Avec le somptueux « Nouvelle France », le scénariste Stephen Desberg et le dessinateur Bernard Vrancken mettent en scène une captivante aventure humaine durant les guerres coloniales nord-américaines du XVIIIe siècle. Quand l’histoire rencontre le fait d’hiver…
D’emblée, par son sujet, cet album généreux (riche de quelque 113 planches et 128 pages) convoque le souvenir d’un autre grand récit : celui de Hugo Pratt paru chez Casterman en 1976 : « Fort Wheeling ». Si Pratt jouait de son admirable noir et blanc, Vrancken joue de la couleur avec ce nouvel album : une couleur où prime la valeur dramaturgie, entre noirceur des ombres et blancheur de l’hiver.
BON DOUBLE ANNIVERSAIRE MONSIEUR AZARA !
Dessinateur débutant, il y a tout juste 50 ans, à l’ombre de Willy Vandersteen et d’Hergé, le talentueux et trop discret Jo-Ël Azara fête également aujourd’hui ses 10 ans d’auto édition.
De son vrai nom Joseph F. Loeckx, Jo-Ël-Azara collabore au studio du créateur de «Tintin» de 1954 à 1961. En 1965, il crée (avec le scénariste Vicq) Taka Takata dans la magazine Tintin, dont il auto-édite les aventures à partir de 1994. A l’occasion de son double anniversaire, il vient de publier «Taka Takata se mutine», le 11ème album de son héros fétiche, sous son label Azéko ! «Taka Takata» est une série qui met en scène, de façon humoristique et souvent poétique, un soldat, guère farouche, appartenant à l’armée japonaise. L’efficacité des gags, la lisibilité du graphisme et les nombreux personnages qu’il a créé ont permis à Jo-Ël Azara d’être tout récemment récompensé : la chambre belge d’experts en bandes dessinées vient de lui décerner le «Crayon d’or de Bruxelles» !
Pour tous ceux qui passent sur Angoulême d’ici le 7 février, l’exposition, inuagurée le 23 janvier dernier lors du Festival et consacrée à l’œuvre de Jo-Êl-Azara reste visible à l’office de tourisme du pays d’Angoulême, place des Halles.
Gilles Ratier & Laurent Turpin






