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	<title>BDzoom.com &#187; Joël Dubos</title>
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		<title>Exposition « Ulysse les chants du retour » à Blois&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Oct 2016 11:55:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Dubos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[La bibliothèque Abbé Grégoire de Blois accueille jusqu’au 26 novembre une belle exposition consacrée à l’album de Jean Harambat, « Ulysse les chants du retour », publié chez Actes Sud et récompensé l’an dernier aux Rendez-vous de l’histoire par le prix Château de Cheverny de la bande dessinée historique 2015.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><span style="font-size: small;"><strong></strong><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/Linauguration-Jean-Harambat-Sylvain-Gache-Jean-Noël-Jeanneney-.jpg" rel="lightbox[105812]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-105814" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/Linauguration-Jean-Harambat-Sylvain-Gache-Jean-Noël-Jeanneney--555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/ulysse-les-chants-du-retour.jpg" rel="lightbox[105812]" class="lightbox"><img class="alignleft size-full wp-image-105815" title="ulysse-les-chants-du-retour" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/ulysse-les-chants-du-retour.jpg" alt="" width="155" height="340" /></a>Sylvain Gache, commissaire de l’exposition, secondé par Nelly Bris, François Souvay et Bruno Goujon, nous offre une exposition digne du bel album de Jean Harambat, grâce à une scénographie toute en ambiance, qui sait entraîner le visiteur à la découverte d’une interprétation de l’œuvre d’Homère.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: small;"> Dès l’entrée, on est aspiré par le paysage d’Ithaque tel que le restitue l’album. On passe ensuite dans un espace consacré au jeu des références culturelles évoqué dans la bande dessinée. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: small;">Le cinéma y est convoqué avec une acuité particulière, notamment par l’intermédiaire de l’affiche du film de Mario Camerini — sorti en 1954 et devenu légendaire grâce à l’interprétation d’Ulysse par Kirk Douglas —, mais aussi avec de nombreux extraits de films.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/SDC10926.jpg" rel="lightbox[105812]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-105816" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/SDC10926-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a> <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/SDC10928.jpg" rel="lightbox[105812]" class="lightbox"><img class="alignright size-large wp-image-105817" title="???????????????????????" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/SDC10928-555x740.jpg" alt="" width="155" height="740" /></a>On parcourt pour finir les espaces évoquant le mégaron (la pièce d’apparat et de vie des palais à l’époque d’Homère), qui multiplie les clins d’œil à l’album (foyer, harpe, tables, etc.).<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/SDC10920.jpg" rel="lightbox[105812]" class="lightbox"><img class="alignleft size-large wp-image-105818" title="???????????????????????" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/SDC10920-555x732.jpg" alt="" width="155" height="732" /></a></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: small;"> L’un des points forts de l’exposition repose en outre sur les originaux, notamment de magnifiques planches aquarellées, prêtées par Jean Harambat. Où l’on voit évoluer le travail de l’artiste, vers une épure allant à l’essentiel sans rien sacrifier de sa force d’expression.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: small;"> Enfin, il importe de signaler la volonté manifeste du commissaire de réserver une place de choix aux planches de l’album, qui sont au demeurant parfaitement mises en valeur, de manière sobre, élégante et efficace.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/SDC10935.jpg" rel="lightbox[105812]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-105819" title="???????????????????????" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2016/10/SDC10935-555x740.jpg" alt="" width="555" height="740" /></a></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: small;"> Finalement, Sylvain Gache nous gratifie donc, une nouvelle fois, d’une exposition intimiste, qui sait suggérer sans s’appesantir et évoquer avec discrétion les qualités aussi bien narratives que graphiques de l’album. La scénographie, guidant le visiteur vers plusieurs éléments saillants avec une touche de discrétion, répond ainsi avec subtilité à la finesse du travail de Jean Harambat.</span></p>
<p align="right"><span style="font-size: small;"><strong>Joël DUBOS</strong></span></p>
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		<title>Bd BOUM 2015 : toujours là et bien là !</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Nov 2015 08:32:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Dubos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Qui sait que bd BOUM vient déjà de fêter son 32e anniversaire ? Ses organisateurs ont su garder, à ce festival, le dynamisme des jeunes années. Tout en lui assurant une aura qui a grandi avec les années, ils n’ont jamais cessé d’entretenir notre intérêt et notre curiosité en nous présentant des expositions toujours attrayantes et riches. La variété des auteurs ou des personnages qu’on peut y découvrir (ou redécouvrir) rend ces espaces bédéphiles accessibles au plus grand nombre pour le plaisir de tous.  ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/DSC07048.jpg" rel="lightbox[93681]" class="lightbox"><img class="alignleft size-large wp-image-93684" title="DSC07048" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/DSC07048-555x740.jpg" alt="" width="255" height="740" /></a>Ainsi, cette année, nous étions accueillis à la Halle aux grains par <span style="text-decoration: underline;">Rahan</span>, personnage incontournable depuis plus de 45 ans. En effet, c’est en 1969 que son scénariste Roger Lécureux et son dessinateur André Chéret lui donnent naissance dans les pages de <em>Pif gadget</em> aux éditions Vaillant.</p>
<p>Sa toute première aventure, « Le Secret du soleil », inaugure déjà sa quête permanente pour trouver la tanière du soleil. Lors de ses nombreux périples, Rahan nous plonge dans une préhistoire librement interprétée et sans exactitude scientifique, mais qu’importe : ce héros qui vit dans un monde hostile n’en demeure pas moins un modèle par sa sagesse, sa protection des autres, sa bravoure et ses idées toujours très inventives.</p>
<p>Il n’est qu’à observer les multiples originaux qu’André Chéret a gentiment prêtés pour cette exposition pour réaliser la puissance de son dessin. Les musculatures exagérées de ses personnages leur donnent encore plus de dynamisme et accentuent leurs mouvements. Ils nous transmettent leur fougue et deviennent presque vivants quand ils sortent quasiment du cadre grâce aux trompe-l’œil fréquemment utilisés par leur dessinateur ; au sujet de l’actualité d’André Chéret, voir <a href="http://bdzoom.com/88858/actualites/michel-brazier-petit-frere-de-rahan/">Michel Brazier, « petit » frère de Rahan !</a>.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/DSC07051.jpg" rel="lightbox[93681]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-93685" title="DSC07051" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/DSC07051-555x740.jpg" alt="" width="555" height="740" /></a></p>
<p><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/P1360542.jpg" rel="lightbox[93681]" class="lightbox"><img class="alignright size-large wp-image-93686" title="P1360542" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/P1360542-555x416.jpg" alt="" width="255" height="416" /></a>À l’étage, autres ambiances. Avec Sergio Toppi, grand maître italien de la BD édité chez Mosquito. Sa réécriture des contes de mille et une nuits a fait de « Sharaz De » une œuvre hors normes, hors du temps. On n’est plus dans une histoire orientaliste, on est transporté dans un univers « minéral et dur » (comme il le définit lui-même) avec ce personnage féminin qui n’est ni une tendre ni une innocente jeune femme, mais un fin stratège qui arrive à sauver sa vie chaque nuit. L’originalité de cette adaptation créative est accentuée par l’utilisation de la plume ; elle permet un trait mis à nu qui va à l’essentiel, sans fioriture, grâce à l’utilisation d’un fort contraste entre le noir et le blanc et par les aplats de couleurs au pinceau. On retrouve ces spécificités propres à Toppi dans toutes ses planches exposées du « Mors aux dents » où il nous montre le cheval de manière fort personnelle. Du grand art assurément que l’on pourra à nouveau admirer à la Maison de la BD courant 2016.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/P1360541.jpg" rel="lightbox[93681]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-93687" title="P1360541" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/P1360541-555x739.jpg" alt="" width="555" height="739" /></a></p>
<p><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/P1360500.jpg" rel="lightbox[93681]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-93688 alignleft" title="P1360500" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/P1360500-555x416.jpg" alt="" width="255" height="416" /></a>Dans la salle voisine, René Follet et ses nombreux dessins réalisés en hommage à des auteurs divers, aussi bien que des dessinateurs ou des personnages choisis tels que le Marsupilami, Adèle Blanc-Sec, Cécile, St Exupéry et bien d’autres encore. Follet est d’une curiosité insatiable, il n’hésite pas à s’orienter vers des horizons différents, il suit son propre chemin comme le lui avait conseillé Hergé à ses débuts. Il explore perpétuellement, car il est toujours en quête de la perfection. Pour sa recherche de précisions, il travaille à partir de son stock impressionnant d’images, archives qu’il complète de façon très rigoureuse depuis une soixantaine d’années. Grâce à ses productions dans de nombreux magazines hebdomadaires et la façon de travailler que cela implique, sa maturation fut progressive et ses illustrations graphiques sont devenues très personnelles : il donne une force iconique au texte, il sert l’œuvre écrite. Il a un sens aigu du découpage du récit ; malgré tout, il se définit comme un illustrateur et non comme un dessinateur de BD.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/P1360490.jpg" rel="lightbox[93681]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-93689" title="P1360490" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/P1360490-555x739.jpg" alt="" width="555" height="739" /></a></p>
<p><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/P1360567.jpg" rel="lightbox[93681]" class="lightbox"><img class="alignright size-large wp-image-93690" title="P1360567" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/P1360567-555x416.jpg" alt="" width="255" height="416" /></a>À la bibliothèque Abbé Grégoire, on a rendez-vous avec le nouveau lieutenant Bob Morane, soldat de l’ONU. Les nouveaux auteurs, Aurélien Ducoudray, Luc Brunschwig et Dimitri Armand, se sont détachés du personnage d’origine d’Henri Vernes. Ils en ont revu le concept, mais ne l’ont pas trahi. Cette renaissance de « Bob Morane » aux éditions Lombard le fait entrer dans un présent moderne, tout en respectant son passé.</p>
<p>Un peu plus loin, c’est aux enfants que l’on s’adresse avec les « Carnets de Cerise ». Cette fillette nous présente les pages de ses carnets de future romancière qu’elle désire devenir sous forme de jeux interactifs. Vif succès, si l’on en croit l’attention que ses jeunes lecteurs lui montent. Avant de quitter la bibliothèque, il ne fallait pas omettre la superbe exposition de « La Vision de Bacchus » de Jean Dytar (voir <a href="http://bdzoom.com/93664/actualites/«-la-vision-de-bacchus-»-exposee-a-blois/">« La Vision de Bacchus » exposée à Blois</a>).<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/P1360556.jpg" rel="lightbox[93681]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-93691" title="P1360556" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/P1360556-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a></p>
