C’est avec tristesse que nous apprenons la disparition à 59 ans de Clément Oubrerie le 1er mars, victime de la maladie de Charcot. Auteur d’une cinquantaine d’albums en 20 ans d’une trop courte carrière, il était le dessinateur d’« Aya de Yopougon » : une série au succès considérable, traduite en 15 langues. Apprécié de tous, il était un marqueur important de l’expansion du roman graphique qui, peu à peu, a grignoté le territoire de la bande dessinée classique.
Lire la suite...Floc’h s’affiche avec Resnais
Le nouveau film d’Alain Resnais, Pas sur la bouche, dont la sortie est annoncée pour le 3 décembre 2003 bénéficiera d’une affiche signée Floc’h. Ce dernier, ne se limite cependant pas à cette seule participation.
Floc’h a par ailleurs réalisé le générique du film en utilisant le principe de sa dernière création : des silhouettes découpées à l’image de celles qu’il a présenté récemment à la galerie Pixi 95 rue de Seine à Paris dans le 6eme arrondissement. Dans la plaquette « Première » qui présente le film, Floc’h, pour ne pas changer, ne manque pas de nous surprendre lorsqu’il raconte : « La complicité qui me lie à Alain Resnais est née d’un hasard : sans le savoir, nous écrivions sur exactement le même sujet au même moment. Alain travaillait sur providence, et moi, je faisais mon premier « livre à dessins » – je n’aime pas le terme de bande dessinée – intitulé Le Rendez-vous de Sevenoaks. Les deux histoires jouaient sur la déstructuration du récit doublée d’une mise en abyme (*). » De la face cachée et honteuse lorsqu’il s’agit de se déclarer dessinateur de BD à la « déstructuration du récit doublée d’une mise en abyme », notre ami Floc’h a toujours le ton et la manière de faire valoir sa différence.
Ph. Mellot
(*) Selon le Littré, paru sous le Second Empire, on n’écrit plus « abyme » mais « abîme » et cela malgré l’étymologie, il s’agit toutefois sans doute d’une clause de style.






