Dans son nouveau roman graphique, Pascal Rabaté nous transporte dans le Berlin de 1931, à quelques années du désastre, mettant en scène des artistes, des danseuses, des histoires d’amour, des soirées alcoolisées, des copains qui profitent de la vie… Bref : la grande fête. Hélas, cela ne va pas durer : nous, lecteurs, nous savons comment cela va se terminer… En narrateur accompli — tant en bandes dessinées qu’au cinéma —, l’adaptateur d’« Ibicus » et auteur des « Petits Ruisseaux » ou de « La Déconfiture » (1) va justement jouer avec cette longueur d’avance, tout en utilisant un graphisme coloré où il change légèrement son trait habituel, pour installer un malaise qui ne cesse de monter à la lecture de cette « Enfance des ruines » qui n’a pas fini de vous hanter…
Lire la suite...Quelques mois à l’Amélie
Le début ? : À cinquante ans, Aloys Clark, est un homme en rupture. En rupture d’inspiration, incapable d’écrire une ligne, l’écrivain sillonne la France, de bibliothèque en centre culturel, pour parler littérature. En rupture d’amour et de bonheur, hanté …
Le début ? : À cinquante ans, Aloys Clark, est un homme en rupture. En rupture d’inspiration, incapable d’écrire une ligne, l’écrivain sillonne la France, de bibliothèque en centre culturel, pour parler littérature. En rupture d’amour et de bonheur, hanté par la mort de son père, l’homme cède à la dépression. Jusqu’au jour où il exhume un livre d’un rayonnage poussiéreux, le livre d’un autre. Ce récit, en apparence autobiographique, respire la joie de vivre. Et décide Aloys à suivre les traces de son auteur.
Notre avis : Avec ce récit intimiste, sur la difficulté de la création et sur celle de veillir, Jean-Claude Denis livre une oeuvre dense et personnelle, tendre et émouvante. Un incontournable à se procurer d’urgence !
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