption-text">« Foire de nuit ».</p></div>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/naide.jpg" rel="lightbox[154319]" class="lightbox"><img class="alignright size-full wp-image-154484" title="naide" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/naide.jpg" alt="" width="205" height="729" /></a>Toujours en France, j’ai publié « Naïade » chez Makaka, avec les dessins d’Anna Benczedi, et après j’ai commencé ma collaboration avec Les Aventuriers de l’étrange, où j’ai publié « Au cœur des Terres ensorcelées », « Le Bal des douze princesses », et avec lesquels on prépare maintenant « Les Vacances de Nor ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/6-Au-Coeur-des-Terres-ensorcelées-28-03-19.jpg" rel="lightbox[154319]" class="lightbox"><img class="alignleft size-large wp-image-154487" title="6-Au Coeur des Terres ensorcelées (28-03-19)" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/6-Au-Coeur-des-Terres-ensorcelées-28-03-19-555x675.jpg" alt="" width="205" height="675" /></a>BDzoom.com</em></strong> : Quelles étaient tes lectures durant ta jeunesse ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Maria Surducan</strong> : Le premier livre que j’ai lu toute seule, c’était « Le Petit Prince » de Saint-Exupéry, puis j’ai adoré Jules Verne, Karl May et Terry Pratchett (qui reste mon auteur préféré).</p>
<p style="text-align: justify;">Je suppose que ce que j’aime dans une histoire c’est la subversion des attentes et la magie qui s’intègre à la réalité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com</em></strong> : Y a-t-il d’autres artistes dans ta famille ?</p>
<div id="attachment_154488" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/ACTE-cahier-intérieur-29.jpg" rel="lightbox[154319]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-154488" title="AuCoeurDesTerres02.indd" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/ACTE-cahier-intérieur-29-555x695.jpg" alt="" width="555" height="695" /></a><p class="wp-caption-text">« Au cœur des Terres ensorcelées ».</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/15-Les-vacances-de-Nor-12-06-2020.jpg" rel="lightbox[154319]" class="lightbox"><img class="alignright size-large wp-image-154321" title="Coperta1-Final FR.indd" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/15-Les-vacances-de-Nor-12-06-2020-555x768.jpg" alt="" width="205" height="768" /></a>Maria Surducan</strong> : Comme je l’ai déjà précisé, ma sœur Ileana qui est illustratrice, céramiste et bijoutière, fait aussi de la bande dessinée. On a même réalisé ensemble : « Les Vacances de Nor » qui, si tout va bien, sortira en France en juin, chez Les Aventuriers de l’étrange.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com</em></strong> : Quand as-tu découvert la bande dessinée ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Maria Surducan</strong> : J’avais lu des BD quand j’étais toute petite, mais elles ne m’ont pas trop impressionnée. La révélation de la BD, je l’ai eue à 12 ans, quand j’apprenais le français. L’institut français avait une médiathèque pleine de livres de bande dessinée ; donc, j’ai commencé avec « Les Schtroumpfs », et puis j’ai continué avec « Astérix », « Gaston Lagaffe » et « Le Chat du rabbin ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com</em></strong> : Quelles sont tes sources d’inspirations ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Maria Surducan</strong> : J’ai été toujours intéressé par les costumes populaires — ceux de la Roumanie au commencement, et puis celles de la région. J’ai un projet, qui s’appelle « <a href="https://mariasurducan.com/portfolio/the-neighbours-easter-european-costumes/" target="_blank">Les Voisins</a> », qui explore un peu les costumes des pays se trouvant autour de la Roumanie. J’adore les contes de fées, dont le rôle magico-thérapeutique est incontestable. J’aime utiliser le fantastique comme traduction pour les émotions profondes.</p>
<div id="attachment_154485" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/MariaSurducan-Costume59-Rodope.jpg" rel="lightbox[154319]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-154485" title="MariaSurducan-Costume59-Rodope" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/MariaSurducan-Costume59-Rodope-555x520.jpg" alt="" width="555" height="520" /></a><p class="wp-caption-text">« Les Voisins ».</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com</em></strong> : Et ton univers ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Maria Surducan</strong> : C’est plutôt difficile pour les poissons de définir l’eau. Mais on m’a dit que c’est un univers magique, parce que j’aime utiliser le fantastique comme traduction pour les émotions profondes.</p>
<div id="attachment_154489" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/ACTE-cahier-intérieur-30.jpg" rel="lightbox[154319]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-154489" title="AuCoeurDesTerres02.indd" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/ACTE-cahier-intérieur-30-555x694.jpg" alt="" width="555" height="694" /></a><p class="wp-caption-text">« Au cœur des Terres ensorcelées ».</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com</em></strong> : Tu es une autrice complète : scénario, dessins, couleurs. Éprouves-tu le même plaisir dans chacun de ses aspects du métier ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Maria Surducan</strong> : Oui, absolument, surtout parce que je ne les voie pas comme étant trois métiers différents, mais trois aspects du même métier — celui de raconteur. Donc, moi, j’utilise tous les outils que j’ai (la parole, le trait et les couleurs) pour raconter une histoire de mon mieux.</p>
<div id="attachment_154490" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/ACTE-cahier-intérieur-32.jpg" rel="lightbox[154319]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-154490" title="AuCoeurDesTerres02.indd" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/ACTE-cahier-intérieur-32-555x692.jpg" alt="" width="555" height="692" /></a><p class="wp-caption-text">« Au cœur des Terres ensorcelées ».</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/9-Le-bal-des-12-princesses-12-09-19.jpg" rel="lightbox[154319]" class="lightbox"><img class="alignleft size-large wp-image-154491" title="9-Le bal des 12 princesses (12-09-19)" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/9-Le-bal-des-12-princesses-12-09-19-555x795.jpg" alt="" width="205" height="795" /></a>BDzoom.com</em></strong> : Peux-tu nous parler de la bande dessinée roumaine ? Y a-t-il une unité ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Maria Surducan</strong> : Je ne suis pas sûre qu’un peut vraiment parler de la bande dessinée roumaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais on peut certainement parler des auteurs roumains de BD et des thèmes qu’ils approchent.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a beaucoup d’histoires aux sujets historiques, de la littérature adaptée en BD et un intérêt pour les problèmes sociaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com</em></strong> : Quels sont les auteurs de BD que tu lis aujourd’hui ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Maria Surducan</strong> : J’aime bien ce que font Jillian Tamaki, Tom Haugomat, Noelle Stevenson et Isabelle Arsenault.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>BDzoom.com</strong></em> : Peut-on vivre de la bande dessinée en Roumanie aujourd’hui ?</p>
<div id="attachment_154492" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/Le-bal-Image2.jpg" rel="lightbox[154319]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-154492" title="Le bal-Image2" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/Le-bal-Image2-555x783.jpg" alt="" width="555" height="783" /></a><p class="wp-caption-text">« Le Bal des douze princesses ».</p></div>
<div id="attachment_154493" class="wp-caption alignright" style="width: 215px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/le-bal-première-page.jpg" rel="lightbox[154319]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-154493   " title="le bal - première page" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/le-bal-première-page-555x783.jpg" alt="" width="205" height="783" /></a><p class="wp-caption-text">« Le Bal des douze princesses ».</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Maria Surducan</strong> : Là, je ne sais pas comment répondre, parce qu’il y a trop de variables. S’il s’agit de vivre de la BD en publiant en Roumanie, alors, non, parce que cette industrie n’existe pas vraiment ici. S’il s’agit de vivre de la BD en publiant partout dans le monde, mais en habitant en Roumanie, oui, j’imagine que c’est possible — mais je pense aussi que c’est plutôt difficile. S’il s’agit de mon expérience personnelle, je vis à 50 % de l’illustration de livre, à 25 % de l’illustration publicitaire et à 25 % de la bande dessinée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com</em></strong> : Était-ce une consécration pour toi d’être publiée en France ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Maria Surducan</strong> : Je suis bien trop jeune pour parler de la consécration. Mais j’avoue que j’ai ressenti un sentiment d’accomplissement, et aussi de gratitude — c’est toujours un honneur de savoir qu’il y a des gens qui lisent et qui aiment ce que je fais.</p>
<div id="attachment_154498" class="wp-caption alignleft" style="width: 265px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/le-bal-image-CP-2.jpg" rel="lightbox[154319]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-154498 " title="le bal - image CP 2" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/le-bal-image-CP-2-555x497.jpg" alt="" width="255" height="497" /></a><p class="wp-caption-text">« Le Bal des douze princesses ».</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com</em></strong> : Peux-tu nous conseiller d’autres auteurs roumains ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Maria Surducan</strong> : J’adore le travail de Andrei Puică, qui vient de publier « Les Oiseaux lumineux » chez Les Aventuriers de l’étrange. Je peux vous conseiller aussi Xenia Pamfil et Sorina Vazelina.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Julien DEROUET</strong></p>
<div id="attachment_154494" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/Le-bal-image3.jpg" rel="lightbox[154319]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-154494" title="Le bal-image3" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2020/04/Le-bal-image3-555x785.jpg" alt="" width="555" height="785" /></a><p class="wp-caption-text">« Le Bal des douze princesses ».</p></div>
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		<title>« Fanch Karadec » : une série bretonne qui cartonne !</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Oct 2017 10:42:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Derouet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>

