L’impressionnant dessinateur serbe Gradimir Smudja s’est emparé d’un étonnant et méconnu haut fait de bravoure de l’histoire de l’art — qui s’est déroulé à Paris, juste avant le début de la Seconde Guerre mondiale —, afin de le raconter en bande dessinée dans un diptyque dont le premier tome vient de sortir et où il impose, une fois de plus, son flamboyant style graphique… mais toujours avec beaucoup d’humour et de fantaisie. Le 14 juillet 1939, Jacques Jaujard, directeur du Musée du Louvre en place, va organiser le plus grand déménagement d’œuvres artistiques au monde (4 000 merveilles, dont « La Joconde », « Le Radeau de la Méduse » ou la « Victoire de Samothrace »). Ceci pour éviter qu’elles tombent dans les griffes des nazis : incroyable, mais vrai !
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Le début : Marseille, 2049. Alors qu’ils marchandent une part de haschish, Sev’ et Toff’ échappent de peu à une descente de police. En fuite vers l’hôpital d’Aix-en-Provence pour réparer l’implant fantasmaticq 3.6 de Pagnol, le père de Sev’, ils …
Le début : Marseille, 2049. Alors qu’ils marchandent une part de haschish, Sev’ et Toff’ échappent de peu à une descente de police. En fuite vers l’hôpital d’Aix-en-Provence pour réparer l’implant fantasmaticq 3.6 de Pagnol, le père de Sev’, ils se retrouvent entre les feux croisés de la milice et d’une bande de truands lancés aux trousses d’une jeune femme, Brigitte, et d’un étrange personnage : « le Bonheur »…
Notre avis : Jean-David Morvan, qui n’est pas à un défi près, n’hésite pas à mettre en scène Le Bonheur, dans une société futuriste qui en manque cruellement. Très dense, l’histoire se situe dès ce premier tome à plusieurs niveaux, entre préoccupations sociales de fond, récit policier et évolutions individuelles des personnages. Cette richesse narrative associée au dynamisme du graphisme débouche sur un ensemble percutant, avec une qualité plutôt rare pour le premier album de ce jeune dessinateur. Steven Lejeune, qui a visiblement été élevé à la sauce « Manga » se révèle autant à l’aise dans les scènes d’action que dans les moments plus intimistes. Souhaitons que la suite de cette nouvelle série restera à la hauteur de ce premier volume.
Editions Delcourt – Collection Néopolis – 12,5€







