Avec le somptueux « Nouvelle France », le scénariste Stephen Desberg et le dessinateur Bernard Vrancken mettent en scène une captivante aventure humaine durant les guerres coloniales nord-américaines du XVIIIe siècle. Quand l’histoire rencontre le fait d’hiver…
D’emblée, par son sujet, cet album généreux (riche de quelque 113 planches et 128 pages) convoque le souvenir d’un autre grand récit : celui de Hugo Pratt paru chez Casterman en 1976 : « Fort Wheeling ». Si Pratt jouait de son admirable noir et blanc, Vrancken joue de la couleur avec ce nouvel album : une couleur où prime la valeur dramaturgie, entre noirceur des ombres et blancheur de l’hiver.
La MORT DE JEAN-CLAUDE GLASSER, HISTORIEN DE LA BD
Il s’atait spécialisé dans l’étude des bandes dessinées américaines du début du vingtième siècle
Depuis, tout en se passionnant pour les créations européennes, et leur évolution, il avait toujours tenu à mieux faire connaître et apprécier l’extraordinaire diversité des comics américains des premières décennies, notamment par des articles de revues, des préfaces à des rééditions (Betty Boop, Blondie et Abbie n’ slats, dans la collection Copyright; Mickey, chez Dargaud), et par sa participation à l’Encyclopédie des Bandes Dessinées chez Albin Michel.
Jean-Claude Glasser, né à Nice le 30 juin 1941, est décédé le 3 février. Il était devenu après des études de philosophie l’un des premiers grands critiques de bande dessinée dans une période où ce genre était encore considéré comme mineur. Erudit, chercheur infatigable et grand collectionneur, il fut notamment le co-auteur de l « Encyclopédie des Bandes Dessinées » (Albin Michel), signant de nombreuses préfaces et monographies (Editions Futuropolis). Cet homme émouvant et discret avait trois passions dont se moquaient affectueusement ses amis: « Blondie » (la B.D.), Debbie Harry (la chanteuse du groupe de rock Blondie) et les chats. Il est mort solitaire à Paris. Il est à souhaiter que le fonds considérable de ses archives ne soit pas dispersé, mais recueilli par un musée afin de servir à la connaissance de la bande dessinée auprès des générations futures.






