La jeune pilote de course Sigrid Hässler, dite Sigi, poursuit son tour du monde en voiture — entre montée du nazisme (en cette fin des années 1920) et multiples périls du voyage — avec le photographe Sven. Ils ont échappé à un piège mortel aux États-Unis (1) et les voici sur la route des Andes. Ils y croisent le riche propriétaire terrien Raul de la Hoya, lequel peut dépanner la voiture. En Europe, la blonde Hannah (en couverture de l’album), une amie de Sigi, est la maîtresse du mécène nazi Gottfried Geyer : un jeu de plus en plus dangereux… On retrouve ici les mêmes qualités que dans le premier tome et David Morancho, le dessinateur, reste à un échelon bien connu désormais, c’est-à-dire très haut. Une série prévue en quatre tomes, excellente et recommandée…
Lire la suite...Comment faire de la « bédé » sans passer pour un pied-nickelé
Tout d’abord, situons les intervenants bien qu’il soit sans doute inutile de le faire : Florence Cestac est la nouvelle gloire féminine de la « bédé » et notre dernier Grand Prix d’Angoulème
Tout d’abord, situons les intervenants bien qu’il soit sans doute inutile de le faire : Florence Cestac est la nouvelle gloire féminine de la « bédé » et notre dernier Grand Prix d’Angoulème (rappelons que Martin Veyron lui a succédé le mois dernier), et Jean-Marc Thévenet est l’actuel directeur de ce même festival.
Sans doute fallait-il une véritable expérience d’éditeur de bande dessinée pour pouvoir réaliser un tel ouvrage… un petit bijou ne puis-je m’empêcher d’écrire à l’instant ! Précisons également sans attendre qu’il s’agit d’une réimpression augmentée et mis en couleurs (par Alteau) d’un petit album N&B paru en 1988 aux Editions Futuropolis. Donc, leur expérience dans la profession mérite d’être rappelée puisque, d’une part, Thévenet a été rédacteur en chef de Pilote au début des années 80, et, d’autre part, co-directeur littéraire avec Florence chez Futuropolis, lui s’occupant plus précisément de la Collection « X » (souvenez-vous cette petite collection de format oblong).
Afin de se situer et surtout de réussir à prendre un peu de recul, il me semble que toute personne venue déposer sa candidature chez un éditeur doit se procurer cet ouvrage haut en couleurs et en humour. Chacun pourra savoir s’il appartient à la catégorie des « introvertis », des « gaffeurs », des « motards » ou encore des « fils de ». Sachez que Cestac et Thévenet en ont dégagé dix-neuf – dont deux nouvelles, je crois, pour cette édition – sans compter le chapitre-miroir consacré à l’éditeur pour lequel ils n’ont pas été trop tendres…
Si vous n’êtes qu’un aimable lecteur, procurez-vous quand même de toute urgence ce très bel ouvrage, il trouvera tout logiquement sa place à coté de vos autres « bédés », vous découvrirez ainsi la quantité de sueur et d’angoisse qui a été nécessaire à leur élaboration.
Par Florence Cestac et Jean-Marc Thévenet, Dargaud, 82FF