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		<description><![CDATA[Initialement publiée aux éditions Vagabondages depuis sa création en 2010, la série « Fanch Karadec », scénarisée par Stéphane Heurteau et dessinée par Sébastien Corbet, nous revient pour un quatrième opus aux éditions Orep. « L’Énigme Gavrinis » nous emmène au cœur du milieu cycliste et du dopage. Rencontre avec le scénariste de la série.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_121103" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/10/karadeccoul02.jpg" rel="lightbox[121101]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-121103  " title="karadeccoul02" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/10/karadeccoul02-555x784.jpg" alt="" width="555" height="784" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Cet article est en grande partie illustré par des pages non définitives (notamment sans les textes) du nouvel album de « Fanch Karadec », fournies par les auteurs.</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/10/Fanch-Karadec1.jpg" rel="lightbox[121101]" class="lightbox"><img class="alignleft size-full wp-image-121130" title="Fanch Karadec1" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/10/Fanch-Karadec1.jpg" alt="" width="155" height="237" /></a>BDzoom.com </em></strong><strong>:<em> </em></strong>Stéphane bonjour, avant de nous attarder sur la dernière enquête de Fanch Karadec, peux-tu nous raconter la genèse de la série ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Stéphane Heurteau :</strong> Eh bien, c’était à Quai des bulles en 2007, au cours d’une soirée. Je discutais avec Régis Loisel qui m’a raconté la légende de Saint-Yves et l’idée de ce personnage retraité, qu’il avait eue avec Jean-Charles Kraehn.</p>
<p style="text-align: justify;"> Il m’a ensuite proposé ce projet. Je m’y suis collé, j’ai même travaillé le scénario avec Kraehn en 2008. Le récit a été accepté par les éditions Vagabondages, mais déjà pris par d’autres projets, j’ai dû laisser le dessin à Sébastien Corbet.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com </em></strong><strong>:<em> </em></strong>Fanch Karadec, ton personnage principal, n’a rien d’un héros. Peux-tu nous le présenter ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>S. H. : </strong>C’est un instituteur en retraite. Il est veuf et fréquente Soizig : une femme qui tient un bistrot à Paimpol. Gérald, son fils, est journaliste à <em>Ouest-France</em> et Léna, sa sœur, est bibliothécaire. Son meilleur ami est Serge Le Potterin, alias, Sergio, un marin du coin qui l’accompagne sur ses enquêtes. Karadec adore les mots croisés et vivre une petite vie peinarde.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/10/pl21.jpg" rel="lightbox[121101]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-121105" title="pl21" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/10/pl21-555x785.jpg" alt="" width="555" height="785" /></a><strong><em></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/10/Fanch-Karadec2.jpg" rel="lightbox[121101]" class="lightbox"><img class="alignright size-full wp-image-121131" title="Fanch Karadec2" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/10/Fanch-Karadec2.jpg" alt="" width="155" height="698" /></a>BDzoom.com </em></strong><strong>:<em> </em></strong>Le premier tome a d’ailleurs reçu le prix de la meilleure série polar du festival de Cognac. C’est valorisant…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>S. H. : </strong>Oui, c’est encourageant.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com </em></strong><strong>:<em> </em></strong>Tu es le scénariste de la série, mais aussi le coloriste. Comment travaillez-vous avec Sébastien Corbet, le dessinateur ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>S. H. : </strong>Je lui envoie le synopsis, puis le scénario dialogué et découpé. À l’origine, je faisais le <em>story-board</em>, mais depuis le tome 3, c’est Sébastien qui s’en charge. Il fait ses planches et je les récupère pour la mise en couleur.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com </em></strong><strong>:<em> </em></strong>Comment fonctionne la série ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>S. H. : </strong>L’accueil public est très bon, si j’en crois les retours qu’il y a en dédicace.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/10/pl22.jpg" rel="lightbox[121101]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-121107" title="pl22" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/10/pl22-555x785.jpg" alt="" width="555" height="785" /></a><strong><em><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/10/Fanch-Karadec3.jpg" rel="lightbox[121101]" class="lightbox"><img class="alignleft size-large wp-image-121132" title="Fanch Karadec3" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/10/Fanch-Karadec3-555x777.jpg" alt="" width="155" height="777" /></a>BDzoom.com </em></strong><strong>:<em> </em></strong>Attardons-nous maintenant sur la dernière enquête, qui se déroule dans le milieu du cyclisme. Pourquoi ce choix ? Avec ce sujet polémique, tu risques de ne pas te faire que des amis…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>S. H. : </strong>C’est un choix comme un autre… Mais il s’agit d’une fiction… et le dopage existe.</p>
<p style="text-align: justify;">Personnellement, je trouve que ce qui est choquant, c’est l’omerta sur le sujet, pas le fait d’en parler, surtout dans une BD grand public.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com </em></strong><strong>:<em> </em></strong>Comment t’es-tu documenté ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>S. H. : </strong>J’ai rencontré un jour un type complètement cinglé qui manipulait les gens, et les entraînait dans ses délires. C’est lui qui a fourni la base du patron de la société Gavrinis. Pour le reste, j’ai beaucoup de documentations de faits divers. On trouve des histoires complètement démentielles, dignes des « Experts » ! Le pyromane de Larmor-Baden existe… et l’enquête dans le milieu de la drogue sur le tome 2 est basée sur un fait divers réel.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/10/pl23.jpg" rel="lightbox[121101]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-121108" title="pl23" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/10/pl23-555x785.jpg" alt="" width="555" height="785" /></a><strong><em></em></strong></p>
<div id="attachment_121133" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/10/heurteau_stephane.jpg" rel="lightbox[121101]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-121133" title="heurteau_stephane" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/10/heurteau_stephane.jpg" alt="" width="200" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Stéphane Heurteau.</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com </em></strong><strong>:<em> </em></strong>As-tu déjà écrit le prochain tome ? Peux-tu nous en parler un petit peu ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>S. H. : </strong>Non, mais il devrait se passer en forêt de Brocéliande et serait inspiré d’un autre fait divers existant.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com </em></strong><strong>:<em> </em></strong>Tu es toi-même dessinateur, quels sont tes autres projets ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>S. H. : </strong>Trois albums jeunesse pour lesquels j’ai réalisé les illustrations : « Les Portes de l’autre monde », aux éditions Beluga ; « Le Prince de l’ennui », un album d’environ 200 pages à paraître aux éditions du Long Bec ; ainsi qu’un album sur les Blanket Men irlandais dans la prison de Long Kesh… Il y a d’autres projets, mais rien n’est signé, alors, je préfère ne pas en parler.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Julien DEROUET<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/10/pl29.jpg" rel="lightbox[121101]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-121104" title="pl29" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/10/pl29-555x785.jpg" alt="" width="555" height="785" /></a></strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Questions à Vincent Turhan, au sujet du « Chemin des égarés »…</title>
		<link>https://www.bdzoom.com/111290/interviews/questions-a-vincent-turhan-au-sujet-du-%c2%ab-chemin-des-egares-%c2%bb-paru-aux-enfants-rouges%e2%80%a6/</link>
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		<pubDate>Sun, 26 Feb 2017 10:58:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Derouet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>

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		<description><![CDATA[À l’occasion du dernier festival d’Angoulême, nous sommes allés à la rencontre d’un nouveau talent du 9e art : Vincent Turhan. Publié par la maison d'éditions Les Enfants rouges, située dans les Alpes maritimes, son premier album nous a paru vraiment digne d'intérêt !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/02/Le-chemin-des-égarés-p3915.jpg" rel="lightbox[111290]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-111324" title="Le chemin des égarés-p3915" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/02/Le-chemin-des-égarés-p3915-555x731.jpg" alt="" width="555" height="731" /></a></em></strong></p>
<div id="attachment_111292" class="wp-caption alignleft" style="width: 215px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_2639.jpg" rel="lightbox[111290]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-111292 " title="IMG_2639" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_2639-555x654.jpg" alt="" width="205" height="654" /></a><p class="wp-caption-text">Vincent Turhan.</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com </em></strong><strong>:</strong> Vincent Turhan, pouvez-vous commencer par vous présenter ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vincent Turhan :</strong> Alors pour faire court, j’ai 30 ans, je vis en région parisienne, et « Le Chemin des égarés » est ma première bande dessinée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com </em></strong><strong>:</strong> Quel est votre parcours ? Votre formation ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vincent Turhan :</strong>Après le bac, j’ai commencé une fac d’histoire de l’art et d’archéologie. J’étais spécialisé en iconographie maya. Ce qui m’intéressait déjà le plus, c’était l’étude de l’image, la composition, redessiner les sculptures et les monuments. Ça a duré 6 ans. Après cela, comme je passais presque tout mon temps à dessiner de toute façon, j’ai tenté une formation en illustration et bande dessinée à Paris. Depuis, je travaille en indépendant, en tant que maquettiste/graphiste pour l’édition, en illustration quand des commandes tombent, et en BD quand il me reste du temps.</p>
<div id="attachment_111315" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/02/Recherche-1.jpg" rel="lightbox[111290]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-111315" title="Recherche 1" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/02/Recherche-1-555x392.jpg" alt="" width="555" height="392" /></a><p class="wp-caption-text">Recherches.</p></div>
