Quel plaisir que de retrouver, au sein d’un nouveau cycle d’enquêtes délicatement rétro, ce bon vieux commissaire Raffini, créé en 1980 par le prolifique, mais non moins talentueux, scénariste Rodolphe et par le célèbre dessinateur Jacques Ferrandez, relayé à partir de 1995 par Christian Maucler ! Toujours aussi bougon, mais conduisant ses investigations avec calme et obstination, il est désormais assisté par une charmante équipière — elle remplace son fidèle adjoint Morlaine qui a pris sa retraite — pour éclaircir le contexte de la mort d’une actrice sur le tournage du film de gangsters « La Poupée sans tête ». Horrible accident ou homicide, l’affaire, entre faux-semblants, glamour et décors de cinéma, est haletante !
Lire la suite...Tome 1 : Du sang pour le pape
Le clan Borgia évoque pour tous une image sulfureuse: des empoisonnements, César Borgia despote éclairé, Lucrèce beauté fatale et venimeuse. . . Mais au-delà de ces clichés, que connaissons-nous vraiment de cette puissante famille ? Dans ce premier …
Le clan Borgia évoque pour tous une image sulfureuse: des empoisonnements, César Borgia despote éclairé, Lucrèce beauté fatale et venimeuse. . .
Mais au-delà de ces clichés, que connaissons-nous vraiment de cette puissante famille ?
Dans ce premier tome de la trilogie, l’accent est mis sur le cardinal Rodriguo Borgia, père des très jeunes César et Lucrèce.
D’origine espagnole, il a peu de chances d’accéder à la succession du pape Innocent VIII. Attisant haine et jalousie dans cette Rome pervertie, on essaye d’attenter à ses jours mais c’est un de ses jeunes fils qui est victime de l’empoisonnement.
Pour mettre sa famille en sécurité, Rodriguo envoie alors les siens loin de Rome: César est destiné aux ordres, Lucrèce est envoyée dans un couvent en compagnie de sa cousine Julia Farnèse. Le cardinal va enfin pouvoir s’atteler à son accession à la papauté. Vingt-trois cardinaux sont en lice, les chances de Borgia sont faibles.
Il va tuer, corrompre, humilier, soudoyer pour arriver à ses fins. Savonarole prédit sur Rome la malédiction de Dieu: la peste est aux portes de la cité. . .
Â
Jodorowski nous propose une saga bâtie sur des faits historiquement reconnus et contés avec un talent magistral.
Quant à Manara, c’est avec un plaisir manifeste qu’il s’est lancé dans la reconstitution de cette période de la renaissance italienne qui lui est si chère.
Albin Michel







