La publication de ce nouvel album de « Max Fridman », l’une des séries emblématiques de l’Italien Vittorio Giardino (âgé aujourd’hui de 79 ans), est un événement : d’autant plus que son réaliste dessin « ligne claire » est toujours aussi élégant et que son propos humaniste, témoignage d’une époque trouble pour une Europe en plein désarroi, est une fois de plus séduisant et poignant… Après avoir traqué les fascistes à Istambul ou à Budapest, et pendant la guerre civile espagnole, notre énigmatique et flegmatique agent secret évolue, cette fois-ci, dans l’Autriche — annexée par l’Allemagne nazie — de 1938, pour cet imposant ouvrage composé de deux parties distinctes qui forment un tout passionnant…
Lire la suite...ROBERT BRESSY.PRIX POIVET 2004
Le Jury du Prix Poïvet vient de décerner son prix annuel à Robert Bressy
BRESSY. Robert
France (1924J
Robert Bressy, né le 5 septembre 1924 à Avignon, fait d’abord des études à l’Ecole des beaux-arts de Marseille avant de travailler dans le dessin animé à partir de 1946. En 1949, il aborde la bande dessinée par la presse quotidienne où, pour l’agence Paris-Graphic, il réalise Le Capitaine Fracasse d’après Théophile Gautier, puis Les Pardaillan d’après Zévaco. I! travaille aussi avec Opera Mundi, dès 1952, pour qui il dessine des bandes verticales dans Le Parisien Libéré (Mique, 1954 ; Fu-Manchu, d’après Sax Rohmer, 1962), dans L’Aurore (Docteur Claudette, sur un scénario de Juliette Benzoni, 1955; Noëlle aux quatre vents, d’après Dominique Saint-Alban, 1970), dans L ‘Humanité (L’Appel de laforêt, d’après Jack London, 1963).
A partir de 1961, Bressy adapte en bandes dessinées des films des studios Walt Disney pour Le Journal de Mickey : Les Robinsons des mers du Sud, Mary Poppins, entre autres. Dans le quotidien 24 heures, lancé par Marcel Dassault en octobre 1965, il fait renaître Docteur Claudette dans un nouvel épisode, toujours scénarisé par Juliette Benzoni, qui se continuera dans L’Aurore avec plus de deux mille cinq cents bandes au total.
En 1970-1971, il dessine Ferragus d’après Honoré de Balzac dans L ‘Humanité, où il débute en décembre 1974, sous le pseudonyme d’yves Sayol, une excellente bande de sciencefiction: Les Navigateurs de l’infini d’après J.H. Rosny Aîné, en strips avec texte sous l’image. Parallèlement, il poursuit une carrière d’illustrateur dans Confidences et pour la « Bibliothèque Verte » des éditions Hachette. Excellent artisan du neuvième art, Bressy a su adapter avec brio des romans sentimentaux, de cape et d’épée ou de science-fiction, dans un style plein de fmesse, parfaitement maîtrisé. MD






