Grand Prix d’Angoulême 2010, Hervé Barulea, qui signe Baru (1), est né le 29 juillet 1947, à Villerupt (un bled de la Meurthe-et-Moselle, en Lorraine). Ado dans les années 1960, il découvre le rock`n`roll par l’intermédiaire de juke-box laissés dans les cafés après le départ de militaires américains des bases du coin, quand la France est sortie de l’OTAN. Comme l’auteur de « L’Autoroute du soleil » le déclare pour présenter ce nouveau diptyque : « Le rock`n`roll, ça reste encore et toujours ma réserve d’énergie ! » Dans ce premier volume de 140 pages tendres et drôles, et un brin nostalgiques, Baru s’intéresse à cette « musique du diable » — qui est loin d’être une musique de vieux réservée aux baby-boomers — et à ses icônes qui ont fait vibrer sa jeunesse, et toute sa vie… à travers des anecdotes vécues ou des récits fictifs, évoquant notamment les Rolling Stones, mais aussi les Yardbirds, les Who, Vince Taylor…
Lire la suite...Siné, toujours « mort de rire » !
Voici tout juste un an, le 5 mai 2016, Maurice Sinet, dit Siné, nous quittait. Siné mensuel propose un numéro hors série sans le moindre commentaire idolâtre, abandonnant tout l’espace au défunt génie du dessin de presse.
« À mon humble avis, Siné est un être d’exception, quasi parfait, surdoué… un homme qui fait honneur à la France » : ainsi se termine le texte livré par Siné lui-même, pour la préface du recueil « Droit de réponse », proposée en première page de ce bel hommage. Plus qu’une grande gueule, toujours prête à défendre des causes souvent perdues, Siné a pourfendu de son humour ravageur, avec souvent une mauvaise foi jubilatoire, les politicards, militaires, curés, policiers, juges… et autres empêcheurs de tourner en rond.
Ce numéro présente un florilège savoureux de ses dessins, mais aussi de ses textes, publiés pour Droit de réponse, L’Évènement du jeudi, Options, L’Humanité dimanche, L’Express, Politis, Siné-Massacre, Action, Lui, Politicons… et bien sûr ses derniers enfants : Siné hebdo et Siné mensuel.
Autant d’œuvres graphiques qui n’ont pas pris une ride, toujours élaborées sans concession et tracées d’un trait rageur (mais oh combien juste !), par ce vieil anar qui a réalisé son ultime dessin juste avant de subir l’opération qui lui a été fatale. Dommage qu’il ne soit plus là pour nous raconter à sa façon la tragicomédie de notre actuelle vie politique…
Si ce numéro bourré de dessins ne suffit pas à votre bonheur, vous pouvez toujours vous régaler avec Siné mensuel, qui continue de paraître avec la même fougue sous la direction de Catherine Sinet.
Henri FILIPPINI
Siné mensuel hors série n° 5 : 24 pages en couleurs, 6,50 €, en kiosques (éditions du Crayon, 95, rue du Faubourg Saint-Antoine, 75011 Paris, www.sinemensuel.com).











Vieil anar … Mwouais… Plutôt Communisto – Maoisto-Tiers-Mondiste que véritablement anar … Le vrai anar, c ‘était le prof. Choron…
On ne peut considérer Siné comme un anar, alors qu’il s’est fait grassement rémunéré pendant des années par le complexe militaro-industriel algérien …
Siné avait aussi passé du temps chez Fidel Castro… Bon, il aimait surtout jouer avec l’idée de l’anarchisme en BD, ce qui n’enlève rien à son talent, ni à son humour. J’achèterai ce numéro.
Oui, moi aussi – Si on n’avait dans sa bibliothèque que des clones de soi-même ce serait bien triste !