Grand Prix d’Angoulême 2010, Hervé Barulea, qui signe Baru (1), est né le 29 juillet 1947, à Villerupt (un bled de la Meurthe-et-Moselle, en Lorraine). Ado dans les années 1960, il découvre le rock`n`roll par l’intermédiaire de juke-box laissés dans les cafés après le départ de militaires américains des bases du coin, quand la France est sortie de l’OTAN. Comme l’auteur de « L’Autoroute du soleil » le déclare pour présenter ce nouveau diptyque : « Le rock`n`roll, ça reste encore et toujours ma réserve d’énergie ! » Dans ce premier volume de 140 pages tendres et drôles, et un brin nostalgiques, Baru s’intéresse à cette « musique du diable » — qui est loin d’être une musique de vieux réservée aux baby-boomers — et à ses icônes qui ont fait vibrer sa jeunesse, et toute sa vie… à travers des anecdotes vécues ou des récits fictifs, évoquant notamment les Rolling Stones, mais aussi les Yardbirds, les Who, Vince Taylor…
Lire la suite...Les Cahiers de la BD : et de deux !
La deuxième livraison, au sommaire appétissant, des nouveaux Cahiers de la BD se présente sous une couverture représentant Chihuahua Pearl : un choix relativement étonnant, puisqu’à quelques exceptions près, les articles proposés ignorent la BD de divertissement !
Ce gros pavé de 220 pages est, comme le précédent, divisé en cahiers aux sujets solennels : chronique, iconique, technique, monographique, thématique, esthétique, muséographique, historique et critique.
On trouve au sommaire des entretiens passionnants avec deux papes de la bande dessinée underground, Robert Crumb (bavard) et Gilbert Shelton (plus taiseux), tous deux résidant depuis de longues années en France. Bernard Cosey, le Grand Prix de la ville d’Angoulême 2017, évoque ensuite, avec modestie, sa longue et riche carrière. « Les Femmes sont-elles l’avenir de la BD ? » est le thème d’une enquête, surtout dédiée aux nouvelles venues, oubliant malheureusement les pionnières qui ont œuvré dans la presse jeunesse dès l’après-guerre.
On découvre également le portrait de Simon Hanselmann, un auteur australien qui aime jouer avec les genres et se travestir, publié en France par Misma, maison d’édition fondée par El Don Guillermo et Estocafich. Le magazine revient aussi sur Umberto Eco et son amour pour la bande dessinée, plus particulièrement les classiques de l’âge d’or. Rodolphe Töpffer, père de la bande dessinée pour la plupart des spécialistes du domaine, est présenté par Benoît Peeters qui loue son modernisme. Guido Buzzelli fait l’objet d’un excellent article. L’auteur italien incompris a connu son heure de gloire au cours des années 1970/1980 et se voit réédité par Frédéric Pajak, éditeur des Cahiers dessinés. La revue nous propose également le panorama de la nouvelle BD flamande exposée au Centre belge de la bande dessinée de Bruxelles.
Avec « De Giraud à Moebius », le magazine évoque l’étonnant parcours de l’auteur de « Blueberry » et « John Difool », exposé à Toulon. Matthias Lehmann, Osamu Tezuka, Geluck, le street art, Golo… sont également présents dans ce numéro, tout comme les nombreuses rubriques d’actualités et critiques qui font la part belle aux nouvelles créations. Notons quelques courts récits signés Olislaeger, Bretécher, Hanselmann, Bodé et Golo.
En décidant de marginaliser la bande dessinée commerciale, Vincent Bernière a fait le choix risqué et courageux d’une démarche intellectuelle et militante, bien que très éloignée de la formule initiale des Cahiers de la bande dessinée, lancée par Jacques Glénat au début des années 1970. Cela dit, les lecteurs concernés ne seront pas déçus par ce numéro copieux, varié et richement illustré (Trimestriel, 220 Pages, 12,50 €, info@lescahiersdelabd.fr).
Henri FILIPPINI












À propos de revue, que devient « les arts dessinés » qui devait sortir aux alentours de la mi-décembre ?
Le 1er numéro de la revue est disponible en kiosque. Elle s’intéresse à tous les genres de dessin pas seulement la BD.
Vu un seul et unique numéro au rayon presse de mon super-marché. Effectivement, beaucoup de noms inconnus des amateurs de BD, il n’y a que Avril qui évoque de lointains souvenirs, le reste est inconnu au bataillon! Plus original que de faire un spécial sur l’érotisme ou le sex qui eux se vendent tout seul!!