La publication de ce nouvel album de « Max Fridman », l’une des séries emblématiques de l’Italien Vittorio Giardino (âgé aujourd’hui de 79 ans), est un événement : d’autant plus que son réaliste dessin « ligne claire » est toujours aussi élégant et que son propos humaniste, témoignage d’une époque trouble pour une Europe en plein désarroi, est une fois de plus séduisant et poignant… Après avoir traqué les fascistes à Istamboul ou à Budapest, et pendant la guerre civile espagnole, notre énigmatique et flegmatique agent secret évolue, cette fois-ci, dans l’Autriche — annexée par l’Allemagne nazie — de 1938, pour cet imposant ouvrage composé de deux parties distinctes qui forment un tout passionnant…
Lire la suite...Tome 1 : Du sang pour le pape
Le clan Borgia évoque pour tous une image sulfureuse: des empoisonnements, César Borgia despote éclairé, Lucrèce beauté fatale et venimeuse. . . Mais au-delà de ces clichés, que connaissons-nous vraiment de cette puissante famille ? Dans ce premier …
Le clan Borgia évoque pour tous une image sulfureuse: des empoisonnements, César Borgia despote éclairé, Lucrèce beauté fatale et venimeuse. . .
Mais au-delà de ces clichés, que connaissons-nous vraiment de cette puissante famille ?
Dans ce premier tome de la trilogie, l’accent est mis sur le cardinal Rodriguo Borgia, père des très jeunes César et Lucrèce.
D’origine espagnole, il a peu de chances d’accéder à la succession du pape Innocent VIII. Attisant haine et jalousie dans cette Rome pervertie, on essaye d’attenter à ses jours mais c’est un de ses jeunes fils qui est victime de l’empoisonnement.
Pour mettre sa famille en sécurité, Rodriguo envoie alors les siens loin de Rome: César est destiné aux ordres, Lucrèce est envoyée dans un couvent en compagnie de sa cousine Julia Farnèse. Le cardinal va enfin pouvoir s’atteler à son accession à la papauté. Vingt-trois cardinaux sont en lice, les chances de Borgia sont faibles.
Il va tuer, corrompre, humilier, soudoyer pour arriver à ses fins. Savonarole prédit sur Rome la malédiction de Dieu: la peste est aux portes de la cité. . .
Jodorowski nous propose une saga bâtie sur des faits historiquement reconnus et contés avec un talent magistral.
Quant à Manara, c’est avec un plaisir manifeste qu’il s’est lancé dans la reconstitution de cette période de la renaissance italienne qui lui est si chère.
Albin Michel






