Avec sa sensibilité et son trait aussi délicat que maîtrisé, et en seulement une quinzaine de titres — dont certains en plusieurs tomes — réalisés depuis 1999, Cyril Bonin (1) s’est bâti, une solide réputation dans le monde du 9e art : enchaînant les albums émouvants, mais qui nous interpellent également sur la nature humaine. L’histoire de ce Karl, robot dévoué qui va provoquer un accident de la route pour éviter une biche et, en conséquence, le décès de son riche et fantasque banquier de maître, risque de hanter pendant longtemps nos réflexions sur les rapports entre l’homme et la technologie…
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Missy aimerait bien être aimée. Et pas seulement pour son corps très enrobé qu’elle dodeline et expose nu, durant une langoureuse séance de strip tease, au cours du spectacle de cabaret dont elle est la vedette. Suscitant fantasmes …
Missy aimerait bien être aimée.
Et pas seulement pour son corps très enrobé qu’elle dodeline et expose nu, durant une langoureuse séance de strip tease, au cours du spectacle de cabaret dont elle est la vedette.
Suscitant fantasmes et convoitise sexuelle, Missy finit toujours la soirée accompagnée et commence toutes ses journées dans son bain, d’où elle entend le cruel ?’ Vlan ! ?’ de la porte d’entrée qui se claque. Son amant d’un soir, rassasié, s’est cassé. Comme toujours ! Pourtant, un jeune homme semble l’apprécier, vraiment ! Mais Missy n’y croit plus. Elle n’en veut pas. Elle veut changer. A raison ?
Toute la détresse humaine, avec ses doses de désespoir, d’exploitation de l’autre et de malentendus, se retrouve dans le remarquable ouvrage de Benoit rivière et Hallain Paluku, mis en couleurs par Svart, qui réalisent une performance d’autant plus admirable qu’ils ont choisi de ne pas donner de traits aux visages de leurs personnages, ce qui – au contraire de l’effet qu’on pourrait imaginer à priori – en renforce l’expressivité. Laurent Turpin
Missy – La boîte à bulles (coll. Champ libre)






