Avec le somptueux « Nouvelle France », le scénariste Stephen Desberg et le dessinateur Bernard Vrancken mettent en scène une captivante aventure humaine durant les guerres coloniales nord-américaines du XVIIIe siècle. Quand l’histoire rencontre le fait d’hiver…
D’emblée, par son sujet, cet album généreux (riche de quelque 113 planches et 128 pages) convoque le souvenir d’un autre grand récit : celui de Hugo Pratt paru chez Casterman en 1976 : « Fort Wheeling ». Si Pratt jouait de son admirable noir et blanc, Vrancken joue de la couleur avec ce nouvel album : une couleur où prime la valeur dramaturgie, entre noirceur des ombres et blancheur de l’hiver.
Calissons et Lumières
Le début : Un tableau de Cézanne, volé par les Nazis durant la guerre, réapparaît dans une vente aux enchères à Aix-en-Provence. Et lorsque la famille du légitime propriétaire tente de bloquer la vente, de désagréa-bles gros bras pratiquent l’intimidation …
Le début : Un tableau de Cézanne, volé par les Nazis durant la guerre, réapparaît dans une vente aux enchères à Aix-en-Provence. Et lorsque la famille du légitime propriétaire tente de bloquer la vente, de désagréa-bles gros bras pratiquent l’intimidation musclée. Pour débrouiller une situation plus confuse qu’elle n’en a l’air, la présence du détective privé Léo Loden et de son pittoresque Tonton Loco s’impose ! Léo est de retour dans le Sud pour nous faire goûter son cocktail favori : une dose de polar pour cinq doses de rigolade..
Notre avis : De reour au pays, Léo ? Pas tout à fait car cette nouvelle enquête entraine le détective d’Arleston et Carrère à Aix en Provence. Or »Quand on habite Marseille, faire un tour à Aix, c’est à la fois partir en vacances et aller chez l’ennemi séculaire … » ! ou encore « A Aix, on sait vivre, dès qu’on a un problème, on commence par s’assoir à la terasse d’un bistrot et après on voit. En principe, si on attend assez longtemps, le problème se résout tout seul » !! On le constate, l’humour est une nouvelle fois au rendez-vous de ce quatorzième opus d’une des séries phares des éditions Soleil. Un humour qui sombre quelquefois dans la facilité ou le paillard (« vous devriez porter des caleçons à boutons ! .. Oui, là, ça baille … Félicitations, Lieutenat Soral, vous avez de quoi vous occuper. »!) mais qui agrémente constamment une bonne aventure policière rondement menée. Que demander de plus ?
Soleil Productions – 12,5€