<p>À la récente maison de la BD, deux belles expositions retracent deux carrières : l’une d’Annie Goetzinger, avec une place importante accordée à son dernier album consacré à Christian Dior (à signaler notamment un entretien très intéressant avec l’auteur retranscrit ici <a href="http://bdzoom.com/93255/interviews/annie-goetzinger-l’elegance-est-a-blois/">Annie Goetzinger : l’élégance est à Blois !</a>)<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/DSC07084.jpg" rel="lightbox[93681]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-93692" title="DSC07084" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/DSC07084-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a> et l’autre à Jacques Lob dont le génie créatif et l’humour audacieux sont particulièrement bien mis en évidence à travers les témoignages de ses amis et une série de planches choisis avec soin ; voir <a href="http://bdzoom.com/93019/actualites/super-lob-est-expose-a-blois…/">Super ! Lob est exposé à Blois…</a>.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/DSC07096.jpg" rel="lightbox[93681]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-93693" title="DSC07096" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/DSC07096-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a></p>
<p><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/P1360547.jpg" rel="lightbox[93681]" class="lightbox"><img class="alignleft size-large wp-image-93694" title="P1360547" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/P1360547-555x739.jpg" alt="" width="355" height="739" /></a>Encore une grande réussite ce festival !</p>
<p>Que ses organisateurs soient remerciés pour tout leur travail et pour le plaisir chaque année renouvelé qu’ils nous offrent !</p>
<p>Que cette excellence perdure longtemps</p>
<p><strong>Josy HERMELINE</strong></p>
<p><strong>(photos Joël Dubos)</strong></p>
<p align="center"><strong>bd BOUM 32 — les lauréats 2015</strong></p>
<p align="center">GRAND BOUM – VILLE DE BLOIS 2015</p>
<p align="center">qui distingue un auteur pour l’ensemble de son œuvre</p>
<p align="center"><strong>Nicolas de Crécy</strong></p>
<p align="center">PRIX JACQUES LOB</p>
<p align="center">Ce prix récompense un auteur, scénariste ou dessinateur-scénariste, ayant déjà</p>
<p align="center">publié plusieurs albums</p>
<p align="center"><strong>Hubert<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/DSC07097.jpg" rel="lightbox[93681]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-93695" title="DSC07097" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/DSC07097-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a></strong></p>
<p align="center"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/DSC07088.jpg" rel="lightbox[93681]" class="lightbox"><img class="alignright size-large wp-image-93696" title="DSC07088" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/DSC07088-555x751.jpg" alt="" width="355" height="751" /></a>PRIX RÉGION CENTRE – VAL DE LOIRE</p>
<p align="center">Ce prix récompense une bande dessinée, pour sa portée citoyenne</p>
<p align="center"><strong>« Mal de mère » par Rodéric Valambois, chez Quadrants, Soleil</strong></p>
<p align="center">PRIX LIGUE DE L’ENSEIGNEMENT 41 pour le JEUNE PUBLIC</p>
<p align="center">Le prix Ligue de l’enseignement 41 pour le jeune public récompense une œuvre de</p>
<p align="center">bande dessinée de qualité pour l’enfance et la jeunesse</p>
<p align="center"><strong>« Histoire de poireaux, de vélos, d’amour et autres phénomènes » par</strong></p>
<p align="center"><strong>Marzena Sowa et Aude Soleihac, chez Bamboo</strong></p>
<p align="center">PRIX CONSEIL DÉPARTEMENTAL</p>
<p align="center"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/P1360546.jpg" rel="lightbox[93681]" class="lightbox"><img class="alignleft size-large wp-image-93683" title="P1360546" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/P1360546-555x739.jpg" alt="" width="355" height="739" /></a>Ce prix récompense une bande dessinée de qualité, pour les 11-14 ans</p>
<p align="center"><strong>« Les Enfants de la Résistance » par Benoit Ers et Vincent Dugomier au Lombard</strong></p>
<p align="center">PRIX LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE</p>
<p align="center">Ce prix récompense un auteur de la région de la zone de diffusion du quotidien</p>
<p align="center">(Centre, Poitou-Charentes, Pays de la Loire)</p>
<p align="center"><strong>« Catharsis » par Luz chez Futuropolis</strong></p>
<p align="center">LES MÉDAILLES EN CHOCOLAT</p>
<p align="center">Conviviales et alléchantes, les médailles en chocolat sont attendues chaque année</p>
<p align="center">comme l’événement sympathique du festival</p>
<p align="center"><strong>Jean-Louis Marchenoir</strong>, ancien vice-président chargé de la culture du</p>
<p align="center">Conseil général de Loir-et-Cher</p>
<p align="center"><strong>Alain-Georges Emonet</strong>, France 3 Centre — Val de Loire</p>
<p align="center"><strong>Michel Jans</strong>, éditions Mosquito</p>
<p align="center"><strong>Aline Pardessus</strong>, comptable de bd BOUM</p>
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		</item>
		<item>
		<title>« La Vision de Bacchus » exposée à Blois</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Nov 2015 07:57:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Dubos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[L'Art de ...]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette année encore, à la bibliothèque Abbé Grégoire, bd BOUM présente, en coproduction avec les Rendez-Vous de l’Histoire, une exposition consacrée au prix château de Cherverny de la BD historique qui a été décerné en 2014 à « La Vision de Bacchus » de Jean Dytar.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/DSC07007.jpg" rel="lightbox[93664]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-93666" title="DSC07007" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/DSC07007-555x740.jpg" alt="" width="555" height="740" /></a><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/DSC07023.jpg" rel="lightbox[93664]" class="lightbox"><img class="alignleft size-large wp-image-93667" title="DSC07023" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/DSC07023-555x416.jpg" alt="" width="305" height="416" /></a>Au seuil de sa mort, le grand peintre Giorgione, toujours hanté par sa fascination pour l’œuvre d’Antonello de Messine, se jette comme ultime défi de parvenir à créer un tableau qui semble incarner la vie.</p>
<p>Multipliant les citations picturales et biographiques, l’album entraîne le lecteur dans la Venise artistique du Quattrocento, marquée par l’émulation créatrice qui fait rivaliser les grands maîtres de la Renaissance sur la voie de l’exceptionnalité.</p>
<p>C’est avec une mise en scène sobre et efficace que le commissaire de l’exposition Sylvain Gache, secondé par Bruno Goujon, a choisi d’évoquer cet album d’une haute densité culturelle.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/DSC07010.jpg" rel="lightbox[93664]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-93669" title="DSC07010" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/DSC07010-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a> Une collaboration étroite avec l’auteur, permet de présenter quelques pièces particulièrement intéressantes, comme l’original de la couverture ou encore un fac-similé du plan de la Venise du XVe siècle, repris par Jean Dytar qui a choisi de le redessiner plutôt que de le scanner. L’auteur a encore donné plusieurs textes concernant sa vision générale de l’album ou les étapes ayant mené au choix de la couverture.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/DSC07016.jpg" rel="lightbox[93664]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-93670" title="DSC07016" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/DSC07016-555x369.jpg" alt="" width="555" height="369" /></a></p>
<p><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/DSC07033.jpg" rel="lightbox[93664]" class="lightbox"><img class="alignright size-large wp-image-93671" title="DSC07033" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/DSC07033-555x740.jpg" alt="" width="255" height="740" /></a>La nature de l’exposition en permet plusieurs lectures. Un parcours intimiste dans l’intérieur restitué d’un artiste de la Renaissance d’abord. Une approche plus technique ensuite concernant aussi bien la peinture que la BD. Une série de crayonnés préparatoires et des extraits de planches soigneusement identifiées permettent en effet une lecture technique de l’album pour les amateurs de bandes dessinées alors que l’utilisation de la <em>camera obscura</em>, à présent bien documentée par les chercheurs, est évoquée par un effet scénique de dévoilement Enfin, le fil directeur pictural comblera les amateurs de peinture classique.</p>
<p>La dimension culturelle a de fait été particulièrement privilégiée, avec une série de biographies consacrées à plusieurs grands maîtres vénitiens (Giorgione lui-même, les frères Bellini) et des panneaux destinés à mettre en perspective l’arrière-plan historique au temps de Giorgione (les institutions de Venise, la peste, la banque).</p>
<p>On notera au demeurant que les historiennes Danièle Alexandre-Bidon et Claire Sotinel, deux historiennes membres du jury qui a décerné le prix, ont assuré le rôle de référents historiques.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/DSC07026.jpg" rel="lightbox[93664]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-93672" title="DSC07026" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/DSC07026-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a></p>
<p>Il s’agit, finalement, d’une exposition qui permet, par sa précision et ses allers-retours constants entre l’album et l’époque de Giorgione, de prendre conscience de la richesse de « La Vision de Bacchus », tant au niveau artistique qu’historique.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/DSC07027.jpg" rel="lightbox[93664]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-93673" title="DSC07027" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/DSC07027-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a> On ne saurait trop en conseiller la visite à tous les élèves des cours d’histoire de l’art, ainsi qu’aux amateurs curieux de découvrir autrement, en joignant la rigueur culturelle avec l’agrément de la mise en scène, une époque artistique d’une exceptionnelle richesse.</p>
<p><strong>Joël DUBOS</strong></p>
<p>Sur Jean Dytar et « La Vision de Bacchus », voir aussi :  <a title="Lien permanent vers Entretien avec Jean Dytar, auteur de « La Vision de Bacchus » et « Le Sourire des marionnettes »" href="http://bdzoom.com/90196/interviews/entretien-avec-jean-dytar-auteur-de-%c2%ab-la-vision-de-bacchus-%c2%bb-et-%c2%ab-le-sourire-des-marionnettes-%c2%bb/" rel="bookmark">Entretien avec Jean Dytar, auteur de « La Vision de Bacchus » et « Le Sourire des marionnettes »</a>, <a title="Lien permanent vers « La Vision de Bacchus », 11ème Prix Château de Cheverny de la bande dessinée historique !" href="http://bdzoom.com/77759/actualites/%c2%ab-la-vision-de-bacchus-%c2%bb-11eme-prix-chateau-de-cheverny-de-la-bande-dessinee-historique/" rel="bookmark">« La Vision de Bacchus », 11ème Prix Château de Cheverny de la bande dessinée historique !</a> et <a title="Lien permanent vers « La Vision de Bacchus » par Jean Dytar" href="http://bdzoom.com/72524/bd-de-la-semaine/%c2%ab-la-vision-de-bacchus-%c2%bb-par-jean-dytar/" rel="bookmark">« La Vision de Bacchus » par Jean Dytar</a>.</p>
<p><strong><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/DSC07039.jpg" rel="lightbox[93664]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-93674" title="DSC07039" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2015/11/DSC07039-555x355.jpg" alt="" width="555" height="355" /></a></strong></p>