<div id="attachment_111316" class="wp-caption alignright" style="width: 265px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/02/32.jpg" rel="lightbox[111290]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-111316  " title="32" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/02/32-555x762.jpg" alt="" width="255" height="762" /></a><p class="wp-caption-text">Storyboard.</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com </em></strong><strong>:</strong> Je crois que vous donnez aussi des cours ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vincent Turhan :</strong> Oui, des cours d’histoire de l’art aux ateliers des Beaux-Arts pour des Prépas et je réalise également des ateliers de BD pour des enfants en association.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com </em></strong><strong>:</strong> « Le Chemin des égarés » est une histoire contemporaine se déroulant à La Nouvelle-Orléans. Pouvez-vous nous la résumer en quelques mots ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vincent Turhan :</strong> En fait, l’histoire commence en périphérie de La Nouvelle-Orléans, juste après Katrina : l’ouragan qui a eu lieu en 2005. Layne, César, et Joe, trois vagabonds junkies se retrouvent en manque d’héroïne et partent à la recherche de leur dealer qui est parti se réapprovisionner, justement, à La Nouvelle-Orléans. Contraints de faire la route à pied, ils se confrontent à l’étendue du désastre, aux sinistrés, et aux premières phases de désintoxication. Ils font aussi la rencontre de Zoé, une jeune femme à la recherche de sa tante. Et c’est sur ce chemin qui les amène à Big Easy que germe l’idée (en tout cas chez certains) de peut-être se reconstruire&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com </em></strong><strong>:</strong> Vos personnages principaux sont des marginaux, drogués. Comment vous est venue cette histoire ?<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/02/30-OK.jpg" rel="lightbox[111290]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-111314" title="30 OK" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/02/30-OK-555x731.jpg" alt="" width="555" height="731" /></a></p>
<div id="attachment_111318" class="wp-caption alignleft" style="width: 265px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/02/Image-9.jpg" rel="lightbox[111290]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-111318 " title="Image (9)" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/02/Image-9-555x762.jpg" alt="" width="255" height="762" /></a><p class="wp-caption-text">Le tout premier dessin représentant Layne.</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vincent Turhan :</strong> De plein de choses en fait. Quand j’ai commencé ma formation d’illustration, j’ai été amené à beaucoup traîner dans les gares. J’y dessinais principalement, mais j’ai sympathisé avec des sans-abri. J’avais besoin de dessiner du mouvement et des gueules, juste pour m’améliorer. J’ai par la suite visité régulièrement une association dédiée aux sans-abri. Je les dessinais, on discutait. Certains étaient <em>addicts </em>au crack. D’autres à l’héroïne. En outre, c’était une période un peu difficile dans ma vie personnelle, d’où peut-être le côté sombre. Enfin, je m’intéresse à la Louisiane depuis un moment : ses paysages, son histoire sa culture et surtout ses musiques. J’ai appris sur le tard que Katrina, en grec ancien, voulait dire purifier/purification&#8230; et je crois que le projet est un peu né d’un mélange de tout ça : l’envie de raconter l’histoire de personnes qui n’ont rien, et alors que tout le monde est socialement revenu à égalité, trouvent peut-être l’opportunité de repartir à zéro.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com </em></strong><strong>:</strong> L’histoire est très sombre, même si la fin est plutôt positive. Le traitement graphique l’est également. Ce n’est pas trop déprimant de travailler sur une telle thématique ?<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/02/41-OK.jpg" rel="lightbox[111290]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-111317" title="41 OK" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/02/41-OK-555x731.jpg" alt="" width="555" height="731" /></a></p>
<div id="attachment_111320" class="wp-caption alignright" style="width: 265px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/02/89.jpg" rel="lightbox[111290]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-111320 " title="89" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/02/89-555x762.jpg" alt="" width="255" height="762" /></a><p class="wp-caption-text">Storyboard.</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vincent Turhan :</strong> (Rires) oui, ça n’a pas toujours été une partie de plaisir, je l’avoue. De manière générale, je ne suis pas le plus grand optimiste et cela se ressent peut-être dans mes thématiques et dans mon graphisme. Après, cela m’a permis d’extérioriser pleins de choses négatives qui me trottaient dans la tête. L’avantage de raconter et de se confronter à ces pensées (en tout cas en ce qui me concerne) c’est que, une fois le projet fini, je n’ai plus aucune envie de m’y replonger. J’ai évacué. Par ailleurs, comme tu dis, la fin est pleine d’espoir. Figure-toi que plus l’histoire prenait une tournure positive, plus je prenais plaisir à la dessiner. En terminant la dernière case, je me suis juste senti très léger.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com </em></strong><strong>:</strong> Étant auteur complet, comment travaillez-vous ? Faites-vous un synopsis ? Partez-vous directement sur un story-board ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vincent Turhan :</strong> De manière générale, je consacre une bonne partie du temps à écrire le scénario, découper l’histoire en séquences et en scènes, en gros m’attaquer à la construction du récit. Pour « Le Chemin des égarés », j’ai aussi passé un bon moment à écrire les dialogues et textes en voix off pour trouver le ton que je recherchais. En parallèle, c’est les recherches de graphismes en général, de personnages, de décors, de lieux, etc. Une fois tout ça bouclé, je me lance sur un découpage des scènes, à la manière d’un story-board, sans trop travailler le graphisme, mais surtout sur la mise en scène. C’est pour moi la partie la plus amusante, car vraiment créative. Vient ensuite l’encrage.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/02/82-OK.jpg" rel="lightbox[111290]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-111319" title="82 OK" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/02/82-OK-555x731.jpg" alt="" width="555" height="731" /></a></p>
<div id="attachment_111322" class="wp-caption alignleft" style="width: 365px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/02/Recherche-3.jpg" rel="lightbox[111290]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-111322 " title="Recherche 3" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/02/Recherche-3-555x392.jpg" alt="" width="355" height="392" /></a><p class="wp-caption-text">Recherches.</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com </em></strong><strong>:</strong> Quelles ont été vos sources d’inspirations ?</p>
<p style="text-align: justify;">Si tu parles d’influences graphiques, il y en a bien sûr, et en fait elles ne se limitent pas à la BD. Bien sûr, il y a Larcenet, il y a Gipi, il y a Manuele Fior, David Prudhomme, Naoki Urasawa et bien d’autres&#8230; mais j’essaie de me nourrir de l’art en général, de Rembrandt à Paul Klee, de Hokusai à Judith Reigl, les livres de Jack London à Sylvain Tesson, le cinéma de Kubrick et la musique de Mogwai&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le reste, « <em>Le Chemin des égarés »</em> est une fiction, même si beaucoup de faits, dialogues, voix off sont inspirés de ressentis très personnels. Il y a bien sûr un peu de moi dans chaque personnage, je ne peux pas le nier, mais à part tout ça, c’est bien une fiction.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/02/93-OK.jpg" rel="lightbox[111290]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-111321" title="93 OK" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/02/93-OK-555x731.jpg" alt="" width="555" height="731" /></a></p>
<div id="attachment_111348" class="wp-caption alignright" style="width: 215px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/02/vincent-T.jpg" rel="lightbox[111290]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-111348 " title="vincent T" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/02/vincent-T.jpg" alt="" width="205" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Vincent Turhan.</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com </em></strong><strong>:</strong> Ce premier roman graphique à peine publié, travaillez-vous sur un nouveau projet ?</p>
<p style="text-align: justify;">Ça ne serait pas drôle sans ça !</p>
<p style="text-align: justify;">Oui, j’ai plusieurs projets dans les tiroirs, en fait 4 voir 5. Mais j’aimerais partir sur une BD un peu plus courte et amusante avant de me relancer sur un gros projet.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans l’immédiat, c’est un projet d’adaptation (en illustration) pour une nouvelle de Stefan Zweig pour la maison d’édition avec qui je travaille en tant que maquettiste/graphiste.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Julien DEROUET<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/02/95-OK.jpg" rel="lightbox[111290]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-111323" title="95 OK" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2017/02/95-OK-555x731.jpg" alt="" width="555" height="731" /></a></strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>« The Long and Winding Road » : le nouvel album de Christopher, mis en images par Ruben Pellejero</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Oct 2016 12:09:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Derouet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>

