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	<title>BDzoom.com &#187; Jean-François Miniac</title>
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		<title>« Naïs » : on dirait le sud, solaire et sombre…</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 22:06:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-François Miniac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Nouvel album dans la collection des adaptations de Marcel Pagnol en bandes dessinées, la tragédie sociale qu’est « Naïs » a la particularité d’être initialement une adaptation libre par Pagnol d’une nouvelle méconnue d’Émile Zola : « Naïs Micoulin ». Chronique d’un été meurtrier…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/06/Naïs-1.jpg" rel="lightbox[213083]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-213085" title="Naïs 1" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/06/Naïs-1-555x666.jpg" alt="" width="555" height="666" /></a>De prime abord, en parcourant la fresque méridionale que constitue cet album, le talent de David Ratte saute aux yeux. C’est avec précision et réalisme que le dessinateur traite ses décors et ses figures. Ses trognes, devrais-je dire : Ratte possède un indéniable goût pour les visages. Un vrai plaisir. Chacun de ses personnages est typé, caractérisé : on reconnaît ce brossé, avec ce si séduisant semi-réalisme dynamisé par un pas de côté caricatural. <a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/06/Naïs-2.jpg" rel="lightbox[213083]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-213086" title="Naïs 2" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/06/Naïs-2-555x666.jpg" alt="" width="555" height="666" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Si son dessin est riche en détail et fourmille de mille traits secondaires, si son décor comme sa figuration bruissent d’un généreux impressionnisme graphique, David Ratte sait cependant agencer son espace avec intelligence, laissant vierges des zones de repos pour l’œil, usant aussi de traits de contour de grosseurs variées selon l’éloignement des plans, utilisant encore de francs aplats noirs en écho aux zones blanches similaires, évanouissant parfois les décors autour des figures par souci de visibilité. Enfin, un goût pour le bel encrage magnifie ce trait vraiment dessiné et impulsé par le libre arbitre de l’artiste. Lequel use de feutres à pointes fines pour les détails, également de pinceaux de calligraphie avec encre intégrée pour les pleins et déliés.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/06/Naïs-3.jpg" rel="lightbox[213083]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-213087" title="Naïs 3" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/06/Naïs-3-555x666.jpg" alt="" width="555" height="666" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Assumant sa fonction de séduction habituelle pour un lectorat plus large, la couleur numérique — assurée par David Ratte et son fils — habille avec justesse et agrément le trait. Pour autant, les planches sont magnifiques en soi et mériteraient pleinement une édition en noir et blanc.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/06/Naïs-4.jpg" rel="lightbox[213083]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-213088" title="Naïs 4" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/06/Naïs-4-555x666.jpg" alt="" width="555" height="666" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Plongeons-nous dans cette émouvante histoire déclinée en 64 planches. Tout commence à l’Estaque, dans une tuilerie de la banlieue marseillaise, où un ouvrier bossu prénommé Toine est l’ami bienveillant de la jeune et rayonnante Naïs : une collègue ouvrière. Un ami malgré lui. Malgré le handicap qui le crispe, l’obsède, le fragilise… Car, s’il est aimé de la fille d’un chiffonnierd’un amour unilatéral, l’ami d’enfance, lui, aime Naïs en secret.<strong> <a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/06/Naïs-5.jpg" rel="lightbox[213083]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-213089" title="Naïs 5" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/06/Naïs-5-555x666.jpg" alt="" width="555" height="666" /></a></strong>Mais, bientôt de retour un été à Cassis, Frédéric Rostaing séduit la jeune femme convoitée.<strong> </strong>Ami de Toine,<strong> </strong>Frédéric est le fils d’un avocat aixois et propriétaire de la ferme de Cassis dont<strong> </strong>le père Micoulin est métayer.<strong> </strong>Veuf, buté, tyrannique et violent, le père d’Anaïs Micoulin est d’une jalousie maladive envers sa fille, il la surveille et éconduit chaque prétendant… S’il tolère l’amitié entre sa fille et Toine, c’est parce qu’il la juge anodine… Alors, lorsque le garçon de bonne famille qu’est Frédéric revient séduire sa fille, cristallisant un ancien sentiment mutuel, le comportement inquiétant du père Micoulin devient un insaisissable aléa autour de l’enjeu narratif qu’est la solaire Naïs… <a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/06/Naïs-6.jpg" rel="lightbox[213083]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-213090" title="Naïs 6" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/06/Naïs-6-555x666.jpg" alt="" width="555" height="666" /></a>Dès lors que l’amour du jeune couple est révélé, la question est de savoir jusqu’où l’ire paternelle peut le mener. Jusqu’où le bouleversant Toine, à qui Naïs demande de protéger de son père son amour avec Frédéric, va-t-il ravaler sa propre jalousie ? Quelles ressources intérieures va-t-il puiser pour sublimer son amour impossible ? « Naïs », c’est l’irruption d’un amour qui, le temps de vacances estivales, cristallise autour de lui le meilleur comme le pire des passions humaines… <a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/06/Naïs-7.jpg" rel="lightbox[213083]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-213091" title="Naïs 7" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/06/Naïs-7-555x666.jpg" alt="" width="555" height="666" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Cet album s’inscrit dans une collection déjà riche d’une vingtaine de titres. S’il n’est pas le plus connu des récits de l’enfant d’Aubagne, ce provençal <em>thriller</em> tendu capte le lecteur : bouleversant et bavard, lumineux et sombre, intime et social qu’il est.<strong> </strong>En 2014, l’auteur de ces lignes avait contacté Nicolas Pagnol pour lui proposer d’adapter des ouvrages de son grand-père. Le gestionnaire de l’œuvre de Marcel Pagnol lui avait répondu qu’un projet était déjà en cours, mais revenir vers lui au cas où cela ne conviendrait pas. Le moins que l’on puisse dire est que cette adaptation concoctée par le label Grand Angle est une pleine réussite : ce « Naïs », aussi brillant que touchant, en témoigne à nouveau. Il est vrai que David Ratte a de belles admirations : entre Alex Raymond et Blutch, Hermann et Alain Dodier. Un seul mot pour conclure : é-pa-tant !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jean-Fran</strong><strong>çois MINIAC <a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/06/Naïs-8.jpg" rel="lightbox[213083]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-213092" title="Naïs 8" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/06/Naïs-8-555x666.jpg" alt="" width="555" height="666" /></a></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Marcel </strong><strong>Pagnol</strong><strong> en BD : Naïs » </strong><strong>par</strong><strong> David Ratte et </strong><strong>É</strong><strong>ric Stoffel</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Éditions Grand Angle (16,90 €) <em>— </em>EAN : 9791041112807</p>
<p style="text-align: justify;">Parution 1<sup>er</sup> juillet 2026<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/06/Naïs-9.jpg" rel="lightbox[213083]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-213093" title="Naïs 9" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/06/Naïs-9-555x666.jpg" alt="" width="555" height="666" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		<title>« Arizona Joe » : la vie comme sport de combat !</title>
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		<pubDate>Wed, 27 May 2026 22:22:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-François Miniac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[BD voyages]]></category>

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		<description><![CDATA[Sous-titré « Baby Boxer Banker », le premier tome de ce diptyque retrace le destin d’un New-Yorkais né avec une cuiller d’argent dans la bouche : Newland Arrow. Or, sa rencontre avec un vagabond du rail, à l’âge de tous les possibles, modifie sa trajectoire d’héritier… Go away !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/05/ARIZONA-JO-1.jpg" rel="lightbox[211739]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211769" title="ARIZONA JO 1" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/05/ARIZONA-JO-1-555x732.jpg" alt="" width="555" height="732" /></a>«</em><em> Faut aller voir… </em><em>»</em> est en exergue de ce magnifique album. Comme le héros de cette histoire, suivons l’injonction de Jacques Brel : allons-y ! Tout commence à New York à l’automne 1876. Avec son talent accompli de dessinateur et avec son plaisir palpable à habiller son dessin de jus d’aquarelle, Fabrice Meddour nous plonge d’emblée dans une ambiance sépia, un jour d’enterrement. De ce sépia émerge une tache rouge : celle d’un garçon de 13 ans à la chevelure rousse. Depuis la rue, derrière la grille, il observe des obsèques.