Grand Prix d’Angoulême 2010, Hervé Barulea, qui signe Baru (1), est né le 29 juillet 1947, à Villerupt (un bled de la Meurthe-et-Moselle, en Lorraine). Ado dans les années 1960, il découvre le rock`n`roll par l’intermédiaire de juke-box laissés dans les cafés après le départ de militaires américains des bases du coin, quand la France est sortie de l’OTAN. Comme l’auteur de « L’Autoroute du soleil » le déclare pour présenter ce nouveau diptyque : « Le rock`n`roll, ça reste encore et toujours ma réserve d’énergie ! » Dans ce premier volume de 140 pages tendres et drôles, et un brin nostalgiques, Baru s’intéresse à cette « musique du diable » — qui est loin d’être une musique de vieux réservée aux baby-boomers — et à ses icônes qui ont fait vibrer sa jeunesse, et toute sa vie… à travers des anecdotes vécues ou des récits fictifs, évoquant notamment les Rolling Stones, mais aussi les Yardbirds, les Who, Vince Taylor…
Lire la suite...Hop ! : le retour…
La longue hospitalisation de Louis Cance, l’homme-orchestre de Hop !, avait de quoi inquiéter les fidèles de cette revue indispensable d’études sur la BD. L’arrivée du n° 166 nous rassure, d’autant plus que le menu est toujours aussi passionnant. Soutenu par une solide équipe de collaborateurs bénévoles, l’ami Louis nous régale une fois de plus…
René Follet est à la Une de cette nouvelle livraison au sommaire éclectique. La riche carrière du dessinateur belge décédé en mars 2020 est évoquée par Francis Saint Martin et Louis Cance. À noter la première partie d’une imposante bibliographie, dont seul Hop ! a le secret : de quoi épater ceux qui pensaient modeste l’apport de René Follet à la bande dessinée.
Francis Saint Martin consacre aussi un passionnant dossier à une série américaine des années d’après-guerre : « Jeff Cobb », qui met en scène un détective dont un œil est dissimulé par un bandeau noir. Campé par Peter Hoffman, il est présent dans la presse US de 1954 à 1975 et a été traduit en France dans les magazines de format de poche, comme le précise la bibliographie française réalisée par Louis Cance et Gérard Thomassian : une découverte pour beaucoup d’entre nous.
La rubrique Remember (consacrée aux auteurs disparus depuis le numéro précédent) occupe la moitié de la revue. Si Louis Cance en est absent en tant que rédacteur, Francis Saint Martin, Jean-Jacques Lalanne et Marc-André Dumonteil signent des bibliographies toujours aussi précieuses.
Notons celles d’Olivier Taffin, Kiraz, Malik, Berck, Ron Cobb, S. Clay Wilson, Maxime Roubinet, Bob Fujitani, Max Lenvers, Jean Graton, Claude Laverdure, Piem, Laurent Vicomte, André-Paul Duchateau, Alex Varenne, Norma, Richard Corben, José Garcès, Quino, Bruno Madaule, Jon Davis, Marcel Uderzo, Bob Weber, Yves Thos, Brian Walker, Jean-Pierre Autheman, Ivo Pavone, Georges Estève…
Ajoutons les rubriques habituelles sur les scoops, l’actualité des collectionneurs, la revue de presse, les fanzines et sur diverses autres informations : dossiers et articles bénéficiant d’une copieuse iconographie.
Après sept années de stabilité, les hausses du prix du papier et l’augmentation des tarifs postaux obligent l’éditeur à augmenter le prix de vente de la revue qui passe de huit à dix euros. Qu’importe ! Malgré cette hausse, Hop ! demeure depuis bientôt 50 ans le magazine de référence pour qui s’intéresse à l’histoire de la bande dessinée.
Henri FILIPPINI
Hop ! n° 166, trimestriel de 64 pages édité par Louis Cance : 56 boulevard Lintilhac, 15 000 Aurillac
(10 €, abonnement annuel 36 €)