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		<description><![CDATA[Loin de l’univers de sa série légère « Les Filles », aujourd’hui publiées chez le même éditeur, Christopher signe, en ce mois d’octobre, un album qui risque de marquer les esprits. Sur fond de bande originale très rock, Ulysse, le protagoniste, va faire un long voyage sur les traces d’un père qu’il ne connaît pas et qu’il vient d’enterrer. Un long et bon moment de lecture pour ce one-shot de 180 pages publié chez Dimitri Kennes ! Mais laissons Christopher, lui-même, nous en dire plus…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/TLAWR_INT.jpg" rel="lightbox[105500]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-105571" title="TLAWR_INT" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/TLAWR_INT-555x743.jpg" alt="" width="555" height="743" /></a><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/TLAWR_INT2.jpg" rel="lightbox[105500]" class="lightbox"><img class="alignleft size-large wp-image-105572" title="TLAWR_INT2" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/TLAWR_INT2-555x743.jpg" alt="" width="255" height="743" /></a>BDzoom.com </em></strong>Un nouvel album et encore une <em>playlist</em> en anglais… Il faut que ça change…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Christopher</strong> Pourquoi ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com</em></strong> Avec cet album, tout comme « Love Song », on s’éloigne de l’univers des filles avec une histoire beaucoup plus sombre. Besoin d’alternance ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Christopher</strong> Je ne pense pas que cet album soit plus sombre. Plus intimiste, certainement. « Les Filles » et ces <em>one shot </em>sont différents. Plus qu’une alternance, une complémentarité, même si je me reconnais plus dans « Love Song » et « TLAWR ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com</em></strong> Un album musical, un passage à Sète, et pas de référence à Brassens…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Christopher </strong>Non, parce qu’un ado, en 1970, n’en avait pas grand-chose à faire de la musique de ses parents. Et Brassens n’a surtout été rattaché à Sète qu’une fois mort. Il ne faut pas oublier qu’il était très décrié. Il n’était pas du tout<em> in</em> pour la jeunesse de 1970  et ce n’est pas le sujet de « TLAWR ». L’album raconte le cheminement d’un homme perdu dans sa crise de la quarantaine à la recherche de son père.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/TLAWR_INT3.jpg" rel="lightbox[105500]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-105573" title="TLAWR_INT3" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/TLAWR_INT3-555x743.jpg" alt="" width="555" height="743" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/TLAWR_INT4.jpg" rel="lightbox[105500]" class="lightbox"><img class="alignright size-large wp-image-105574" title="TLAWR_INT4" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/TLAWR_INT4-555x743.jpg" alt="" width="255" height="743" /></a>BDzoom.com</em></strong> Tu débutes ton récit par l’enterrement du père de ton personnage principal qui devient orphelin à la quarantaine. Orphelin, c’est le mot qu’il emploie. On sent du désarroi. Quelle est la part d’autobiographie dans ce récit ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Christopher </strong>Elle est forcément très présente. Réussir à mettre des mots sur un sentiment personnel, même si c’est un sujet universel, reste un exercice casse-gueule parce qu’il faut réussir à le synthétiser, à l’analyser pour en ressortir l’essence même. Exercice où l’on peut très rapidement devenir barbant et plat.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com</em></strong> Aix, Tours, ce sont des villes que tu connais bien ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Christopher </strong>Forcément, comme l’île de Wight, La Rochelle, Le Mans… On ne parle que de ce que l’on connaît bien.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com </em></strong>Tu fais dire à ton personnage qu’il a beaucoup de mauvais souvenirs à Tours, une ville où tu as longtemps vécu. C’est ton personnage ou Christo qui parle ?<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/TLAWR_INT5.jpg" rel="lightbox[105500]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-105577" title="TLAWR_INT5" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/TLAWR_INT5-555x743.jpg" alt="" width="555" height="743" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/TLAWR_INT6.jpg" rel="lightbox[105500]" class="lightbox"><img class="alignleft size-large wp-image-105578" title="TLAWR_INT6" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/TLAWR_INT6-555x743.jpg" alt="" width="255" height="743" /></a>Christopher </strong>C’est le personnage. Forcément, il y a de moi, mais à ce moment, le récit qui se passe à Tours pourrait se passer n’importe où. Sauf que dans mon odyssée, ça arrive à ce moment-là du récit. À Tours, j’y ai vécu 10 ans. Il y a de mauvais moments, mais il y a, heureusement, beaucoup de bons moments. Entre les amis que j’y ai et l’essor de ma carrière professionnelle, je ne peux pas dire que j’y étais malheureux, bien au contraire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com</em></strong> D’où t’es venu ce personnage de comtesse à la panthère ? Une expérience personnelle ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Christopher </strong>Pas du tout ! Ha ! Ha ! Je suis simplement « L’Odyssée » d’Homère version XXI<sup>e</sup> siècle</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com P</em></strong>eux-tu nous évoquer la genèse de ce récit ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Christopher</strong> Le point de départ est la citation mise en ouverture de l’album. Après j’ai fait un mixte entre mes envies personnelles (le <em>road-movie</em>, la musique), « L’Odyssée » d’Homère, les trois vieux et l’envie de raconter le sentiment de frustration lorsqu’un proche disparaît et toute son histoire avec lui. On se sent orphelin.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/TLAWR_INT7.jpg" rel="lightbox[105500]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-105579" title="TLAWR_INT7" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/TLAWR_INT7-555x743.jpg" alt="" width="555" height="743" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/TLAWR_INT8.jpg" rel="lightbox[105500]" class="lightbox"><img class="alignright size-large wp-image-105580" title="TLAWR_INT8" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/TLAWR_INT8-555x743.jpg" alt="" width="255" height="743" /></a>BDzoom.com</em></strong> Si tu étais né un peu plus tôt, tu te serais rendu au concert de Wight ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Christopher </strong>Je n’en sais rien. Je ne pense pas que mes parents m’auraient laissé y aller si j’étais mineur…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com</em></strong> Dans cette histoire, tous les personnages semblent victimes de leur destin. Il n’y a pas de libre arbitre selon toi ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Christopher </strong>Au contraire. Le libre arbitre est présent tout au long de l’album ! Des petits vieux, au choix de vie du père, à la tante, Lady ou même Ulysse, chacun a mené sa vie comme il l’entendait.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com </em></strong>Comment s’est fait le choix de Rubén ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Christopher </strong>Quand un dessinateur tel que Rubén a envie de travailler avec vous, ça ne se refuse pas !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com </em></strong>Comment vous êtes-vous rencontré ?<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/TLAWR_INT9.jpg" rel="lightbox[105500]" class="lightbox"><img class="alignright size-large wp-image-105581" title="TLAWR_INT9" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/TLAWR_INT9-555x743.jpg" alt="" width="555" height="743" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/TLAWR_INT10.jpg" rel="lightbox[105500]" class="lightbox"><img class="alignleft size-large wp-image-105582" title="TLAWR_INT10" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/TLAWR_INT10-555x743.jpg" alt="" width="255" height="743" /></a>Christopher </strong>Au Salon du livre du Mans, il y a une dizaine d’années. Il a aimé ma série « Love Song ». On a sympathisé (et même beaucoup rigolé) et depuis on a eu envie de travailler ensemble. Je lui ai proposé ce scénario qu’initialement j’avais prévu pour moi. Un 200 pages, ça peut faire peur, mais Rubén avait envie d’un tel challenge. Forcément, j’avais la chance qu’un des plus grands dessinateurs aime mon travail, je n’allais pas refuser une telle opportunité ! Il a avoué ne s’être jamais autant remis en question sur une BD (même « Corto Maltese » est plus simple pour lui). Cela m’a énormément flatté.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>BDzoom.com</em></strong> Comment avez-vous travaillé ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Christopher </strong>Je lui ai fourni tout le découpage, les caractères des personnages, et le scénario de la moitié de l’album. Il a commencé à faire ses recherches il y a quatre ans. Il est allé tellement loin dans la personnalité des trois petits vieux par exemple que j’ai réécrit certains dialogues afin de les rendre plus forts encore. Puis, j’ai fini tout le scénario et tous les mois, pendant trois ans, j’ai reçu mes dix pages de l’album. Un vrai régal ! Je recevais les planches, jamais je ne les aurais mises en page comme ça, mais c’était extraordinaire !<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/TLAWR_INT11.jpg" rel="lightbox[105500]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-105583" title="TLAWR_INT11" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/TLAWR_INT11-555x743.jpg" alt="" width="555" height="743" /></a> Il réussissait à me surprendre à chaque fois. C’est un grand professionnel qui a réfléchi dès le départ au découpage entier, à la couleur, à une architecture narrative qui met en avant la lecture et le récit. À partir de là, je n’ai cessé d’améliorer mes dialogues pour qu’ils soient le plus fluides possible.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Julien DEROUET<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/TLAWR_INT16.jpg" rel="lightbox[105500]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-105585" title="TLAWR_INT16" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/TLAWR_INT16-555x743.jpg" alt="" width="555" height="743" /></a></strong><strong></strong></p>
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		<title>Dany : interview express !!!</title>
		<link>https://www.bdzoom.com/97628/interviews/dany-interview-express/</link>
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		<pubDate>Fri, 04 Mar 2016 10:26:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Derouet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>

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		<description><![CDATA[C'est le grand retour de Dany (ce dessinateur pratiquant avec autant de talent les genres humoristique et réaliste,figure parmi les auteurs incontournables de la bande dessinée franco-belge, grâce à son mythique « Olivier Rameau », ses « Histoire sans héros » ou ses albums coquins qui rencontrent un très grand succès populaire, mariant humour et érotisme à la perfection) avec « Ludivine » aux éditions Glénat ! Cette jeune, blonde et séduisante jeune fille rédige sa thèse sur l’influence du sexe sur le cours de l’Histoire. Mais à cause d'un bug informatique, elle se retrouve mystérieusement projetée dans le passé, à la rencontre des événements et des personnages qu’elle étudie ! De la préhistoire à l’assassinat de Jules César, en passant par la guerre de Cent Ans ou la Prise de la Bastille, Ludivine va découvrir que c’est bien souvent elle qui, par ses charmes, va être à l’origine de grands bouleversements... Avec l'aide scénaristique de Michel Rodrigue et d'Erroc, Dany nous fait revivre les grands moments de l’Histoire de manière délicieusement coquine, drôle et sexy ! Interview...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="mceTemp" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_97630" class="wp-caption alignleft" style="width: 215px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/03/Dany.jpg" rel="lightbox[97628]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-97630 " title="Dany" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/03/Dany.jpg" alt="" width="205" height="266" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Dany.</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>BDzoom.com</strong></em> : Nous avons beau avoirsuivi une formation d’historien,nous n&#8217;avonsjamais rencontré Ludivine sur les bancs de la fac,pourquoi ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dany</strong> :Dommage pour vous, vous ne deviez pasêtreinscrit aux mêmes cours que Ludivine&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>BDzoom.com</strong></em> :Comment est né ce projet ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dany</strong> :C’est Michel Rodrigue qui est l’initiateur du projet. Son idée de départ était de faire un recueil d’illustrations (coquines) sur des faits historiques, accompagnés de textes explicatifs. Je lui ai suggéré de plutôt réaliser des histoires courtes en planches BD.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils en ont discuté avec Erroc. Ils ont beaucoup rigolé et Erroc a écrit ce scénario qui m’a beaucoup, beaucoup amusé.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>BDzoom.com</strong></em> : Comment travaillez-vous avec vos deux scénaristes, eux-mêmes dessinateurs ?<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/03/ludivineA.jpg" rel="lightbox[97628]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-97631" title="ludivineA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/03/ludivineA-555x736.jpg" alt="" width="555" height="736" /></a></p>