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/05/ARIZONA-JO-2.jpg" rel="lightbox[211739]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211770" title="ARIZONA JO 2" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/05/ARIZONA-JO-2-555x732.jpg" alt="" width="555" height="732" /></a> Puis, son regard croise celui d’un homme grisonnant aux yeux mouillés, désespéré, brisé. Alors, le garnement fuit. Triste, il erre ensuite dans les rues avant d’être alpagué par une bande de jeunes voyous de la 93<sup>e</sup> Avenue. Et pour cause : son accoutrement bourgeois suscite leur convoitise. Pour échapper à ses poursuivants, il grimpe dans un train, sauvé de l’agression par un solide et charismatique <em>hobo</em>. Arizona Joe est le nom de ce travailleur saisonnier. C’est le déclic, la rencontre déterminante, celle qui bouscule sa vision du monde et qui ouvre des perspectives quand la vie est devant soi. Pour le Kid de New York, surnom dont il est affublé par ce vagabond du rail, l’aventure commence.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/05/ARIZONA-JO-3.jpg" rel="lightbox[211739]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211771" title="ARIZONA JO 3" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/05/ARIZONA-JO-3-555x732.jpg" alt="" width="555" height="732" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Direction Philadelphie en compagnie de son improbable sauveur. Peu avant leur destination, le duo saute du train en boule. Dès lors, le gamin de la 5<sup>e</sup> Avenue apprend la vie rude et libre des <em>hobos</em>… Naturellement, les épreuves vécues ensemble rapprochent le duo : l’adulte revenu de tout comme l’adolescent à l’aube de sa vie. Ironie du sort, le fils du banquier de Wall Street découvre ainsi que l’adulte qui l’a pris sous son aile est un perceur de coffre. Dans cet univers âpre, tous deux s’épaulent, entre larcins et bagarres, cambriolages et bars sordides. Dès lors, une improbable amitié naît entre eux.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/05/ARIZONA-JO-4.jpg" rel="lightbox[211739]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211772" title="ARIZONA JO 4" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/05/ARIZONA-JO-4-555x732.jpg" alt="" width="555" height="732" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Mais, bientôt, le destin bascule… Alors, le lecteur décode la scène initiale, focalisée sur un marmot s’échappant d’un univers sans horizon… C’est avec délectation que le scénariste, Stéphane Piatzszek, sait balader les lecteurs, émaillant son récit de dialogues percutants, distillant les informations avec pertinence, bâtissant et entremêlant des personnages aux psychologies crédibles.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/05/ARIZONA-JO-5.jpg" rel="lightbox[211739]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211773" title="ARIZONA JO 5" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/05/ARIZONA-JO-5-555x732.jpg" alt="" width="555" height="732" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Après cette première séquence traitée en sépia, le lecteur retrouve le jeune Newland Arrow en 1883 et en <em>technicolor</em>. Le garçon s’est mué en jeune adulte et fructifie la leçon de vie de son <em>hobo</em> de sauveur… C’est avec intérêt et émotion que nous suivons le destin haletant de cet héritier de bonne famille, meurtri par la disparition de sa mère, oscillant entre sa responsabilité de s’insérer dans le schéma familial et son désir de liberté, initié par Arizona Joe… Enfant gâté du capitalisme, le jeune Newland est allévoir… plongeant dans ce que l’Amérique triomphante produit comme sous-prolétariat.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/05/ARIZONA-JO-6.jpg" rel="lightbox[211739]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211774" title="ARIZONA JO 6" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/05/ARIZONA-JO-6-555x732.jpg" alt="" width="555" height="732" /></a> Il lui en reste le goût du combat, celui de la boxe comme hygiène de vie. Comme une manière d’être au monde. Depuis lors, il est écartelé entre ses deux univers, la haute société financière et les bas-fonds populeux. Entre deux ambitions aussi. Bientôt, retrouvant une amie d’enfance, l’amour surgit en lui… Comment ce sentiment nouveau et ses passions corollaires feront-ils basculer le destin de Newland Arrow ? Quel horizon le banquier boxeur choisira-t-il ? Quels seront ses points de fuite ?<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/05/ARIZONA-JO-7.jpg" rel="lightbox[211739]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211775" title="ARIZONA JO 7" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/05/ARIZONA-JO-7-555x732.jpg" alt="" width="555" height="732" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Riche de 63 planches, de personnages émouvants comme de situations fortes, d’une implacable mécanique narrative, le premier tome de ce diptyque laisse le lecteur suspendu, pantois, insatisfait : autant dire qu’il a hâte de déguster la suite de ce captivant récit concocté en couleur directe ! <em>« Faut aller voir… »</em> Nous irons voir et avec impatience ! En attendant, parcourons le<strong> </strong>dossier de sept pages, « L’Amérique d’Arizona Joe », qui parachève ce premier tome.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jean-Fran</strong><strong>çois MINIAC <a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/05/ARIZONA-JO-8.jpg" rel="lightbox[211739]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211776" title="ARIZONA JO 8" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/05/ARIZONA-JO-8-555x732.jpg" alt="" width="555" height="732" /></a></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« La </strong><strong>V</strong><strong>ie extraordinaire d’Arizona Joe T1 : Baby Banker Boxer » </strong><strong>par</strong><strong> Fabrice Meddour et Stéphane Piatzszek</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Éditions Grand Angle (16,90 €) <em>— </em>EAN : 9782818979518</p>
<p style="text-align: justify;">Parution 27 mai 2026</p>
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		<title>« Nini Cordy 1949 » : la belgitude joyeuse !</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 22:07:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-François Miniac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[BD voyages]]></category>

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		<description><![CDATA[Jadis croquée par Albert Uderzo sous les traits de Nicotine dans « Astérix chez les Belges », la chanteuse Annie Cordy obtient aujourd’hui un premier rôle dans « Nini Cordy 1949 » : une fiction insérée dans son authentique biographie. Séquence nostalgie heureuse.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/INT_NINI_CORDY_1_FR_HD-4.jpg" rel="lightbox[211970]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211972" title="INT_NINI_CORDY_1_FR_HD-4" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/INT_NINI_CORDY_1_FR_HD-4-555x742.jpg" alt="" width="555" height="742" /></a>Nées du hasard et de la nécessité de publier « Sourire 58 » — un album du duo Baudoin Deville et Patrick Weber sur l’emblématique monument belge qu’est l’Atomium —, les jeunes éditions Anspach étoffent, avec « Nini Cordy 1949 », leur catalogue grandement axé sur leur chère Belgique. Elles exhument souvent des sujets originaux, creusant encore et toujours le sillon de la belgitude, dans un esprit graphique lui collant à la peau : la ligne claire. Dès lors, évoquer en bande dessinée la pétulante chanteuse Annie Cordy, l’une des Belges les plus populaires du XXe siècle, apparaît comme une évidence éditoriale pour Nicolas Anspach : leur fondateur.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/INT_NINI_CORDY_1_FR_HD-5.jpg" rel="lightbox[211970]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211973" title="INT_NINI_CORDY_1_FR_HD-5" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/INT_NINI_CORDY_1_FR_HD-5-555x742.jpg" alt="" width="555" height="742" /></a> Nièce, filleule et fille adoptive d’Annie Cordy, Michèle Lebon-Cooreman a accompagné avec bienveillance l’élaboration de ce <em>one-shot</em> écrit par Bernard Swysen et dessiné par Christophe Alvès. Comédie policière mêlant imaginaire et réalité, l’album est une fiction rigoureusement documentée qui s’inscrit dans les débuts artistiques de Léonie Cooreman, alias Annie Cordy. La part authentique de ce récit est sourcée par les archives personnelles de l’artiste, comme par les discussions avec sa fille adoptive. Malin, rythmé et — comme sa protagoniste — des plus sympathiques, le scénario alterne, ainsi, narration fictionnelle en gris colorés et <em>flash-backs</em> en sépia, lesquels brossent la prime jeunesse de la chanteuse.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/INT_NINI_CORDY_1_FR_HD-6.jpg" rel="lightbox[211970]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211974" title="INT_NINI_CORDY_1_FR_HD-6" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/INT_NINI_CORDY_1_FR_HD-6-555x742.jpg" alt="" width="555" height="742" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">D’emblée, le parti pris du rigoureux dessinateur apparaît judicieux pour porter cet album fleurant bon la nostalgie. Adoptant le classicisme académique d’un Jacques Martin (Christophe Alvès a récemment animé quatre aventures de Lefranc avec le regretté François Corteggiani au scénario), le style graphique est volontairement daté. Et, en l’espèce, fort à propos. Quel meilleur choix que ce trait si symbolique des Trente Glorieuses, sobrement secondé par la couleur feutrée de Pascale Wallet, dite Drac, pour visualiser une fiction se déroulant en 1949 : une époque où l’énergique Nini fait ses premiers pas sur scène outre-Quiévrain et où elle déménage du domicile familial avec son petit ami dompteur de cirque. <a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/INT_NINI_CORDY_1_FR_HD-7.jpg" rel="lightbox[211970]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211975" title="INT_NINI_CORDY_1_FR_HD-7" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/INT_NINI_CORDY_1_FR_HD-7-555x742.jpg" alt="" width="555" height="742" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Tout débute donc à Bruxelles, une nuit de 1949, lorsqu’un homme fait irruption au cabaret Le Bœuf sur le toit, où la fantaisiste Nini Cordy est à l’affiche comme meneuse de revues. Cet homme, un trompettiste de l’orchestre du cabaret et dissident russe prénommé Sergueï, y est abattu par ses deux poursuivants slaves.