Cette récente bande dessinée — reprenant une enquête du Nestor Burma de Léo Malet — est non seulement réussie, elle sort vraiment de l’ordinaire ! Déjà, il s’agit du dernier roman original avec le célèbre détective de choc (le titre suivant le mettant en scène n’étant que la réécriture d’un texte du romancier, déjà paru en 1948) et du premier entièrement réalisé par François Ravard (après qu’il ait dessiné, également d’après l’univers graphique de Jacques Tardi, « Les Rats de Montsouris », dont Emmanuel Moynot avait assuré l’appropriation scénaristique), mais c’est aussi l’une des rares fois où Burma quitte la capitale (1) : d’ailleurs, lors de sa parution en 1970, aux éditions Fleuve noir, le récit ne faisait pas partie du cycle « Les Nouveaux Mystères de Paris ».
Lire la suite...Titeuf n’est pas un prénom pour un enfant !
Après une procédure de plus de deux ans initiée par des parents qui souhaitaient que leur garçon porte le prénom du jeune héros à la houppe de Zep, la cour de cassation a estimé qu’il était contraire à l’intérêt de l’enfant de le prénommer « Titeuf » !
Les parents d’un jeune nouveau né, venu au monde le 7 novembre 2009, souhaitaient prénommer leur fils Titeuf, Grégory, Léo, nous révèle Le Monde. L’officier d’état civil, en charge des procédures de la déclaration de naissance, sans doute réfractaire à l’idée de donner à un enfant le prénom d’un héros de BD, informe le procureur de la République. Le tribunal de grande instance de Pontoise supprime le prénom Titeuf de l’acte de naissance de l’enfant, qui devient Grégory, Léo.
Malgré leurs appels successifs, les parents ont été déboutés par la cour d’appel de Versailles, jugeant que le prénom Titeuf est « de nature à attirer les moqueries », et « que l’association du prénom Titeuf au personnage de préadolescent naïf et maladroit risque de constituer un réel handicap pour l’enfant devenu adolescent, puis adulte, tant dans ses relations personnelles que professionnelles », puis, il y a deux jours, par la cour de cassation.
Il est vrai que Titeuf, qui subit, avec l’humour potache de son âge, le quotidien de ses parents en période de crise, le chômage notamment, et qui s’engage dans des campagnes de communication en faveur de Handicap International, a de quoi prêter à se moquer ! Nous ne connaissons pas la réaction de Zep face à ce jugement mais Bdzoom adresse un chaleureux bisou à tous les Valérian, toutes les Laureline, tous les Thorgal et autres Largo !
« C’est pô juste ! ».
Laurent Turpin








