Grand Prix d’Angoulême 2010, Hervé Barulea, qui signe Baru (1), est né le 29 juillet 1947, à Villerupt (un bled de la Meurthe-et-Moselle, en Lorraine). Ado dans les années 1960, il découvre le rock`n`roll par l’intermédiaire de juke-box laissés dans les cafés après le départ de militaires américains des bases du coin, quand la France est sortie de l’OTAN. Comme l’auteur de « L’Autoroute du soleil » le déclare pour présenter ce nouveau diptyque : « Le rock`n`roll, ça reste encore et toujours ma réserve d’énergie ! » Dans ce premier volume de 140 pages tendres et drôles, et un brin nostalgiques, Baru s’intéresse à cette « musique du diable » — qui est loin d’être une musique de vieux réservée aux baby-boomers — et à ses icônes qui ont fait vibrer sa jeunesse, et toute sa vie… à travers des anecdotes vécues ou des récits fictifs, évoquant notamment les Rolling Stones, mais aussi les Yardbirds, les Who, Vince Taylor…
Lire la suite...« Clark Kent : Superman » : Brian Michael Bendis aux manettes de la série principale de l’homme d’acier…
C’est à l’occasion du passage d’un des auteurs modernes les plus connus du monde comics, de chez la maison des idées (Marvel), où il officie entre autre sur Iron Man actuellement, à DC comics, que la série Superman subit une relecture. Un événement qui n’est pas sans rappeler le run « Man of Steel », de John Byrne en 1986, et qui, s’il n’est pas traduit comme un relaunch, apporte des révélations intéressantes sur le passé de notre super héros et ses relations avec sa femme Lois, son fils Jon et Jor El, son père.
Bon, on ne va pas se mentir : il est toujours délicat d’aborder un nouvel arc de super-héros, surtout lorsqu’il s’agit d’une icône telle Superman. Alors, rassurons tout de suite les lecteurs de cette chronique : le titre parle de lui-même et l’on doit s’attendre à vivre davantage les aventures de l’homme que du super héros, Clark Kent plutôt que Superman.
Ce premier épisode d’introduction, sous-titré « L’Homme d’acier », fait directement référence au superbe passage de John Byrne dans les années quatre-vingt, et le résultat est plutôt à la hauteur de l’enjeu.
Le pitch : Superman vit tranquillement à Metropolis avec sa femme Lois et leur jeune fils Jonathan depuis une douzaine d’années maintenant, ce dernier n’ayant appris que récemment l’identité de son père et commençant à réaliser ses propres pouvoirs. Metropolis est cependant le théâtre d’incendies à répétition, semblent t-ils criminels. Incidents peut-être en lien avec l’arrivée d’un ennemi terrible, quasiment insurmontable en terme de puissance : Ragol Zaar, extraterrestre, puissant et monstrueux ayant décidé, malgré le refus des gardiens de l’univers, de définitivement supprimer ce qu’il reste de traces de Krypton, la planète d’origine du super-héros. La forteresse de solitude sera l’une de ses premières cibles.

Le conflit s’installe, violent, et à l’issue hasardeuse, malgré l’aide de la ligue de justice. Néanmoins, un être inattendu rentre en scène : Jor El, le père de Clark. Celui-ci n’est pas mort et vient chercher le jeune Jon, afin de le former correctement. Alors qu’à Metropolis, le chaos va régner, et la zone négative être convoquée afin d’essayer de confiner la menace, Lois et John partent dans l’espace on ne sait où…
Après ce tome zéro réussi ayant placé un bel échiquier et bien établit la bataille, le tome 1 « Clark Kent Superman : unité » va continuer à dérouler le conflit et préparer le retour d’un nouvel héros : le jeune Kent.
Un nouveau méchant impressionnant, un ton à la fois posé (serein) et bourré d’action, et une pléiade de dessinateurs (Jose-Luis Gracia Lopez, Ivan Reis, Jason Fabok, Adam Hughes, Doc Shaner, Ryna SookSteve Rude, Jim Lee, Kevin McGuire, pour le numéro zéro, puisque le tome 1 ne met uniquement en avant qu’Ivan Reis), enchevêtrant leurs superbes planches au rythme d’un récit fluide et dynamique, on n’en demande pas plus à une série comics de ce type pour prendre du plaisir. Brian Michael Bendis, habituellement chez Marvel, pose donc ses valises chez DC, où il va aussi assurer les titres Superman et Action comics. Une arrivée accompagnée de l’entrée de ses propres titres « Torso », « Jinx », « Brilliant »… au catalogue de l’éditeur (1).
Il est éternellement question de renouvellement dans l’univers comics. Que vous soyez familiers du personnage Superman ou juste curieux de découvrir ses aventures modernes, cette nouvelle vision constitue une porte d’entrée très agréable et bien foutue, qui ne vous réservera que de belles surprises. Un bon début de série.
Franck GUIGUE
(1) Article sur CBR.com : https://www.cbr.com/brian-michael-bendis-man-of-steel-superman/
A l’occasion de l’anniversaire des quatre-vingt ans de Superman (en France), puisqu‘aux Etats-Unis, c’était en 2018, Urban comics édite le 17 mai un coffret exceptionnel permettant de parcourir les 4 grandes étapes de la vie de l’homme d’acier à travers 4 récits bonus célébrant les origines modernes, la mort de Superman, le mariage et la naissance du fils de Superman.
Contenu : Action Comics #1000, Action Comics 80 years, Man of Steel #1, Superman #75, Superman: The Wedding Album, Convergence Superman #1-2

« Clark Kent Superman T0 : homme d’acier » par Brian Michael Bendis, Ivan Reis, Jason Fabok, Adam Hughes…
Édition Urban comics (17,50 €) -ISBN : 9791026822301
« Clark Kent Superman T1 ; unité » par Brian Michael Bendis et Ivan Reis
Édition Urban comics (15,50 €) -ISBN : 9791026815716