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		<title>Les 31 ans de bd BOUM : une belle cuvée</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Nov 2014 08:56:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Dubos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Il n’est plus besoin de rappeler l’effervescence que suscite le festival bd BOUM blésois. C’est un rendez-vous annuel qu’on ne manque pas. Chaque année, le festival draine un très large public de fans toujours aux aguets des nouveautés et des rencontres d’auteurs, mais aussi des curieux pour le plaisir de la découverte. Séance de dédicaces, salon, expositions et autres animations font salle comble. Il est vrai que cette année encore, la qualité était au rendez-vous.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/DSC04067.jpg" rel="lightbox[80895]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-80899" title="DSC04067" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/DSC04067-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a>Dans la Halle aux grains se tenaient 3 expositions différentes qui nous ont plongés chacune dans des univers bien spécifiques.</p>
<p>Au rez-de-chaussée, l’exposition consacrée à « Yakari », le petit indien de Derib bien connu de tous, nous accueille dans son monde de tipis et de chevaux, mis en scène par le CDSEA pour le plus grand plaisir des enfants.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Expo-Yakari.jpg" rel="lightbox[80895]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-80900" title="Expo Yakari" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Expo-Yakari-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a></p>
<p><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Expo-Yakari-planche.jpg" rel="lightbox[80895]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-80901" title="Expo Yakari planche" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Expo-Yakari-planche-555x372.jpg" alt="" width="555" height="372" /></a><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/ExpoYakari-.jpg" rel="lightbox[80895]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-80902" title="ExpoYakari" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/ExpoYakari--555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a></p>
<div id="attachment_80903" class="wp-caption alignleft" style="width: 265px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Mana-Neyestani.jpg" rel="lightbox[80895]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-80903 " title="Mana Neyestani" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Mana-Neyestani-555x855.jpg" alt="" width="255" height="855" /></a><p class="wp-caption-text">Dessin exposé de Mana Neyestani.</p></div>
<p>À l’étage, l’ambiance est plus lourde. Mana Neyestani, dessinateur iranien réfugié politique en France depuis 2011, présente une série de dessins d’actualité en noir et blanc, tous plus poignants les uns que les autres, qu’il a rassemblés sous le titre ironique de « Tout va bien » aux éditions Arte. La série de planches d’« Une métamorphose iranienne » (aux éditions Ça et là), de la même facture que ses illustrations de presse, retrace de façon édifiante, à travers plusieurs dessins-chocs, une partie de son autobiographie : notamment les moments forts de son emprisonnement.</p>
<p>Dans la salle voisine, nous entrons dans le monde coloré de Gradimir Smudja. Cet auteur yougoslave, qui a lui aussi quitté son pays pour la France, rend un très bel hommage au monde de l’art, et c’est accompagné d’une petite fille et de son chat que nous parcourons ses magnifiques albums, particulièrement « Au fil de l’art » (chez Delcourt) : on aborde avec humour et poésie les époques, les lieux et les tableaux des plus grands artistes de l’histoire de la peinture.</p>
<p>Les planches en grand format subtilement colorées nous transportent instantanément dans un autre monde. Un voyage original et instructif à recommander à tous : jeune public et adultes.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/ExpoSmudja-Au-fil-de-lArt-planche62.jpg" rel="lightbox[80895]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-80905" title="ExpoSmudja Au fil de l'Art planche62" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/ExpoSmudja-Au-fil-de-lArt-planche62-555x382.jpg" alt="" width="555" height="382" /></a></p>
<div id="attachment_80904" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Expo-Smudja.jpg" rel="lightbox[80895]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-80904" title="Expo Smudja" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Expo-Smudja-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a><p class="wp-caption-text">La magnifique exposition Gradimir Smudja réalisée par l&#39;association Sur la Pointe du Pinceau.</p></div>
<div id="attachment_80906" class="wp-caption alignright" style="width: 135px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Expo-Davodeau-Le-constat-planche94-2.jpg" rel="lightbox[80895]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-80906     " title="Expo Davodeau Le constat planche94-2" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Expo-Davodeau-Le-constat-planche94-2-555x786.jpg" alt="" width="125" height="786" /></a><p class="wp-caption-text">« Le Constat ».</p></div>
<p>Autre exposition présentée sur trois niveaux à l’espace 41 : « Le Goût des gens », très belle rétrospective de l’œuvre complexe, riche et dense d’Étienne Davodeau, qui est déclinée en 3 parties (les copains d’abord — Chroniques et fictions — Reportages et documentaires).</p>
<p>Le décor appuie la présentation des planches pour traduire l’enracinement d’albums comme « Rural », « Le Constat », « Les Mauvaises Gens », « Les Ignorants » ou encore « Lulu femme nue » dans la culture populaire, et le respect d’Étienne Davodeau pour les gens simples et vrais aux prises avec les difficultés et les drames du quotidien.</p>
<p>La présentation d’un entretien filmé de l’auteur complète agréablement la démonstration.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/ExpoDavodeau.jpg" rel="lightbox[80895]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-80907" title="ExpoDavodeau" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/ExpoDavodeau-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a></p>
<div id="attachment_80909" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Expo-Davodeau.jpg" rel="lightbox[80895]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-80909" title="Expo Davodeau" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Expo-Davodeau-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a><p class="wp-caption-text">Une mise en scène très réussie pour l&#39;expo Davodeau assurée par Bruno Génini et Patrick Gaumer.</p></div>
<div id="attachment_80910" class="wp-caption alignleft" style="width: 265px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Expo-Bob-Leguay.jpg" rel="lightbox[80895]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-80910" title="Expo Bob Leguay" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Expo-Bob-Leguay-555x739.jpg" alt="" width="255" height="739" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;exposition Bob Leguay.</p></div>
<p>Enfin, il fallait se rendre à la Bibliothèque Abbé Grégoire où certains ont pu retrouver leurs lectures de jeunesse avec le travail de Bob Leguay, qui fit les belles heures des BD de poche en noir et blanc avec des héros comme Tex Ripper ou Tim l’Audace (voir <a title="Lien permanent vers Bob Leguay (première partie)" href="http://bdzoom.com/80492/patrimoine/bob-leguay-premiere-partie/" rel="bookmark">Bob Leguay (première partie)</a>), ou celui de Crisse et Fred Besson, auteurs de « Kalimbo », récits animaliers pour enfants.</p>
<div id="attachment_80911" class="wp-caption alignright" style="width: 215px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Expo-Kalimbo.jpg" rel="lightbox[80895]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-80911  " title="Expo  Kalimbo" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Expo-Kalimbo-555x986.jpg" alt="" width="205" height="986" /></a><p class="wp-caption-text">« Kalimbo » par Crisse et Fred Besson.</p></div>
<p>L’organisation et le fonctionnement du festival sont désormais bien établis et après plus de 30 ans on pourrait craindre que les habitudes freinent les initiatives innovantes. Or ce serait méconnaître la détermination des responsables de bd BOUM qui font toujours preuve d’autant d’enthousiasme, de créativité et d’astuces pour rendre ce festival attractif, culturel et festif sans pour autant renier aucun de leurs fondamentaux. Certes leurs préoccupations artistiques sont essentielles, mais elles ne se substituent jamais à leurs objectifs sociaux, citoyens et bien sûr pédagogiques. Bd BOUM c’est un tout, qui survit à toutes les crises grâce à sa qualité permanente et à sa richesse plurielle, ce qui en fait une référence culturelle incontournable pour toute la région Centre, mais également un festival parmi les plus attachants du monde la bande dessinée. On n’en repart jamais déçu et cette année ne déroge pas à la règle. Une fois encore toute l’équipe mérite félicitations et éloges pour cette très belle réussite.</p>
<div id="attachment_80912" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Expo-Singe-Hartlepool.jpg" rel="lightbox[80895]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-80912" title="Expo Singe Hartlepool" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Expo-Singe-Hartlepool-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a><p class="wp-caption-text">Une autre superbe exposition à la bibliothèque Abbé Grégoire, celle consacrée au « Singe de Hartlepool » de Jéremie Moreau et Wilfrid Lupano (commissariat : Sylvain Gache et Nelly Bris).</p></div>
<p align="right"><strong>Josy HERMELINE</strong></p>
<p align="right">Photos Joël DUBOS, mise en pages Gilles RATIER</p>
<div id="attachment_80913" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/La-foule-aux-dédicaces.jpg" rel="lightbox[80895]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-80913" title="La foule aux dédicaces" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/La-foule-aux-dédicaces-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a><p class="wp-caption-text">La foule aux dédicaces pour un bd BOUM vraiment très réussi !</p></div>
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		<title>Exposition « Le Singe de Hartlepool » à Blois</title>
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		<pubDate>Sun, 23 Nov 2014 08:56:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Dubos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme tous les ans, bd BOUM présente dans la bibliothèque Abbé Grégoire, une exposition d’importance consacrée à l’album lauréat du prix château de Cherverny de la BD historique, décerné l’année précédente aux Rendez-Vous de l’histoire de Blois. Il s’agit, cette année, du « Singe de Hartlepool » de Jérémie Moreau et Wilfrid Lupano, publié aux éditions Delcourt.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong>Cette œuvre évoque un fait mi-légendaire mi-historique, qui se serait produit pendant les guerres napoléoniennes : après le naufrage d’un vaisseau français au large des côtes anglaises, les habitants de la ville de Hartlepool se seraient emparés de la mascotte du navire, un chimpanzé affublé d’un bicorne et d’un uniforme français. Cet accoutrement, l’ignorance et les préjugés firent le reste et expliquent comment les habitants prirent le singe pour un véritable soldat français, ce qui leur a valu le surnom toujours d’actualité de &laquo;&nbsp;pendeurs de singe&nbsp;&raquo;.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/DSC03932.jpg" rel="lightbox[81012]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-81013" title="DSC03932" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/DSC03932-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a></p>
