Grand Prix d’Angoulême 2010, Hervé Barulea, qui signe Baru (1), est né le 29 juillet 1947, à Villerupt (un bled de la Meurthe-et-Moselle, en Lorraine). Ado dans les années 1960, il découvre le rock`n`roll par l’intermédiaire de juke-box laissés dans les cafés après le départ de militaires américains des bases du coin, quand la France est sortie de l’OTAN. Comme l’auteur de « L’Autoroute du soleil » le déclare pour présenter ce nouveau diptyque : « Le rock`n`roll, ça reste encore et toujours ma réserve d’énergie ! » Dans ce premier volume de 140 pages tendres et drôles, et un brin nostalgiques, Baru s’intéresse à cette « musique du diable » — qui est loin d’être une musique de vieux réservée aux baby-boomers — et à ses icônes qui ont fait vibrer sa jeunesse, et toute sa vie… à travers des anecdotes vécues ou des récits fictifs, évoquant notamment les Rolling Stones, mais aussi les Yardbirds, les Who, Vince Taylor…
Lire la suite...Kiev… Entre Cosaques et hussards !
Il y a des livres qui tombent bien, et c’est tant mieux pour eux. C’est le cas de ce premier tome de « Cosaques » qui se situe en 1634, en Ukraine, avec pour héros un jeune hussard polonais qui déserte et est accueilli par un autre peuple de guerriers, les Cosaques : l’occasion pour les auteurs d’offrir un album d’une grande maitrise…
L’histoire commence au sud de Kiev, non loin du Dniepr, lorsque Karlis, un combattant émérite, décide de déserter, écœuré par les siens : des hussards sanguinaires. Il trouve refuge parmi des guerriers mercenaires, non moins terribles au combat : les Cosaques, qui protègent des terres correspondant à la Pologne et la Lituanie actuelles : réunies alors par traité sous le nom de République des deux nations, ce territoire tient notamment tête à la Russie. Cela n’empêchera pas les Cosaques, quelques années plus tard, de prêter allégeance au tsar Alexis.
Les hussards apprécient peu l’échappée du fougueux Karlis et leur chef Sigismond, qui « l’aimait comme un fils », entend bien retrouver « le petit merdeux » qui leur fait faux bond : ce traitre qui rêve d’un autre monde animé par des valeurs autrement plus nobles, semble-t-il. D’origine lituanienne, il ne tient plus à participer à leurs exactions, mais les Cosaques sont-ils plus « pacifiques » pour autant ? Rien n’est moins sûr, et Karlis l’apprendra au fil des épisodes qui nous sont annoncés, notamment des luttes avec des troupes ottomanes.
Les auteurs accordent aux affrontements une place importante, jouant comme ils le disent la carte du « western », tant ces chevauchées sont épiques. Grands espaces, courses-poursuites effrénées en forêt, combats sanglants, tout est là pour construire un épisode particulièrement dynamique, le tout dans une réalisation graphique à deux auteurs qui signent ensemble dessins et couleurs.
Les dessinateurs Ronan Toulhoat et Yoann Guillo travaillent en outre avec virtuosité le découpage de leurs planches, de sorte que, visuellement, c’est incroyablement efficace et savoureux.  Les amateurs d’aventures ne pourront vraiment pas faire l’impasse sur cette nouvelle série, surtout si on leur rappelle que Ronan Toulhoat dessinait, il y a peu, le « thriller mediéval » « Le Roy des Ribauds » (avec déjà Brugeas au scénario, chez Akileos).
Didier QUELLA-GUYOTÂ ; http://bdzoom.com/author/DidierQG/
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« Cosaques T1 : Le Hussard ailé » par Roman Toulhoat, Yoann Guillo et Vincent Brugeas
Éditions Le Lombard (14, 75 €) – EAN : 9782803672295
Parution 25 mars 2022













