Dans son nouveau roman graphique, Pascal Rabaté nous transporte dans le Berlin de 1931, à quelques années du désastre, mettant en scène des artistes, des danseuses, des histoires d’amour, des soirées alcoolisées, des copains qui profitent de la vie… Bref : la grande fête. Hélas, cela ne va pas durer : nous, lecteurs, nous savons comment cela va se terminer… En narrateur accompli — tant en bandes dessinées qu’au cinéma —, l’adaptateur d’« Ibicus » et auteur des « Petits Ruisseaux » ou de « La Déconfiture » (1) va justement jouer avec cette longueur d’avance, tout en utilisant un graphisme coloré où il change légèrement son trait habituel, pour installer un malaise qui ne cesse de monter à la lecture de cette « Enfance des ruines » qui n’a pas fini de vous hanter…
Lire la suite...« Plume aux vents » : Ni Dieu ni diable
Le début : Grandpin, soupçonné d’être acquis à la cause des anglais qui font le blocus de la colonie française , est condamné à être pendu avec Condor. Sauvé par le foudre, ils sont graciés par Champlain. Nous els retrouvons …
Le début : Grandpin, soupçonné d’être acquis à la cause des anglais qui font le blocus de la colonie française , est condamné à être pendu avec Condor. Sauvé par le foudre, ils sont graciés par Champlain. Nous els retrouvons pirates, faisant vivre une petite communauté libre en pillant les galions espagnols. Après dix ans de cette vie, Ariane et Condor décident de rentrer en France.
Notre avis : Trois récits en un ! Entre la fin des aventures d’Ariane aux Amériques et son retour « en famille » sur sa terre natale, se glisse en effet un récit « de pirates » qui donne la dimension de l’indépendance et de la liberté des personnages principaux de l’intrigue de Patrick Cothias, une nouvelle fois magnifiquement illustrée par l’élégant trait d’André Juillard, et qui se clôt aujourd’hui, trop tôt, toujours trop tôt …
éditions Dargaud, disponible en deux formats 24×32 – 12,60€ ou 22,5×29,5 – 9,45€







