Louis ramène sa petite famille sur le bord de mer où il avait déjà passé des vacances avec son père, son oncle et sa tante, quand il n’avait que dix ans. Il va même jusqu’à relouer, pour quelques jours, la vieille maison où ils logeaient. En se promenant sur la plage, il se retrouve face à une falaise où une ancienne et menaçante villa en ruine résiste encore. Les souvenirs d’un été des insouciantes seventies lui reviennent immédiatement à l’esprit, alors que ses copains lui racontaient qu’y vivait une sorcière censée savoir parler aux morts… Pour cette convaincante plongée dans un passé qui marqua durablement cet enfant, le délicat scénariste Vincent Zabus s’est adjoint le trop rare Denis Bodart, dont le dessin s’accorde ici parfaitement à l’émotion du récit.
Lire la suite...Les coeurs boudinés 1
Le début : Les hommes préfèrent les grosses, paraît-il. Tu parles… Au cinéma, peut-être. Dans la vraie vie, c’est moins sûr. Pour une nana, la cause est entendue : mieux vaut ressembler à Kate Moss et pousser au chômage les …
Le début : Les hommes préfèrent les grosses, paraît-il. Tu parles… Au cinéma, peut-être. Dans la vraie vie, c’est moins sûr. Pour une nana, la cause est entendue : mieux vaut ressembler à Kate Moss et pousser au chômage les fabricants de balances plutôt que d’enrichir les propriétaires de clubs de fitness ! Le » maigrichonnement correct » n’a pas fini de frapper… En fin observateur des mœurs amoureuses de notre temps, Jean-Paul Krassinsky l’a bien compris. Dans Les Cœurs boudinés, il raconte l’histoire de cinq jeunes filles un peu, euh… enveloppées. Mais pleines de charme et fort sympathiques, nous tenons à le signaler. Hélas, Pome, Rose-Mary et les autres sont confrontées à la muflerie masculine. Heureusement pour elles, elles savent se défendre …
Notre avis : En cinq chroniques douces amères, cinq attitudes jubilatoires ou énervantes (selon votre propre expérience !), Jean-Paul Krassinsky dresse avec tendresse pour ses héroïnes et mépris pour ses personnages masculins, le portrait de notre société et des attitudes indignes mais quotidiennes de tout un chacun. Au travers des « vengeances » de ses « grosses », l’auteur prône la tolérance et l’acceptation des différences, avec un humour très habile et un sens de l’observation qui fait mouche à tous les coups. Irresistible ! LT
Dargaud – 13€






