Dans un monde médiéval fantastique ravagé par la guerre, où le bien et le mal se confondent en absurdités sanglantes, Alastor de Sombregarde est un chevalier maudit, revenu d’entre les morts, grâce à l’intervention d’un maître-gobelin plutôt roublard du nom de Guulghar. Cette anthropomorphe créature, aussi cynique que philosophe, tient en sa main un bâton orné du crâne de son frère Huulghar, lequel continue, malgré tout, de parler et d’exercer la sorcellerie. L’improbable trio traverse champs de bataille et forêts damnées, afin de retrouver la dulcinée du seigneur désabusé… Aurélien Morinière illustre de façon magistrale cette grinçante épopée d’heroic fantasy —tendance Tim Burton —, dont son complice (Olivier Dobremel, alias Dobbs) nous livre de prometteuses prémices tragi-comiques…
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Voilà que Jean Giraud marche sur les traces de Pirandello…En plein désert, ses personnages sont à sa recherche. Ils s’interrogent, s’inquiètent pour finir par trouver un Ben Laden en folie. C’est une œuvre passionnante où Giraud/Moebius joue avec perversité avec …
Voilà que Jean Giraud marche sur les traces de Pirandello…En plein désert, ses personnages sont à sa recherche. Ils s’interrogent, s’inquiètent pour finir par trouver un Ben Laden en folie. C’est une œuvre passionnante où Giraud/Moebius joue avec perversité avec ses personnages fétiches. A titre d’exemple, Giraud se laisse aller quelques réflexions hautement intellectuelles du genre :- C’est vrai… mon »Inside Moebius » rend compte de l’axe vertical maniaco-dépressif qui nous traverse tous avec en haut le rêve du bonheur et de l’amour parfait et tout en bas une certaine réalité d’échec et de mort.
Claude Moliterni






