Cet album copieux présente le cinquième et avant-dernier chapitre du passionnant récit post-apocalyptique proposé depuis 2015 par Jean-Christophe Chauzy. Nous retrouvons les protagonistes de cette histoire — avec l’instinct de vie chevillé au corps — quelques années après la secousse sismique qui a détruit le monde et plus particulièrement le sud de la France. Une lutte pour la survie au quotidien, avec pour décors les paysages grandioses des Pyrénées orientales. Quelques années sont passé depuis la catastrophe climatique qui a bouleversé le monde. Les survivants, réfugiés en communautés, combattent pillards, fous de dieu, épidémies…
Lire la suite...« Les Jours heureux » : un coin de paradis avant la tempête…
Cet album copieux présente le cinquième et avant-dernier chapitre du passionnant récit post-apocalyptique proposé depuis 2015 par Jean-Christophe Chauzy. Nous retrouvons les protagonistes de cette histoire — avec l’instinct de vie chevillé au corps — quelques années après la secousse sismique qui a détruit le monde et plus particulièrement le sud de la France. Une lutte pour la survie au quotidien, avec pour décors les paysages grandioses des Pyrénées orientales. Quelques années sont passé depuis la catastrophe climatique qui a bouleversé le monde. Les survivants, réfugiés en communautés, combattent pillards, fous de dieu, épidémies…
Réfugié avec sa mère Marie dans une colonie située au cœur des alpages, ayant fait une croix sur le monde d’avant, Hugo s’apprête à  effectuer sa formation au sein du groupe de sécurité. Flanqué de son vieux chien Plutarque, il retrouve le « purgatoire », où s’entassent les réfugiés affamés placés en quarantaine, car accusés de répandre l’épidémie qui a tout dévasté pendant des années.
Considérée comme possédée par ses adeptes, comme folle par les autres, sa mère est victime de visions. Elle « voit » son fils Jules parti en mer à la découverte d’autres populations : disparu depuis de longs mois, il la supplie de le rejoindre. Hugo est envoyé en mission sur les pentes du Canigou à la recherche de vivres, accompagné par la belle Aïsha : une orpheline rejetée, parce que « bronzée ». Surpris par un violent orage suivi d’un tremblement de terre, les deux jeunes gens se réfugient dans une clairière paisible ignorée de tous, laquelle leur évoque le paradis.
 Ayant fini par embarquer avec leurs adeptes dans son eldorado secret, Hugo et sa mère (dont il s’est peu à peu détaché) rêvent d’un Nouveau Monde. Des hélicoptères venus de nulle part larguent des messages d’encouragement émis par les gouvernements provisoires des États d’Europe…
Cinquième et avant-dernier chapitre de cette grande saga survivaliste, cet ouvrage de 160 pages, accompagné d’un superbe cahier graphique, est un véritable plaisir pour les yeux. Riche en vues panoramiques qui alternent décors paisibles et paysages apocalyptiques, il expédie le lecteur dans un « autre monde » où survivre se conjugue au quotidien.
La mise en couleur directe,réalisée à l’aquarelle par le dessinateur sur ses originaux, ajoute une note d’originalité et de sensualité au scénario inspiré par les grandes sagas postapocalyptiques. Malgré une thématique particulièrement sombre, cette série — qui, une fois bouclée, devrait dépasser les 650 pages — se veut optimiste sur l’avenir de l’humanité.
Né le 16 mai 1963 à Toulouse, Jean-Christophe Chauzy étudie le dessin à l’ENS des arts appliqués de Cachan. Il enseigne le dessin pendant un quart de siècle à l’école Olivier-de-Serres, tout en effectuant une riche carrière dans la bande dessinée. Il débute en 1982 en proposant des illustrations pour la presse rock indépendante. Ses quatre premiers albums sont édités par Futuropolis à partir de 1988, avec « Vengeance » pour premier titre.
Il partage ses collaborations avec Casterman et le magazine Fluide glacial à partir de 2007. Pour Casterman, il dessine « Peines perdues » avec Matz, les trilogies « Un Monde merveilleux » (qu’il scénarise)et « Clara » avec Denis Lapière. D’après Thierry Jonquet, il illustre « La Vigie », « La Vie de ma mère » (en deux tomes), « D.R.H. » et « Du papier faisons table rase », puis « Rouge est ma couleur » avec Marc Villard… Aux éditions Fluide glacial, il propose la trilogie « Petite Nature », « L’Été en pente douce » avec Pierre Pelot, « À qui le tour » avec Yan Lindingre. Il signe « La Vie secrète de Marine Le Pen » aux éditions Drugstore avec Caroline Fourest. C’est en 2015 qu’il lance le premier album du « Reste du monde », dont il est l’auteur complet. En 2024, il publie chez Casterman « Sang neuf » : un ouvrage émouvant où il évoque son long combat contre une leucémie aiguë qui s’est déclarée en 2020.
« Le Reste du monde T5 : Les Jours heureux » par Jean-Christophe Chauzy
Éditions Casterman (24 €) — EAN : 9 782 203 292 703



















