Une trentenaire parisienne, un brin oppressée et angoissée, sent renaître une inquiétante mémoire familiale dans le manoir décrépi de ses grands-parents maternels. Elle va se retrouver confrontée à des secrets d’ascendance enfouis et à des rituels obscurs, presque surnaturels… Dans ce glaçant récit aux frontières du fantastique et de l’épouvante — un peu à la Stephen King —, la jeune et talentueuse Elizabeth Holleville nous parle du choix des femmes de ne pas avoir d’enfant, évoque l’emprise psychologique intergénérationnelle, et fait référence au cinéma de genre des années 1970/80, le tout dans une curieuse esthétique : mélange de style art déco et de ceux d’auteurs dits « alternatifs », comme les Américains Charles Burns et Daniel Clowes ou le Suisse Frederik Peeters.
Lire la suite...Floc’h s’affiche avec Resnais
Le nouveau film d’Alain Resnais, Pas sur la bouche, dont la sortie est annoncée pour le 3 décembre 2003 bénéficiera d’une affiche signée Floc’h. Ce dernier, ne se limite cependant pas à cette seule participation.
Floc’h a par ailleurs réalisé le générique du film en utilisant le principe de sa dernière création : des silhouettes découpées à l’image de celles qu’il a présenté récemment à la galerie Pixi 95 rue de Seine à Paris dans le 6eme arrondissement. Dans la plaquette « Première » qui présente le film, Floc’h, pour ne pas changer, ne manque pas de nous surprendre lorsqu’il raconte : « La complicité qui me lie à Alain Resnais est née d’un hasard : sans le savoir, nous écrivions sur exactement le même sujet au même moment. Alain travaillait sur providence, et moi, je faisais mon premier « livre à dessins » – je n’aime pas le terme de bande dessinée – intitulé Le Rendez-vous de Sevenoaks. Les deux histoires jouaient sur la déstructuration du récit doublée d’une mise en abyme (*). » De la face cachée et honteuse lorsqu’il s’agit de se déclarer dessinateur de BD à la « déstructuration du récit doublée d’une mise en abyme », notre ami Floc’h a toujours le ton et la manière de faire valoir sa différence.
Ph. Mellot
(*) Selon le Littré, paru sous le Second Empire, on n’écrit plus « abyme » mais « abîme » et cela malgré l’étymologie, il s’agit toutefois sans doute d’une clause de style.