<p>Dès la première salle, Sylvain Gache, et Nelly Bris, commissaires de l’exposition, aidés par toute l’équipe de l’association bd BOUM de Jean-Pierre Baron, ont choisi de plonger le visiteur au cœur de l’œuvre, avec une série de planches appuyées par des panneaux explicatifs et un vaste dessin mural évoquant le naufrage, point de départ du récit.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/P1330315.jpg" rel="lightbox[81012]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-81020" title="P1330315" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/P1330315-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a> L’ambiance est ensuite posée avec des décors de taverne, de plage, <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/P1330317.jpg" rel="lightbox[81012]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-81021" title="P1330317" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/P1330317-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a>ou encore la fameuse cabane où fut enfermé le singe (que les petits auront plaisir à apercevoir à travers les fentes), et quelques effets comme aime à les concocter Sylvain Gache (chant de marin ou tableau reconstitué).<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/DSC03940.jpg" rel="lightbox[81012]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-81017" title="DSC03940" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/DSC03940-555x740.jpg" alt="" width="555" height="740" /></a></p>
<p>Finalement, la grande force de cette belle exposition, outre la présentation des planches et les décors de la mise en ambiance, repose sur les cartels explicatifs à dimension historique. Cette documentation explicite ainsi les sources d’inspiration des auteurs, notamment la caricature anglaise de l’époque, ou encore la genèse de l’album.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/DSC03942.jpg" rel="lightbox[81012]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-81016" title="DSC03942" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/DSC03942-555x740.jpg" alt="" width="555" height="740" /></a></p>
<p><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/DSC03947.jpg" rel="lightbox[81012]" class="lightbox"><img class="alignleft size-large wp-image-81018" title="DSC03947" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/DSC03947-555x963.jpg" alt="" width="255" height="963" /></a>Par-dessus tout, un gros effort pédagogique renseigne le visiteur sur le contexte tout à fait particulier qui permet de comprendre la méprise des habitants de Hartlepool : fort sentiment antifrançais, préjugés raciaux à l’œuvre, tâtonnement des sciences naturelles dans la classification du vivant, autant de points qui renvoient à la bêtise xénophobe et au racisme aveugle dans lequel baigne l’album, et qu’il n’est heureusement plus facile de saisir, a priori de nos jours.</p>
<p>Pas d’équivalent cette année au choc théâtral de Staline dans son cercueil présenté en 2013, mais une atmosphère acidulée et fortement documentée, correspondant au ton tragi-comique qui règne dans cette bande dessinée.</p>
<p>Finalement, on ressort avec un sentiment ambigu, en se demandant s’il faut rire ou pleurer de la bêtise humaine, et des éternels ferments de racismes qui marquent l’histoire plus ou moins récente. En cela, Sylvain Gache, Nelly Bris et l’association bd BOUM ont encore rempli la mission citoyenne qu’ils se sont donnée dans leur approche de la bande dessinée, en présentant une véritable exposition d’utilité civique.</p>
<p><strong>Joël DUBOS</strong></p>
<p><strong>Exposition « Le Singe de Hartlepool » à la bibliothèque Abbé Grégoire à Blois, jusqu’au 6 décembre 2014.</strong></p>
<div id="attachment_81019" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Lauteur_Derib_Sylvain_Gache_et_Josy_Hermeline_.jpg" rel="lightbox[81012]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-81019" title="L'auteur_Derib,_Sylvain_Gache,_et_Josy_Hermeline_" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/11/Lauteur_Derib_Sylvain_Gache_et_Josy_Hermeline_-555x740.jpg" alt="" width="555" height="740" /></a><p class="wp-caption-text">Sylvain Gache faisant visiter l&#39;expo à Derib, l&#39;auteur de « Yakari » et à la journaliste Josy Hermeline.</p></div>
<p><strong><br />
</strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>« Ulysse, les chants du retour » par Jean Harambat</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Oct 2014 22:14:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Dubos</dc:creator>
				<category><![CDATA[BD de la semaine]]></category>

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		<description><![CDATA[Jean Harambat revient avec un bel album racontant le retour à Ithaque d’Ulysse, présenté comme « un homme à la reconquête de soi ». L’auteur, scénariste et dessinateur, a fait le choix d’un récit fidèle à la tradition, mais privilégiant la dimension psychologique du héros qu’éclairent les médiations d’hellénistes renommés et de divers intervenants.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/2.jpg" rel="lightbox[79310]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-79312" title="2" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/2-555x695.jpg" alt="" width="555" height="695" /></a>Jean Harambat a eu plusieurs vies. Ancien élève d’une grande école de commerce, diplômé de philosophie, actif un temps dans l’humanitaire, il se consacre à la bande dessinée depuis 2009 : année de la parution de l’ouvrage <strong>« </strong>Les Invisibles », remarqué et récompensé par le prix de la bande dessinée historique de Blois. Suivent une adaptation du roman inachevé de Stevenson,<strong> </strong>« Hermiston », et un volume sur le rugby (« En même temps que la jeunesse »). Il poursuit, aujourd’hui, dans la veine historique et littéraire. Un séjour à Ithaque lui a en effet inspiré le sujet de son dernier album consacré au retour d’Ulysse, tel que le rapporte la fin de « L’Odyssée ».<strong><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/3.jpg" rel="lightbox[79310]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-79313" title="3" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/3-555x683.jpg" alt="" width="555" height="683" /></a></strong></p>
<p>Face à ce monument de la littérature occidentale, classique parmi les classiques, se pose la question des choix : comment raconter de nouveau ce qui apparaît comme (plus ou moins) bien connu du lecteur ? Quel angle privilégier ? Comment accorder le traitement graphique à la tonalité du récit ? Jean Harambat se concentre sur les événements qui se déroulent dans l’île d’Ithaque, mais il évoque, par ailleurs, de manière naturelle et bien intégrée, certaines des aventures vécues antérieurement par son héros (la descente aux enfers, la fin de la guerre de Troie, le séjour chez l’enjôleuse Circée). Avec un souci constant de l’explication, il a en outre opté pour une formule originale, ce qui lui permet de décliner son récit à plusieurs niveaux.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/4.jpg" rel="lightbox[79310]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-79314" title="4" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/4-555x699.jpg" alt="" width="555" height="699" /></a></p>
<p>Tout d’abord, l’album se présente comme une narration très fidèle qui suit l’original pas à pas. On y découvre Ulysse, de retour dans son île-royaume, qui se lance dans une prudente, mais déterminée, reconquête de son rang et de sa position. Se faire reconnaître des siens, éliminer les prétendants qui courtisent sa femme et retrouver son trône, tels sont les objectifs d’Ulysse. Il le fait avec subtilité, ne se découvrant que peu à peu : en ce sens, Ulysse est bien l’anti-colonel Chabert ! Avec cette reconquête lente, tout empreinte de ruses et de suspense, Jean Harambat présente une mise en images fidèle du récit antique grec, mais il en exploite pleinement la dimension de l’incertitude, dans une préoccupation bien actuelle.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/5.jpg" rel="lightbox[79310]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-79315" title="5" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/5-555x711.jpg" alt="" width="555" height="711" /></a></p>
<p><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/6.jpg" rel="lightbox[79310]" class="lightbox"><img class="alignleft size-medium wp-image-79316" title="???????????????????????????????" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/6-555x364.jpg" alt="" width="255" height="364" /></a>Par ailleurs, attaché aux contraintes d’une littérature dessinée ambitieuse, servant un propos à portée scientifique, l’auteur délivre, derrière le pur récit, une véritable analyse de dimension universitaire. Une bibliographie sélective d’une quarantaine de titres où abondent les ouvrages historiques, philologiques, anthropologiques, archéologiques et géographiques, anciens, classiques ou de la dernière nouveauté, confirme cette option d’une BD qui revendique sa vocation historiographique.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/7.jpg" rel="lightbox[79310]" class="lightbox"><img class="alignright size-medium wp-image-79318" title="???????????????????????????????" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/7-555x463.jpg" alt="" width="255" height="463" /></a> Il en va de même pour les multiples références présentées dans le corps du récit et soigneusement identifiées in fine, dans un souci typique d’une démarche de sciences humaines. De même, loin de se contenter d’une pure narration, Jean Harambat n’hésite pas à nourrir son récit d’explications de nature structuraliste, destinées à éclairer la logique cachée du récit.</p>
<p><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/8.jpg" rel="lightbox[79310]" class="lightbox"><img class="alignleft size-medium wp-image-79319" title="8" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/8-555x909.jpg" alt="" width="255" height="909" /></a>Enfin, l’auteur met en œuvre un ultime procédé avec le choix d’incérer des interventions de personnalités contemporaines : fonctionnant comme un drame antique, dont le chœur scande l’avancée du récit en mettant en tension les choix du héros, l’album fait intervenir tour à tour une série de choreutes, guidés par les brillants éclairages de Jean-Pierre Vernant dans le rôle du coryphée. Les propos des hellénistes (comme Jean-Pierre Vernant, Jacqueline de Romilly ou Brunon Mazzali), et des artistes (Pasolini, le sculpteur Giacomo Manzu ou l’inclassable T.E. Laurence), se mêlent à des témoignages à forte densité humaine (Jean Paul Kauffman, plusieurs habitants d’Ithaque) et permettent d’éclairer les dilemmes qu’eut à affronter Ulysse, mais également de préciser le sens de cette aventure pour le lecteur contemporain. Car cet album montre à quel point Ulysse, cet humain malmené par les dieux, se comporte en personnage menacé par l’altérité que sa ruse contribue à entretenir : cherchant à mettre fin au cycle de l’errance, il tente par la même de reprendre le cours de sa vie passée, de la reprendre en main tout court. Après avoir endossé, pendant ses aventures, une multitude de rôles, sera-t-il à même de retrouver la place qu’il a quittée vint ans auparavant en s’embarquant pour Troie ?<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/9.jpg" rel="lightbox[79310]" class="lightbox"><img class="alignright size-medium wp-image-79320" title="9" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/9-555x651.jpg" alt="" width="255" height="651" /></a> Pour ce faire, il ne doit pas d’abord éliminer les obstacles, il ne doit pas seulement affronter le regard des autres, il doit avant tout se retrouver lui-même, notamment dans sa relation à ses proches serviteurs, mais également à son fil et par-dessus tout à sa femme, ultime épreuve dont dépend le succès final du héros et la justification de sa quête. En ce sens, si le rôle de l’aède est tenu par l’historien Jean-Pierre Vernant, Ulysse renvoie bien plutôt à l’auteur lui-même et à son lecteur.</p>
