L’impressionnant dessinateur serbe Gradimir Smudja s’est emparé d’un étonnant et méconnu haut fait de bravoure de l’histoire de l’art — qui s’est déroulé à Paris, juste avant le début de la Seconde Guerre mondiale —, afin de le raconter en bande dessinée dans un diptyque dont le premier tome vient de sortir et où il impose, une fois de plus, son flamboyant style graphique… mais toujours avec beaucoup d’humour et de fantaisie. Le 14 juillet 1939, Jacques Jaujard, directeur du Musée du Louvre en place, va organiser le plus grand déménagement d’œuvres artistiques au monde (4 000 merveilles, dont « La Joconde », « Le Radeau de la Méduse » ou la « Victoire de Samothrace »). Ceci pour éviter qu’elles tombent dans les griffes des nazis : incroyable, mais vrai !
Lire la suite...L’enfant Loup
Le début : Après avoir assassiné son frère et sa famille, Mathias Le Sec prend le pouvoir et règne en maître impitoyable sur le Duché. Miraculeusement, l’enfant du duc légitime a échappé au massacre, grâce au courage de sa nourrice. …
Le début : Après avoir assassiné son frère et sa famille, Mathias Le Sec prend le pouvoir et règne en maître impitoyable sur le Duché. Miraculeusement, l’enfant du duc légitime a échappé au massacre, grâce au courage de sa nourrice. Un meneur de loup le recueille et l’élève loin des hommes et des intrigues du pouvoir. Dix ans plus tard, l’existence de cet enfant, héritier du Duché, est devenu une légende, porteuse d’espoir pour les gens du peuple et de hantise pour les usurpateurs.
Notre avis : Lorsque Swolfs s’attaque à un genre précis, l’oeuvre qu’il réalise fait souvent ensuite objet de référence. Ce fut le cas du western Durango (Alpen) ou du fantastique Prince de la Nuit (Glénat), pour ne citer que les séries les plus connues et hors celles qu’il scénarise uniquement. Légende, sa nouvelle série, qu’il situe cette fois dans l’univers médiéval, ne fera pas exception à la règle, tant la densité du scénario (même si Swolfs n’évite pas certains clichés du genre, comme cet héritier qu’on croit mort et qui est en fait recueilli par un marginal reclus dans la forêt), la construction du récit, le découpage toujours très « cinématographique » et le graphisme réaliste superbement maîtrisé font mouche tout au long de ce premier tome. Que dire de plus ? LT
Soleil – 12,50€







