Cette belle adaptation du livre de Bruno de Stabenrath par lui-même sur sa jeunesse avec Xavier Dupont de Ligonnès (paru chez Gallimard en 2020) — avec Erik Arnoux au scénario et Francesco Trifogli aux dessins — ne cherche, en aucun cas, à résoudre l’enquête policière autour de l’une des affaires criminelles les plus sidérantes de notre époque. En effet, cet album raconte surtout une histoire humaine : celle d’une amitié trahie, car confrontée à l’incompréhensible. En 240 planches fort bien maîtrisées, autant graphiquement que narrativement, les auteurs réussissent à nous émouvoir et à nous captiver, en accentuant en images ce témoignage intime du parcours d’un homme qui veut absolument découvrir pourquoi son ami serait devenu un monstre…
Lire la suite...La lettre 54 (anciennement de Dargaud), l’officiel de la bande dessinée
Difficile d’appréhender le sommaire de cette nouvelle « Lettre » sans aborder immédiatement le côté « polémique(s) » qui ressort de sa lecture. Jugez plutôt : un débat (emprunt en bibliothèque, gratuit ou payant ? par Emmanuel Lepage et Claude de Saint Vincent), un « droit de réponse » par Kraehn à des récents propos de David B. dans ce même support ( qui se montrait, le contraire eut été surprenant, plutôt favorables à l’édition alternative et plutôt défavorable aux ouvrages de factures classiques), une interrogation musclée de Le Gall face au travail et l’utilité des critiques (air connu !) et un rectificatif sans appel de Godard face à une information publiée dans Mégabulles (le magazine de Dargaud, offert avec un album parmi un choix de douze titre pour 39 FF), sur la manière « ambiguë » dont était reflété le regret de Greg d’avoir abandonné les droits de son personnage.
Difficile d’appréhender le sommaire de cette nouvelle « Lettre » sans aborder immédiatement le côté « polémique(s) » qui ressort de sa lecture. Jugez plutôt : un débat (emprunt en bibliothèque, gratuit ou payant ? par Emmanuel Lepage et Claude de Saint Vincent), un « droit de réponse » par Kraehn à des récents propos de David B. dans ce même support ( qui se montrait, le contraire eut été surprenant, plutôt favorables à l’édition alternative et plutôt défavorable aux ouvrages de factures classiques), une interrogation musclée de Le Gall face au travail et l’utilité des critiques (air connu !) et un rectificatif sans appel de Godard face à une information publiée dans Mégabulles (le magazine de Dargaud, offert avec un album parmi un choix de douze titre pour 39 FF), sur la manière « ambiguë » dont était reflété le regret de Greg d’avoir abandonné les droits de son personnage. Sans le regretter, car l’usage de la liberté d’expression est fondamentale, on peut se demander quel est l’intérêt d’une telle accumulation vindicative dans un support qui se veut informatif.
Le reste de ce numéro 54 daté de juillet / août 2000 est plus classique, avec un intéressant article sur la production portugaise, signé Miguel Coelho, une interview de Zep par Christelle Favre et Bertrand Pissavy Yvernault, à l’occasion de la sortie programmée en août du nouveau Titeuf (Glénat), un papier de François le Bescond sur Munuera et son héros Merlin (Dargaud), de nombreuses informations sur le neuvième art et quelques critiques.