<p>Enfin, il importe de souligner les choix artistiques de Jean Harambat. Conformément à la dimension épique et dramatique de son sujet, il place dans la bouche de ses personnages des propos ciselés dans une langue tour à tour incantatoire et psalmodique d’une grande tenue. Le ton, la psychologie des personnages, les ressorts narratifs, le vocabulaire lui-même et certains effets de style (« les portes en bois plein ») renvoient directement à l’ambiance de l’œuvre d’Homère dont Jean Harambat reprend le rythme tout en scansions et litanies cycliques, héritées des récitations orales.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/10.jpg" rel="lightbox[79310]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-79321" title="???????????????????????????????" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/10-555x197.jpg" alt="" width="555" height="197" /></a> Au plan graphique, il met en œuvre un style pictural dépouillé et expressionniste, propre à rendre l’intensité et le réalisme magique de ce conte mythologique. Alternant de manière rigoureuse les mises en pages (classiquement tramée pour le récit portant sur Ulysse, sans case ni bande lorsque sont convoqués les témoignages de contemporains), l’auteur n’hésite pas à recourir à certains effets archéologiques, présentant des figures noires, ocre ou blanches se détachant sur des fonds clairs, sombres ou froids, comme autant de clins d’œil au langage chromatique de la céramique grecque antique.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/111.jpg" rel="lightbox[79310]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-79322" title="???????????????????????????????" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/111-555x241.jpg" alt="" width="555" height="241" /></a></p>
<p><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/12.jpg" rel="lightbox[79310]" class="lightbox"><img class="alignleft size-medium wp-image-79323" title="???????????????????????????????" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2014/10/12-555x455.jpg" alt="" width="255" height="455" /></a>Au final, Jean Harambat nous gratifie d’un album d’une grande qualité, ambitieux et nourri, qui allie le charme d’un récit parfaitement orchestré, à la solidité d’un accompagnement didactique habilement intégré, le tout permettant une lecture à choix multiple ouverte à un public diversifié. Un nouvel exemple qui tend à confirmer la place de son auteur parmi les grands de la BD historique.</p>
<p><strong>Joël DUBOS</strong></p>
<p><strong>« Ulysse, les chants du retour » par Jean Harambat</strong></p>
<p>Actes Sud BD (26 €) – ISBN : 978-2-330-03646-1</p>
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		<title>« La Voie ferrée au-dessus des nuages » par Li Kunwu</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Dec 2013 23:12:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Dubos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mangas]]></category>

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		<description><![CDATA[Après le succès d’« Une vie chinoise », récompensé en 2010 par le prix de la BD historique de Blois et le prix <em>Ouest-France</em>-Quai des bulles, sélectionné cette année pour les Eisner awards, et le bel album « Les Pieds bandés », Li Kunwu revient avec un one-shot de 215 pages qui fonctionne sur le principe des précédents : fil directeur autobiographique, dimension historique, volonté de témoigner, réflexion sur la Chine d’hier et d’aujourd’hui. Homme de média autant que de BD, Li Kunwu manifeste un intérêt affirmé pour les objets de culture et s’interroge ici sur l’importance de la mémoire et les enjeux patrimoniaux.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="right"><strong><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/12/SDC10624.jpg" rel="lightbox[69374]" class="lightbox"><img class="alignleft size-medium wp-image-69393" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/12/SDC10624-555x536.jpg" alt="" width="255" height="536" /></a>Un récit en emboîtements</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tout part des explorations menées dans le Yunnan par l’auteur qui apprend par hasard l’existence d’un mystérieux cimetière des étrangers, envahi par la végétation et perdu au milieu d’une zone en urbanisation rapide comme la Chine en compte désormais tant. Objet de curiosité, puis rapidement d’une véritable obsession, ce lieu oublié, dont nul ne semble avoir gardé le souvenir, va constituer le fil rouge de l’album.</p>
<p style="text-align: justify;">De prime abord, une lecture superficielle pourrait laisser penser à la narration d’une pérégrination réalisée au hasard, passant d’un objet à un autre. En réalité, il s’agit d’un récit conduit de manière extrêmement ferme. À partir de l’énigme du cimetière, Li Kunwu procède à une série de découvertes : une ligne de chemin de fer offrant des points de vue d’une invraisemblable beauté, un livre de photographies anciennes, un Français du début du siècle et sa famille, une problématique autour de la préservation des sites, une évocation des nouveaux enjeux culturels.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/12/SDC10628.jpg" rel="lightbox[69374]" class="lightbox"><img class="alignright size-medium wp-image-69394" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/12/SDC10628-555x393.jpg" alt="" width="355" height="393" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Fidèle à sa démarche d’enquête, Li cherche à en savoir davantage. De musée en archives, d’explorations de terrain en traductions d’ouvrages, de rencontres en réunions, l’auteur tisse peu à peu sa toile qui relie l’histoire passée à l’évolution de la Chine contemporaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Au demeurant, quel est le sujet véritable de l’album ? Le titre et le dessin de couverture renvoient bien évidemment à la voie ferrée, mais l’intérêt de l’auteur se porte tout autant sinon davantage vers le cimetière, véritable objet de son enquête, alors que l’album brosse également le tableau des rapports sociaux de la Chine contemporaine et soulève une interrogation aiguë sur l’avenir de la politique culturelle chinoise.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/12/SDC10632.jpg" rel="lightbox[69374]" class="lightbox"><img class="alignleft size-medium wp-image-69395" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/12/SDC10632-555x413.jpg" alt="" width="355" height="413" /></a>Une prouesse technique</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le sujet principal de l’ouvrage tourne autour d’une voie ferrée. Sillonnant comme il le fait depuis des années, les régions rurales du sud de la Chine, Li Kunwu découvre des tombes sans aucune inscription. Désirant en savoir plus, il se rend au musée des chemins de fer.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/12/SDC10636.jpg" rel="lightbox[69374]" class="lightbox"><img class="alignright size-medium wp-image-69411" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/12/SDC10636-555x855.jpg" alt="" width="255" height="855" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Là il y découvre l’ancienneté de la ligne du Yunnan construite au début du siècle par les Français pour relier Haiphong (Vietnam) à Kumming (Chine). On connaît l’importance des liaisons ferroviaires dans les stratégies impériales du XIXe siècle comme outil de pénétration aussi bien économique que militaire. Cette dimension, présente en filigrane dans le récit, n’occulte cependant en rien l’évocation de la prouesse technique et les enjeux humains d’une telle réalisation. Li Kunwu nous gratifie de superbes vignettes, souvent en pleine page, qui mettent en évidence cette architecture du vertige, réalisée avec des moyens limités, loin des bases arrière, dans des conditions particulièrement éprouvantes pour les hommes (souvent des condamnés de droit commun), les animaux et les machines.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/12/SDC10642.jpg" rel="lightbox[69374]" class="lightbox"><img class="alignleft size-medium wp-image-69412" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/12/SDC10642-555x518.jpg" alt="" width="255" height="518" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Ce sujet historique captivant, adossé à des sources de qualité, pose une série d’interrogations d’ordre politique, social ou économique, mais renvoie aussi aux relations qui régulaient les rapports entre la Chine et les états européens avant la guerre mondiale.</p>
<p style="text-align: justify;">Le questionnement de l’auteur plus que les sources elles-mêmes, soulève la question des rapports entre Chinois et étrangers, rapport de triangulation qui confronte les experts français, les notables locaux et les ouvriers de toutes origines : aux étrangers la fixation des objectifs et des moyens, aux notables la gestion des travailleurs. Entre incompréhensions et découvertes, les uns et les autres évoluent. À cette première altérité, s’ajoute le prisme d’une lecture contemporaine butant sur les anachronismes, des méprises et des erreurs de jugement que l’auteur ne censure pas.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/12/SDC10637.jpg" rel="lightbox[69374]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-69413" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/12/SDC10637-555x262.jpg" alt="" width="555" height="262" /></a><strong>Une humanité</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’enquête est constamment ponctuée de rencontres et les personnages secondaires n’apparaissent jamais négligeables.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/12/SDC10643.jpg" rel="lightbox[69374]" class="lightbox"><img class="alignright size-medium wp-image-69414" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/12/SDC10643-555x441.jpg" alt="" width="255" height="441" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"> Ce souci de l’humain, Li Kunwu l’exprime par la place qu’il concède à ses interlocuteurs, mais aussi à l’attachement qu’il manifeste pour le témoignage de Georges Auguste Marbotte, comptable français de l’entreprise chargée de la construction du chemin de fer, qui réalisa une série de photographies éditées par son petit fils.</p>
<p style="text-align: justify;">Point d’orgue de l’enquête, la rencontre entre le descendant de Georges Auguste Marbotte et l’auteur apparaît comme le moyen d’aborder la dynamique de la mondialisation. Un nouveau contact Orient-Occident, qui répond à la rencontre de Marbotte et de ses interlocuteurs chinois, à un siècle d’écart et sur des bases nouvelles : l’Occident ne dispose plus de la suprématie économique et technologique, mais intéresse encore la Chine pour son rapport ancien à l’histoire et son souci d’en préserver les vestiges. En fin de compte, cette relation redéfinie demeure toujours une affaire d’individus et de contacts humains.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/12/SDC10645.jpg" rel="lightbox[69374]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-69415" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/12/SDC10645-555x412.jpg" alt="" width="555" height="412" /></a><strong>L’enjeu patrimonial</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En élaborant sa base documentaire, Li Kunwu se trouve rapidement confronté aux enjeux et aux contraintes d’une politique culturelle moderne. Certes, les moyens ne manquent pas dans la Chine actuelle, mais les financements demeurent une source d’arbitrage parfois polémique.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/12/SDC10644.jpg" rel="lightbox[69374]" class="lightbox"><img class="alignleft size-medium wp-image-69416" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/12/SDC10644-555x359.jpg" alt="" width="355" height="359" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La narration savoureuse d’une réunion d’experts concernant le devenir de la voie ferrée (à l’heure de la construction d’une nouvelle ligne à grande capacité) et du cimetière (confronté à une extension rapide du bâti), montre combien, davantage qu’une limite de coût, la préservation du patrimoine chinois se heurte à des problèmes de mentalité et à des questions de rapport au passé.</p>
