Cette récente bande dessinée — reprenant une enquête du Nestor Burma de Léo Malet — est non seulement réussie, elle sort vraiment de l’ordinaire ! Déjà, il s’agit du dernier roman original avec le célèbre détective de choc (le titre suivant le mettant en scène n’étant que la réécriture d’un texte du romancier, déjà paru en 1948) et du premier entièrement réalisé par François Ravard (après qu’il ait dessiné, également d’après l’univers graphique de Jacques Tardi, « Les Rats de Montsouris », dont Emmanuel Moynot avait assuré l’appropriation scénaristique), mais c’est aussi l’une des rares fois où Burma quitte la capitale (1) : d’ailleurs, lors de sa parution en 1970, aux éditions Fleuve noir, le récit ne faisait pas partie du cycle « Les Nouveaux Mystères de Paris ».
Lire la suite...L’AFFAIRE DU VOILE
Petillon déménage…Petillon délire….Si vous vous êtes pliez en deux avec
Madame Clara Pèlerin a un gros problème. Sa fille a disparu. Elle fait donc le bon choix; confier au célèbre détective Jack Palmer la délicate tâche de la retrouver.
Celui-ci découvre alors, grâce à la photo que Madame Pèlerin lui a envoyée par e-mail, que sa fille a changé de nom et s’est convertit à l’islam le plus radical.
Cette piste devient des plus ardues à suivre et va mener Palmer à se confronter à toutes les tendances de l’islam, des plus modérées jusqu’aux plus radicales de la région parisienne, avec la subtilité et le sens de la situation qu’on lui connaît.
Comment faire pour rire avec un sujet apparemment si difficile ? C’est ce qu’arrive à faire avec perfection René Pétillon avec l’Affaire du voile, qui comme l’Enquête corse, mélange les genres, brouille les pistes, multiplie les quiproquos sans jamais sombrer dans le jugement ni la dénonciation.
Et tout cela avec un final surprenant, inattendu, qui fait décidément de René Pétillon le roi de la chute !
Albin Michel







