Grand Prix d’Angoulême 2010, Hervé Barulea, qui signe Baru (1), est né le 29 juillet 1947, à Villerupt (un bled de la Meurthe-et-Moselle, en Lorraine). Ado dans les années 1960, il découvre le rock`n`roll par l’intermédiaire de juke-box laissés dans les cafés après le départ de militaires américains des bases du coin, quand la France est sortie de l’OTAN. Comme l’auteur de « L’Autoroute du soleil » le déclare pour présenter ce nouveau diptyque : « Le rock`n`roll, ça reste encore et toujours ma réserve d’énergie ! » Dans ce premier volume de 140 pages tendres et drôles, et un brin nostalgiques, Baru s’intéresse à cette « musique du diable » — qui est loin d’être une musique de vieux réservée aux baby-boomers — et à ses icônes qui ont fait vibrer sa jeunesse, et toute sa vie… à travers des anecdotes vécues ou des récits fictifs, évoquant notamment les Rolling Stones, mais aussi les Yardbirds, les Who, Vince Taylor…
Lire la suite...LA GUERRE DES DICOS
Au Salon du Livre, Frédéric Bosser, réunissait le 22 mars 2005 à 18 h 45 trois auteurs, Claude Moliterni (Omnibus), Philippe Mellot (BDM) et Henri Filippini (Bordas). Manquait à cette rencontre Patrick Gaumer qui avait refusé l’invitation craignant peut-être l’orage menaçant son œuvre.
Devant une assistance nombreuse, les questions pertinentes de Frédéric Bosser ont permis d’éclairer le grand mystère qui plane sur l’origine d’un dictionnaire BD dont son auteur prétend être le premier rédacteur.
Claude Moliterni en quelques mots a rappelé que dès 1968, Henri Filippini publiait son premier Dico et à l’appel de Michel Greg, alors rédacteur en chef de Tintin, il faisait appel à Pierre Couperie et Claude Moliterni (1975) pour envisager avec eux une encyclopédie comportant 32 000 entrées ! (éditions SERG).
Philippe Mellot précisait que le BDM n’avait pas la même vocation que les deux dicos présentés, mais que néanmoins, on pouvait trouver depuis 1828 toutes les publications éditées à ce jour et leurs côtes, bien sûr.
Henri Filippini insistait sur le fait que son ouvrage ne prétendait pas être exhaustif, mais qu’à l’encontre de ses deux collègues, il donnait une place importante à l’iconographie. Suivirent d’autres interventions, on l’on découvrit, par exemple, que depuis 1964, Filippini et Moliterni avaient œuvré pour la reconnaissance de la BD en publiant revues, fanzines et réalisé diverses expositions dont celle des Arts décoratifs en 1967 et que Philippe Mellot avait été le plus jeune rédacteur en chef d’un magazine de BD (Charlie mensuel).






