Grand Prix d’Angoulême 2010, Hervé Barulea, qui signe Baru (1), est né le 29 juillet 1947, à Villerupt (un bled de la Meurthe-et-Moselle, en Lorraine). Ado dans les années 1960, il découvre le rock`n`roll par l’intermédiaire de juke-box laissés dans les cafés après le départ de militaires américains des bases du coin, quand la France est sortie de l’OTAN. Comme l’auteur de « L’Autoroute du soleil » le déclare pour présenter ce nouveau diptyque : « Le rock`n`roll, ça reste encore et toujours ma réserve d’énergie ! » Dans ce premier volume de 140 pages tendres et drôles, et un brin nostalgiques, Baru s’intéresse à cette « musique du diable » — qui est loin d’être une musique de vieux réservée aux baby-boomers — et à ses icônes qui ont fait vibrer sa jeunesse, et toute sa vie… à travers des anecdotes vécues ou des récits fictifs, évoquant notamment les Rolling Stones, mais aussi les Yardbirds, les Who, Vince Taylor…
Lire la suite...La disparition d’ Andrea Corno
Andrea Corno était l’un des éditeurs italiens avec Giovanni Gandini(Linus) le plus en pointe dans les années soixante dans le domaine de l’édition BD. Il publia quelques mois après la sortie de Linus,le mensuel Eureka dont la rédaction était assurée par Luciano Secchi et par la suite par Maria Grazia Perini du 1° novembe 1967 à août 1984. Suivent Eureka Supplemnti, Eureka Pocket, Eureka Star, Eureka Selezione, Eureka Strip, Eureka Avventuta classic, Eureka Sole, Eureka Gaphic Novel
EUREKA
Italie
Editoriale Corno
Mensuel
(1967)
Revue née dans le sillage du succès de Linus, conçue et dirigée durant des années pour l’éditeur Andrea Corno, par le dynamique Luciano Secchi, auteur de scénarios renommés, mieux connu sous le pseudonyme de Max Bunker, le mensuel Eureka présente des comics anglais et américains : Andy Capp de Reg Smythe, Tommy Wack, Colt, Alley Oop de V.T. Hamlin, Bringing Up Father de McManus, les savoureuses histoires de Don Martin, Pogo de Walt Kelly, B.C. de Johnny Hart, Las Metamofosis de Nuria Pompeia, Feiffer, Miss Peach de Mel Lazarus, Sniff de George Pett, Tom Ficanaso de Benito Jacovitti, Romeo Brown de Jim Holdaway, The Wizard of Id de Hart et Parker et la saga du Spirit de Will Eisner, ainsi que des articles sur l’historique de la bande dessinée. Au début, deux autres titres accompagnent la revue, Tommy et Smack, la première, un mélange de B.D. humoristique et d’aventure, la deuxième presque entièrement consacrée à l’aventure. Elles ont toutes deux le mérite de présenter des personnages et des auteurs presque inconnus en Italie. Dans Eureka, où il y a surtout des bandes dessinées comiques, l’éditeur publie aussi des suppléments, monographies trimestrielles dédiées au genre policier, western ou sentimental, avec de longues histoires : Giudice Morris, Secret Agent X-9, Kerry Drake, Garth, James Bond et autres. C’est dans Eureka que débuta le grotesque Max Magnus de Bunker et Raviola. En 1967, Andrea Corno lance la version française d’Eureka sous le titre de Pogo, dirigée par Claude Moliterni. Après onze numéros, le deuxième mensuel de bandes dessinées, publié en France, s’arrête.
Claude Moliterni