<div class="mceTemp" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_97634" class="wp-caption alignright" style="width: 365px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/03/Dany-La-galerie-des-illustres.jpg" rel="lightbox[97628]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-97634 " title="Dany, La galerie des illustres" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/03/Dany-La-galerie-des-illustres-555x319.jpg" alt="" width="355" height="319" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">« La Galerie-des illustres » dans Spirou.</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dany</strong> :S’ils trouvent les gags ensemble, c’est Erroc qui met le scénario au net. Et c’est vraiment un bonheur pour moi de travailler sur son découpage. Il a un sens extraordinaire du gag et des enchaînements. Moi qui ai la réputation de modifier beaucoup les scénarios que je reçois, là, je n’ai pratiquement rien changé. J’ai ajouté deux ou trois cases par-ci, par-là, quelques gags supplémentaires ou complémentaires sur lesquels, d’ailleurs, Erroc a toujours été enthousiaste… Bref, la réalisation de cet album a été un bonheur complet. On s’est tous vraiment beaucoup amusé et j’espère que cela se sent à la lecture et que lecteurs vont s’amuser autant que nous.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>BDzoom.com</strong></em> : Vous êtes vous replonger dans des manuels d’histoire avant d’attaquer la série ?<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/03/ludivine0.jpg" rel="lightbox[97628]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-97633" title="ludivine0" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/03/ludivine0-555x736.jpg" alt="" width="555" height="736" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/03/ludivine.jpg" rel="lightbox[97628]" class="lightbox"><img class="alignleft size-large wp-image-97632" title="ludivine" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/03/ludivine-555x759.jpg" alt="" width="255" height="759" /></a>Dany</strong> : Non, je n’en ai pas eu besoin. Il faut dire que je suis un passionné d’Histoire depuis que je suis tout petit. J’avais sept ans quand j’ai découvert « Les Belles Histoires de l’Oncle Paul » dans <em>Spirou</em> et elles m’ont vraiment donné envie d’étudier à fond cette matière.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>BDzoom.com</strong></em> :Est-ce qu’il y a des personnages historiques que vous avez pris plus de plaisir à dessiner et pourquoi ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dany</strong> : Tous les personnages ont été une source de plaisir. J’adore passer d’une époque à l’autre, avec des costumes (quand il y en a !) des armes, des décors très différents. Ça renouvelle mon enthousiasme de dessinateur.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>BDzoom.com</strong></em> :Planchez-vous déjà sur le second tome ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dany</strong> :On a plein d’idées sur de nouvelles séquences historiques. On est très loin d’avoir exploité toutes les possibilités du concept. Il reste énormément de périodes de l’Histoire que nous n’avons pas abordées. On réfléchit aussi sur une nouvelle manière de faire voyager Ludivine dans le temps.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>BDzoom.com</strong></em> : Avez-vous d’autres projets en route ?<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/03/ludivine1.jpg" rel="lightbox[97628]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-97635" title="ludivine1" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/03/ludivine1-555x736.jpg" alt="" width="555" height="736" /></a></p>
<div id="attachment_97640" class="wp-caption alignright" style="width: 265px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/03/Dany1.jpg" rel="lightbox[97628]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-97640  " title="Dany" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/03/Dany1-555x526.jpg" alt="" width="255" height="526" /></a><p class="wp-caption-text">Spirou vu par Dany et Yann.</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dany</strong> :Plus qu’un projet, c’est le fantastique « Spirou » avecle scénaristeYann qui m’accapare le plus pour l’instant. Mais, comme toujours, je faistrente-six choses en même temps, comme des illustrations et de grandes toiles à l’acrylique. La retraite est encore très, très loin et c’est parfait ainsi…</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>BDzoom.com</strong></em> : Merci maître Dany !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Julien DEROUET</strong></p>
<p style="text-align: justify;">(mise en page et relecture : <strong>Gilles RATIER</strong>)</p>
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		<title>Entrevue avec André Taymans&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Nov 2014 11:17:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Derouet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>

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		<description><![CDATA[À l’occasion de la renaissance de Roxane Leduc dans « La Main de Pangboche », aux éditions Paquet, nous sommes allés à la rencontre de son auteur : le très talentueux André Taymans, dessinateur aux coups de crayon multiples et divers.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_80326" class="wp-caption alignleft" style="width: 176px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/André-Taymans.jpg" rel="lightbox[80283]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-80326" title="André Taymans" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/André-Taymans.jpg" alt="" width="166" height="234" /></a><p class="wp-caption-text">André Taymans.</p></div>
<p><span style="text-decoration: underline;">Avant de revenir sur votre actualité, permettez-nous de regarder dans le rétroviseur. La BD a-t-elle toujours été une évidence pour vous ? Depuis tout petit ?</span></p>
<p>Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours dessiné. J’aurais aimé faire du dessin animé, mais c’est finalement vers la bande dessinée que je me suis tourné. Vers l’âge de 15 ans, je suis rentré à Saint-Luc, une école d’art de Bruxelles où j’ai achevé mes humanités pour, ensuite, faire un graduat en BD.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/NeroWolfe01.jpg" rel="lightbox[80283]" class="lightbox"><img class="alignright size-full wp-image-80327" title="NeroWolfe01" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/NeroWolfe01.jpg" alt="" width="155" height="542" /></a> Il y avait là, en même temps que moi, Bruno Marchand, Benoît Roels, Jerry Frissen, Christian Durieux, Jean-Luc Cornette, Young, Fabrice Lamy, Jean-Luc Englebert, Bruno Wesel et j’en oublie sûrement.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">C’est au début des années 1990&#8242; que l’on commence à voir apparaître votre nom sur des albums de bandes dessinées. À l’époque, vous sévissiez chez Casterman et vous travailliez pour les plus jeunes<a href="http://bdzoom.com/80283/interviews/entrevue-avec-andre-taymans/attachment/alex-nora/" rel="attachment wp-att-80328"><img class="alignleft size-medium wp-image-80328" title="Alex Nora" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Alex-Nora-555x739.jpg" alt="" width="150" height="739" /></a></span></p>
<p>Pas vraiment. Mon premier album avec Jean-Claude De la Royère (« Les Compagnons de la peur ») sort chez Lefranc en 1989. Puis, je passe au Lombard où je publie « Opération Bolivar », un album avec Gabrielle Borile et Chantal Heuvel. Chez Alpen/Humanos, je dessine deux albums de « Sam Griffith », un détective. Puis, je reprends chez Dupuis, le temps d’un album, « Munro », un personnage de Griffo. Je travaille aussi beaucoup pour les éditions Bayard et leurs différents magazines.</p>
<p>Ce n’est qu’après tout ça que je débarque chez Casterman avec « Les Aventures de Charlotte », à la suite du refus de Dupuis qui était alors mon éditeur. 5 albums de Charlotte seront édités et 4 d’une série pour les plus petits : « Bouchon le petit cochon ».<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/tayman-giogio.jpg" rel="lightbox[80283]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-80346" title="tayman-giogio" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/tayman-giogio-555x249.jpg" alt="" width="555" height="249" /></a></p>
<div id="attachment_80329" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Charlotte-.jpg" rel="lightbox[80283]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-80329" title="Charlotte" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Charlotte--555x721.jpg" alt="" width="555" height="721" /></a><p class="wp-caption-text">« Les Aventures de Charlotte » chez Casterman.</p></div>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Caroline-Baldwin1.jpg" rel="lightbox[80283]" class="lightbox"><img class="alignright size-medium wp-image-80330" title="Caroline Baldwin1" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Caroline-Baldwin1-555x740.jpg" alt="" width="155" height="740" /></a>En 1996, toujours pour Casterman, mais d’abord dans le magazine <em>(À suivre)</em>, vous créez une héroïne pour les plus grands nommée Caroline Baldwin. Avec un trait ligne claire qui généralement met en scène des scénarios plus légers, vous décidez au contraire de raconter des histoires assez sombres&#8230;</span></p>
