« Le cheval : la plus noble conquête que l’homme ait jamais faite est celle de ce fier et fougueux animal, qui partage avec lui les fatigues de la guerre et la gloire des combats. » : cette citation du naturaliste Buffon est toujours d’actualité, même si on n’utilise plus les équidés sur les différents fronts guerriers. Il manquait un véritable hommage illustré à cet animal domestiqué depuis plus de 10 000 ans, c’est chose faite avec « La Formidable Histoire du cheval » de Benoît du Peloux : le créateur de la série à succès « Triple Galop ».
Lire la suite...Archives mensuelles : avril 2020
« Adam Strange » : lointain, envol, rencontre, retour à la solitude…
Création du scénariste Gardner Fox et du dessinateur Mike Sekowsky, le personnage d’Adam Strange apparaît dans le magazine Showcase # 17 des éditions DC Comics de novembre-décembre 1958. Il passe alors dans le titre Mystery in Space # 53, dont il devient, entre 1959 et 1968, l’un des personnages principaux ; désormais grâce au dessinateur Carmine Infantino qui lui confère toute sa prestance et sa célébrité. Depuis, il a connu de nombreux avatars éditoriaux dus à de multiples auteurs.
Birmanie : état des lieux…
En Birmanie, l’élection Aung San Suu Kyi avait suscité bien des espoirs, déçus, terriblement déçus. Et ce n’est pas Fréderic Debomy, spécialiste du pays, qui peut penser le contraire. Avec Benoît Guillaume, il a déjà publié « Birmanie : fragments d’une réalité » (Cambourakis, 2016). Avec ce nouvel album (dont les 30 premières pages sur près d’une centaine ont été publiées dans la revue XXI, à l’automne 2018), ils font un état des lieux, notamment sur la situation de la minorité rohingya, des musulmans ultra minoritaires maltraités et poussés à l’exil.
Mali : la bande dessinée au point mort…
La sortie en février dernier des « Dogues noirs de l’empire » dessiné par Massiré Tounkara et scénarisé par l’auteur de ces lignes, dans la collection L’Harmattan BD, constitue le premier album individuel d’un dessinateur malien édité en Europe. Il s’agit d’une bonne nouvelle pour le 9e art issu de ce pays qui fut précurseur en la matière en Afrique de l’Ouest (1). Pourtant, le pays vit une situation dramatique depuis 2012, avec une partie importante du pays occupée par différents mouvements terroristes : ce qui entraîne une partition de facto du territoire.
Sergio Tisselli : disparition d’un réel talent…
La bande dessinée italienne, les fumetti pour les initiés, compte un grand nombre d’auteurs prestigieux largement traduits en France. D’autres, plus discrets, peinent à se faire connaître du grand public. C’est le cas de Sergio Tisselli, réel talent, décédé d’une crise cardiaque le 14 avril 2020.
Sortez de votre confinement : visitez d’improbables musées avec l’ours Barnabé…
L’ours Barnabé quitte sa campagne pour déambuler dans les allées de musées, parcourir intrigué expositions et galeries et même s’essayer à l’art. Imperturbable, le sympathique plantigrade porte un regard sans concession sur l’art moderne. On est ravi de retrouver dans ce vingtième volume de la série Barnabé et ses compagnons, de partager leur joie de vivre, leur humour parfois absurde porté par une ironie bienveillante. Cela autorise évidemment plusieurs niveaux de lecture, l’éditeur affirme qu’il s’adresse aux lecteurs de 6 à 96 ans. De quoi sourire en famille confinée pendant encore un certain temps.
Dut : la modestie d’un grand… (première partie)
Le nom de Pierre Duteurtre, ou plutôt de son pseudonyme Dut, n’a pas laissé beaucoup de traces dans l’histoire de la bande dessinée. Et pourtant, ce grand modeste a produit une œuvre aussi importante que de grande qualité. Quarante années de labeur, au cours desquelles il a travaillé avec le même enthousiasme pour la bande dessinée que pour la peinture : les deux grandes passions de sa vie d’artiste.
#restezchezvous avec Rue de Sèvres et Dargaud !
« Confinés, mais passionnés », annonce le site des éditions Rue de Sèvres. Comme leurs lecteurs sont également privés de sorties et que les nouveautés BD prévues pour avril sont reportées sine die, il faut bien trouver un moyen de rester en contact. À l’instar de nombreux autres éditeurs, Rue de Sèvres propose quelques titres gratuits en lecture numérique, mais également du contenu inédit pour découvrir les coulisses des sorties à venir. C’est aussi via une publication numérique ou des activités ludiques pour les enfants que Dargaud cherche à garder ses lecteurs occupés.
«Les Aventures de Tintin T7 : L’Île noire » : le vrai du faux selon Hergé…
Récit policier mené tambour battant, « L’Île noire » témoigne en 1938 de la maîtrise accrue d’Hergé dans le domaine narratif. Prépubliée dans Le Petit Vingtième à partir du 15 avril 1937, cette septième aventure de Tintin conduit notre héros jusqu’en Écosse, sur la piste d’une bande de faux-monnayeurs dirigée par le redoutable professeur Müller. Conjuguant avec brio le thème de la technicité moderne et les mythes anciens issus de la littérature d’épouvante, l’album est également devenu mythique dans l’histoire de la Bande dessinée : il est en effet l’un des rares à avoir connu trois versions différentes, parues chez Casterman en 1938 (noir et blanc), 1943 (version colorisée) et 1965 (version refondue). C’est sous cet angle original que l’on analysera l’évolution de son intrigante couverture avec le plus – fantastique ! – intérêt…
Pionnières, mais oubliées…
Les éditions Soleil lancent une nouvelle série d’albums consacrée aux pionnières, afin de redonner la place qui leur revient aux femmes qui, dans quelque domaine que ce soit, se sont illustrées brillamment, mais que l’histoire, machiste par tradition, a occultées. La matière est immense tant l’injustice en matière de reconnaissance des compétences, des actes de courage ou des découvertes féminines a été systématique. Première femme à inaugurer « Pionnières » : une océanographe, Anita Conti…
Une belle et émouvante adaptation de « Miss Charity » : le roman jeunesse culte de Marie-Aude Murail…
Il n’est vraiment pas très amusant d’être une petite fille dans une famille bourgeoise du Londres de l’époque Victorienne. Charity s’ennuie profondément jusqu’aux jours où elle découvre la faune de son jardin puis le plaisir de peindre à l’aquarelle. Elle ne le sait pas encore, mais elle se forge dès lors les moyens de son émancipation à l’âge adulte. Le premier volume d’une trilogie tendre et poétique tout en étant féministe.