Dans son nouveau roman graphique, Pascal Rabaté nous transporte dans le Berlin de 1931, à quelques années du désastre, mettant en scène des artistes, des danseuses, des histoires d’amour, des soirées alcoolisées, des copains qui profitent de la vie… Bref : la grande fête. Hélas, cela ne va pas durer : nous, lecteurs, nous savons comment cela va se terminer… En narrateur accompli — tant en bandes dessinées qu’au cinéma —, l’adaptateur d’« Ibicus » et auteur des « Petits Ruisseaux » ou de « La Déconfiture » (1) va justement jouer avec cette longueur d’avance, tout en utilisant un graphisme coloré où il change légèrement son trait habituel, pour installer un malaise qui ne cesse de monter à la lecture de cette « Enfance des ruines » qui n’a pas fini de vous hanter…
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Mercredi,22 mars,les auteurs Marc Hardy, Denis Lapière, Midam. ont rencontré Claude Gendrot en même temps que son équipe éditoriale, c’est-à-dire Benoit Fripiat, Corinne Bertrand, Daniel Bultreys et Laurence Fievet,
à l’exception donc de Louis-Antoine Dujardin retenu à Paris et de Laurence Van Tricht qui vient d’accoucher (d’un petit garçon prénommé Gus). Au cours de cet rencontre Claude a donné certaines précisions : Média-Participation aurait accepté lundi dernier 80% des demandes de Dimitri Kennes, demandes listées dans sa lettre du 6 mars. Etant donné qu’il a fallu une démission, deux licenciements, une grève et un rassemblement d’auteurs à Marcinelle pour que ces demandes soient prises en compte, aujourd’hui, Claude Gendrot n’a plus aucune confiance dans la parole de Média-Participation et il lui faut des garanties solides.
Il a ajouté que ces garanties doivent faire l’objet de négociations. Il n’acceptera ces négociations qu’à la double condition de la présence de Dimitri Kennes à la table des négociations et qu’aucun tabou sur les garanties possibles ne soit formulé. Il veut une négociation « tabula rasa ». Son retour à son poste est ainsi lié à l’acceptation de ces conditions.
Info:Araceli Cancino







