La publication de ce nouvel album de « Max Fridman », l’une des séries emblématiques de l’Italien Vittorio Giardino (âgé aujourd’hui de 79 ans), est un événement : d’autant plus que son réaliste dessin « ligne claire » est toujours aussi élégant et que son propos humaniste, témoignage d’une époque trouble pour une Europe en plein désarroi, est une fois de plus séduisant et poignant… Après avoir traqué les fascistes à Istamboul ou à Budapest, et pendant la guerre civile espagnole, notre énigmatique et flegmatique agent secret évolue, cette fois-ci, dans l’Autriche — annexée par l’Allemagne nazie — de 1938, pour cet imposant ouvrage composé de deux parties distinctes qui forment un tout passionnant…
Lire la suite...Pandora : 31 récits inédits de bande dessinée et de fiction…
Neuf mois après la publication de son deuxième numéro (en septembre 2016), Pandora, la chic et copieuse revue des éditions Casterman est de retour en librairies, à partir du 21 juin.
Deux couvertures tête-bêche (la première décapante de Jean-Christophe Menu, la seconde plus classique de Rubén Pellejero) traduisent assez bien l’éclectisme de ce magazine haut de gamme.
Ce sont pas moins de 31 récits complets, d’une page unique ou de quelques planches, qui nous sont proposés, mêlant auteurs connus et jeunes pousses, tous d’origines diverses.
Quelques pages signées Juan Diaz Canales et Ruben Pellejero annoncent « Equatoria » le prochain « Corto Maltese » (attendu en septembre 2017) ; d’autres de Vittorio Giardino, précédent la parution du troisième « Jonas Fink », annoncé en 2018. Une belle équipe se presse au fil des pages, alternant récits en couleurs et en noir et blanc.
Notons, dans le désordre : Hugo Piette et Max de Radiguès, Fabio Viscogliosi (et son vagabond mi-chat, mi-humain), Alfred (et ses oiseaux de nuit), Dave Cooper, Aapo Rapi (le finlandais déjanté), Paul Martin, Michel Pirus (et son « Canetor »), Jean-Claude Götting, Julien Neel (surprenant), Art Spiegelman, Philippe Dupuy, Nicolas Moog, Killoffer, Anthony Pastor, Gilles Dal et Johan De Moor, Miguelanxo Prado, Florence Dupré la Tour, Jean-Christophe Menu (et ses valises), Tom Tirabosco, Daniel Casanave, David B., Xavier Mussat, Matthias Lehmann, Yannick Corboz et Géraldine Bindi… Que du beau monde !
Dirigée par Benoît Mouchart, Pandora, contrairement à La Revue dessinée ou Topo, est une revue cent pour cent fictions, ouverte à la créativité et à l’imagination de ses collaborateurs. Loin d’un quotidien parfois trop pesant, elle compte sur ses auteurs pour nous faire rêver. Peut-être la véritable mission de la bande dessinée. Un retour aux sources réconfortant.
Henri FILIPPINI
Pandora n° 3 : format 18,6 x 26 cm, 264 pages













(…) « Pandora, contrairement à La Revue dessinée ou Topo, est une revue cent pour cent fictions, ouverte à la créativité et à l’imagination de ses collaborateurs. Loin d’un quotidien parfois trop pesant, elle compte sur ses auteurs pour nous faire rêver. Peut-être la véritable mission de la bande dessinée. Un retour aux sources réconfortant. »
Hum… même si j’aurais tendance à me dire un peu la même chose, je trouve cette conclusion un peu dure pour les auteurs qui travaillent pour les autres revues, et la Bande dessinée en générale. Aurait-elle une seule mission ?? (Si elle en a une.) Heureusement qu’il y a les mots : « Peut-être ».
Cordialement cher Henri.
Faites- vous les mêmes fautes de conjugaison dans les revues que vous défendez ?
Je ne préjuge pas de l’intérêt de cette 2e livraison de Pandora, mais au vu de l’affligeante reprise de Corto (jusqu’au lettrage « fatigué »), je sais que j’éviterai la sortie d’Equatoria. A quoi bon prolonger une série légendaire pour nous infliger ce sabotage…
Ce n’est pas la deuxième mais la troisième livraison de Pandora.
J’ai été plus que déçu par les deux premiers numéros.
Les auteurs cités pour ce numéro 3 m’intéressent dans l’ensemble.
Je vais donner une dernière chance à cette revue et l’acheter.
J’espère être satisfait, car à ce prix là, je risque fort d’arrêter…