Aujourd’hui, il est rare que des jeunes écrivent des lettres et les envoient à leur correspondant par les services de la poste. Sur injonction de sa mère, c’est pourtant ce à quoi s’astreint Adrien, avec un lointain cousin en cette année 2014. D’abord réticent, le collégien développe une belle amitié épistolaire avec cet Hadrien qui n’habite pourtant qu’à 20 Km de son domicile. Si la distance est faible, l’écart temporel est plus fort : Hadrien est un jeune garçon de 1914. Adaptée du roman éponyme de Paul Beorn et Silène Edgar, « 14-14 » est une plaisante et intelligente bande dessinée pour de jeunes lecteurs, dès dix ans.
Lire la suite...Essence
Le début : La science est en deuil. Un pharmacien, double prix Nobel de littérature et de chimie vient de mourir. Qu’avait-il accompli pour mériter de telles récompenses ? Une idée de génie tout simplement ! Après avoir …
Le début : La science est en deuil. Un pharmacien, double prix Nobel de littérature et de chimie vient de mourir. Qu’avait-il accompli pour mériter de telles récompenses ? Une idée de génie tout simplement ! Après avoir perdu la vue et l’usage de ses mains, il inventa une machine transformant les livres en boisson. Une fois ingurgitée, le breuvage vous insuffle l’œuvre. Le détective privé Otto, toujours affublé de son rat Watson, accompagne le pharmacien jusqu’à sa dernière demeure. Dans le cimetière est abordé par un étrange vieillard qui l’engage sur une affaire louche : son frère est mort subitement en ayant les yeux d’un bleu azur, sans aucune raison apparente. Cette enquête va mener Otto et Watson sur la piste de nombreux cadavres aux yeux bleus, tous en quête d’une mystérieuse philosophie. Qui pourrait bien s’avérer être une arme dangereuse…
Notre avis : Souvenez vous … De janvier à juillet 2003, Arte et les éditions Glénat organisaient le premier concours européen de Bande Dessinée. Parmi les 600 dossiers venu de 21 pays différents, le jury estima que Essence, signé des polonais Krzysztof Gawronkiewicz (au dessin) et Grzegorz Janusz (au scénario) dominait ses concurrents, par la qualité originale de son graphisme, son humour étrange, sa couleur … Les aventures farfelues d’Otto, un détective privé, assisté de son étonnant rat Watson, à l’intelligence démesurée pour son espèce, sont en effet, dès cette première tentative, suffisamment maîtrisées pour rendre crédible un récit totalement absurde. Irrésistible de drôlerie, grâce à son second degré permanent, mis en scène graphiquement avec beaucoup d’à propos (la tronche du rat est impayable), Essence mérite votre attention. LT