<strong> </strong>Non sans avoir, juste avant, caché un feuillet de partition dans la statue du bœuf. Avant de fuir la scène de crime, les deux agents soviétiques découvrent, par la partition, que ce feuillet est destiné à Nini…<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/INT_NINI_CORDY_1_FR_HD-8.jpg" rel="lightbox[211970]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211976" title="INT_NINI_CORDY_1_FR_HD-8" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/INT_NINI_CORDY_1_FR_HD-8-555x742.jpg" alt="" width="555" height="742" /></a><strong> </strong>Dès lors, en remarquant son prénom sur ledit feuillet le lendemain, après le cambriolage de l’atelier de son père, Annie Cordy plonge dans une affaire d’espionnage international au temps de la Guerre froide où, pour l’Union soviétique, la musique est un ressort idéologique…<strong> </strong>Dès lors, la partition devient un enjeu narratif et, au-delà, un symbole de liberté…<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/INT_NINI_CORDY_1_FR_HD-9.jpg" rel="lightbox[211970]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211977" title="INT_NINI_CORDY_1_FR_HD-9" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/INT_NINI_CORDY_1_FR_HD-9-555x742.jpg" alt="" width="555" height="742" /></a><strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, nonobstant un passionnant cahier documentaire de sept pages, l’album de 46 planches ne déroge pas à la règle du genre, multipliant les grandes cases sur des lieux emblématiques du Bruxelles d’autrefois — dont le disparu cabaret — comme autant de madeleines de Jacques Brel. Ici, le temps où <em>« Bruxelles bruxellait »</em> est celui de Nini, enfant d’une tonitruante famille de Laeken,dont le talent éclate juste avant son triomphe parisien en 1950. <a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/INT_NINI_CORDY_1_FR_HD-10.jpg" rel="lightbox[211970]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211978" title="INT_NINI_CORDY_1_FR_HD-10" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/INT_NINI_CORDY_1_FR_HD-10-555x742.jpg" alt="" width="555" height="742" /></a><strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nul doute qu’avec cet agréable divertissement<strong> </strong>la chaleureuse et énergique Anny Cordy aurait apprécié ce joli clin d’œil posthume à l’image de sa carrière, fantaisiste. Ici, l’« <em>aussi belge que singulière</em> » Nini Cordy nous distrait joyeusement, dans ce genre si singulièrement belge qu’est la bande dessinée. Il est à l’image de sa couverture rouge, tonique. Bref, tip top !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jean-François MINIAC<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/INT_NINI_CORDY_1_FR_HD-11.jpg" rel="lightbox[211970]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211979" title="INT_NINI_CORDY_1_FR_HD-11" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/INT_NINI_CORDY_1_FR_HD-11-555x742.jpg" alt="" width="555" height="742" /></a><em></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Nini Cordy 1949 » par Christophe Alvès et Bernard Swysen</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Éditions Anspach (16,50 €) <em>— </em>EAN : 9782931105559<strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Parution 24 avril 2026<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/INT_NINI_CORDY_1_FR_HD-12.jpg" rel="lightbox[211970]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211980" title="INT_NINI_CORDY_1_FR_HD-12" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/INT_NINI_CORDY_1_FR_HD-12-555x742.jpg" alt="" width="555" height="742" /></a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>« Johnny Clem » : un enfant-sergent entre Nord et Sud…</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 22:30:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-François Miniac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[BD voyages]]></category>

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		<description><![CDATA[Lorsque se reforme un duo de vieux routiers de la BD — le dessinateur Miras et le scénariste Philippe Charlot —, c’est pour retracer le destin d’un garnement en prise avec la folie belliqueuse des adultes. <em>Go West</em> !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Johnny-Clem-30.jpg" rel="lightbox[211074]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211212" title="Johnny Clem 30" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Johnny-Clem-30-555x666.jpg" alt="" width="555" height="666" /></a>D’emblée, en parcourant ce <em>one-shot</em> (riche de 62 planches),<em> </em>le brio du dessin réaliste de Miroslaw Urbaniak, alias Miras, saute aux yeux, particulièrement dans les nombreuses scènes de genre qui émaillent le récit. D’évidence, le sexagénaire dessinateur polonais maîtrise parfaitement l’expression, comme l’attitude de ses personnages. Singeant l’outil pinceau avec fougue, son encrage — sans doute numérique — habille son dessin avec générosité, lui conférant davantage de vie encore.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Johnny-Clem-31.jpg" rel="lightbox[211074]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211213" title="Johnny Clem 31" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Johnny-Clem-31-555x666.jpg" alt="" width="555" height="666" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Usant essentiellement d’aplats, comme de la classique démarcation nette entre parties ombrées et parties lumineuses des figures, jouant de tonalités sourdes, d’harmonies en gris colorés, la couleur numérique sait rester en retrait du trait encré, par souci de lisibilité. Sa sobriété chromatique fait contrepoint au caractère baroque de cet encrage, marqué par la surabondance de traits évocateurs des plis des vêtements et des chevelures, par la généreuse multiplicité des coups de pinceau à l’intérieur du contour des figures… Accessoirement, on peut regretter parfois quelques tics numériques, telles la colorisation de traits en arrière-plans ou la froideur de certains dégradés ou modulations.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Johnny-Clem-32.jpg" rel="lightbox[211074]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211214" title="Johnny Clem 32" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Johnny-Clem-32-555x666.jpg" alt="" width="555" height="666" /></a><em></em></p>
<p style="text-align: justify;">Avec ce nouvel opus de la collection <em>Héros de guerre</em><em>, l</em>e lecteur est plongé au cœur de la fratricide guerre de Sécession qui déchire la jeune nation américaine entre partisans du Nord et ceux des rebelles du Sud qui refusent l’abolition de l’esclavage. Une plongée à hauteur d’enfant.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Johnny-Clem-33.jpg" rel="lightbox[211074]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211215" title="Johnny Clem 33" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Johnny-Clem-33-555x666.jpg" alt="" width="555" height="666" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous suivons particulièrement le destin singulier du Yankee John Klem, dit Johnny (le fils du boulanger Roman Klem de l’Ohio), âgé de neuf ans, lequel décide en 1861 de suivre les engagés volontaires de l’Union dans la défense de la cause du Nord,<strong> </strong>à la suite de l’appel du président Lincoln.<strong> </strong>Orphelin de Magdalene (sa mère) tragiquement fauchée par un train un an auparavant, éloigné d’un père élevant seul trois autres jeunes enfants, et refusant une belle-mère autoritaire, Johnny quitte son bourg natal de Newark par le train conduisant les premiers volontaires de l’Ohio à Colombus — la capitale de l’État — où ils sont incorporés dans un régiment d’infanterie.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Johnny-Clem-34.jpg" rel="lightbox[211074]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211216" title="Johnny Clem 34" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Johnny-Clem-34-555x666.jpg" alt="" width="555" height="666" /></a> Refusé au recrutement, Johnny ne retourne cependant pas chez lui et suit, avec le chien Yank mué en mascotte, un groupe de volontaires du 24<sup>e</sup> régiment d’infanterie de l’Ohio… Dans l’armée, son labeur, sa détermination sont appréciés des soldats. Là, John retrouve un nouvel esprit de famille en partageant la vie militaire, le combat des nordistes contre les confédérés du président<strong> </strong>Jefferson Davis, confronté qu’il est aux obscénités des batailles, à la cruauté des hommes.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Johnny-Clem-35.jpg" rel="lightbox[211074]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211217" title="Johnny Clem 35" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Johnny-Clem-35-555x666.jpg" alt="" width="555" height="666" /></a> Obstiné, le garçon apprend le tambour et parvient<strong> </strong>à devenir le tambour officiel de son régiment, sauvé par son instrument à la sanglante bataille de Shiloh, survivant à cette bataille où meurent 20 000 hommes…<strong> </strong>En 1863, à l’âge de 12 ans,<strong> </strong>désormais célèbre pour sa bravoure et<strong> </strong>affublé du<strong> </strong>surnom de<strong> </strong>Johnny Shiloh par un journal, le garçon est finalement incorporé au 22<sup>e</sup> Michigan sous le nouveau nom de John Lincoln Clem…<strong> </strong>Cependant, le département de la Guerre met heureusement fin à son engagement, suivant en cela l’interdiction de l’engagement des mineurs. Bref, laissons au lecteur le plaisir de découvrir la suite du destin du plus jeune sergent de l’armée américaine !<strong> </strong>Pour conclure, avec ses personnages à la psychologie marquée, voici un album formidable à tout point de vue !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jean-François MINIAC <a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Johnny-Clem-36.jpg" rel="lightbox[211074]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211218" title="Johnny Clem 36" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Johnny-Clem-36-555x666.jpg" alt="" width="555" height="666" /></a><em></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>« </strong></em><strong>Johnny Clem<em> » </em>par Miras et Philippe Charlot</strong><em></em></p>
