Avec le somptueux « Nouvelle France », le scénariste Stephen Desberg et le dessinateur Bernard Vrancken mettent en scène une captivante aventure humaine durant les guerres coloniales nord-américaines du XVIIIe siècle. Quand l’histoire rencontre le fait d’hiver…
D’emblée, par son sujet, cet album généreux (riche de quelque 113 planches et 128 pages) convoque le souvenir d’un autre grand récit : celui de Hugo Pratt paru chez Casterman en 1976 : « Fort Wheeling ». Si Pratt jouait de son admirable noir et blanc, Vrancken joue de la couleur avec ce nouvel album : une couleur où prime la valeur dramaturgie, entre noirceur des ombres et blancheur de l’hiver.
Corps à corps
Chassé-croisé entre de nombreux personnages qui interagissent sur leurs destins respectifs. Chacun ira de sa référence en lisant cet ouvrages. Certains citeront Sautet, pour ses aspects humains, d’autres, Armistead Maupin et ses Chroniques de San Francisco, ou encore …
Chassé-croisé entre de nombreux personnages qui interagissent sur leurs destins respectifs. Chacun ira de sa référence en lisant cet ouvrages. Certains citeront Sautet, pour ses aspects humains, d’autres, Armistead Maupin et ses Chroniques de San Francisco, ou encore Embrassez qui vous voudrez, le film de Michel Blanc tiré de l’ouvrage de Joseph Connolly … Et c’est finalement ce qui permet de se rendre compte que Grégory Mardon possède forcément son propre style, à défaut de pouvoir maîtriser autant de références ! L’auteur, qui nous avait très agréablement surpris avec Vague à l’âme, un émouvant récit sur son grand-père qu’il avait publié dans la collection Tohu-Bohu des Humanoïdes Associés nous livre ici un exercice de style exemplaire et totalement abouti. LT