<p style="text-align: justify;">Abordée sous l’angle du développement touristique plus que de la conservation de la mémoire d’un pays et de ses habitants, la préservation des monuments du XIXe siècle se heurte également à certains points de vue radicalement anticolonialistes. Sur ce plan, Li Kunwu se définit comme un homme non de théorie ou d’idéologie, mais d’expérience et de sensibilité. Passeur entre les cultures et les continents, il l’est également entre les générations.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La diversité graphique au service d’un projet journalistique</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On retrouve dans cet album certaines des caractéristiques graphiques des albums précédents : un sens du raccourci venu de la caricature, marqué par une capacité expressionniste qui n’altère en rien la crédibilité et la cohérence de l’ensemble.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/12/SDC10634.jpg" rel="lightbox[69374]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-69417" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/12/SDC10634-555x273.jpg" alt="" width="555" height="273" /></a> S’appuyant sur sa maîtrise technique et sa capacité à varier les moyens stylistiques, Li Kunwu joue des registres pour amplifier les effets : réalisme pour la reproduction des photographiques du début du siècle, référence emphatique au dessin de propagande pour exprimer les moments d’émotion intense, trait cursif pour la narration quotidienne, caricature frisant le baroque pour saisir une expression outrée ; le registre semble infini.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/12/SDC10629.jpg" rel="lightbox[69374]" class="lightbox"><img class="alignleft size-medium wp-image-69399" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/12/SDC10629-555x910.jpg" alt="" width="255" height="910" /></a>Multipliant les audaces graphiques, l’auteur fait preuve d’une maestria formelle efficace notamment avec la très belle scène de nuit du premier chapitre, ou les angles de vue peu usités, en contre-plongée avec un pont comme suspendu dans le ciel page 59 ou en surplomb pages 28 à 31.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/12/SDC10622.jpg" rel="lightbox[69374]" class="lightbox"><img class="alignright size-medium wp-image-69398" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/12/SDC10622-555x895.jpg" alt="" width="255" height="895" /></a>Avec cet album, Li Kunwu semble donc atteindre une nouvelle dimension esthétique, comme si l’auteur avait pris conscience de la portée de son art et de l’utilité de son nouveau statut d’artiste de niveau international. Il dépasse ici la dimension du seul récit (qui constituait l’ossature d’« Une vie chinoise »), aussi bien mené soit-il, et semble ne plus vouloir se contenter d’un simple témoignage (prédominant dans « Les Pieds bandés ») : il en arrive ainsi à jouer un rôle dans la prise de décision à travers la politique éditoriale de son journal. D’abord sujet (« Une vie chinoise »), puis témoin (« Les Pieds bandés »), l’artiste journaliste devient à présent acteur social au plein sens du terme. Si le projet narratif, mené avec toutes les ressources scénaristiques de l’enquête, demeure proprement informatif — témoignant par la même que la bande dessinée se prête particulièrement bien au genre journalistique —, Li Lunwu se définit dorénavant comme un témoin privilégié de l’histoire chinoise et un conservateur d’une mémoire collective menacée par la globalisation.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/12/SDC10639.jpg" rel="lightbox[69374]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-69419" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/12/SDC10639-555x631.jpg" alt="" width="555" height="631" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">On saluera au final un ouvrage dense, <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/12/SDC10646.jpg" rel="lightbox[69374]" class="lightbox"><img class="alignleft size-medium wp-image-69418" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/12/SDC10646-555x493.jpg" alt="" width="255" height="493" /></a>ien mené et riche dont la moindre qualité n’est pas l’attachement aux rapports humains, à travers une belle collection de portraits présents et passés permettant d’évoquer les relations qui se nouent au hasard des rencontres. Par-dessus tout, l’album apporte un témoignage vivant et nourri sur les enjeux culturels et patrimoniaux que provoque l’évolution rapide de la Chine du XXIe siècle.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Joël DUBOS</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« La Voie ferrée au-dessus des nuages » par Li Kunwu</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Éditions Kana (15 €) – ISBN : 978-2-5050-1963-3<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/12/SDC10625.jpg" rel="lightbox[69374]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-69397" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/12/SDC10625-555x777.jpg" alt="" width="555" height="777" /></a></p>
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		<title>bd BOUM 2013 : une édition particulièrement réussie</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Nov 2013 13:25:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Dubos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous attendions tous avec impatience la 30e édition de bd BOUM. Ce festival très particulier allait-il encore une fois nous surprendre ? Allait-il rester fidèle à ses valeurs de gratuité et de civisme, dans un climat général morose ? Allait-il drainer autant de public malgré le temps glacial ?
Finalement, chacun a pu vérifier que bd BOUM est resté citoyen, pédagogique, engagé, militant, et surtout que la qualité de son contenu n’a en rien reculé.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/P1290117.jpg" rel="lightbox[68840]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-68841" title="P1290117" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/P1290117-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/les-gens-normaux.jpg" rel="lightbox[68840]" class="lightbox"><img class="alignleft size-full wp-image-68843" title="les-gens-normaux" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/les-gens-normaux.jpg" alt="" width="170" height="548" /></a>Jean-Pierre Baron, président depuis 2007, et Bruno Génini, directeur depuis 2004, ont su préserver l’esprit particulier qu’ont évoqué samedi soir lors de la remise des prix leurs prédécesseurs Fred Dehouck (ancien président) et Maryse Bourgeois (ancienne directrice) : depuis la fondation en 1983 jusqu’à aujourd’hui, la dimension artistique est constamment allée de pair avec le combat pour les valeurs civiques. Le festival blésois marque par là même sa différence : ici pas de mercantilisme, mais au contraire le choix d’une politique particulière qui fait de la BD le support d’un projet pédagogique et social de grande envergure.</p>
<p>Pour s’en convaincre, il suffit de se référer aux ouvrages traitant différents thèmes de société qui sont édités chaque année par bd BOUM. Cette fois, « Les Gens normaux » coordonné par le scénariste Hubert, dont les planches étaient exposées à la bibliothèque Grégoire, donnaient la parole aux lesbiennes, gays, bi et trans. Cet ouvrage, en dévoilant des tranches de vie très émouvantes, entend nous informer, mais aussi nous faire mieux comprendre certains enjeux de société très actuels.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/P1290118.jpg" rel="lightbox[68840]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-68844" title="P1290118" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/P1290118-555x740.jpg" alt="" width="555" height="740" /></a></p>
<p>Dans une veine identique, évoquons également le travail réalisé en étroite collaboration avec le CDSAE (Centre Départemental Soin Accompagnement et Éducation). Durant toute l’année, Jean-Charles Enriquez, vice-président de bd BOUM, organise et met en scène des expositions avec l’ITEP (Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique) l’IMP (Institut médico-pédagogique) et le service handicapé. Ainsi est née une exposition de grande qualité autour de « Boule et Bill » bien mise en valeur à l’entrée de la Halle aux Grains. Plus besoin de présenter Boule, ce petit garçon né en 1959 dans le journal de <em>Spirou</em>, et Bill, son chien farfelu à qui il arrive pléthore de mésaventures.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/P1290121.jpg" rel="lightbox[68840]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-68845" title="P1290121" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/P1290121-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a> Chaque visiteur, petit ou grand, a retrouvé dans cet espace ses personnages familiers et des planches originales, et parfois même inédites. La mise en scène, minutieusement élaborée a cherché à nous immerger d’emblée dans l’univers de nos héros d’enfance.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10032.jpg" rel="lightbox[68840]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-68842" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10032-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a> <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/P1290128.jpg" rel="lightbox[68840]" class="lightbox"><img class="alignright size-medium wp-image-68846" title="P1290128" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/P1290128-555x740.jpg" alt="" width="155" height="740" /></a>À l’occasion, on a pu aussi y croiser l’auteur Laurent Verron qui, très respectueux de son jeune public, a décidé de n’accorder de dédicaces qu’aux enfants et non aux collectionneurs. À l’angle d’un mur, quelques dessins supplémentaires qu’il affectionne particulièrement : un aperçu de ses carnets de 2003 et 2005 annotés par le scénariste Chric et publiés aux éditions du Lombard sous les titres d’« Au fil du zinc » et « Tête de gondole ».</p>
<p>En poursuivant son chemin, on a croisé le cartoonist Jean-François Batellier qui illustrait ses ouvrages en expliquant ses choix graphiques et ses inspirations. Plus loin encore, une nouveauté : un dessinateur faisait des portraits à la manière d’un manga. Un succès assuré si l’on en juge par le temps d’attente à son stand. Au-delà des stands, la vente aux enchères de planches originales offertes par les auteurs a créé une certaine effervescence dans la Halle.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/P1290110-1.jpg" rel="lightbox[68840]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-68849" title="P1290110-1" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/P1290110-1-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a></p>
<p>À l’étage, le public a pu observer le dessinateur belge Joe G. Pinelli, en pleine création. Sur un fond sonore choisi spécifiquement, qui renvoie à sa passion pour la musique, il a longuement crayonné avec ses bâtons à l’huile sur de grands formats de papier kraft.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/P1290104.jpg" rel="lightbox[68840]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-68847" title="P1290104" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/P1290104-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a> Ce fut l’occasion de percevoir toutes les particularités de son travail sur la transparence et de son jeu avec les couleurs qui peut rappeler certains peintres fauvistes. Pour compléter son œuvre, des citations d’auteurs minutieusement sélectionnés prolongeaient le message des œuvres peintes.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10009.jpg" rel="lightbox[68840]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-68848" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10009-555x740.jpg" alt="" width="555" height="740" /></a> Dans la salle adjacente autre auteur, autre genre, mais toujours une grande affluence : des planches d’héroic-fantasy du grand Dany (« Olivier Rameau », « Les Guerrières de Troy »…) côtoient certaines de ses planches coquines.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/P1290116.jpg" rel="lightbox[68840]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-68850" title="P1290116" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/P1290116-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a></p>
