Tout juste auréolées du Prix René Goscinny du jeune scénariste (pour « Les Cheveux d’Édith », également chez Dargaud, mais avec Dawid au dessin), les prolifiques autrices en ouvrages jeunesse ou romans young adult que sont Fabienne Blanchut et Catherine Locandro nous racontent, dans ce qui n’est que leur deuxième bande dessinée, comment, entre silences et non-dits, a basculé la vie de Frédérique, alors qu’elle avait à peine 13 ans. Basé sur leurs trajectoires personnelles, cet attachant et délicat récit intime, somptueusement mis en images par l’Italien Thomas Campi, nous amène en Corse-du-Sud. À l’occasion de vacances en famille, pendant un été bien particulier de 1985, la fillette comprend qu’elle grandit et qu’elle est différente, car elle prend doucement conscience de l’attirance qu’elle développe pour une serveuse du restaurant du village…
Lire la suite...Titeuf n’est pas un prénom pour un enfant !
Après une procédure de plus de deux ans initiée par des parents qui souhaitaient que leur garçon porte le prénom du jeune héros à la houppe de Zep, la cour de cassation a estimé qu’il était contraire à l’intérêt de l’enfant de le prénommer « Titeuf » !
Les parents d’un jeune nouveau né, venu au monde le 7 novembre 2009, souhaitaient prénommer leur fils Titeuf, Grégory, Léo, nous révèle Le Monde. L’officier d’état civil, en charge des procédures de la déclaration de naissance, sans doute réfractaire à l’idée de donner à un enfant le prénom d’un héros de BD, informe le procureur de la République. Le tribunal de grande instance de Pontoise supprime le prénom Titeuf de l’acte de naissance de l’enfant, qui devient Grégory, Léo.
Malgré leurs appels successifs, les parents ont été déboutés par la cour d’appel de Versailles, jugeant que le prénom Titeuf est « de nature à attirer les moqueries », et « que l’association du prénom Titeuf au personnage de préadolescent naïf et maladroit risque de constituer un réel handicap pour l’enfant devenu adolescent, puis adulte, tant dans ses relations personnelles que professionnelles », puis, il y a deux jours, par la cour de cassation.
Il est vrai que Titeuf, qui subit, avec l’humour potache de son âge, le quotidien de ses parents en période de crise, le chômage notamment, et qui s’engage dans des campagnes de communication en faveur de Handicap International, a de quoi prêter à se moquer ! Nous ne connaissons pas la réaction de Zep face à ce jugement mais Bdzoom adresse un chaleureux bisou à tous les Valérian, toutes les Laureline, tous les Thorgal et autres Largo !
« C’est pô juste ! ».
Laurent Turpin