<p style="text-align: justify;">Éditions Grand Angle (16,90 €) — EAN : 9791041115761</p>
<p style="text-align: justify;">Parution 8 avril 2026<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Johnny-Clem-37.jpg" rel="lightbox[211074]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211219" title="Johnny Clem 37" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Johnny-Clem-37-555x666.jpg" alt="" width="555" height="666" /></a></p>
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		<title>Ann Bonny ou l’art du mentir vrai…</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 22:07:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-François Miniac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[BD voyages]]></category>

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		<description><![CDATA[Franck Bonnet enrichit d’un second tome <strong>(1)</strong> son diptyque d’histoire et d’aventures consacré au personnage d’Ann Bonny : la célèbre femme pirate du XVIII<sup>e</sup> siècle évoquée par la chronique. Larguons les amarres, cap sur les Caraïbes…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Ann-Bonny-1.jpg" rel="lightbox[210989]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-210998" title="Ann Bonny 1" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Ann-Bonny-1-555x736.jpg" alt="" width="555" height="736" /></a>Classique, l’art académique de Franck Bonnet s’inscrit avec brio dans la lignée des dessinateurs majeurs du genre maritime, notamment de ses aînés au réalisme vétilleux : les Patrice Pellerin, William Vance et autres François Bourgeon. Avec ce dernier, le cousinage saute parfois aux yeux. L’admiration pour cette poignée de pairs ayant porté au plus haut la bande dessinée d’histoire maritime fonde l’œuvre du sexagénaire Franck Bonnet. <a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Ann-Bonny-2.jpg" rel="lightbox[210989]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-210999" title="Ann Bonny 2" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Ann-Bonny-2-555x736.jpg" alt="" width="555" height="736" /></a>En l’espèce, qui dit mer, dit bateaux. Ceux de Franck Bonnet s’affichent avec ostentation quand on feuillette l’album, en plans extérieurs comme en cadres intérieurs. Ils sont d’une précision chirurgicale pour qui s’intéresse à l’architecture navale et à la navigation : ils sonnent vrai. Une qualité essentielle pour les exigeants amateurs du genre.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Ann-Bonny-3.jpg" rel="lightbox[210989]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211000" title="Ann Bonny 3" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Ann-Bonny-3-555x736.jpg" alt="" width="555" height="736" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le réalisme documentaire est à l’unisson de celui des personnages, aux anatomies construites dans le plus orthodoxe des académismes. La générosité préside à l’engagement graphique de l’auteur, initialement dessinateur. Si ce dernier s’avère être un dessinateur qui affectionne le clair-obscur, en témoigne notamment le traitement de ses mers, il multiplie les décors exigeants, les scènes de genre, les cases, souvent dans des planches cadencées en trois bandes. Ses gros plans sur les personnages occupent ainsi peu d’espace sur les planches. Franck Bonnet perpétue le goût du vieux métier, son plaisir à encrer au pinceau est flagrant.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Ann-Bonny-4.jpg" rel="lightbox[210989]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211001" title="Ann Bonny 4" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Ann-Bonny-4-555x736.jpg" alt="" width="555" height="736" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Claire, légère, évitant la perspective atmosphérique, la couleur de la Drômoise Isabelle Charly sait rester à sa juste hauteur, à savoir en deçà du trait dont le traitement suffirait en soi, en raison du traitement en clair-obscur. Méticuleuse, la coloriste nappe le dessin de ses agréables harmonies sourdes et délicates, toutes en gris colorés, alternant des gammes chaudes et des gammes froides.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Ann-Bonny-5.jpg" rel="lightbox[210989]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211002" title="Ann Bonny 5" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Ann-Bonny-5-555x736.jpg" alt="" width="555" height="736" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Quid</em> de l’histoire déclinée en 72 planches ? Franck Bonnet met en scène Ann Bonny : une femme pirate évoquée en 1724 par un chroniqueur inconnu dissimulant peut-être le romancier Daniel Defoe, dans l’« History of the Robberies and Murders of the Most Notorious Pyrates ». Comme le livre de ce conteur reste la quasi seule source documentaire initiale concernant Ann Bonny, il est permis de douter de l’existence même de cette louve des Caraïbes. Mais peu importe si elle est fictionnelle, Franck Bonnet sait mentir vrai. Et, pour le lecteur averti de ce jeu narratif, c’est là l’essentiel. Pour notre plus grand plaisir, il nous emporte dans le tourbillon des aventures de cette hypothétique femme pirate ; il construit la figure d’une femme rétive à l’autorité et libre, d’une mère moderne, d’une femme à la sexualité multiple.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Ann-Bonny-6.jpg" rel="lightbox[210989]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211003" title="Ann Bonny 6" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Ann-Bonny-6-555x736.jpg" alt="" width="555" height="736" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Fuyant Nassau à bord du William, les amants que sont Ann Bonny et John Rackham font une escale caraïbe à Cuba. Car Ann est enceinte… Là, elle donne naissance à sa fille Luna, avant de rejoindre Rackham et de reprendre la mer, laissant un couple cubain élever son enfant.<strong> </strong>Alors que le gouverneur Woodes Rogers est à ses trousses, Ann apprend que son mari John Bonny a mis sa tête à prix. Quiconque la ramènerait vivante à Nassau gagnerait 200 livres…<strong> </strong>Menacée, Ann croise le chemin d’une autre femme pirate singeant la masculinité : Mary — alias Mark — Read.<strong> </strong>Dès lors, les deux femmes sont cueillies par la passion <strong>(2) </strong>: une passion secrète tolérée par Rackham. Mais les secrets n’ont qu’un temps dans un espace aussi exigu qu’un navire…<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Ann-Bonny-7.jpg" rel="lightbox[210989]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211004" title="Ann Bonny 7" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Ann-Bonny-7-555x736.jpg" alt="" width="555" height="736" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Bref, de facture magistrale comme de lecture agréable, ce deuxième tome séduira les amateurs d’histoire maritime et les amoureux du beau dessin. Bon vent à ce magnifique diptyque !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jean-François MINIAC<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Ann-Bonny-8.jpg" rel="lightbox[210989]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211005" title="Ann Bonny 8" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Ann-Bonny-8-555x736.jpg" alt="" width="555" height="736" /></a></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>(1)</strong> Voir la chronique du tome 1 sur <em>BDzoom.com</em> : <a title="Lien permanent vers « Ann Bonny » : la louve des Caraïbes…" href="https://www.bdzoom.com/194631/actualites/%c2%ab%e2%80%89ann-bonny%e2%80%89%c2%bb-la-louve-des-caraibes%e2%80%a6/" rel="bookmark">« Ann Bonny » : la louve des Caraïbes…</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>(2) </strong>Sur la liaison entre Ann Bonny et Mary Read, voir <span style="color: #000000;"><span style="caret-color: #000000;">aussi sur <em>BDzoom.com</em>: </span></span><a title="Lien permanent vers « Deux Femmes » : les mutines du bout du monde" href="https://www.bdzoom.com/203320/bd-voyages/%c2%ab-deux-femmes-%c2%bb-les-mutines-du-bout-du-monde/" rel="bookmark">« Deux Femmes » : les mutines du bout du monde</a>.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Ann-Bonny-9.jpg" rel="lightbox[210989]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211006" title="Ann Bonny 9" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Ann-Bonny-9-555x736.jpg" alt="" width="555" height="736" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Ann Bonny : la Louve des Caraïbes T2 : Livre 2 » par Franck Bonnet</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Éditions Glénat (17 €) <em>— </em>EAN : 9782344064030<strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Parution 1<sup>er</sup> avril 2026<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Ann-Bonny-10.jpg" rel="lightbox[210989]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-211007" title="Ann Bonny 10" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/04/Ann-Bonny-10-555x736.jpg" alt="" width="555" height="736" /></a><em></em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>« Les Hautes Herbes » : un voyage initiatique…</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 23:23:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-François Miniac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[BD voyages]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec ce <em>one-shot</em> de <em>fantasy</em>, le duo Clin et Grun signe une aventure fantastique dans un monde antédiluvien aux prémices de l’humanité, portée par un dessin séduisant, dans laquelle un père transmet ses valeurs à son jeune fils. 
