Quel beau récit en bande dessinée que ces bouleversantes « Mémoires d’un garçon agité » : l’histoire d’un gamin émotionnable d’une dizaine d’années qui a décidé d’arrêter de grandir et de se raconter, à l’aide de la vieille machine à écrire familiale. Ce refuge dans l’écriture est le seul moyen qu’il a trouvé pour essayer de stopper le temps : pour oublier le fait de se sentir responsable, ainsi que la douleur subie devant l’anéantissement de ce qui était jusque-là sa vie. Le sensible dessin à la Sempé de Valérie Vernay et cet attachant personnage qui retrace des anecdotes de sa courte existence pourraient nous faire penser au Petit Nicolas, mais le propos du scénariste Vincent Zabus — par ailleurs poète et dramaturge — est tout autre : l’humour n’est là que pour dissimuler la gravité du sujet.
Lire la suite...Jacques Glénat : la presse dans l’ADN…
Éditeur depuis bientôt cinquante ans de milliers d’albums, Jacques Glénat est avant tout un amoureux de la presse, produit éphémère mais oh combien vivant. Alors que la plupart de ses timides confrères la boudent, lui continue d’inventer des journaux. Après Les Cahiers de la BD, Le Canard Sauvage, Circus, Vécu, Comics USA, Gomme…, il propose ce mois-ci deux numéros de ses nouveaux enfants de papier, Glénat Présente et Supertchô !
Après Wolinski, Cabu…, c’est au tour du regretté René Pétillon d’être l’invité de ce magazine de 100 pages en couleurs. Une quatrième livraison qui permet de (re)découvrir l’intégralité de « L’Enquête Corse » et quelques courtes histoires de Jack Palmer, publiées à l’origine par VSD. Un dossier plutôt bien fait mais curieusement non crédité revient sur le parcours sans faute de ce dessinateur décédé le 30 septembre dernier et qui fit les beaux jours de Pilote, l’Écho des Savanes, Le Canard Enchaîné… À noter que Jacques Glénat a pris la plume pour signer un hommage chaleureux. Près de deux albums bénéficiant d’une impression de qualité et pour un petit prix. Que demande le peuple ? Le prochain numéro annoncé pour janvier sera consacré à un autre grand de l’humour, Claude Serre. (Glénat présente numéro 4, 100 pages couleurs, 6,95 €, en kiosques).
Encore plus fort, le deuxième numéro de Supertchô propose 200 pages en couleurs pour seulement 5,95 €. Un numéro épatant sur le thème « Monstres et légendes » qui devrait réjouir les jeunes auxquels il est destiné… mais aussi les plus âgés. Les deux rédacteurs en chef, Nicolas Forsans et Julien Neel, fidèles au premier numéro qui fût un succès, permettent de retrouver les séries déjà présents : « Captain Biceps » de Zep et Tébo, « Bergères et guerrières » de Jonathan Garnier et Amélie Fléchais, « Lexa » de Max de Rodriguès, « L’Aventure fantastique » et « Titi Poussin » de Lylian, Drouin et Lorien, « Agito Cosmos » de Olivier Milhaud et Fabien Mense, « L’Île au diable » de Raphaël Drommelschlager et Grégory Saint-Félix. Quelques nouveaux venus arrivent : « Bonbon super » par Saïd Sassine, « L’Auberge aux mille nuages » par Nicho Niphroa, « Kaijus Academy » de Marc Lataste et Allan Barte, « Les Chronokids » de Zep, Stan et Vince, « Lou » de Julien Neel… et une sélection de gags de « Nini Patalo » de Lisa Mendel.
Autant de héros sympathiques dans l’esprit du « Titeuf « de Zep qui signe un dessin invitant ses lecteurs à suivre son « Daily Titeuf » sur Instagram en utilisant le QR code à scanner. Un magazine copieux au « tchômmaire » épatant, qui annonce son troisième numéro pour le prochain printemps. (Supertchô ! N° 2, 200 pages couleurs, 5,95 €, en kiosques).
Henri FILIPPINI







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Entreprise volontariste bienvenue.
Mais qu’elle froideur ces couvertures de mag,surtout pour celle censée s’ adresser aux jeunes lecteurs!Glacial et peu engageant.
On a parfois l’impression qu’il n’y a qu’un seul maquettiste pour toutes les revues qui tournent autour du monde de la BD.
Il y a mieux à faire pour séduire et capter un nouveau lectorat roi du zapping .