Grand Prix d’Angoulême 2010, Hervé Barulea, qui signe Baru (1), est né le 29 juillet 1947, à Villerupt (un bled de la Meurthe-et-Moselle, en Lorraine). Ado dans les années 1960, il découvre le rock`n`roll par l’intermédiaire de juke-box laissés dans les cafés après le départ de militaires américains des bases du coin, quand la France est sortie de l’OTAN. Comme l’auteur de « L’Autoroute du soleil » le déclare pour présenter ce nouveau diptyque : « Le rock`n`roll, ça reste encore et toujours ma réserve d’énergie ! » Dans ce premier volume de 140 pages tendres et drôles, et un brin nostalgiques, Baru s’intéresse à cette « musique du diable » — qui est loin d’être une musique de vieux réservée aux baby-boomers — et à ses icônes qui ont fait vibrer sa jeunesse, et toute sa vie… à travers des anecdotes vécues ou des récits fictifs, évoquant notamment les Rolling Stones, mais aussi les Yardbirds, les Who, Vince Taylor…
Lire la suite...Fluide Glacial n°330 – Décembre 2003
Mettant la récente proposition d’Albert Algoud, son rédacteur en chef, à exécution, la couverture (signée Maëster) du nouveau Fluide Glacial est surchargée d’une inscription préventive très claire « Rire tue ».
Faut-il en déduire que Fluide Glacial a décidé, après quelques mois de doutes liés aux flottements éditoriaux et commerciaux, de refaire rire aux larmes ses lecteurs ? La seule solution pour le savoir est de se plonger dans ce 330ème numéro du mensuel d’Umour et Bandessinées, qui complète de facto sa couverture (ses couvertures d’ailleurs car la quatrième n’est pas épargnée) par une campagne personnalisée, pastiche de la récente opération gouvernementale anti-tabac. Ca commence donc plutôt bien, l’édito du rédac-chef étant lui même censuré par un « Albert Algoud provoque des éditons graves », puisque rire de l’actualité semble être un bon remède pour paraître dans l’air du temps. Quand on s’aperçoit ensuite que Larcenet rejoint une équipe qu’il avait quelques temps désertée, on réalise que Fluide Glacial retrouve enfin des couleurs (comment, vous aviez remarqué ça, vous aussi ?). Avec Goossens, Edika, Julien et MO, Relom, Autheman ou encore Léandri et Frémion, ce numéro se lit d’une traite, avec le plaisir de la jubilation et le(s) sourire(s) aux lèvres. Voilà qui nous réjouit.
La phrase du jour revient à Bruno Léandri qui, avec l’humour et le talent dont il a le secret, signe sa chronique du dérisoire mensuelle sur le thème des dédicaces (vous-y reconnaîtrez-vous ?) et évoque en ces termes les collectionneurs obsessionnels ou commerçants avisés : « Les chasseurs d’autographes ne font de mal à personne, tout juste apparaissent-ils un peu déprimants pour le dédicaceur qui se voit ravalé au rang de pin’s ou de sous-verre de bière, ce qui après tout n’est pas loin de la vérité pour certains, on a les admirateurs qu’on mérite ». Il va se faire plein de nouveaux amis, lui ! LT
Fluide Glacial n°330 – 3,80€