<p>En sortant de la Halle, le bus qui se trouve comme chaque année sur le parvis permet de découvrir une création ayant pour thématique les transports sentimentaux. Cette année « Ligne de vue » nous a présenté une jeune femme et son chien. <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10071.jpg" rel="lightbox[68840]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-68851" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10071-555x740.jpg" alt="" width="555" height="740" /></a></p>
<p><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/P1290133.jpg" rel="lightbox[68840]" class="lightbox"><img class="alignleft size-medium wp-image-68855" title="P1290133" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/P1290133-555x416.jpg" alt="" width="350" height="416" /></a>Un détour par la Fabrique donnait un aperçu de l’ampleur pédagogique de ce festival. On y a croisé beaucoup d’enfants et de jeunes autour des tables des divers ateliers : au carrefour des histoires, au monotype, au collage, au coloriage à la craie, au dessin, mais aussi aux travaux sur carton visant à aborder la profondeur de champ. La variété des ateliers créatifs proposés a suscité l’enthousiasme et l’application de tous.</p>
<p>Enfin, pour se faire plaisir ou retrouver d’anciens souvenirs, il fallait absolument se rendre à la Bibliothèque de l’Abbé Grégoire, et déambuler dans l’exposition « 30 ans d’Histoire(s) ». On y découvrait de nombreuses photos, dessins et affiches retraçant l’histoire de l’association et du festival bd BOUM. À côté, l’exposition « Clara » draine un public enfantin sur un sujet pourtant délicat à aborder à cet âge : l’album de Christophe Lemoine et Cécile évoque avec délicatesse le décès de la maman d’une petite fille. La mise en scène de l’exposition, en juxtaposant nounours et dessins aux couleurs pastels, a su conjuguer poésie et émotion.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10067.jpg" rel="lightbox[68840]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-68852" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10067-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a> Enfin, à l’étage, Denis Bajram (« Universal War ») a animé un atelier très couru destiné à de jeunes auteurs, avant de dédicacer ses albums dans le hall de son hôtel dans une ambiance très conviviale.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10006.jpg" rel="lightbox[68840]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-68853" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10006-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a></p>
<p>Une fois encore, le succès et la qualité furent au rendez-vous. Le public, qui a afflué en masse, ne s’y est pas trompé, rendant ainsi hommage à trente ans d’action mise au service de la BD dans un esprit citoyen.</p>
<p align="right"><strong>Josy HERMELINE</strong></p>
<p align="right"><strong>(photos : Joël Dubos et Josy Hermeline)<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10019.jpg" rel="lightbox[68840]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-68854" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10019-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a></strong></p>
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		<title>La 30e de bd BOUM : Étienne Davodeau, Grand Boum &#8211; Ville de Blois 2013</title>
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		<pubDate>Sun, 24 Nov 2013 20:54:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Dubos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Superbe ambiance hier soir à Blois : pour la 30e édition de bd BOUM,  toute l'équipe s'était mise pour l'occasion sur son 31, nœud pap, cravate et chemise blanche de rigueur, dans la grande salle du cinéma Les Lobis. Après une introduction musicale assurée par le groupe Minou (jeune espoir Région Centre-Caisse d'Épargne 2013) est venu le temps des discours et des récompenses. Fidèle à la tradition de convivialité du festival de Blois, Jean-Pierre Baron (président), et Bruno Génini (directeur), aidés de toute l'équipe, ont alterné humour (une marque de fabrique blésoise), récompenses et discours.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10076.jpg" rel="lightbox[68814]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-68832" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10076-555x384.jpg" alt="" width="555" height="384" /></a>Tout a commencé avec une évocation en images de trente ans de travail et de réussite pour une association qui a évolué mais qui a su maintenir le cap initial basé sur la convivialité, la gratuité, le civisme et la qualité.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10077.jpg" rel="lightbox[68814]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-68831" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10077-555x350.jpg" alt="" width="555" height="350" /></a></p>
<p>Les traditionnelles médailles en chocolat (jusqu&#8217;à l&#8217;indigestion&#8230;!) ont été attribuées à l&#8217;exposant Daniel Fuchs, à Christophe Bishop, vieil habitué venu au festival encore adolescent et dont la gentillesse et l&#8217;action bénévole n&#8217;ont depuis jamais fait défaut,<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10088.jpg" rel="lightbox[68814]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-68816" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10088-555x531.jpg" alt="" width="555" height="531" /></a> à Fred Dehouck et Maryse Bourgeois, anciens animateurs (respectivement président et directrice du Festival) qui ont fait vibrer la corde du souvenir,<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10106.jpg" rel="lightbox[68814]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-68824" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10106-555x568.jpg" alt="" width="555" height="568" /></a> à la librairie tourangelle Bédélire, inlassable promoteur de la BD,<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10092.jpg" rel="lightbox[68814]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-68818" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10092-555x269.jpg" alt="" width="555" height="269" /></a> à l&#8217;Association de loisirs et d&#8217;Education populaire ALEP qui utilise la BD dans son action auprès des jeunes, ainsi qu&#8217;à Diane Rayer des éditions du Lombard qui a constamment sublimer ses fonctions dans la passion de la BD.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10099.jpg" rel="lightbox[68814]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-68821" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10099-555x463.jpg" alt="" width="555" height="463" /></a></p>
<p>Après un coup de phare sur les éditions de la Boîte à bulles dirigées par Vincent Henry<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10097.jpg" rel="lightbox[68814]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-68820" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10097-555x567.jpg" alt="" width="555" height="567" /></a> et l&#8217;annonce de la sélection des trophées de la différence<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10082.jpg" rel="lightbox[68814]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-68829" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10082-555x607.jpg" alt="" width="555" height="607" /></a> ou des 5 finalistes du Grand Prix de la Critique de l&#8217;ACBD (par le président Jean-Christophe Ogier),<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10105.jpg" rel="lightbox[68814]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-68823" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10105-555x487.jpg" alt="" width="555" height="487" /></a> des prix très attendus ont été décernés :</p>
<p><strong>PRIX REGION CENTRE 2013</strong> qui récompense une BD pour sa portée citoyenne à<em> </em><strong>«<em> </em>Clichés de Bosnie »<em> </em>de François Ravard et d&#8217;Aurélien Ducoudray, chez Futuropolis.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10100.jpg" rel="lightbox[68814]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-68827" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10100-555x376.jpg" alt="" width="555" height="376" /></a></strong></p>
<p><strong><em>-</em></strong><strong> le </strong><strong>PRIX CONSEIL GÉNÉRAL 2013</strong> qui distingue une BD de qualité choisie par les collégiens <strong>à<em> </em>«<em> </em>Louca »<em> </em>de Bruno Dequier chez<em> </em>Dupuis.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10098.jpg" rel="lightbox[68814]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-68822" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10098-555x379.jpg" alt="" width="555" height="379" /></a></strong></p>
<p><strong>- le<em> </em></strong><strong>PRIX LIGUE DE L’ENSEIGNEMENT 41 POUR LE JEUNE PUBLIC  (</strong>promotion d&#8217;une BD de qualité par les 6-10 ans) à « <strong>Kalimbo »<em> </em>de Crisse et Fred Besson, chez Soleil<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10094.jpg" rel="lightbox[68814]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-68819" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10094-555x351.jpg" alt="" width="555" height="351" /></a></strong></p>
<p><strong><em>- </em></strong><strong>PRIX NOUVELLE RÉPUBLIQUE 2013</strong> (récompensant un auteur originaire ou habitant la zone de diffusion du quotidien) à<strong><em> </em></strong><strong>«<em> </em>Clichés de Bosnie », déjà récompensé.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10087.jpg" rel="lightbox[68814]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-68815" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10087-555x341.jpg" alt="" width="555" height="341" /></a></strong><br />
<strong>- le<em> </em></strong><strong>PRIX JACQUES LOB 2013</strong> (attribué à un scénariste ayant déjà publié plusieurs albums a été décerné à <strong>Michel Pirus pour l&#8217;ensemble de son œuvre.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10089.jpg" rel="lightbox[68814]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-68817" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10089-555x740.jpg" alt="" width="555" height="740" /></a></strong></p>
<p>On notera les deux prix attribués à <strong>«<em> </em>Clichés de Bosnie »<em> </em></strong>de François Ravard (dessinateur) et d&#8217;Aurélien Ducoudray (scénariste) qui a ponctué la soirée de son humour pince sans rire et de ses blagues bosniaques.</p>
<p>Enfin, le prix Grand Boum 2013 a été décerné à Étienne Davodeau par Cosey, lauréat 2012. <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10113.jpg" rel="lightbox[68814]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-68826" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10113-555x271.jpg" alt="" width="555" height="271" /></a></p>
<p>À cette occasion, Étienne Davodeau a raconté une anecdote d&#8217;adolescence : jeune lycéen, il avait acheté un album de Cosey dont la lecture fascinante a joué un rôle déterminant dans son orientation vers la BD. Un bel hommage qui bouclait la boucle, et prouvait combien le destin peut être influencé de manière déterminante par la lecture d&#8217;un unique album de qualité.</p>
<p>Une soirée réussie, chaleureuse et très applaudie comme on y est désormais habitué à Blois.</p>
<p align="right"><strong>Joël DUBOS<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10120.jpg" rel="lightbox[68814]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-68828" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/11/SDC10120-555x341.jpg" alt="" width="555" height="341" /></a></strong></p>
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		<title>Denis Bajram aux Rendez-vous de l&#8217;Histoire de Blois 2013</title>
		<link>https://www.bdzoom.com/67394/interviews/denis-bajram-aux-rendez-vous-de-lhistoire-de-blois-2013/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Oct 2013 16:37:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Dubos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>

