Une bande décidée sort de l’orée d’un bois près d’une étendue d’eau. Le groupe est mené par un écureuil portant un bâton de dynamite. Derrière l’intrigant rongeur se tient, sur sa droite, un jeune homme remontant sa manche et, sur sa gauche, un loup debout sur ses pattes arrière tenant un livre. À droite de l’homme, il y a un ours imposant. Nous voyons encore, sur une troisième ligne, une fière jeune femme dans une robe rouge, une intrigante Indienne et un solide gaillard en chemise à carreaux. Un cervidé caché dans la forêt regarde cette hétéroclite coterie. Il s’agit du clan Walden, créé par Catherine Meurisse pour les éditions Dargaud…
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Missy aimerait bien être aimée. Et pas seulement pour son corps très enrobé qu’elle dodeline et expose nu, durant une langoureuse séance de strip tease, au cours du spectacle de cabaret dont elle est la vedette. Suscitant fantasmes …
Missy aimerait bien être aimée.
Et pas seulement pour son corps très enrobé qu’elle dodeline et expose nu, durant une langoureuse séance de strip tease, au cours du spectacle de cabaret dont elle est la vedette.
Suscitant fantasmes et convoitise sexuelle, Missy finit toujours la soirée accompagnée et commence toutes ses journées dans son bain, d’où elle entend le cruel ?’ Vlan ! ?’ de la porte d’entrée qui se claque. Son amant d’un soir, rassasié, s’est cassé. Comme toujours ! Pourtant, un jeune homme semble l’apprécier, vraiment ! Mais Missy n’y croit plus. Elle n’en veut pas. Elle veut changer. A raison ?
Toute la détresse humaine, avec ses doses de désespoir, d’exploitation de l’autre et de malentendus, se retrouve dans le remarquable ouvrage de Benoit rivière et Hallain Paluku, mis en couleurs par Svart, qui réalisent une performance d’autant plus admirable qu’ils ont choisi de ne pas donner de traits aux visages de leurs personnages, ce qui – au contraire de l’effet qu’on pourrait imaginer à priori – en renforce l’expressivité. Laurent Turpin
Missy – La boîte à bulles (coll. Champ libre)







