En 1998, débute la série de planches-gags « Les Gendarmes » dont le succès public jamais démenti a donné l’impulsion aux éditions Bamboo naissantes. Depuis, plus de trois millions d’albums des 18 titres de la série ont été vendus. L’adaptation pour le cinéma était envisagée depuis quelque temps sous le contrôle d’Olivier Sulpice, le créateur de la série, mais aussi de la maison d’édition et maintenant de la structure Bamboo Films, productrice du film. Avant de vous faire une idée sur le long métrage qui sort sur grand écran le 5 août, « Les Gendarmes : l’album du film » vous permet de pénétrer dans les coulisses du tournage.
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Si sa bande dessinée la plus rentable est, sans conteste, sa très documentée et parodique « Face karchée de Sarkozy », les sagas familiales et historiques semblent pourtant être l’apanage scénaristique de Richard Malka : comme le prouve son excellent « Ordre de Cicéron » magnifié par les dessins de Paul Gillon et, dans une moindre mesure, cette évocation d’une famille d’origine juive émigrée en France (tout comme celle du célèbre avocat-scénariste).
« Les Z » nous content le destin des quatre frères Zagur qui, lassés de leurs petites combines, fuient les évènements d’Algérie, dans les années 1950, pour tenter leur chance à Paris. Intégrant la pègre où ils gravissent les échelons, un à un, ils vont devenir l’une des familles les plus influentes du grand banditisme français des années d’après-guerre. Leur irrésistible ascension, aussi fulgurante qu’opportuniste (sur laquelle l’auteur passe d’ailleurs assez vite), débouche sur une nécessaire et sanglante guerre des gangs ; en attendant que nos caïds puissent étendre leur toile jusqu’en Floride.

Évidemment, on pressent la chute inéluctable de ce quatuor, animé par la vengeance (leur objectif est de retrouver l’assassin de leur chef de clan), qui n’a pas peur de rien pour arriver à ses fins… Mais la narration, très cinématographique, de ces prometteurs débuts maffieux est cependant fort agréable à la lecture et le dessin dynamique et soigné du Belge Frédéric Volante (que l’on avait déjà remarqué sur « Shahidas » avec Laurent Galandon et sur certains fumettis publiés chez Bonelli comme « Nick Raider » ou « Magico Vento ») illustre, au mieux, le milieu du racket et de la prostitution. Voilà donc une trilogie qui annonce donc tout de suite la couleur et son ambition : classique et efficace !
Gilles RATIER
« Les Z » T1 (« Sétif-Paris ») par Frédéric Volante et Richard Malka
Éditions 12 bis (13,50 €)