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		<description><![CDATA[Sous le titre « Entre Histoire et SF : nouveaux ennemis et guerre universelle », s'est tenue samedi 12 octobre 2013, pendant les Rendez-vous de l'Histoire de Blois (consacrés cette année au thème de la guerre) et dans une des salles de l'université, une rencontre pendant laquelle Denis Bajram a répondu aux questions de Joël Dubos, à l'occasion de la sortie chez Casterman du premier tome du second cycle d'« Universal War » (« UW »).]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/10/dubos-bajram-1.jpg" rel="lightbox[67394]" class="lightbox"><img class="alignleft size-medium wp-image-67396" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/10/dubos-bajram-1-555x416.jpg" alt="" width="199" height="149" /></a>Une évocation biographique a tout d&#8217;abord donné à Denis Bajram l&#8217;occasion de revenir sur son parcours, de la faculté des mathématiques de Jussieu à la grande école des Arts déco, via les Beaux arts, puis d&#8217;évoquer ses activités de directeur des éditions Quadrants (filiale de Soleil) et de développeur de jeux vidéos. Joël Dubos, attaché à la question des sources en histoire, est ensuite revenu rapidement sur quelques albums marquants, dont l&#8217;original « Trois Christs » pour sa structure narrative originale et les différentes versions d&#8217;un même récit qu&#8217;il confronte, permettant une prise de conscience de l&#8217;importance du points de vue. Réalisé en collaboration avec son épouse chartiste Valérie Mangin, il a permis à Bajram d&#8217;évoquer sa passion pour l&#8217;histoire. Joël Dubos mentionnait alors, dans l&#8217;album « UW2 », la place du récitatif et des flash back de nature historique, comme manifestation de cet intérêt, que confirmait l&#8217;auteur qui développait ensuite la nécessité à ses yeux d&#8217;ouvrir la bande dessinée vers des perspectives intellectuelles d&#8217;actualité.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/10/3-christs.jpg" rel="lightbox[67394]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-67397" title="3-christs" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/10/3-christs-555x277.jpg" alt="" width="555" height="277" /></a></p>
<p>Une seconde partie fut ensuite consacrée au cycle d’« Universal War ». Une présentation vidéo du nouvel album « UW2 » a offert une respiration au public, qui a pu en outre, pendant toute la durée de l&#8217;échange, voir plusieurs planches et vignettes projetées sur un grand écran. Denis Bajram a tout d&#8217;abord expliqué qu&#8217;il avait conçu rapidement le scénario de l&#8217;ensemble de la série : <span style="font-size: small;">«</span><em> Le squelette du dinosaure est en place depuis 1997, j&#8217;y mets à présent la chair album après album</em> ».</p>
<p><iframe src="//www.youtube.com/embed/mQT8zbE7EdE" frameborder="0" width="550" height="413"></iframe></p>
<div id="attachment_67398" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/10/X-men.jpg" rel="lightbox[67394]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-67398" title="X-men" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/10/X-men-555x367.jpg" alt="" width="200" height="132" /></a><p class="wp-caption-text">Les X-Men, une création de Stan Lee et Jack Kirby</p></div>
<p style="text-align: justify;">Puis, à partir de plusieurs exemples pris dans le nouvel opus, Joël Dubos a abordé la question de la place de la littérature et des sciences humaines dans l’œuvre de Denis Bajram. Ce dernier a fortement insisté sur sa culture éminemment littéraire : nourri d&#8217;Hergé et de Stan Lee <strong>(1) </strong>mais également de Proust et des classiques, il avoue refuser la prééminence culturelle actuelle du cinéma. En rien flatté lorsqu&#8217;on convoque « Star Wars » pour expliquer la genèse d’« Universal War », il avoue n&#8217;avoir jamais visionné le cycle de Georges Lucas avant l&#8217;âge adulte. De même, il conteste fermement l&#8217;idée que la BD serait un medium dominé qui se contenterait de recycler les thèmes et le traitement cinématographiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/10/effet-casimir.gif" rel="lightbox[67394]" class="lightbox"><img class="alignleft size-full wp-image-67400" title="effet-casimir" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/10/effet-casimir.gif" alt="" width="200" height="136" /></a>Abordant le scénario d&#8217;« UW2 », Joël Dubos nota la qualité d&#8217;un récit, certes nettement placé dans l&#8217;obédience du space opera, mais qui met en scène des personnages aux psychologies tourmentées se trouvant confrontés à des situations complexes et finement présentées, sans oublier l&#8217;arrière plan omniprésent des références scientifiques nourries. Denis Bajram évoquait alors son intérêt pour les sciences, notamment le voyage dans l&#8217;espace. Se lançant dans une efficace explication de l&#8217;effet Casimir, phénomène quantique aux applications potentielles multiples, il résuma sa conception d&#8217;un voyage dans le temps n&#8217;impliquant aucun paradoxe, l&#8217;écoulement temporel ayant été de tout temps immuable et déterminé sans divergences causales possibles.</p>
<p style="text-align: justify;">Joël Dubos lança ensuite le propos sur les ambitions narratives autant que stylistiques de Denis Bajram dans « UW2 ». Partant de la très belle planche de la page 23 articulée autour d&#8217;un mouvement de focalisation, il insista sur les mises en page élaborées, jouant de la symétrie en un système d&#8217;horizontales et de verticales, renforcées par l&#8217;utilisation des jeux de couleurs (autour des deux couples blanc-jaune-bleu et rouge-brun-noir), alliées à une attention particulière de l&#8217;auteur pour les détails. Celui-ci indiquait alors que le passage au travail sur photoshop n&#8217;a pas modifié sa manière de travailler et que demeure intacte la haute idée qu&#8217;il se fait du neuvième art qu&#8217;il souhaite voir évoluer vers une &laquo;&nbsp;bande dessinée grand public d&#8217;auteurs&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/10/UW_2.jpg" rel="lightbox[67394]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-67401" title="UW_2" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/10/UW_2.jpg" alt="" width="450" height="600" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La troisième partie, portant sur la question de l&#8217;inscription de l&#8217;album dans l&#8217;univers de la science fiction autant que des sciences humaines, permit d&#8217;aborder un domaine plus conceptuel. Joël Dubos faisant remarquer que la série relevait d&#8217;un croisement de presque tous les sous-genres de la SF (anticipation, prospective, politique fiction, space opera, hard science matinée de cyber-punk), Bajram soulignait son refus du travail d&#8217;imitation que n&#8217;excluent en rien ses références littéraires situées du côté des grands maîtres, d&#8217;Asimov à Herbert. Joël Dubos notait à ce moment un certain nombre de citations et de clins d’œil (le mot Dune inscrit page 26, le début façon « 2001 l&#8217;Odyssée de l&#8217;espace » ou la thématique du triangle qui fait penser immanquablement à Bilal). L&#8217;auteur réaffirmait son goût pour la science fiction, lieu de toute les analyses, qui permettait une réflexion approfondie sur les grands problèmes contemporains.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/10/dubos-bajram-3.jpg" rel="lightbox[67394]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-67402" title="SAMSUNG DIGITAL CAMERA" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/10/dubos-bajram-3-555x570.jpg" alt="" width="555" height="570" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En ce sens, la SF se révèle proche de l&#8217;histoire qui, à partir de l&#8217;étude et de l&#8217;écriture du récit passé, peut fournir un cadre intellectuel pour aborder le présent. Joël Dubos questionnait l&#8217;auteur de « UW2 » sur ses rapports à l&#8217;histoire, que l&#8217;on devine fécond au vu de la place du récitatif historique (flash back, voix off, leçon d&#8217;histoire donnée par une des héroïnes) dans l&#8217;album. Joël Dubos saluait à ce propos la précision de la documentation historique à travers deux exemples : le décryptage pédagogique des attributs de la justice (p 30) ou l&#8217;utilisation de la référence religieuse du triangle, tout à la fois catholique et franc-maçon. Bajram évoquait alors son intérêt pour l&#8217;histoire et les longues discussions qu&#8217;il affectionne avec son épouse. Gros lecteur, cultivé et insatiable questionneur de son temps, l&#8217;auteur explicitait alors son rapport à une méthode historique alliant souci de l&#8217;exactitude, travail sur les sources et mise en perspective problématique.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/10/uw2-triangle.jpg" rel="lightbox[67394]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-67399" title="uw2-triangle" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/10/uw2-triangle-555x740.jpg" alt="" width="555" height="740" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/10/uw2_carre.jpg" rel="lightbox[67394]" class="lightbox"><img class="alignright size-full wp-image-67403" title="uw2_carre" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/10/uw2_carre.jpg" alt="" width="200" height="200" /></a>Joël Dubos enchaînait enfin sur la thématique des Rendez-vous de l&#8217;Histoire en faisant remarquer, que si la guerre restait omniprésente dans la littérature de science-fiction (dès les premiers récits du XVIIe, jusqu&#8217;au XXe siècle de Wells à Haldeman, en passant par Heinlein ou Gérard Klein, elle n&#8217;en constituaient pas pour autant un thème représentatif du genre. La place qu&#8217;elle occupe dans la série laisse-t-elle entendre que pour Denis Bajram, le conflit se révèle consubstantiel à la civilisation humaine ? L&#8217;auteur répondait en nuançant son propos, se refusant à tout pessimiste systématique, mais sans nier l&#8217;idée d&#8217;un recommencement perpétuellement placé au cœur de la civilisation. Lui qui a scénarisé dès la fin des années 1990 la destruction de Manhattan, puis les difficultés rencontrées par des armées de libération confrontées au rejet des populations et aux attentats, dans des conflits de basses intensité d&#8217;un nouveau type, considère que la situation actuelle trouve ses racines dans les choix politiques et économiques faits il y a une trentaine d&#8217;années. Pour l&#8217;auteur d&#8217; « UW2 », c&#8217;est la violence plutôt que la guerre qui constitue le moteur de la dynamique historique, et cette violence, qui se révèle actuellement au premier chef économique et sociale, ne s&#8217;atténue pas avec la progression du paradigme contemporain.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/10/UW2.jpg" rel="lightbox[67394]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-67404" title="UW2" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/10/UW2-555x292.jpg" alt="" width="555" height="292" /></a></p>
<p><span style="font-size: small;">À</span>  la question de l&#8217;avenir, Denis Bajram annonce que la série 2 va probablement l&#8217;occuper pendant 6 ou 7 ans. Arrivé à ce stade, il envisagera une pause avant de poursuivre sur le troisième volet, qui est déjà écrit. Et lorsque Joël Dubos lui demande si le triangle apparu dans le dernier album évoque la naissance d&#8217;un ou de Dieu, Denis Bajram explique avoir conçu la série comme une montée en puissance, abordant des thèmes de plus en plus complexes qui lui tiennent particulièrement à cœur.</p>
<p>De quoi tenir les lecteurs en haleine et leur donner envie de découvrir rapidement la suite de la <span style="font-size: small;">«</span>Guerre universelle<span style="font-size: small;">»</span>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Joël DUBOS</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>(1)</strong> En lançant avec Jack Kirby la série des « 4 Fantastiques <em>»</em>, Stan Lee révolutionna l&#8217;univers des supers-héros et fit les beaux jours de la société Marvel pour qui il créa des personnages destinés à un grand succès, tant en BD qu&#8217;au cinéma, comme les X-Men, Hulk, Spider-Man, Daredevil, etc.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Universal War 2 » par Denis Bajram<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Éditions Casterman (12,95 euros) – ISBN : 978-2203-05-8620</p>
]]></content:encoded>
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