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/03/LES-HAUTES-HERBES-pages-simples-HD-11.jpg" rel="lightbox[210564]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-210567" title="LES HAUTES HERBES pages simples HD 11" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/03/LES-HAUTES-HERBES-pages-simples-HD-11-555x740.jpg" alt="" width="555" height="740" /></a>C’est là l’occasion de découvrir Ludovic Dubois, alias Grun : un dessinateur au talent épanoui. Connu pour « La Conjuration d’Opale » chez Dargaud, puis la série « Métronom’ »<em> </em>chez Glénat et enfin quatre titres scénarisés par Runberg chez Daniel Maghen (la trilogie « Mars » et le <em>one-shot</em> « Space Relic Hunter »), Grun est une belle signature de la scène hexagonale.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/03/LES-HAUTES-HERBES-pages-simples-HD-12.jpg" rel="lightbox[210564]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-210568" title="LES HAUTES HERBES pages simples HD 12" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/03/LES-HAUTES-HERBES-pages-simples-HD-12-555x740.jpg" alt="" width="555" height="740" /></a> Formé à l’École des Beaux-Arts de Bordeaux, cet ancien <em>designer</em> de décors et de personnages en 3D dans le domaine des jeux vidéo a déjà du métier dans ce nouveau domaine. D’emblée, en compulsant l’album, une évidence s’impose : Grun est un dessinateur qui dessine ! Il construit mentalement un dessin réaliste, sans la béquille de sources documentaires. Il en résulte un dessin vivant. Qui aime séduire l’œil aussi. Par sa finesse, sa précision, sa rondeur, son élégance.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/03/LES-HAUTES-HERBES-pages-simples-HD-14.jpg" rel="lightbox[210564]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-210569" title="LES HAUTES HERBES pages simples HD 14" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/03/LES-HAUTES-HERBES-pages-simples-HD-14-555x740.jpg" alt="" width="555" height="740" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Une couleur à l’aquarelle habille ce dessin, lui conférant la joliesse de cette technique traditionnelle, sa légèreté. Séduction, encore. Le choix de la sobriété préside à cette mise en couleur. Alternance chaude et froide : diverses ambiances colorées — jouant par ailleurs de la perspective atmosphérique — surplombent grandement chacune des couleurs locales. D’emblée, le traitement illustratif est attractif pour qui parcourt l’album. Pour autant, par l’absence de fortes teintes sombres, ce mode séducteur demeure en retrait du dessin, lui laissant toute sa lisibilité : qualité capitale pour la narration visuelle.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/03/LES-HAUTES-HERBES-pages-simples-HD-16.jpg" rel="lightbox[210564]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-210570" title="LES HAUTES HERBES pages simples HD 16" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/03/LES-HAUTES-HERBES-pages-simples-HD-16-555x740.jpg" alt="" width="555" height="740" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, cet album porte sur les fronts baptismaux la Bordelaise Laurine Clin, dont c’est ici le premier scénario. Au civil, la scénariste est l’épouse du dessinateur : la mère de leur fils qui a inspiré l’un des deux protagonistes de l’histoire. Riche de 112 pages(dont 92 planches), ce récit de <em>fantasy</em> et de nature est un voyage initiatique dans un monde imaginaire, focalisé sur la transmission des valeurs.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/03/LES-HAUTES-HERBES-pages-simples-HD-19.jpg" rel="lightbox[210564]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-210571" title="LES HAUTES HERBES pages simples HD 19" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/03/LES-HAUTES-HERBES-pages-simples-HD-19-555x740.jpg" alt="" width="555" height="740" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Dans un monde antédiluvien créé par le grand Kholo, le pouvoir appartient à cinq espèces animales qui, à leur tour, ont créé cinq grandes tribus d’hommes sur ordre de Kholo. Le lecteur suit une famille constituée du père, de la mère et du fils. La mère et son garçon musardent en forêt quand des blocs de pierre se détachent sur eux… <a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/03/LES-HAUTES-HERBES-pages-simples-HD-21.jpg" rel="lightbox[210564]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-210572" title="LES HAUTES HERBES pages simples HD 21" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/03/LES-HAUTES-HERBES-pages-simples-HD-21-555x740.jpg" alt="" width="555" height="740" /></a>Puis le père et son fils chassent, défendant leur butin contre d’autres prédateurs, laissant deviner la mort de la mère. Cheminant vers la ville de Montelano, le père transmet au fils la mémoire des gestes de survie dans ce monde hostile, les légendes de Kholo que la mère racontait jadis au jeune… : la valeur des mots, encore. Ils arrivent à Montelano autour de laquelle rôdent les ichoromes : un peuple au sang noir issu des ichors, l’une des cinq espères animales…<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/03/LES-HAUTES-HERBES-pages-simples-HD-24.jpg" rel="lightbox[210564]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-210573" title="LES HAUTES HERBES pages simples HD 24" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/03/LES-HAUTES-HERBES-pages-simples-HD-24-555x740.jpg" alt="" width="555" height="740" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Bref, de facture parfaite et de lecture agréable, l’album des éditions Daniel Maghen séduira les amateurs du genre comme les amoureux de la belle illustration : pierre angulaire de la galerie dont la maison d’édition est une émanation.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jean-François MINIAC<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/03/LES-HAUTES-HERBES-pages-simples-HD-25.jpg" rel="lightbox[210564]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-210574" title="LES HAUTES HERBES pages simples HD 25" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/03/LES-HAUTES-HERBES-pages-simples-HD-25-555x740.jpg" alt="" width="555" height="740" /></a><em></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Les Hautes Herbes » par Grun et Laurine Clin</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Éditions Daniel Maghen (21,50 €) <em>— </em>EAN : 9782356742131<strong></strong><strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Parution 11 mars 2026<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/03/LES-HAUTES-HERBES-pages-simples-HD-29.jpg" rel="lightbox[210564]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-210575" title="LES HAUTES HERBES pages simples HD 29" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/03/LES-HAUTES-HERBES-pages-simples-HD-29-555x740.jpg" alt="" width="555" height="740" /></a><em></em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>« Nouvelle France » : notre pays c’est l’hiver…</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 23:37:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-François Miniac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[BD voyages]]></category>
		<category><![CDATA[Meilleures ventes]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec le somptueux « Nouvelle France », le scénariste Stephen Desberg et le dessinateur Bernard Vrancken mettent en scène une captivante aventure humaine durant les guerres coloniales nord-américaines du XVIII<sup>e</sup> siècle. Quand l’histoire rencontre le fait d’hiver…