<p>« Moon River », premier album de la série, était prévu pour un one-shot dans la collection <em>Aire libre</em> de Dupuis. Caroline Baldwin n’y avait qu’un second rôle, le héros étant l’astronaute Frank White.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Caroline-Baldwin16.jpg" rel="lightbox[80283]" class="lightbox"><img class="alignleft size-medium wp-image-80331" title="Caroline Baldwin16" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Caroline-Baldwin16-555x783.jpg" alt="" width="155" height="783" /></a> Mais quand Jean-Paul Mougin, tout puissant rédacteur en chef de <em>(À suivre)</em>, l’a appris, il est entré dans une colère noire, exigeant que l’album se fasse chez Casterman. Il l’a donc d’abord publié dans <em>(À suivre) </em>puis en album dans la collection <em>Studio</em>, avec ses célèbres &laquo;&nbsp;doubles couvertures&nbsp;&raquo;. Concernant le style, je ne me suis pas posé de questions, j’ai juste essayé de dessiner de manière plus réaliste par rapport à ce que je faisais d’habitude, tout en racontant des histoires qui me plaisaient.</p>
<p>Car il faut souligner que jusque là, je n’avais jamais été le scénariste de mes albums. Cette série est un succès et elle traverse les frontières francophones. Elle compte aujourd’hui 16 titres et est traduite en néerlandais, en allemand, en italien, en espagnol et en portugais plus récemment.</p>
<div id="attachment_80333" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Caroline_16_pl40.jpg" rel="lightbox[80283]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-80333" title="Caroline_16_pl40" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Caroline_16_pl40-555x803.jpg" alt="" width="555" height="803" /></a><p class="wp-caption-text">Planche originale du tome 16 de « Caroline Baldwin ».</p></div>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quand verra-t-on Caroline dans de nouvelles aventures ?</span></p>
<p>Le prochain album est écrit. Il se passera à Montréal et s’intitulera &laquo;&nbsp;Narco Tango&nbsp;&raquo;. Il faut juste que je trouve du temps pour le dessiner.</p>
<div id="attachment_80335" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Esquisses.jpg" rel="lightbox[80283]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-80335" title="Esquisses" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Esquisses-555x380.jpg" alt="" width="555" height="380" /></a><p class="wp-caption-text">« Esquisses pour Caroline Baldwin » chez Point image, en 2001.</p></div>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Lefranc.jpg" rel="lightbox[80283]" class="lightbox"><img class="alignright size-medium wp-image-80336" title="Lefranc" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Lefranc-555x741.jpg" alt="" width="155" height="741" /></a>En plus de vos propres personnages, vous animez également des monuments du 9<sup>e</sup> art tels que « Lefranc » ou « Sibylline ». Comment avez-vous été amené à travailler sur de tels projets ?<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/lefranc_chatiment_couverture.jpg" rel="lightbox[80283]" class="lightbox"><img class="alignleft size-medium wp-image-80337" title="lefranc_chatiment_couverture" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/lefranc_chatiment_couverture-555x632.jpg" alt="" width="255" height="632" /></a></span></p>
<p>C’est à chaque fois une demande de l’éditeur. On m’avait proposé de reprendre « Lefranc » après Christophe Simon, mais je ne sentais pas la manière dont le personnage avait évolué. J’ai donc dit en boutade, chez Casterman, que j’accepterais le jour où le personnage reviendrait dans les années 1950.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/taymans-sibylline-et-la-prophetie-de-godetia-eo.jpg" rel="lightbox[80283]" class="lightbox"><img class="alignright size-medium wp-image-80338" title="taymans-sibylline-et-la-prophetie-de-godetia-eo" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/taymans-sibylline-et-la-prophetie-de-godetia-eo-555x768.jpg" alt="" width="155" height="768" /></a></p>
<p>Et quelques années plus tard, ils m’ont proposé de réaliser un « Lefranc » vintage.</p>
<p>Pour « Sibylline », l’éditeur et Macherot cherchaient à relancer la série avec de nouvelles aventures. Macherot qui avait de l’arthrose dans les mains ne pouvait plus dessiner, mais avait encore des idées d’histoires.</p>
<p>On m’a proposé de faire des essais à un moment où j’avais envie de refaire des albums pour enfants. Ça tombait bien. Je me suis très bien entendu avec Raymond Macherot et sa femme Josette. Ce fut un vrai plaisir de collaborer avec un tel monument de la BD animalière.</p>
<div id="attachment_80339" class="wp-caption aligncenter" style="width: 534px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Sibylline.jpg" rel="lightbox[80283]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-80339" title="Sibylline" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Sibylline.jpg" alt="" width="524" height="713" /></a><p class="wp-caption-text">« Sibylline » par André Taymans.</p></div>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Les-Filles-d’Aphrodite-.jpg" rel="lightbox[80283]" class="lightbox"><img class="alignleft size-medium wp-image-80340" title="Les Filles d’Aphrodite" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Les-Filles-d’Aphrodite--555x754.jpg" alt="" width="155" height="754" /></a>Vous avez également travaillé, le temps de triptyque pour les éditions Glénat.</span></p>
<p>Un jour, Henri Filipini, éditeur historique des éditions Glénat, m’a téléphoné pour me dire tout le bien qu’il pensait de « Caroline Baldwin » et pour me demander d’accepter de dessiner « Les Filles d’Aphrodite », un scénario de Corine Jamar.</p>
<p>Glénat lançait une nouvelle collection de polars, <em>Bulles noires</em>, et cherchait de nouveaux projets. La collection a hélas été une catastrophe sur le plan commercial et a été vite enterrée.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">On le voit, vous travaillez aussi bien sur vos propres scénarios que sur ceux d’autres personnes. Est-ce vous vous impliquez autant sur une histoire dont vous n’êtes que le dessinateur que lorsque vous êtes auteur complet ?<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/La-Fugitive.jpg" rel="lightbox[80283]" class="lightbox"><img class="alignright size-medium wp-image-80341" title="La Fugitive" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/La-Fugitive-555x733.jpg" alt="" width="155" height="733" /></a></span></p>
<p>Ce n’est pas une question de savoir si c’est moi ou quelqu’un d’autre qui écrit l’histoire, mais plutôt de savoir si l’histoire me passionnera encore au moment ou je la dessinerai. Il m’est arrivé de réaliser des histoires qui me passionnaient à l’écriture et nettement moins lors de la mise en images.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Il vous arrive également d’écrire pour les autres ?</span></p>
<p>J’ai écrit une série de 3 albums pour Éric Lenaerts chez Casterman (« La Fugitive ») il y a quelques années.</p>
<p>Aujourd’hui, j’écris un one-shot pour Daniel Desorgher qui sortira, je l’espère, fin 2015 chez Place du Sablon, le nouveau label &laquo;&nbsp;belge&nbsp;&raquo; du groupe Paquet.</p>
<div id="attachment_80342" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Roxane-découpage.jpg" rel="lightbox[80283]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-80342" title="Roxane découpage" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Roxane-découpage-555x806.jpg" alt="" width="555" height="806" /></a><p class="wp-caption-text">Découpage de la page 8 de « Roxane » version Okapi.</p></div>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Traque.gif" rel="lightbox[80283]" class="lightbox"><img class="alignleft size-full wp-image-80343" title="Traque" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Traque.gif" alt="" width="155" height="475" /></a>Revenons à votre nouveauté, «La Main de Pangboche »&#8230; qui n’en est pas tout à fait une. Si l’histoire est inédite, le personnage ne l’est pas. Pourquoi décide-t-on un jour de reprendre un personnage ?</span></p>
<div id="attachment_80344" class="wp-caption alignright" style="width: 265px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/baldwin-avec-roxane.jpg" rel="lightbox[80283]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-80344  " title="baldwin avec-roxane" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/baldwin-avec-roxane-555x555.jpg" alt="" width="255" height="555" /></a><p class="wp-caption-text">Caroline Baldwin avec Roxane Leduc.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>J’ai créé le personnage de Roxane Leduc à la demande du magazine <em>Okapi </em>des éditions Bayard, en 1998. Ils voulaient relancer un secteur BD avec de nouveaux héros. Mais peu de temps après, une nouvelle direction éditoriale est arrivée et a fait marche arrière. Je n’avais, pour ma part, plus le temps de mener de front « Caroline Baldwin » et « Roxane ». J’ai donc laissé tomber « Roxane ». Mais il ne se passait pas une séance de dédicace sans qu’on me demande de relancer la série. J’ai donc décidé de me servir du personnage en guest-star dans les aventures de « Caroline Baldwin » (dans « Rendez-vous à Katmandou », « Mortelle Thérapie » et « Free Tibet »). Après deux années sabbatiques durant lesquelles j’ai beaucoup voyagé en Asie, j’ai décidé d’offrir à mes lecteurs de nouvelles aventures de Roxane, laquelle commençait aussi à me manquer.</p>
<div id="attachment_80324" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/80283/interviews/entrevue-avec-andre-taymans/attachment/9782888906742-pt01/" rel="attachment wp-att-80324"><img class="size-medium wp-image-80324" title="9782888906742.PT01" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/9782888906742.PT01-555x743.jpg" alt="" width="555" height="743" /></a><p class="wp-caption-text">Une page de « La Main de Pangboche ».</p></div>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Main-de-Pangboche.jpg" rel="lightbox[80283]" class="lightbox"><img class="alignleft size-medium wp-image-80345" title="Main de Pangboche" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Main-de-Pangboche-555x387.jpg" alt="" width="255" height="387" /></a>Pouvez-vous nous parler de ce nouvel album ?</span></p>
<p>Avec cet album, j’ai voulu me faire plaisir. J’ai voulu retrouver le plaisir que j’avais adolescent à écrire et dessiner des histoires sans prétention sur la table de la salle à manger de mon grand-père chez qui je vivais. C’est pour cette raison que, pour la première fois de ma carrière, j’ai réalisé l’album en couleurs directes. Histoire de tout maîtriser&#8230; « La Main de Pangboche », puisque c’est le titre de l’album, se passe au Népal, un pays que je connais bien. Il met en scène Roxane à la recherche, bien malgré elle, de la main de Pangboche, une main momifiée de yéti que convoitent aussi d’inquiétants personnages. Il s’agit de la première partie d’un diptyque d’aventure teinté de fantastique.</p>
<div id="attachment_80325" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/9782888906742.PT04.jpg" rel="lightbox[80283]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-80325" title="9782888906742.PT04" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/9782888906742.PT04-555x743.jpg" alt="" width="555" height="743" /></a><p class="wp-caption-text">Un autre extrait de « La Main de Pangboche ».</p></div>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/roxane.jpg" rel="lightbox[80283]" class="lightbox"><img class="alignright size-full wp-image-80347" title="roxane" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/roxane.jpg" alt="" width="115" height="1019" /></a>Chez Paquet, vous n’êtes pas simplement auteur&#8230;</span></p>
