Manu Larcenet nous livre peut-être ici son album le plus personnel, après « Le Combat ordinaire » et « Blast » ! Il nous parle de la mort et de la vieillesse, cherchant à regarder en face ce qui nous échappe : la maladie, la solitude, l’angoisse, les liens que l’on a brisés, le temps qui passe, l’inadaptation à la société… Plus radicalement encore, en se dessinant au bord du vide et en retirant presque tout ce qui pourrait faire écran entre son personnage et le lecteur, il laisse planer cette question qui revient lorsque tout le reste s’effondre : à quoi bon ? « L’Insensé » est un album poétique que certains jugeront parfois inconfortable, mais qui est d’une puissance rare : une œuvre qui refuse les facilités de l’émotion, pour mieux atteindre quelque chose de beaucoup plus profond…
Lire la suite...Mickey parade a 50 ans !
Le numéro anniversaire de Mickey parade géant (le 351ème) présente, en kiosques, une sélection de récits, dont certains sont inédits en France, signés par les grands dessinateurs Disney, principalement italiens, qui ont œuvré dans les pages de MPG. Notons Giorgio Cavazzano (qui encre les couvertures de MPG depuis de nombreuses années), Luciano Bottaro, Romano Scarpa, Giovan Battista Carpi, Stefano Turconi, Alessandro Barbucci, Casty, Paolo Mottura et Flemming Andersen : le plus fameux dessinateur Disney au Danemark. Immortels, Mickey, Donald, Picsou, Fantomiald, Dingo, Donald Junior… caracolent tout au long des pages de ce magazine qui ne peut que combler les fans de l’univers Disney… et pour un prix plus qu’honnête.
Le 3 avril 1966, Le Journal de Mickey, hebdomadaire alors édité par Édi-Monde, proposait le premier numéro de son hors-série sous-titré Mickey parade, magazine de petit format inspiré par celui du Topolino (nom de Mickey de l’autre côté des Alpes) italien.
À raison de trois numéros par an, puis de six, ce supplément dont le titre demeure pendant quelque temps Le Journal de Mickey (n° 723 bis pour cette première livraison) compte 260 pages, dont 250 de bandes dessinées. Le prix de vente est de trois francs, soit moins d’un demi-euro.
La plupart des récits publiés sont issus du Topolino italien que connaissent peu les lecteurs de l’hebdomadaire, lequel privilégie le matériel américain encore copieux à l’époque.
C’est après 66 numéros hors-série, que Mickey parade devient, en 1980, un véritable journal indépendant et mensuel. Ce premier numéro « officiel » compte 290 pages, dont 30 de jeux. En 2002, à partir du n° 265, Mickey parade adopte une parution bimestrielle, passe à 308 pages et ajoute le mot géant à son titre. Un cahier consacré à l’actualité BD et à un entretien avec un auteur rejoignent les jeux et les BD majoritairement en provenance d’Italie. Mickey parade géant conserve aujourd’hui encore cette formule que plébiscitent, à juste raison, les fans de l’univers Disney.
Henri FILIPPINI
Mickey parade géant n° 351 (daté de mars 2016), bimestriel, 308 pages couleurs (4,50 €).
Abonnement pour un an : 27 €, pour deux ans : 45 € (voir : www.mickeyparadegeantabo.com)
