D’emblée, par son sujet, cet album généreux (riche de quelque 113 planches et 128 pages) convoque le souvenir d’un autre grand récit : celui de Hugo Pratt paru chez Casterman en 1976 : « Fort Wheeling ». Si Pratt jouait de son admirable noir et blanc, Vrancken joue de la couleur avec ce nouvel album : une couleur où prime la valeur dramaturgie, entre noirceur des ombres et blancheur de l’hiver.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/02/Nouvelle-France 1.jpg" rel="lightbox[209746]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-209750" title="Nouvelle France 1" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/02/Nouvelle-France 1-555x715.jpg" alt="" width="555" height="715" /></a>Ici, répondant sans doute aussi aux contraintes d’un éditeur par ailleurs galeriste et qui sait ô combien la planche en couleurs est davantage prisée des amateurs, Bernard Vrancken adopte la couleur directe pour la mise en image du récit. Subjectif, de nature impressionniste, son somptueux chromatisme est tenu, adoptant largement une bichromie entre gris et sépia, ponctuée soudainement de couleurs plus vives : quelques rouges, quelques bleus…<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/02/Nouvelle-France 2.jpg" rel="lightbox[209746]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-209751" title="Nouvelle France 2" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/02/Nouvelle-France 2-555x715.jpg" alt="" width="555" height="715" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"> Sa couleur habille un encrage au pinceau enlevé et nerveux, marqué par un usage récurrent du clair-obscur, usant de noirs profonds et animant de nombreuses silhouettes en ombre chinoise. La leçon d’un Néerlandais — Hans Kresse (1921–1992), auteur de la série « Les Peaux-Rouges » (neuf albums chez Casterman de 1974 à 1982) — plane sur cette solide esthétique : celle d’un réalisme brut, efficace, aux antipodes de tout maniérisme.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/02/Nouvelle-France 3.jpg" rel="lightbox[209746]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-209752" title="Nouvelle France 3" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/02/Nouvelle-France 3-555x715.jpg" alt="" width="555" height="715" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Autorisée par le nombre conséquent de planches, la mise en case est aérée — souvent six cases par planche —, et tient de ce qui est aujourd’hui appelé <em>« roman graphique</em> <em>»</em>. Pour autant, par sa qualité, le graphisme de « Nouvelle France » se démarque du commun de cette catégorie de BD où la narration prime sur le dessin, du fait de son économie de moyens financiers.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/02/Nouvelle-France 4.jpg" rel="lightbox[209746]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-209753" title="Nouvelle France 4" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/02/Nouvelle-France 4-555x715.jpg" alt="" width="555" height="715" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le duo Desberg-Vrancken se reforme avec cet album. De ces deux auteurs belges — l’aîné Desberg né en 1954 et le cadet Vrancken né en 1965 —, le lecteur connaît la série « I.R.$ » (soit 20 tomes parus entre 1999 et 2019 dans la collection <em>Troisième Vague</em> du Lombard) et, plus récemment, le <em>one-shot</em> « Les Enfants du ciel », paru chez Daniel Maghen en 2023.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/02/Nouvelle-France 5.jpg" rel="lightbox[209746]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-209754" title="Nouvelle France 5" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/02/Nouvelle-France 5-555x715.jpg" alt="" width="555" height="715" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Quid</em> de ce nouveau récit ? S’inspirant de l’histoire réelle, il raconte le destin d’un soldat français, Pierre Larchange : Indien d’adoption, il est veuf de l’Iroquoise Lune pâle, dont il lui reste un jeune fils. Récit de traque et de vengeance débutant en 1754, 20 ans avant « Fort Wheeling », l’histoire prend donc pour accroche le personnage de Larchange : un éclaireur français, qui poursuit initialement l’Iroquois Akaash (l’assassin du lieutenant français Joseph de Jumonville). <a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/02/Nouvelle-France 6.jpg" rel="lightbox[209746]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-209755" title="Nouvelle France 6" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/02/Nouvelle-France 6-555x715.jpg" alt="" width="555" height="715" /></a>C’est au cours de négociations entre Français et Britanniques aux abords de Fort Duquesne, dans la stratégique vallée de l’Ohio, que le commandant a été mortellement frappé à la tête par un <em>tomahawk</em>, mettant un terme aux pourparlers entre colonisateurs et initiant le massacre de son escorte par une troupe de félons anglais menés par George Washington et leurs complices iroquois… Au terme de sa poursuite, Larchange blesse et ramène Akaash à Fort Duquesne où le frère de Jumonville entend se venger de sa mort, soupçonnant Larchange de complaisance envers les Iroquois.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/02/Nouvelle-France 7.jpg" rel="lightbox[209746]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-209756" title="Nouvelle France 7" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/02/Nouvelle-France 7-555x715.jpg" alt="" width="555" height="715" /></a> Alors que le commandant du fort, Contrecœur, ordonne la mobilisation de Larchange et son retour en France à Bordeaux, ce dernier déserte… Il retrouve son fils, élevé par une femme dans une ferme isolée au milieu des bois, et l’emmène avec lui pour l’éloigner de l’imminence de la guerre franco-britannique sur cette frontière. Direction, la tribu iroquoise de Lune pâle, à travers les territoires sauvages des populations autochtones, au cœur de l’hiver, un autre personnage de ce récit. Cet hiver qui est le pays chanté par le Québécois Gilles Vigneault, cet hiver-là, il infuse l’ensemble de l’album.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/02/Nouvelle-France 8.jpg" rel="lightbox[209746]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-209757" title="Nouvelle France 8" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/02/Nouvelle-France 8-555x715.jpg" alt="" width="555" height="715" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Par sa réalisation technique, artistique et éditoriale, cet album passionnant confirme combien, décidément, les éditions Daniel Maghen sont synonymes de qualité. Sa parution se double naturellement d’une exposition des planches à la galerie (36, rue du Louvre, 75001 Paris), du 18 février au 14 mars. Décidément, notre pays c’est l’hiver !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jean-Fran</strong><strong>çois MINIAC <a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/02/Nouvelle-France 9.jpg" rel="lightbox[209746]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-209758" title="Nouvelle France 9" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/02/Nouvelle-France 9-555x715.jpg" alt="" width="555" height="715" /></a></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« N</strong><strong>o</strong><strong>uvelle France » </strong><strong>par</strong><strong> Bernard Vrancken et Stephen Desberg</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Éditions Daniel Maghen (23 €) <em>—</em><em> </em>EAN : 9782356742315</p>
<p style="text-align: justify;">Parution 4 février 2026</p>
]]></content:encoded>
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		<title>« Rainmaker » : un personnage « eau » en couleurs…</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 23:21:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-François Miniac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[BD voyages]]></category>

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		<description><![CDATA[Original, daté de la césure XIX<sup>e</sup> et XX<sup>e</sup> siècle, le récit de la vie de l’Américain Rainmaker rejoint, malgré lui, les craintes contemporaines sur la question cruciale de l’eau. Ce bien joli album, dans l’air du temps, est l’œuvre de Griffo et Rodolphe. Eau à la bouche…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/01/RAINMAKER-03.jpg" rel="lightbox[208882]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-209146" title="RAINMAKER-03" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/01/RAINMAKER-03-555x742.jpg" alt="" width="555" height="742" /></a>Cette aventure éditoriale débute lorsque l’éditeur Nicolas Anspach tombe sur une photo de Charles Hatfield, accompagnée d’une note lacunaire. Comme souvent, l’éditeur se documente et en conclut qu’il détient un sujet incroyable. Dès lors, il le confie à deux auteurs reconnus : Rodolphe et Griffo. Ensemble, le duo de septuagénaires a déjà réalisé un album chez l’éditeur en janvier 2025 : « La Main du Diable ». <strong>(1)<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/01/RAINMAKER-04.jpg" rel="lightbox[208882]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-209147" title="RAINMAKER-04" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/01/RAINMAKER-04-555x742.jpg" alt="" width="555" height="742" /></a></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Riche de son savoir-faire, de cinq décennies de pratique, le Normand Rodolphe livre aussitôt un scénario limpide et addictif. Et non dénué d’humour, ce qui ne gâche rien ! Le scénariste prend le parti de raconter l’histoire de Charles Hatfield à la première personne du singulier, notamment à travers un échange entre l’inventeur et un écrivain recueillant son témoignage en vue d’un livre.