La famille d’Arsène Lupin a poursuivi son œuvre après sa disparition. Ainsi, son petit-fils, appelé par commodité Lupin III, est, comme son aïeul, un voleur charmant, souriant et manipulateur. Nous devons cette résurrection contemporaine à Monkey Punch : un auteur japonais de mangas. En hommage à la BD asiatique créé en 1967, José Luis Munuera et Kid Toussaint offrent, avec « Lupin III – La Merveille », une nouvelle jeunesse au dernier représentant d’une famille de cambrioleur davantage motivé par la beauté du geste que par l’argent.
Lire la suite...C’est le plus grand, le plus charmant, le plus élégant… : le petit-fils d’Arsène revient avec « Lupin III »…
La famille d’Arsène Lupin a poursuivi son œuvre après sa disparition. Ainsi, son petit-fils, appelé par commodité Lupin III, est, comme son aïeul, un voleur charmant, souriant et manipulateur. Nous devons cette résurrection contemporaine à Monkey Punch : un auteur japonais de mangas. En hommage à la BD asiatique créé en 1967, José Luis Munuera et Kid Toussaint offrent, avec « Lupin III – La Merveille », une nouvelle jeunesse au dernier représentant d’une famille de cambrioleur davantage motivé par la beauté du geste que par l’argent.
C’est en 1905 que Maurice Leblanc crée le personnage d’Arsène Lupin pour une nouvelle parue dans le magazine Je sais tout. S’en suivront 18 romans, 39 nouvelles et cinq pièces de théâtre jusqu’à la mort de l’auteur, en 1941. Le nom du gentleman cambrioleur est repris en 1967 par le mangaka Kazuhiko Kato qui signe sous le pseudonyme de Monkey Punch. Il nomme ainsi le petit-fils d’Arsène pour une série de 14 mangas : « Lupin III », qui connait un tel succès qu’elle est adaptée dans six séries de dessins animés des années 1970 aux années 2020.
Il y a cependant un hic : l’auteur et les éditeurs nippons n’ont pas demandé aux ayants droit de Maurice Leblanc l’autorisation d’utiliser le nom de Lupin. Le nom ne peut être utilisé qu’au Japon. Dans les pays anglo-saxons, il est rebaptisé Wolf, en France le personnage prend le nom d’Edgar de la Cambriole, de Vidocq IV ou de Rupan III. Les droits d’auteur tombant dans le domaine public en 2012, le nom original de la série peut désormais être utilisé partout dans le monde.


Les éditions Kana proposent, depuis 2019 dans leur collection Classics, des créations originales de bandes dessinées par des auteurs européens basées sur des licences iconiques du manga et/ou de l’animation. C’est un hommage respectueux et fidèle à l’esprit d’origine des œuvres. Après « Capitaine Albator », « Capitaine Flam », « Saint Seiya » ou le remarquable « Goldorak » de la fine équipe composée de Denis Bajram, Xavier Dorison, Brice Cossu, Alexis Sentenac et Yoann Guillo, c’est donc « Lupin III » qui vient agrémenter le catalogue d’une collection de haut niveau.
À l’origine du projet, il y a le dessinateur espagnol José Luis Munuera, véritable amoureux de la série animée. Après un premier projet avorté avec Jean-David Morvan, c’est l’éditrice Christel Hoolans qui réussit à obtenir les droits pour un album scénarisé par Kid Toussaint.


L’album est un condensé de ce qui a fait le succès du manga et de la série d’animation : un récit qui fonce à 100 à l’heure, sans aucun temps mort tout autour de la planète. De Londres à la côte d’Azur, de l’Andalousie à Tokyo et de la Californie à Moscou, personne ne peut arrêter le petits-fils de l’élégant Arsène dans sa quête de la Merveille : un trésor que son grand-père n’a jamais trouvé.
Il est accompagné dans ses pérégrinations par ses complices de toujours : le tireur d’élite Jigen et le samouraï Goemon. Ils doivent se dépêtrer régulièrement des pièges tendues par le collectionneur Don Muscovic qui a missionné le robotique Handjager sur la piste de la Merveille.
Mais ses adversaires les plus redoutables sont l’inspecteur Zenigata, obnubilé par l’arrestation de Lupin, et surtout la belle Fujiko Mine : grand amour du voleur toujours souriant, mais aussi rivale maline et peu loyale dans l’art de la cambriole.


Pas besoin de connaitre les mangas d’origine pour un récit qui fonctionne de manière autonome, avec simplement quelques clins d’œil et références pour les connaisseurs. L’album est généreux, car l’intrigue feuilletonesque a été travaillé par Kid Toussaint : un auteur au talent protéiforme ! Qu’on en juge par sa riche bibliographie : des œuvres pour la jeunesse comme « Elles » ou « Animal Jack » à des bandes dessinées pour adulte telles « Mort blanche », « 40 Eléphants » ou « À l’ombre du convoi ».
Le dessin dynamique, précis dans les détails des décors de José Luis Munuera sert sans la trahir cette adaptation d’une œuvre japonaise. Ce n’est pas un manga ni un pseudo-manga, mais bien une bande dessinée européenne validées par les éditeurs d’origine. Ils ne sont intervenus que sur deux détails : la manière dont Goemon tient son sabre et la couleur de la veste de Lupin : rouge, forcément rouge !

À noter que sortent simultanément deux versions de « Lupin III » : une classique et une version collector en grand format avec un dossier exclusif de 33 pages comportant de nombreuses notes de José-Luis Munuera et de Kid Toussaint, lesquels repassent en revue les étapes pour mener à bien ce projet. En bonus également : des croquis, agrandissement, storyboards, et de nombreuses recherches graphiques.
« Lupin III – La Merveille » par José Luis Munuera et Kid Toussaint, d’après Monkey Punch
Éditions Kana (21,95 €) – EAN : 9782505144205
Parution 25 septembre 2026
« Lupin III – La Merveille » version collector par José Luis Munuera et Kid Toussaint, d’après Monkey Punch
Éditions Kana (33,00 €) – EAN : 9782505169468
Parution 25 septembre 2026

























