La jeune pilote de course Sigrid Hässler, dite Sigi, poursuit son tour du monde en voiture — entre montée du nazisme (en cette fin des années 1920) et multiples périls du voyage — avec le photographe Sven. Ils ont échappé à un piège mortel aux États-Unis (1) et les voici sur la route des Andes. Ils y croisent le riche propriétaire terrien Raul de la Hoya, lequel peut dépanner la voiture. En Europe, la blonde Hannah (en couverture de l’album), une amie de Sigi, est la maîtresse du mécène nazi Gottfried Geyer : un jeu de plus en plus dangereux… On retrouve ici les mêmes qualités que dans le premier tome et David Morancho, le dessinateur, reste à un échelon bien connu désormais, c’est-à-dire très haut. Une série prévue en quatre tomes, excellente et recommandée…
Lire la suite...L’Age d’or de la BD
Ce terme, utilisé depuis près de 40 ans par les amateurs de bandes dessinées de la période 1934 à 1940, est aujourd’hui le titre d’un somptueux ouvrage haut en couleurs que publie aujourd’hui les Editions CATLEYA (35 rue Madame 75006 Paris).
Il s’agit donc de cette période merveilleuse qui vit naître Le Journal de Mickey, Robinson, Aventures, L’Aventureux et plusieurs autres journaux pour enfants et qui est à l’origine d’une nostalgie puissante. Traités exclusivement dans divers ouvrages et revues spécialisées, ces grands illustrés, ainsi que leur cortège de personnages venus d’outre-atlantique tels que Guy l’Eclair, Raoul et Gaston, Mandrake, Le Fantôme et tans d’autres (nous citons là leurs nom francisés), et d’Italie, accèdent enfin à une pleine indépendance grâce au travail passionné de Jean-Jacques Gabut, auteur de cet ouvrage à la maquette vivante et colorée. Son engouement pour cette période le conduit également à évoquer la période de la guerre et ses publications, sans doute plus fades – les séries américaines ont en effet disparues à la suite du 7 décembre 1941 – à l’exception du Téméraire, journal dont l’esprit résolument favorable à l’occupant (et les qualités graphiques) ont rendu célèbre.
Un beau cadeau de noël pour papa ou grand-papa à l’heure de la madeleine.