<p>Quand j’ai rencontré Pierre Paquet, en 2013, il était sur le point de racheter les éditions EP basées à Paris et était en train de créer Chours, une structure dédiée au livre et à la BD jeunesse, ainsi que Kramiek, un label dédié à l’humour. Le tout rassemblé au sein du groupe Paquet.</p>
<p>Nous avons alors eu l’envie de créer une maison d’édition dont la direction éditoriale serait basée en Belgique, berceau de la BD francophone, et qui ferait la part belle aux rééditions patrimoniales et à la BD belge dite &laquo;&nbsp;classique&nbsp;&raquo;.</p>
<p>C’est dans le cadre de cette maison d’édition baptisée Place du Sablon que j’occupe la fonction de conseiller éditorial et d’éditeur sur certains titres à paraître.</p>
<p>Les premières parutions de cette nouvelle maison sont prévues pour mars 2015.</p>
<p><strong>Julien DEROUET</strong></p>
<p><strong>Mise en pages : Gilles Ratier</strong></p>
<p>Pour plus d&#8217;images, voir <a href="http://andretaymans.com">http://andretaymans.com</a>.</p>
<div id="attachment_80356" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Strip.jpg" rel="lightbox[80283]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-80356" title="Strip" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Strip-555x187.jpg" alt="" width="555" height="187" /></a><p class="wp-caption-text">D&#39;autres albums dessinés par André Taymans...</p></div>
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		</item>
		<item>
		<title>« Corto » se révèle un peu&#8230; : interview express de Juan Díaz Canales !</title>
		<link>https://www.bdzoom.com/79654/interviews/%c2%ab-corto-%c2%bb-se-revele-un-peu-interview-express-de-juan-diaz-canales/</link>
		<comments>https://www.bdzoom.com/79654/interviews/%c2%ab-corto-%c2%bb-se-revele-un-peu-interview-express-de-juan-diaz-canales/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 27 Oct 2014 15:45:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Derouet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>

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		<description><![CDATA[À la suite de l’annonce de la parution d’une nouvelle aventure du célèbre marin libertaire et romantique, en octobre 2015 (tout juste vingt ans après le décès de son créateur Hugo Pratt), l’un des acteurs de cette reprise, le scénariste Juan Díaz Canales, nous en dit aujourd’hui un peu plus.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_79656" class="wp-caption alignleft" style="width: 315px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/Juan-Diaz-Canales.jpg" rel="lightbox[79654]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-79656   " title="Juan-Diaz-Canales" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/Juan-Diaz-Canales-555x341.jpg" alt="" width="305" height="341" /></a><p class="wp-caption-text">Juan Díaz Canales, scénariste de « Blacksad ».</p></div>
<p><span style="text-decoration: underline;">Bonjour Juan. Nous avons appris récemment qu’avec Ruben Pellejero tu allais reprendre « Corto Maltese » (voir : </span><a title="Lien permanent vers Corto revient…" href="http://bdzoom.com/78791/actualites/corto-revient/" rel="bookmark">Corto revient…</a><span style="text-decoration: underline;">). Es-tu toi même un lecteur de « Corto » depuis longtemps ?</span></p>
<p>Heureusement, oui ! Pas seulement lecteur, mais un vrai passionné de Pratt.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Est-ce que tu penses avoir été influencé par l’œuvre de Pratt ?</span></p>
<p>Bien sûr. Si je suis devenu auteur de BD, c’est sans doute grâce à Pratt. Je me souviens encore de l’impression que j’ai eue en lisant mes premières histoires de « Corto ». Cela a été pour moi un moment hallucinant&#8230; Un déclic qui m’a poussé et inspiré à raconter mes propres histoires.</p>
<div id="attachment_79655" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/Corto-Pellejero.jpg" rel="lightbox[79654]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-79655" title="Corto-Pellejero" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/Corto-Pellejero-555x287.jpg" alt="" width="555" height="287" /></a><p class="wp-caption-text">« Corto Maltese » par Ruben Pellejero.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_79658" class="wp-caption alignright" style="width: 315px"><a href="http://bdzoom.com/79654/interviews/%c2%ab-corto-%c2%bb-se-revele-un-peu-interview-express-de-juan-diaz-canales/attachment/pellejero-canales/" rel="attachment wp-att-79658"><img class="size-full wp-image-79658 " title="Pellejero-canales" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/Pellejero-canales.jpg" alt="" width="305" height="370" /></a><p class="wp-caption-text">Juan Díaz Canales et Ruben Pellejero.</p></div>
<p><span style="text-decoration: underline;">Deux Espagnols qui reprennent l’œuvre d’un Italien principalement lu en français, et publié par un éditeur belge&#8230; c’est original&#8230;</span></p>
<p>Original, je ne sais pas. Mais en tout cas, pour un personnage si universel, il ne manque pas de logique, à mon avis.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Comment est né le projet ? Casterman est-il venu te chercher ou est-ce toi qui as proposé le projet à l’éditeur ?</span></p>
<p>C’est Patrizia Zanotti, l’ayant droit de Pratt, qui m’a proposé le projet. On se connaît depuis longtemps, car elle était la première éditrice de « Blacksad » en Italie, chez Lizard. Puis, les éditeurs de « Corto », Casterman pour la francophonie, Rizzoli-Lizard en Italie et Norma en Espagne, se sont joints au projet avec enthousiasme.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/CortoPellejero.jpg" rel="lightbox[79654]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-79657" title="CortoPellejero" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/CortoPellejero.jpg" alt="" width="450" height="607" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/CORTOactu1.jpg" rel="lightbox[79654]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-79662 alignright" title="CORTOactu" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/CORTOactu1.jpg" alt="" width="157" height="525" /></a>Ta collaboration avec Ruben est-elle un mariage d’éditeur ou est-ce toi qui as proposé au dessinateur de travailler sur ce projet ?</span></p>
<p>Ruben et moi sommes des amis et l’on avait fantasmé sur la possibilité de travailler ensemble. Alors, quand Patrizia m’a proposé le projet de « Corto », il m’a semblé que c’était l’occasion parfaite, de toute évidence !</p>
<div id="attachment_79659" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/blacksad4.jpg" rel="lightbox[79654]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-79659 " title="blacksad4" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/blacksad4.jpg" alt="" width="300" height="299" /></a><p class="wp-caption-text">Juan Díaz Canales et Juanjo Guarnido.</p></div>
<p><span style="text-decoration: underline;">Où en es-tu de tes autres projets ? Un nouveau « Blacksad » en préparation ?</span></p>
<p>Tout à fait. Il y a toujours un « Blacksad » en préparation. Mais j’avoue que l’on cuisine lentement, Juanjo Guarnido et moi&#8230;</p>
<p><strong>Julien DEROUET</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Ouest France  a son « Tintin » !</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Oct 2014 06:06:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Derouet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme de nombreux journaux, <em>Ouest France</em> a décidé de sortir un hors-série consacré au héros de Hergé. Pour se faire, il s’est mis en cheville avec le mensuel <em>Historia</em>, qui est devenu maître d'oeuvre de l'ouvrage, comme quelque temps auparavant <em>Le Point</em> s’était associé à <em>L’Histoire</em>.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/Ouest-France.jpg" rel="lightbox[78854]" class="lightbox"><img class="alignleft size-full wp-image-78856" title="Ouest France" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/Ouest-France.jpg" alt="" width="253" height="360" /></a>Ouest France</em>, premier quotidien français tiré à plus de 800 000 exemplaires, a travaillé une thématique originale : la mer, en lien avec son encrage géographique. Comme le rappelle le communiqué de presse, <em>Ouest France</em> est en effet le quotidien de presse régionale en Europe qui a la plus importante façade maritime : CQFD !</p>
<p>« Tintin et la mer », c’est 130 pages en couleurs de textes et d’images pour 8,90 euros. Un chapitre complet est consacré à Saint Nazaire, ville que Tintin a traversée le temps d’un album : « Les 7 Boules de cristal ». Autres villes évoquées dans ce hors-série : Brest, Cherbourg, La Hougue ou encore Saint-Malo. Le choix de l’iconographie n’a pas dû être simple quand on sait que la mer et les bateaux sont présents dans quinze des vingt-trois aventures de Tintin.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/OF-Hist-Tintin-mer.jpg" rel="lightbox[78854]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-78855" title="OF Hist Tintin mer" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/OF-Hist-Tintin-mer-555x350.jpg" alt="" width="555" height="350" /></a></p>
<p>Dans ce hors-série se côtoient et s’entremêlent textes d’historiens et de journalistes, dont le spécialiste BD de <em>Ouest-France </em>: Laurent Beauvallet.</p>
<p><strong>Julien DEROUET</strong></p>
<p><strong>« Tintin et la mer » collectif <em>Ouest France</em>/<em>Historia </em>(8,90 </strong><strong>€)</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Interview express de Christian Godard&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 09 Mar 2014 12:16:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Derouet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>

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		<description><![CDATA[Bien que le créateur de séries aussi mythiques que « Martin Milan », « Norbert et Kari », « Le Vagabond des limbes » et « La Jungle en folie » n’ait pas vraiment d’actualité brûlante, notre collaborateur Julien Derouet a quand même eu envie de poser quelques questions à cet acteur majeur de la bande dessinée franco-belge qu’est Christian Godard… Bonne idée, non ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_72363" class="wp-caption alignleft" style="width: 195px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/03/Le-Guide-du-mariage.jpg" rel="lightbox[72333]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-72363    " title="Le Guide du mariage" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/03/Le-Guide-du-mariage-555x743.jpg" alt="" width="185" height="743" /></a><p class="wp-caption-text">« Le Guide du mariage » avec Jacky Goupil, en 2002.</p></div>
<p><strong>Julien Derouet </strong>: Avant de nous replonger dans votre longue carrière, avez-vous de nouveaux projets ? Si oui, quand verront-ils le jour ?</p>
<p><strong>Christian Godard</strong><strong> </strong>: Je suis en train de plancher sur un nouveau « Guide en BD » pour les éditions Vents d’Ouest — à propos duquel je suis déjà en retard ! — et je travaille, surtout, à un projet un peu plus compliqué à mettre sur pied, dont je vous parlerai plus longuement, peut-être, au moment de son lancement.</p>
