La jeune pilote de course Sigrid Hässler, dite Sigi, poursuit son tour du monde en voiture — entre montée du nazisme (en cette fin des années 1920) et multiples périls du voyage — avec le photographe Sven. Ils ont échappé à un piège mortel aux États-Unis (1) et les voici sur la route des Andes. Ils y croisent le riche propriétaire terrien Raul de la Hoya, lequel peut dépanner la voiture. En Europe, la blonde Hannah (en couverture de l’album), une amie de Sigi, est la maîtresse du mécène nazi Gottfried Geyer : un jeu de plus en plus dangereux… On retrouve ici les mêmes qualités que dans le premier tome et David Morancho, le dessinateur, reste à un échelon bien connu désormais, c’est-à-dire très haut. Une série prévue en quatre tomes, excellente et recommandée…
Lire la suite...SOS Bonheur
“Lorsqu’une norme est imposée pour assurer le bonheur théorique du plus grand nombre, qu’advient-il de ceux qui, volontairement ou non, s’en écartent ?” À travers six récits courts et un long épisode de cinquante-quatre planches qui donne la clef de …
“Lorsqu’une norme est imposée pour assurer le bonheur théorique du plus grand nombre, qu’advient-il de ceux qui, volontairement ou non, s’en écartent ?” À travers six récits courts et un long épisode de cinquante-quatre planches qui donne la clef de l’ensemble, Jean Van Hamme a décliné de façon magistrale le danger que représentent pour la liberté individuelle les excès de “bien vouloir” d’un État dont on attend trop de bienfaits. Treize ans après leur première publication, les trois volumes de S.O.S. Bonheur, regroupés dans cette édition intégrale, frappent par leur modernité de ton et par leur côté, hélas ! quasi prophétique. Car, que ce soit le fichage systématique des citoyens ou la limitation des naissances, de trop nombreux exemples partout dans le monde, voire même chez nous, sont là pour nous rappeler à cette triste réalité.
Notre avis : L’occasion est trop belle de relire dans son ensemble les trois volumes de SOS Bonheur, initialement parus entre 1988 et 1990. Certes, Griffo a depuis affiné son trait. Certes Van Hamme ne maîtrisait pas encore à la perfection les rouages du scénario de manipulation. Mais le plaisir de se replonger dans une époque où le politiquement coorect n’était pas de mise efface toutes ces erreurs « de jeunesse ». Un ouvrage indispensable ! (Dupuis, Aire Libre)






