Tout juste auréolées du Prix René Goscinny du jeune scénariste (pour « Les Cheveux d’Édith », également chez Dargaud, mais avec Dawid au dessin), les prolifiques autrices en ouvrages jeunesse ou romans young adult que sont Fabienne Blanchut et Catherine Locandro nous racontent, dans ce qui n’est que leur deuxième bande dessinée, comment, entre silences et non-dits, a basculé la vie de Frédérique, alors qu’elle avait à peine 13 ans. Basé sur leurs trajectoires personnelles, cet attachant et délicat récit intime, somptueusement mis en images par l’Italien Thomas Campi, nous amène en Corse-du-Sud. À l’occasion de vacances en famille, pendant un été bien particulier de 1985, la fillette comprend qu’elle grandit et qu’elle est différente, car elle prend doucement conscience de l’attirance qu’elle développe pour une serveuse du restaurant du village…
Lire la suite...Le Chat souffle ses 20 bougies dans le journal Le Soir
Le Chat de Philippe Geluck a 20 ans. Il est né dans le quotidien belge Le Soir et c’est dans Le Soir qu’il s’éclatera pour fêter son anniversaire, le 22 mars prochain, en égratignant ou en faisant ronronner l’actualité.
Ce jour-là, dans le journal, pas de photos classiques, mais des dizaines de dessins originaux pour illustrer les faits du jour, la météo, les programmes télé, les rubriques habituelles… Ce jour-là, dans le journal, pas de publicités habituelles, car les amis dessinateurs de Geluck (Moebius, Fred, De Moor, Dehaes, Loustal, Schuiten, Tardi, Goffin, Siné, Wolinski …) prêtent leur talent aux messages publicitaires de nos annonceurs, en rendant à leur manière, hommage au Chat.
La préparation de ce numéro spécial et le marathon de Philippe Geluck et du Chat journaliste pourront être vécus en direct, le 21 mars, minute après minute, sur le site du Soir-en-ligne. Le journal du 22 mars sera l’aboutissement de cette performance et un numéro de collection.
Le chat :
L’histoire du Chat de Philippe Geluck commence dans les pages du Soir, le mardi 22 mars 1983. Un chat un peu plus grêle qu’aujourd’hui, moins rond, moins affirmé, moins hâbleur mais qui, déjà, regardait le monde avec l’ironie caustique d’un félin qui côtoie amusé ces drôles de bêtes que sont les hommes. Ces premiers pas ont une (petite) histoire. Qui tient du hasard plutôt que de la nécessité.
Le Soir inaugurait ces temps-là un nouveau supplément, Temps libres. A vrai dire, ce supplément était un peu un fourre-tout. On y avait mis de l’auto, du tourisme, de la science-fiction, du polar et du fantastique, des entretiens légers. Il fallait un fil rouge dans ce supplément, quelque chose qui lui donne une homogénéité. Pourquoi pas un personnage dessiné ? proposa notre journaliste ciné Luc Honorez. Tu t’en occupes, lança le rédacteur en chef de l’époque, Yvon Toussaint. Et Luc contacta Frédéric Jannin, injoignable sur son répondeur téléphonique. Alors, Philippe Geluck. Qui ? Philippe était déjà connu comme acteur, pas comme dessinateur, mais Luc savait qu’il s’adonnait au dessin d’humour. Philippe releva le défi. Le Chat était né, il se faufila dans les pages du Temps libres, il gagna en poids, physique et sentencieux, il devint une personnalité. Aujourd’hui, c’est quelqu’un. Geluck aussi.
Vingt ans après, le Chat ferraille toujours, avec même plus de mordant que les Mousquetaires vieillissant. Il est le héros de 11 albums et de 4 Best Of. Le Dr G a également sorti 3 albums. Ventes cumulées de 3,5 à 4 millions d’exemplaires. Traductions en néerlandais, anglais, allemand, portugais, espagnol, grec et iranien.
Il fait de la pub, il aide des associations. C’est une vraie vedette. Comme son papa d’ailleurs, qui a fait bénéficier de son humour ravageur les auditeurs du Jeu du dictionnaire et de la Semaine infernale sur la Première de la RTBF, et qui partage aujourd’hui son talent entre les bandes télé de Laurent Ruquier et de Michel Drucker, sur France 2.
Vingt ans après, le Chat fréquente toujours les pages du Soir. Celles de Victor,
en fait, le magazine polysensuel du vendredi. Le gros félin à cravate y philosophe chaque semaine sur toute une page. Avec un max de drôlerie, de causticité, de regard impertinent et politiquement incorrect sur notre monde et ses errances.
Indispensable donc.
(communiqué du journal Le Soir)