<p><strong>JD </strong>: Vous êtes à la fois dessinateur et scénariste. Dans laquelle de ces deux activités trouvez-vous le plus de plaisir ?</p>
<p><strong>CG </strong>: Ça dépend des jours ! Les jours pairs pour le dessin, impairs pour l’écriture&#8230;</p>
<p><strong>JD </strong>: En 1959 vous vivez la révolution <em>Pilote</em> de l’intérieur puisque vous dessinez pour ce magazine « Jacquot le mousse » sur un scénario de René Goscinny. Pouvez-vous nous évoquer cette aventure ?<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/03/jacquot-le-mousse.jpg" rel="lightbox[72333]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-72335" title="jacquot le mousse" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/03/jacquot-le-mousse-555x382.jpg" alt="" width="555" height="382" /></a></p>
<p><strong><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/03/296.jpg" rel="lightbox[72333]" class="lightbox"><img class="alignright size-full wp-image-72336" title="296" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/03/296.jpg" alt="" width="180" height="294" /></a>CG </strong>: Cette aventure ressemble effectivement à une aventure, quand on en parle aujourd’hui. À l’époque, ça n’en était pas une du tout. Il s’agissait de créer un journal, avec peu de moyens, et peu de collaborateurs. On ignorait si le journal en question vivrait, ou pas. Du reste, il était en faillite un an après&#8230;</p>
<p><strong>JD </strong>: Quels étaient alors vos rapports avec René Goscinny et Jean-Michel Charlier, les deux scénaristes piliers et fondateurs de <em>Pilote</em> ? Vous ont-ils influencé dans votre façon d’écrire ?</p>
<p><strong>CG </strong>: À cette période, je n’étais pas à la recherche d’influences, mais plutôt d’un courant dans lequel trouver à m’insérer.</p>
<p><strong>JD </strong>: En 1963, toujours dans <em>Pilote</em>, vous lancez votre première série à succès, « Norbert et Kari » que vous animez à la fois scénaristiquement et graphiquement. Comment l’idée vous est-elle venue ?</p>
<p><strong>CG </strong>: L’idée ne m’en est pas venue, elle est venue à l’esprit de Jean-Michel Charlier. Qui, un beau jour, m’a déclaré : <em>« Mais, vous êtes au point, maintenant&#8230; Vous avez une idée pour une série longue ? »</em> J’avais !<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/03/Norbert-et-Kari.jpg" rel="lightbox[72333]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-72337" title="Norbert et Kari" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/03/Norbert-et-Kari-555x762.jpg" alt="" width="555" height="762" /></a><em></em></p>
<p><strong><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/03/go-1.jpg" rel="lightbox[72333]" class="lightbox"><img class="alignleft size-medium wp-image-72339" title="go-1" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/03/go-1-555x774.jpg" alt="" width="140" height="774" /></a>JD </strong>: En 1967, dans le journal <em>Tintin </em>(exactement au n° 1001 de la version française ou au n° 52 de l&#8217;édition belge datés du 28 décembre), vous créez Martin Milan,un pilote d&#8217;avion taxi.  Sans doute votre œuvre la plus personnelle, non ?</p>
<p><strong>CG </strong>: « Personnelle », pas en 1967&#8230; Martin Milan est sorti de sa gangue très progressivement.</p>
<p>Initialement, c’était un personnage complètement humoristique, et j’avais choisi sa fonction uniquement pour éviter d’avoir des personnages secondaires récurrents.</p>
<p>Et puis, chassez le naturel&#8230;</p>
<div id="attachment_72340" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/03/martinmilangoulepl40.jpg" rel="lightbox[72333]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-72340" title="martinmilangoulepl40" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/03/martinmilangoulepl40-555x645.jpg" alt="" width="555" height="645" /></a><p class="wp-caption-text">Une belle planche originale de « Martin Milan : La Goule et le biologiste », datée de 1997.</p></div>
<p><strong><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/03/Pif56.jpg" rel="lightbox[72333]" class="lightbox"><img class="alignright size-full wp-image-72355" title="Pif56" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/03/Pif56.jpg" alt="" width="158" height="208" /></a>JD </strong>: Deux ans plus tard, en 1969, paraît dans <em>Pif Gadget</em> votre série la plus déjantée, un véritable chef-d’œuvre, « La Jungle en folie », mise en image par Mic Delinx. Cette fable animalière n’est autre qu’une satire de notre société. Avez-vous été influencé par mai 68 dans la création de cette bande dessinée ?</p>
<p><strong>CG </strong>: Non. Je n’ai pas été influencé par mai 68. J’avais fait mon mai 68 personnel beaucoup plus tôt !</p>
<p><strong>JD </strong>: Comment se déroulait votre collaboration avec Mic Delinx ?</p>
<p><strong>CG </strong>: Il y eut deux périodes. Première période, de dix ans : simplissime. Deuxième période, de dix ans : compliquée&#8230; Mic avait été beaucoup changé par une certaine réussite.</p>
<div id="attachment_72354" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/03/jungleenfoliepif34oct1969.jpg" rel="lightbox[72333]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-72354" title="jungleenfoliepif34oct1969" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/03/jungleenfoliepif34oct1969-555x725.jpg" alt="" width="555" height="725" /></a><p class="wp-caption-text">Un gag de « La Jungle en folie » datant de 1969.</p></div>
<p><strong><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/03/jungleenfolieint01.jpg" rel="lightbox[72333]" class="lightbox"><img class="alignleft size-full wp-image-72357" title="jungleenfolieint01" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/03/jungleenfolieint01.jpg" alt="" width="150" height="524" /></a>JD </strong>: En 2001, Dargaud édite une intégrale de la série. Avez-vous été satisfait de sa publication ? Une autre intégrale, plus fournie, est-elle envisagée ?</p>
<p><strong>CG </strong>: Le système des intégrales est pervers. Il permet aux éditeurs de conserver leurs droits sur l’œuvre, sans faire le moindre effort pour la vendre. Rien de tel en vue, donc. <strong>(1)</strong></p>
<p><strong>JD </strong>: Vous avez tenté de reprendre la série, seul. Pourquoi n’avez vous pas continué ?</p>
<p><strong>CG </strong>: Je n’ai pas continué parce que trop occupé. Je suis actuellement sur le point de mettre en chantier l’album suivant, avec un nouveau dessinateur.</p>
<div id="attachment_72356" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/03/jungleenfoliegodard.jpg" rel="lightbox[72333]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-72356" title="jungleenfoliegodard" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/03/jungleenfoliegodard-555x763.jpg" alt="" width="555" height="763" /></a><p class="wp-caption-text">Un gag de « La Jungle en folie » par Christian Godard, seul aux commandes.</p></div>
<p><strong><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/03/exlibris-vagabond.jpg" rel="lightbox[72333]" class="lightbox"><img class="alignright size-medium wp-image-72359" title="exlibris vagabond" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/03/exlibris-vagabond-555x787.jpg" alt="" width="185" height="787" /></a>JD </strong>: Dans les mêmes temps, avec Julio Ribera, au moment où la science-fiction battait son plein, vous lancez « Le Vagabond des limbes ». Pouvez-vous nous évoquer la genèse de cette série.</p>
<p><strong>CG </strong>: C’était en 1974. À la suite de la création d’un département bande dessinée chez Hachette. Henri Filippini, mon ami, avait été nommé à la tête de ce département. Il m’a appelé pour me demander ce que j’avais envie de faire. J’avais envie de travailler avec Ribera&#8230; Et c’est ce qu’on a fait, pendant trois albums. Puis le département en question a fermé ses portes, et nous nous sommes envolés ailleurs&#8230;</p>
<p><strong>JD </strong>: En 1988, avec cette série vous décidez d’ajouter une nouvelle corde à votre arc en créant, avec Ribera, votre maison d’édition, Le Vaisseau d’argent. Quelle mouche vous avait piqué ?</p>
<p><strong>CG </strong>: Une mouche redoutable : la mouche tsé-tsé. On avait envie de dormir&#8230; Eh ben, c’était raté.</p>
<div id="attachment_72358" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/03/vagabondeslimbespl24.jpg" rel="lightbox[72333]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-72358" title="vagabondeslimbespl24" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/03/vagabondeslimbespl24-555x704.jpg" alt="" width="555" height="704" /></a><p class="wp-caption-text">Une superbe planche originale du tome 2 du « Vagabond des limbes » de Julio Ribera et Christian Godard.</p></div>
<p><strong><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/03/achilletalon43.jpg" rel="lightbox[72333]" class="lightbox"><img class="alignleft size-full wp-image-72360" title="achilletalon43" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/03/achilletalon43.jpg" alt="" width="170" height="532" /></a>JD </strong>: Parmi vos nombreux scénarios, vous avez également repris, le temps de quelques gags la destinée d’« Achille Talon ». Il s’agissait d’une demande de l’éditeur ?</p>
<p><strong>CG </strong>: C’était consécutif au fait que Michel Greg avait vendu ses droits aux éditions Dargaud. Le directeur éditorial de l’époque avait pensé à moi pour la reprise. J’ai posé pour condition que je sois accepté par Greg, qui était un ami très cher. Ce qu’il a fait, au cours d’un repas auquel l’éditeur lui-même a assisté. L’ami Roger Widenlocher a fait merveille, en la circonstance, pour reprendre le dessin des aventures d’Achille Talon.</p>
<p><strong>JD </strong>: Pour terminer, quelle série dont vous n’êtes ni le scénariste, ni le dessinateur, auriez-vous aimé inventer ?</p>
<p><strong>CG </strong>: « Agent secret X9 » d’Alex Raymond : insurpassable !</p>
<div id="attachment_72361" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/03/X-9.5.3.34.jpg" rel="lightbox[72333]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-72361" title="X-9.5.3.34" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/03/X-9.5.3.34-555x139.jpg" alt="" width="555" height="139" /></a><p class="wp-caption-text">Un strip original de « Secret Agent X-9 » d’Alex Raymond.</p></div>
<p><strong><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/03/martin61.gif" rel="lightbox[72333]" class="lightbox"><img class="alignright size-full wp-image-72362" title="martin6" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/03/martin61.gif" alt="" width="150" height="190" /></a>Julien DEROUET</strong> (photo de Christian Godard, copyright Laurent Mélikian)</p>
<p><strong></strong><strong>(1) </strong>Des intégrales « Martin Milan » et « Norbert et Kari », scrupuleusement chronologiques<strong> </strong>et dotées d’un solide dossier de présentation  bien documenté (à la manière de ceux réalisés pour les intégrales de chez Dupuis, par exemple), devraient aussi être une priorité pour des éditeurs bien intentionnés.</p>
<p>Hélas ! Aux dernières nouvelles, rien de tel n’est envisagé chez aucune des structures prioritairement concernées, à l’instar du Lombard ou Dargaud… Mais qu&#8217;est-ce qu&#8217;elles attendent ? (NDLR).<strong></strong></p>
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