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/01/RAINMAKER-05.jpg" rel="lightbox[208882]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-209148" title="RAINMAKER-05" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/01/RAINMAKER-05-555x742.jpg" alt="" width="555" height="742" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Puis, c’est avec gourmandise que Griffo abat les planches en couleur directe, à raison d’une quinzaine par mois : excusez du peu ! Si la bande dessinée n’est pas une course de vitesse, le résultat est là : épatant en soi, bluffant si l’on considère le paramètre temps. Comme au temps des Félix Molinari ou Jean-Yves Mitton, autres vieux routards œuvrant au lendemain de la dernière guerre. D’emblée, le lecteur retrouvera ici le charme du dessin de Griffo — solide et vivant —, son trait de croquiste, sa couleur sensible et élégante, sa justesse des attitudes, sa variété du jeu d’expressions, son réalisme incarné… et distancié du réel, ou encore la richesse de ses trognes…<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/01/RAINMAKER-06.jpg" rel="lightbox[208882]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-209149" title="RAINMAKER-06" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/01/RAINMAKER-06-555x742.jpg" alt="" width="555" height="742" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Quid</em> du récit ?<em> </em>Fils d’un éleveur californien en proie au manque d’eau, le jeune Charles est marqué, comme son frère Paul, par ces années de sécheresse. Dès lors, le jeune homme s’intéresse aux phénomènes climatiques. Alors que les sourciers demeurent impuissants, Charles comprend ces phénomènes grâce à la lecture d’un livre : « Elementary Meteorology ». Dans les années 1890, le collégien commence de premières expériences météorologiques, infructueuses. Puis, en 1894, il rencontre un certain Fred Bimmay et, en mettant au point une formule chimique, il réalise enfin des essais concluants : en lançant du haut d’une tour — et à des moments propices — ses fusées chargées en chimie, Hatfield réussit à faire pleuvoir comme à Gravelotte ! Dès lors, son ami Fred optimise la découverte…<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/01/RAINMAKER-07.jpg" rel="lightbox[208882]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-209150" title="RAINMAKER-07" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/01/RAINMAKER-07-555x742.jpg" alt="" width="555" height="742" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pour le reste, il convient de préserver le suspense. Bref, outre le fait de ne pas être triste comme la pluie, ce récit — centré sur un personnage original — saura captiver le lecteur. Une réussite signée des inoxydables Griffo et Rodophe.<em></em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jean-François MINIAC <a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/01/RAINMAKER-08.jpg" rel="lightbox[208882]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-209151" title="RAINMAKER-08" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/01/RAINMAKER-08-555x742.jpg" alt="" width="555" height="742" /></a></strong></p>
<p><strong>(1)  </strong>Voir sur <em>BDzoom.com</em> : <a title="Lien permanent vers Rodolphe et Griffo tentent de revendre la main du diable !" href="https://www.bdzoom.com/201661/actualites/rodolphe-et-griffo-tentent-de-revendre-la-main-du-diable%e2%80%89/">Rodolphe et Griffo tentent de revendre la main du diable !</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Rainmaker » </strong><strong>par</strong><strong> </strong><strong>Griffo et Rodolphe </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Éditions Anspach (16 €) <em>— </em>EAN : 9782931105528</p>
<p style="text-align: justify;">Parution 23 janvier 2026<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/01/RAINMAKER-09.jpg" rel="lightbox[208882]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-209152" title="RAINMAKER-09" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2026/01/RAINMAKER-09-555x742.jpg" alt="" width="555" height="742" /></a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Gabrielle Vincent : l’œil émerveillé…</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 23:08:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-François Miniac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>

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		<description><![CDATA[« Ernest et Célestine » ont perdu leur créatrice voici 25 ans. Disparue en l’an 2000, l’autrice Gabrielle Vincent nous revient aujourd’hui avec deux rééditions de livres illustrés : l’occasion de renouer avec son âme d’enfant.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_208039" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/12/Page_Au-bonheur-des-chats.jpg" rel="lightbox[207940]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-208039" title="Page_Au bonheur des chats" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/12/Page_Au-bonheur-des-chats-555x316.jpg" alt="" width="555" height="316" /></a><p class="wp-caption-text">« Au bonheur des chats » par Gabrielle Vincent.</p></div>
<div id="attachment_207944" class="wp-caption alignleft" style="width: 215px"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/12/Gabrielle-Vincent-1928–1920.jpg" rel="lightbox[207940]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-207944" title="Gabrielle Vincent (1928–1920)" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/12/Gabrielle-Vincent-1928–1920-205x293.jpg" alt="" width="205" height="293" /></a><p class="wp-caption-text">Gabrielle Vincent.</p></div>
<p style="text-align: justify;">« Ernest et Célestine » ! Depuis près d’un demi-siècle, les aventures de cet ours et de cette souris font la joie des jeunes et des moins jeunes.</p>
<p style="text-align: justify;">Les aventures de ce délicieux et tendre duo de la littérature jeunesse, également couronnées de prix internationaux, sont des créations de la Belge Monique Martin, alias Gabrielle Vincent (1928–2000) : un pseudonyme en clin d’œil aux prénoms de deux de ses grands-parents.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès 1981, l’autrice bruxelloise a initié la série avec un premier titre, « Ernest et Célestine ont perdu Siméon », coup d’envoi à deux décennies de création et à 26 albums au total.</p>
<p style="text-align: justify;">La disparition de Gabrielle Vincent en septembre 2000 a été le synonyme de l’arrêt de la série, hormis la parution du titre posthume en 2001 : « Les Questions de Célestine ».</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis lors, son univers a été aussi décliné dans trois longs-métrages d’animation, un roman signé Daniel Pennac, une pièce théâtrale et un <em>artbook </em>sorti chez Daniel Maghen en 2024.</p>
<div id="attachment_207945" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/12/Ernest-et-Celestine.jpg" rel="lightbox[207940]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-207945" title="Ernest et Celestine" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/12/Ernest-et-Celestine-555x488.jpg" alt="" width="555" height="488" /></a><p class="wp-caption-text">« Ernest et Célestine ».</p></div>
<p style="text-align: justify;">Cependant, peintre et illustratrice, l’autrice disparue septuagénaire a construit une riche œuvre narrative simultanément à sa création de l’emblématique série de livres illustrés débutée à l’âge de 53 ans. Dont un album de BD, « Le Grand Ami<em> </em>», paru en 2023, et la courte série « Pic-Nic », trois volumes parus entre 1982 et 1984.</p>
<div id="attachment_208041" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/12/Page-Pic-Nic.jpg" rel="lightbox[207940]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-208041" title="Page Pic-Nic" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/12/Page-Pic-Nic-555x392.jpg" alt="" width="555" height="392" /></a><p class="wp-caption-text">« Le Voyage de Pic-Nic » par Gabrielle Vincent.</p></div>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/12/LE_VOYAGE_DE_PIC_NIC_COUV_FINALE.jpg" rel="lightbox[207940]" class="lightbox"><img class="alignright size-medium wp-image-208040" title="LE_VOYAGE_DE_PIC_NIC_COUV_FINALE" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/12/LE_VOYAGE_DE_PIC_NIC_COUV_FINALE-205x289.jpg" alt="" width="205" height="289" /></a>Aujourd’hui, les éditions bruxelloises CFC rendent hommage à la célèbre autrice en ressortant<em> </em>deux albums illustrés : « Le Voyage de Pic-Nic » et « Au bonheur des chats », parus chez Casterman en 1995 et indisponibles depuis longtemps.</p>
<p style="text-align: justify;">Les deux parutions sont accompagnées d’une exposition des originaux à Bruxelles à la Maison CFC (14, place des Martyrs), du vendredi 21 novembre 2025 au samedi 17 janvier 2026.</p>
<p style="text-align: justify;">Les amateurs ont là l’occasion de redécouvrir le trait virtuose, la délicatesse chromatique et le raffinement de l’art de Gabrielle Vincent.</p>
<p style="text-align: justify;">Une occasion également de renouer avec son âme d’enfant, bien salutaire invitation dans ce monde où l’incessante surabondance de l’image obère toute sa valeur, où le tragique banalisé conduit trop souvent au nihilisme et où l’enfant subit trop tôt l’agression de l’univers numérique.</p>
