Ce huis clos médical et fantastique, aux dessins et scénario ciselés au scalpel par Mikaël Bourgoin et Mathieu Gabella, dépote vraiment… et devrait combler les amateurs d’émotions fortes, d’horreur, de séries TV américaines ou de comics… Bien qu’il soit radié de l’ordre des médecins et qu’il ne travaille désormais que pour la pègre, Alexandre reste un praticien consciencieux et minutieux, respectueux du serment d’Hippocrate… Or, tandis qu’il soigne un braqueur blessé, surveillé de près par l’inquiétant grand frère du malfrat, voilà que débarque un soi-disant chasseur de vampires qui exhibe une marque de morsure au cou et exige des soins urgents : car, dès qu’il fera nuit, il se transformera et tuera tout ce qui bouge…
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« Le Pouvoir des innocents » est un thriller de politique-fiction dont les cinq albums furent publiés, de 1992 à 2002, aux éditions Delcourt. Neuf ans plus tard, leurs talentueux et efficaces auteurs, Luc Brunshwig et Laurent Hirn, vont concevoir non pas une, mais deux suites à ce récit d’anticipation se déroulant aux États-Unis, en 1997 (c’est-à-dire dans un futur très proche, lorsque parut le premier tome) ; ceci chez Futuropolis, leur nouveau partenaire éditorial !
Si les événements décrits dans « Les Enfants de Jessica » se passent dix ans après, soit en 2007 (voir notre chronique de l’album : http://bdzoom.com/spip.php?article5047), ceux de « Car l’enfer est ici » nous raconte ce qui s’est passé entre 1998 et 2001, juste avant un certain 11 septembre.

Et ce qui est formidable, dans l’une et l’autre de ces suites, c’est que les nouveaux lecteurs peuvent les appréhender sans avoir lu, nécessairement, « Le Pouvoir des innocents ».
En effet, Luc Brunshwig a réussi à rendre sa narration tout à fait claire, lisible et efficace, sans que le néophyte ait besoin, sans arrêt, de se référer à des sources dont il n’a pas encore les clefs ; mais qu’il va certainement se procurer très vite, une fois qu’il sera pris dans cet engrenage parfaitement bien huilé…

Dessiné par David Nouhaud, dont avait déjà pu apprécier l’élégant trait réaliste sur la série avortée « Maxime Murène » (voir http://bdzoom.com/spip.php?article2768), l’album bénéficie aussi de la mise en scène de Laurent Hirn : un duo graphique très performant qui met superbement en images ce début de saga où Joshua Logan, l’homme le plus recherché d’Amérique, se rend enfin à la police. Il veut prouver son innocence dans un procès qu’il souhaite équitable, révélant le complot dont Jessica Ruppert a bénéficié pour obtenir son mandat de première dame de la ville de New York !
Gilles RATIER
PS : voir aussi l’interview de Luc Brunschwig par Laurent Turpin : http://bdzoom.com/spip.php?article4858.
« Car l’enfer est ici » T1 (« 508 statues souriantes ») par Laurent Hirn, David Nouhaud et Luc Brunschwig
Éditions Futuropolis (13 €)