<div id="attachment_208042" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-voyage-de-Pic-Nic.png" rel="lightbox[207940]" class="lightbox"><img class="size-large wp-image-208042" title="Le-voyage-de-Pic-Nic" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/12/Le-voyage-de-Pic-Nic-555x331.png" alt="" width="555" height="331" /></a><p class="wp-caption-text">« Le Voyage de Pic-Nic ».</p></div>
<div id="attachment_208044" class="wp-caption alignleft" style="width: 215px"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/12/Au-bonheur-des-chats.png" rel="lightbox[207940]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-208044" title="Au-bonheur-des-chats" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/12/Au-bonheur-des-chats-205x155.png" alt="" width="205" height="155" /></a><p class="wp-caption-text">« Au bonheur des chats ».</p></div>
<p style="text-align: justify;">Soyons enfants avec Gabrielle Vincent ! Des enfants dans un univers insouciant, joliment désuet. Par son œuvre au charme intemporel, l’autrice incarne l’expression chère à cet autre enchanteur qu’était Samivel : <em>« l’œil émerveillé</em> <em>»</em>. Avec elle, portons un regard tendre sur ce monde suranné. Finalement salutaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Au bonheur des chats » par Gabrielle Vincent</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Éditions CFC (14 €) — EAN : 9782875721099</p>
<p style="text-align: justify;">18 novembre 2025</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Le Voyage de Pic-Nic » par Gabrielle Vincent</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Éditions CFC (16 €) — EAN : 9782875721105<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/12/EXPO_AFFICHE_G.B_VF.jpeg" rel="lightbox[207940]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-208043" title="EXPO_AFFICHE_G.B_VF" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/12/EXPO_AFFICHE_G.B_VF-555x416.jpg" alt="" width="555" height="416" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">18 novembre 2025</p>
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		<title>« Shame of Thrones » pique notre cœur…</title>
		<link>https://www.bdzoom.com/207282/actualites/%c2%ab%e2%80%89shame-of-thrones%e2%80%89%c2%bb-pique-notre-coeur%e2%80%a6/</link>
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		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 23:09:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-François Miniac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Jacques Chambon signe ici l’adaptation de sa comédie satirique éponyme. Mis en images par Michel Rodrigue, cet album réjouissant restitue l’humour corrosif de la pièce originale, le mordant de ses dialogues… Toc, toc toc ! Rideau.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/11/Shame-of-Thrones-INT-BD-RVB-6.jpg" rel="lightbox[207282]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-207284" title="Shame of Thrones - INT - BD RVB - 6" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/11/Shame-of-Thrones-INT-BD-RVB-6-555x392.jpg" alt="" width="555" height="392" /></a>Inspiré d’une comédie théâtrale créée en 2022 par Jacques Chambon, ce truculent album de bande dessinée est scénarisé par Chambon lui-même et dessiné par Michel Rodrigue. Connu par ailleurs comme acteur incarnant Merlin dans la série « Kaamelott » (2004–2009) d’Alexandre Astier, Chambon est lyonnais. Comme le fut Rodrigue. Acteur du spectacle vivant, proche du monde du <em>one-man</em><em>-</em><em>show</em>, ce dernier n’en est pas à sa première adaptation théâtrale en BD. Dès 1986, il signait celle de « Cyrano de Bergerac ». C’est même une représentation de cette pièce d’Edmond Rostand qui initia sa carrière d’auteur de BD.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/11/Shame-of-Thrones-INT-BD-RVB-7.jpg" rel="lightbox[207282]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-207285" title="Shame of Thrones - INT - BD RVB - 7" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/11/Shame-of-Thrones-INT-BD-RVB-7-555x392.jpg" alt="" width="555" height="392" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Ici, son trait souple dynamise un dessin moins tassé qu’à son habitude, tutoyant un semi-réalisme des plus vivants. Généreux, le dessinateur livre là l’un de ses meilleurs albums, un petit bijou graphique ponctué de quelques morceaux de bravoure (telle la double-page 10–11) et de nombreuses scènes de genre. Appuyé par un goût prononcé pour le bel encrage, son trait convoque naturellement l’esprit des dessinateurs humoristiques des Trente Glorieuses : les Dupa, Uderzo et autres Cézard, école de souplesse dont il est l’un des dignes héritiers. Si le classique <em>« quatre </em>strips<em> »</em> domine l’album, des mises en case inhabituelles le ponctuent de temps à autre. Enfin, le coloriste MiKL accompagne joliment le trait de Rodrigue.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/11/Shame-of-Thrones-INT-BD-RVB-8.jpg" rel="lightbox[207282]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-207286" title="Shame of Thrones - INT - BD RVB - 8" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/11/Shame-of-Thrones-INT-BD-RVB-8-555x392.jpg" alt="" width="555" height="392" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Quid de l’histoire, sous-titrée « La Fin d’un règne » et riche de 50 planches ?<strong> </strong>Dans un fictif royaume d’opérette, celui de Vescovie, le pouvoir est aux mains d’un monarque affligeant<strong> </strong>et d’une reine fourbe.<strong> </strong>Tout débute par une charlotte aux framboises que la reine entend confectionner — la recette illustre d’ailleurs la double page arrière de l’album — tant son ennui est grand dans son royaume, jusque dans son intimité avec son époux.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/11/Shame-of-Thrones-INT-BD-RVB-9.jpg" rel="lightbox[207282]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-207287" title="Shame of Thrones - INT - BD RVB - 9" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/11/Shame-of-Thrones-INT-BD-RVB-9-555x392.jpg" alt="" width="555" height="392" /></a> Cruelle, machiavélique, florentine, elle empoisonne l’un de ses amants : un palefrenier, qui risquerait de se vanter de leur relation. Vulgaire, violent, salace, odieux, le despotique couple royal règne autoritairement<strong> </strong>sur leur monarchie, méprisant leur peuple asservi et jouant brutalement avec les pantins d’un gouvernement pleutre. Mais, bientôt, une révolte populaire se fomente, aussitôt réprimée dans le sang…<strong> </strong>Dès lors, la crise du couple se double d’une crise de régime, impitoyable.<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/11/Shame-of-Thrones-INT-BD-RVB-10.jpg" rel="lightbox[207282]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-207288" title="Shame of Thrones - INT - BD RVB - 10" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/11/Shame-of-Thrones-INT-BD-RVB-10-555x392.jpg" alt="" width="555" height="392" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Bavard, dense, truffé de jeux de mots, le récit s’avère être une parodie de la saga « Game of Thrones » qui oscille entre hommage et satire du genre <em>heroic</em>-<em>fantasy</em>. C’est drôle, très drôle, jubilatoire… Bref, cet album décapant, d’excellente facture, séduira les amateurs d’humour noir et de critique sociale.<strong> </strong>Jouons cartes sur table : cet album répond à la question de Don Diègue au Cid : <em>« Rodrigue, as-tu du cœur ? » « Non, je n’ai que du trèfle… »</em><strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jean-Fran</strong><strong>çois MINIAC<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/11/Shame-of-Thrones-INT-BD-RVB-11.jpg" rel="lightbox[207282]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-207289" title="Shame of Thrones - INT - BD RVB - 11" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/11/Shame-of-Thrones-INT-BD-RVB-11-555x392.jpg" alt="" width="555" height="392" /></a></strong></p>
<p style="text-align: justify;"> <strong>« Shame of Thrones » </strong><strong>par </strong><strong>Michel Rodrigue et Jacques Chambon</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Éditions Caurette (14,95 €) <em>— </em>EAN : 9792382891643</p>
<p style="text-align: justify;">Parution 29 octobre 2025<a href="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/11/Shame-of-Thrones-INT-BD-RVB-121.jpg" rel="lightbox[207282]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-207291" title="Shame of Thrones - INT - BD RVB - 12" src="https://www.bdzoom.com/wp-content/uploads/2025/11/Shame-of-Thrones-INT-BD-RVB-121-555x392.jpg" alt="" width="555" height="392" /></a><strong></strong></p>
]]></content:encoded>
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